TIGOS a écrit:
N'oublies pas une chose, le standard de Dieu afin d'entrer dans cette vie eternelle en sa presence, cc'est LA PERFECTION! ni plus ni moins!
Personne ne peut devenir parfait. C'est une illusion.
Pour ce qui est de la purification, je n'en dit pas moins dans mon autre post qui explique le rapport entre le chrétien et Dieu.
Pour le reste je n'ai pas envie répéter. Il y a Dieu qui n'est pas une personne et Jésus qui en est une. Dieu = Dieu et Jésus = Jésus.
- Jésus n'incarne pas Jésus,
- Dieu ne meurt pas sur la croix,
- Dieu n'est pas l'agneau Dieu,
- Dieu n'est pas le Fils de Dieu,
- Dieu n'est pas son propre envoyé.
Ikhawi, s'il te plait va lire les paraboles de Jesus lorsqu'il parle de l'enfer (le riche et lazare; les talents; les 5 vierges sages et les 5 vierges folles,...) tu veras que l'enfer ca n'a rien a voir avec la purification, la purification se fait ici bas!
Les paraboles concernent le cheminement et jugement de Dieu envers les hommes. Jugement ne concerne pas forcément la destination Paradis/Enfer. Il a lieu pour chacune de nos actions.
Si tu prends la parabole du blé et du levain, (en écho au levain des pharisiens sans amour). Dieu laisse pousser les deux dans le souci de laisser le blé arriver à son maximum pour finalement ôté le levain et le jeter au feu. On peut en faire l'interprétation suivante. A la fin de notre vie, Dieu regardera de quoi se constitue notre champ et jettera le levain pour ne garder que le blé, ce qui a de meilleure en nous pour le garder à ses côtés.
L'autre interprétation est de prendre le monde pour le champ, le blé pour les bons, le levain pour les mauvais. Or on ne peut pas juger de façon binaire aussi facilement. Il y a quelques failles dans cette conception du jugement qui ne reflètent pas un Dieu de justice plus équitable que celle des hommes.
Et il n'y pas que les paraboles. Les disciples par ailleurs ne sont pas des exemples et Jésus les reprends souvent pour leurs comportements. C'est aussi assez significatif du jugement de Dieu.
Pour la parabole de Lazare je te propose une prédication écourtée d'un pasteur qui a un master en théologie protestante. En espérant que ça te donne une idée de ce qu'on trouve quand on creuse les écritures :
Parabole du riche et de LazareContrairement à ce que l'on croit au premier abord, cette parabole du riche et de Lazare ne parle pas de l'au-delà mais de l'ici-bas. De ce que nous avons à vivre ici et maintenant et des choix que nous avons à faire.
1- Le sens de la vieCette parabole nous parle du jour où un si grand abîme s'ouvre entre nous et notre vie qu'il est infranchissable et qu'on ne peut revenir en arrière. Elle nous dit que la mort, ce n'est pas la fin de la vie, c'est le jour où on se dit qu'il est trop tard, qu'il n'est plus possible de passer d'un côté à l'autre. Et ce faisant, je crois qu'elle nous invite à fortement réfléchir au sens des choses avant qu'il ne soit trop tard.
Le riche une fois bloqué par les conséquences de ses choix veut alerter ses 5 frères en les faisant s'interroger sur des questions telles que "Es-tu sûr de pouvoir assumer jusqu'au bout ce que tu as voulu faire de ta vie ? N'es-tu pas en train de creuser toi-même en travers de ton existence des fossés infranchissables qui t'empêchent de vivre ? N'est-ce pas toi qui te fabrique ce qui te fais souffrir ?"
Ses questions nous renvoient à ces lieux où nous avons placé nos cœurs loin de Dieu.
2- L'autre comme chance de notre vieLazare aurait pu être la chance de l'homme riche si celui-ci lui avait prêté attention. Seulement, Lazare et ses ulcères embêtent le riche et ne rentrent pas dans son plan de carrière, ni dans sa conception "amusante" de la vie. Lui, le riche, vit pour "s'habiller de linge fin et faire chaque jour de brillants festins." Il n'a pas besoin de Lazare ! Sauf après, quand il est de l'autre côté et qu'il aimerait bien que Lazare lui apporte de l'eau. Ce riche a perdu ce qui fait de lui un homme : sa capacité d'émotion, de compassion, de pitié. En un mot, il n'a plus de coeur car celui-ci a été remplacé par une pierre ! Il en a même perdu son nom : il n'est plus qu'une fonction, qu'un rôle, un riche. Il a eu pourtant chaque jour en travers de sa porte l'occasion de retrouver tout cela, mais il ne l'a pas saisie. Il a oublié que le sens de sa vie pouvait lui être donné par les autres et que l'important se jouait dans sa capacité à s'émouvoir, à sentir son coeur vivre. Non, le riche ne se pose pas toutes ces questions. Il prend du plaisir maintenant sans réfléchir plus loin.Il n'a pas besoin des autres. Voici donc que l'autre nous est présenté comme la chance de notre vie pour ne pas perdre la trace de son sens.
C'est cet autre là qui peut être ma chance, parce que c'est lui qui m'interpelle sur mes choix de vie, c'est lui qui me ramène à ce que je suis et à ce que je veux être. Qui pointe du doigt les bonnes questions qui remettent mon coeur en marche.
3- L'autre comme porteur de la parole de dieuQuand le riche s'inquiète de l'avenir de ses 5 frères, Abraham répond : "ils ont Moïse et les prophètes,qu'ils les écoutent." Et quand le riche dit sa peur que cela soit insuffisant, qu'il faudrait un signe plus "efficace", Abraham revient sur ce qu'il vient de dire : "s'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si quelqu'un ressuscite des morts ils ne seront pas convaincus."Il n'y a pas de plus grande puissance de changement, de conversion, dans nos vies que la Parole de Dieu. Il n'y a pas d'autre miracle à attendre que cette parole qui résonne et peut devenir la vérité de ma vie, ce qui lui donne à la fois profondeur et goût. Et voici que cette parole est portée par un autre, par sa vie, ses souffrances, ses espérances. Lazare était la Parole de Dieu envoyée au riche qu'il n'a pas voulu écouter.