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amos 


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Charlemagne, le sauveur de l'Occident chrétien

Comment il a sauvé l'Occident en pactisant avec l'islam et Bagdad.

En l'an 771, à la mort de son frère Carloman, Charlemagne hérite de ses terres, à savoir l'Austrasie, l'Alémanie et la Thuringe et il devient roi des Francs. Il incarne dans les faits si ce n'est en droit, ce que l'on peut appeler l'Occident. Cette notion est devenue une réalité qui s'est forgée depuis presque quatre siècles à travers les vicissitudes de l'histoire. En l'an 395, l'Empire romain est coupé en deux parties :

- l'Orient, devenu l'Empire Byzantin.
- et l'Occident.

L'Occident, bientôt envahi par les peuples barbares germaniques et divisé en royaumes rivaux. Le royaume des Francs, gouverné par Clovis, premier roi batpisé en 498 à Reims, prend rapidement l'ascendant. Quand en 751, le père de Charlemagne, Pépin le Bref, s'empare de la couronne et fait enfermer le dernier roi mérovingien, Childéric III, le royaume franc est la seule véritable puissance occidentale, une masse territoriale imposante mais aux frontières très floues, allant de la frise à l'arc alpin et aux Pyrénées. Les autres royaumes et principautés font figures de satellites, bientôt annexés, comme le royaume lombard dès 774, et le duché bavarois en 788, ou des périphéries reculées comme les royaumes anglo-saxons de Mercie et de Northumbrie. Certes, le royaume franc est un Occident très bigarré, où sur un fonds gallo-romain, se juxtaposent des peuples variés : Francs, Burgonds, Alamans, Wisigoths d'Aquitaine, et bien d'autres. Chacun parlant des dialectes différents : à base germanique au nord et à l'est, à base latine au centre et au sud.



à suivre...

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amos 


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Deux menaces pèsent sur le royaume franc.

Deux éléments confèrent un semblant d'unité à cette nébuleuse : un pouvoir monarchique animé sous Charlemagne par la volonté de fusionner les composantes latines et germaniques, et un christianisme à base liturgique romaine, teinté de pratiques anglo-saxonnes et celtiques propagées par les missionnaires venus de Grande-Bretagne, comme Boniface (680-755) surnommé "l'apôtre de l'Allemagne" qui convertit des païens du nord de l'Europe en prêchant dans leur propre langue.
Deux menaces extérieures pèsent sur cet Occident encore en gestation. La plus sérieuse est la menace byzantine. Le basileus (1) se considère comme l'héritier des empereurs romains, et, en tant que tel, son but est de reconquérir les territoires occidentaux perdus depuis les invasions barbares du Ve siècle : Italie, Gaule, Espagne. L'Empereur byzantin Justinien (482-565) y était partiellement arrivé, mais de ses conquêtes ne subsistent plus que quelques lambeaux : Istrie, Dalmatie, exarchat de Ravenne, Sicile, extrême sud de l'Italie. Ce qui n'empêche pas les basileus de revendiquer la tutelle sur l'Occident, sur les royaumes barbares, et surtout sur la papauté romaine.

L'empire byzantin est chrétien. Depuis l'empereur Constantin (306-337), le souverain contrôle aussi le pouvoir religieux, convoque les conciles, intervient dans les questions dogmatiques, et c'est à lui que le pape doit faire part en premier de son élection. Mais le christianisme byzantin a des particularités liturgiques qui le distingue du christianisme occidental et qui conduiront plus tard au schisme orthodoxe (1054). Pour Charlemagne, le menace byzantine est donc à la fois politique et culturelle, et l'Italie est au centre de la confrontation entre l'Orient et l'Occident.



à suivre...
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(1) titre donné aux empereurs byzantins

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Le monde arabo-musulman

La deuxième menace vient du monde arabo-musulman. Dans un ouvrage célèbre de 1930, M a h o m e t -et- C h a r l e m a g n e, l'historien Henri Pirenne soutenait que la conquête musulmane du VIIe siècle avait provoqué une irrémédiable coupure entre l'est et l'ouest de la Méditerranée, interromptant échanges commerciaux et culturels. Cette vue a été fortement nuancée depuis. A l'époque de Charlemagne, la menace arabo-musulmane est beaucoup moins importante que celle venue de Byzance. Le grand-père de Charlemagne, Charles Martel, a arrêté les Arabes à Poitiers en 732, comme chacun sait, et ils sont depuis contenus au sud des Pyrénées, d'où ils mènent de temps en temps des expéditions de pillage en Septimanie, jusqu'à Narbonne.

Le monde musulman est désormais divisé en Etats rivaux : en 750, la dynastie des omeyyades, qui régnaient à Damas, est renversée par la famille des Abbassides, qui transfère bientôt la capitale à Bagdad. Les Omeyyades, vaincus, se réfugient en Espagne, où ils fondent l'émirat de Cordoue. Charlemagne a donc deux interlocuteurs arabes, ennemis l'un de l'autre : l'émir de Cordoue et le calife de Bagdad. Et comme ce dernier est en conflit avec l'Empire byzantin en Asie mineure, on voit se dessiner une alliance stratégique naturelle avec le roi des Francs.



à suivre...

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amos 


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Irène de Byzance

Dans les relations entre les trois mondes qui se partagent l'espace méditerranéen et européen, Charlemagne se conduit avec réalisme. La religion n'intervient pas dans ses rapports avec le monde arabe. A aucun moment il n'est question d'esprit de croisade : ami du calife de Bagdad, Haroun-al-Rachid (786-809), Charlemagne lutte contre l'émir de Cordoue Abd-al-Rahman pour des raisons politiques. Le but de la célèbre expédition de 778, qui se termine par l'affaire de Roncevaux, est de soutenir le gouverneur musulman de Saragosse, Ibnal-Arabi, qui demande l'appui des Francs, pour le soustraire à la domination de l'émir de Cordoue. Ce sont d'ailleurs principalement les chrétiens que combat l'armée de Charlemagne : les habitants de Pampelune et les Basques. Ce n'est qu'au XIIe siècle, à l'époque des croisades, que l'auteur anonyme de la Chanson de Roland, réécrira l'histoire au goût du jour en donnant à cet affrontement un air de guerre sainte.

Sur ces bases, en combinant avec réalisme l'usage de la force et la diplomatie, Charlemagne assure la défense de l'Occident. A l'égard de Byzance, il se contente d'abord, pendant les règnes de Constantin V (741-775) et de Léon IV (775-780), d'observer les difficultés du basileus, occupé à lutter contre les Bulgares et les Arabes et à imposer l'hérésie iconoclaste à un clergé réticent. Sa politique devient plus active à partir de 780, avec l'entrée en scène de l'inquiétante Irène.



à suivre...

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Belle, intelligente, mais horriblement cruelle

Irène, cette jeune veuve de Léon IV, âgée de 28 ans, très belle impératrice byzantine, intelligente, autoritaire et impitoyable, exerce le pouvoir au nom de son fils, Constantin VI. Lorsque ce dernier, qui a alors 16 ans, manifeste sa volonté de gouverner personnellement, en fomentant un coup d'Etat, en 790, elle lui fait crever les yeux afin de se maintenir au pouvoir par la force jusqu'en 802, faisant condamner l'iconoclasme par le concile de Nicée (787). Entre Charlemagne et Irène, on joue au chat et à la souris, sans que l'on sache très bien lequel est le félin. En 781, une ambassade byzantine propose un mariage entre Constantin VI, 11 ans, et la deuxième fille de Charlemagne, Rotrude, 5 ans. Le projet est accepté, puis abandonné en 787, où les relations se tendent.



à suivre...

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amos 


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L'éléphant Aboul Abbas fait sensation à Aix-la-Chapelle

Le principe d'égalité entre Occident et Orient byzantin doit beaucoup à la coopération implicite du calife de Bagdad Haroun al-Rachid, dont les attaques contre l'Empire byzantin paralysent le basileus. Aucun traité officiel n'est conclu entre Charlemagne et le calife, mais les bonnes relations sont entretenues par l'envoi d'ambassades et l'échange de cadeaux somptueux. Echanges inégaux, car le califat est beaucoup plus prospère que l'Empire carolingien. Le calife adresse des présents exotiques qui éblouissent la modeste cour d'Aix-la-Chapelle : parfums, soieries, orfèvrerie, tentes d'apparat. En 797 et799, une ambassade carolingienne, dirigée par le juif Isaac, obtient du calife musulman la promesse de protéger les pèlerins chrétiens à Jérusalem. Bel exemple éphémère d'entente entre les trois religions.
En 801, Haroun al-Rachid envoie à Charlemagne un éléphant, Adoul Abbas fait sensation dans la ménagerie du palais d'Aix. La mort du pachyderme en 810 est rapportée par les Annales royales au même titre que le décès de la fille aînée de l'Empereur. En 807, les ambassadeurs du calife apportent une merveille technologique : une horloge hydraulique en cuivre avec un mécanisme complexe qui fait apparaître à chaque heure des cavaliers automates.



à suivre...



Dernière édition par amos le Mer 13 Oct - 21:07, édité 1 fois

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amos 


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Le prestige de Charlemagne

La somptuosité de ces cadeaux témoigne du prestige acquis par Charlemagne en Orient comme principal souverain d'Occident, dont il incarne désormais les valeurs. Par ailleurs, ses campagnes répétées contre les peuples slaves au-delà de l'Elbe, contre le peuple asiatique de Pannonie,et la surveillance de la Marche d'Espagne, assurée par son fils Louis, permettent de fixer les limites d'un empire qui, de l'Elbe à l'Ebre, coïncide avec celles du christianisme latin, dont il impose partout dans ses Etats le rituel et les croyances.
Ainsi, dans la mesure où, par son action, en ressuscitant sur de nouvelles bases l'Empire romain d'Occident, prépare-t-il l'avènement du futur Saint-Empire romain germanique et, au-delà, de l'Europe chrétienne. Charlement peut à juste titre être qualifié de " sauveur de l'Occident "



FIN

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Bertrand 


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Quel historique super;;;
ce double...Deux menaces pèsent sur le royaume franc.

ce double conflits n'auraient ils pas conduit a l'assasinat d'Henry 1V ??

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Bertrand 


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Amos; ton histoire devrait se reconnaitre là;;
*** Rbi8 Zekaria 6:1-13 ***

6 Puis j’ai de nouveau levé les yeux et j’ai vu ; et voici : il y avait quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes de cuivre. 2 Au premier char il y avait des chevaux rouges ; au deuxième char, des chevaux noirs. 3 Au troisième char il y avait des chevaux blancs ; au quatrième char, des chevaux mouchetés, bigarrés.

4 Alors je répondis et dis à l’ange qui parlait avec moi : “ Que sont ceux-ci, mon seigneur ? ”

5 Et l’ange répondit et me dit : “ Ceux-ci sont les quatre esprits des cieux qui sortent après s’être placés devant le Seigneur de toute la terre. 6 Quant à celui auquel sont les chevaux noirs, ils sortent vers le pays du nord ; et quant aux blancs, ils doivent sortir vers derrière la mer ; et quant aux mouchetés, ils doivent sortir vers le pays du sud. 7 Et quant aux bigarrés, ils doivent sortir et chercher sans relâche [où] aller, afin de circuler sur la terre. ” Alors il dit : “ Allez, circulez sur la terre. ” Et ils circulaient sur la terre.

8 Alors il cria vers moi et me parla, en disant : “ Vois, ceux qui sortent vers le pays du nord, ce sont ceux qui ont fait reposer l’esprit de Jéhovah dans le pays du nord. ”

9 Et la parole de Jéhovah vint encore à moi, disant : 10 “ Qu’on prenne quelque chose de la part des exilés, [oui] de la part de Heldaï, de Tobiya et de Yedaïa ; et tu devras entrer toi-même en ce jour-là, tu devras entrer dans la maison de Yoshiya le fils de Tsephania [avec ceux-ci] qui sont venus de Babylone. 11 Tu devras prendre de l’argent et de l’or, tu devras faire une couronne magnifique et [la] mettre sur la tête de Yoshoua le fils de Yehotsadaq le grand prêtre. 12 Et tu devras lui dire :

“ ‘ Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : “ Voici l’homme dont le nom est Germe. Et de son propre lieu il germera ; oui, il bâtira le temple de Jéhovah. 13 C’est lui qui bâtira le temple de Jéhovah, et c’est lui qui, de son côté, portera [la] dignité ; et il devra s’asseoir et dominer sur son trône, et il devra devenir prêtre sur son trône, et le conseil de paix sera entre eux deux.

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Bertrand 


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de ce fouilli histoire se produit le Germe... celui qui fera germer larbre de la connaissance...

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