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1La compréhension de Dieu. le Sam 1 Juin - 11:50

rayaan 


Novice
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( Extrait du livre : "Dieu malgré Lui" de dr Brown, page 55 à 59 )

La compréhension juive de Dieu est relativement concrète, malgré les larges divergences entre le Judaïsme Orthodoxe, Conservateur, de la Réforme et Hassidique concernant d'autres sujets. A travers tout le Judaïsme, l'Unicité de Dieu demeure l'attribut principal du Créateur suivi par plusieurs autres, comprenant la justice, l'amour, la miséricorde, l'omniscience, l'omniprésence, l'omnipotence, la souveraineté, la vérité, la sagesse, l’auto existence, la bonté, la sainteté, l'éternité et même le concept plus compliqué d' infinité. En outre, les Juifs considèrent Dieu comme intrinsèquement insaisissable en terme de totale compréhension, car les attributs de Dieu surpassent ceux de Sa création.

Les attributs juifs de Dieu sont aussi retenus dans les définitions chrétiennes bien que l'Unicité de Dieu ait souffert dans la transformation du strict monothéisme de l'âge apostolique au mysticisme de la Trinité. Sortant d'un coin est la compréhension trinitaire de trois entités en Un – un concept rejeté au centre de l'arène et trituré par les défis unitaires. En vérité, comment des substances de polarités opposées (i.e. mortalité/ immortalité; avec commencement/ sans commencement; muabilité/ immuabilité) pourraient – elles possiblement exister dans une entité? Pourquoi Jésus Christ a-t-il attribué ses oeuvres miraculeuses exclusivement à Dieu et non à aucune divinité propre à lui-même, s'il était en fait un partenaire en divinité? Et pourquoi a-t-il affirmé reçu ses talents de Dieu, s'ils sont, lui et le Créateur, co-égaux? (Pour les versets justificatifs, on se reportera a Jean 3: 35; 5: 19-23; 5: 26-27; 10:25; 13:3; 14;10; Actes 2:33; 2 Pierre 1:17; Rév 2:26-27.)

La doctrine de Dieu étant trois, mais Un, c'est-à-dire trois-dans-Un, honore sa réputation d'un mystère religieux. Bien que plusieurs professent croyance en cette doctrine, personne ne peut l'expliquer en des termes qu'un sceptique de raison saine puisse comprendre. La lutte pour expliquer comment "les créatures" peuvent possiblement égaler le Créateur est très ancienne, autant que les autres mystères de la croyance trinitaire. Pour dire les chose brièvement, l'image chrétienne la plus commune de Dieu est le "grand homme au Ciel", tellement semblable à la représentation à barbe blanche et robe flottante préservée dans la fresque au plafond de Michel Angelo dans la Chapelle Sixtine. Le fait que cette image n'est pas du tout dissemblable à l'ancienne représentation grecque de Zeus n'a pas échappé à l'attention, et plusieurs y objectent, et pas seulement à base du second commandement (qui défend: "Tu ne te feras pas d'idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là – haut, sur terre ici – bas ou dans les eaux sous la terre..." (Exode 20: 4-5)
Alors, sinon à base du second commandement, pour qu'elle autre raison devrait-on y objecter? Eh bien, est – ce que le passage biblique évoquant que Dieu a créé l'homme "à notre image, à notre ressemblance" signifie que Dieu a créé l'homme pour Lui ressembler du point de vue visible, ou pour avoir domination sur la création en ce bas monde, à la manière dont Dieu a domination sur Toute Création, y compris nous-mêmes? La seconde interprétation est le contexte dans lequel a été révélé ce verset dont le texte complet est le suivant: "Dieu dit: "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre!" (Genèse 1:26). Ce verset ne dit pas: "à notre image, selon notre ressemblance; qu'il ait des yeux et un nez, une bouche et des oreilles..." Non, il s'agit dans ce verset de domination et non d'apparence physique. Pas une seule fois, mais deux fois, car dans les versets suivants, Dieu dit à l'humanité: "Soyez féconds et prolifiques, remplissez la Terre et dominez–la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre!" (Genèse 1:28).
Alors comment devrions-nous concevoir le portrait de Dieu? Selon le second commandement et les versets susmentionnés? La réponse est: Pas du tout. Non seulement Dieu nous ordonne de ne pas le faire, mais, à la base, nous n'avons aucune idée de quel est Son aspect.

De même, la prétention chrétienne que le Dieu de l'Ancien Testament s'est repenti et changé d'un Dieu dur et vengeur au Dieu aimant et clément du Nouveau Testament, n'est pas universellement acceptée. En effet, plusieurs considèrent que ce concept est contredit par l'Ecriture – "Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni un fils d'Adam pour se rétracter. Parle-t-Il pour ne pas agir? Dit-Il une parole pour ne pas l'exécuter?" (Nombres 23:19) – et par le bon sens.
La compréhension islamique de Dieu est plus simple et similaire à la compréhension juive, sous plusieurs aspects. Les éléments critiques de la croyance islamique se basent sur le mot tawheed qui définit Allah comme l'Un et Unique Dieu, affirme Ses maints noms et attributs uniques, et enjoint aux gens de parler et d'agir d'une manière qui plaise à Dieu. Selon la religion islamique, Allah est Un en essence, éternel et absolu. Il est vivant, subsistant par Lui-même, omniscient, omnipotent. Il n'a besoin de personne mais tous ont besoin de Lui. Il n'engendre pas et Il n'est pas engendré. Il est "Le Premier" sans début," Le Dernier" sans fin, et Il n'a de partenaires ni de co-participants en divinité. Allah est "Le Dominateur", au-dessus de qui il n'y a aucun autre. Il est "L'Omniscient", parfait en connaissance, comprenant toutes choses, grandes et petites, ouvertes et cachées, et "Le Tout Sage", sans aucune erreur de jugement. Il est "Le Compatissant","Le Miséricordieux" dont la miséricorde s'étend à toute création.
Cependant, tandis qu’Allah aime et récompense la foi et la piété, Il hait l'impiété et punit la transgression. Etant lui-même "L'Omnipotent", sa puissance est absolue, et personne ne peut faire échouer son décret. Plusieurs autres noms caractéristiques sont donnés dans le Saint Coran, Allah est décrit comme étant le Seigneur et le Maître de toute création, l'humanité ayant été créée au moyen de Sa volonté, et vivant, mourant et retournant à Lui, au Jour du Jugement selon Son décret.
En outre, les Musulmans reconnaissent que Allah surpasse une complète compréhension humaine car rien en création ne lui est comparable (i.e. ni semblable, ni équivalent). Peut-être, dans l'au-delà, serons nous doués d'une plus grande compréhension, mais dans ce bas monde, la connaissance de notre Créateur est confinée dans les limites de la révélation.
Comme dans le Judaïsme, mais contrairement au Christianisme, il n'y a pas de représentation physique de Allah en Islam. Par conséquent, les esprits des croyants ne sont pas embrouillés par les images anthropomorphiques du "grand homme au Ciel". En outre, la religion islamique n'attribue pas de genre à Allah, car Allah est compris comme transcendant et donc au-dessus de telles caractéristiques. L'attribution de traits sexuels est considérée particulièrement offensive, ou même blasphématoire pour les Musulmans. Malgré le fait que le Saint Coran utilise le pronom masculin pour faire allusion à Allah, ceci n'est qu'une nécessité linguistique, car il n'y a pas de pronom de genre neutre en langue Arabe. Bien que cité comme Seigneur, Dieu, Créateur et Maître, en Islam on ne trouve nulle part allusion à Allah comme "Père".
La conception islamique de Dieu rencontre un nombre d'objections dans l'Occident essentiellement chrétien. La première objection est que l'Islam reconnaît Jésus comme prophète mais pas comme "fils de Dieu", et particulièrement dans le sens de "engendré, non conçu". La seconde objection est que l'Islam enseigne que Dieu est le Seul et l'Unique et condamne le concept de la Trinité. La troisième objection est que les Musulmans ne croient pas que l'humanité a hérité le fardeau du péché originel, car ce concept est incompatible avec la justice et la miséricorde de Dieu. La dernière objection est que les Musulmans croient que Jésus a été élevé et sauvé de la crucifixion, ce qui invalide les doctrines de l'expiation et de la résurrection telle qu’envisagée par le christianisme.
Ces différences dans la croyance sont significatives, car elles constituent les principales failles où les déclinaisons continentales du Christianisme et de l'Islam se heurtent.

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