Pour plus de précision j'emprunte ce passage du site que je cites ci après:
L’imâm Mâlik désapprouve de "chanter" le Coran, ce que permet l’imâm Ash-Shâficî. Mais il ne s’agit pas ici de l’art (profane) de la mélodie musicale, qui est certainement unanimement défendu, comme n’ayant rien de commun avec le Coran. En effet, pour lire le Coran à haute voix, il faut ménager son souffle pour bien allonger ou non les voyelles - ce qui est aussi le cas pour le chant. Mais les deux choses sont incompatibles. La récitation du Coran doit passer avant tout, pour éviter tout risque d’altération de la tradition ancienne. Il est donc tout à fait impossible de combiner, pour le Coran, la mélodie avec l’articulation proprement dite. S’il y a désaccord sur ce point, c’est uniquement en ce qui concerne les lecteurs qui ont l’oreille juste : ceux-ci peuvent-ils réciter le texte sacré en imprimant à leur voix certaines cadences harmonieuses, qui sonneront comme de la musique à l’oreille des experts comme des ignorants ? C’est précisément de cela qu’on discute. Il est évident qu’on devrait s’en abstenir et que l’imâm Mâlik a raison. Car le Coran est un livre redoutable, qui rappelle à l’homme la mémoire de la mort et de l’au-delà. Il ne doit pas être un prétexte à faire de la belle musique [5]. C’est avec crainte que les Compagnons du Prophète le récitaient, comme nous l’apprend leur histoire. Si Muḥammad a dit un jour : "Il a reçu en partage une des flûtes mizmâz de la famille de David", il n’a pas voulu faire allusion à la musique instrumentale, mais seulement à la belle voix d’un lecteur du Coran, sa prononciation correcte, à son articulation claire et bien détachée.
http://www.saramusik.org/article.php3?id_article=106
Je pense qu'avec cet éclaircissement il n'y a plus de doute que le chant est dans le Coran ,le Azan ou le Nashid est a écarter .seule est permise un parole bien timbrée vous rappelant le terme de la parole énoncée avec sa force en vous approchant au maximum l'idée derrière le mot.