Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

abu-souheil 


Récurrent
Récurrent

Paroles des Imams des Salafs Au sujet de l'interdiction de se rebeller Contre les dirigeants musulmans
par Sheikh Abou 'Abdillah Ahmad Ibn 'Abdillah
As-Sawma'i Al-Baidaani

Le Sheikh Abou ‘Abdillah Ahmad Ibn ‘Abdillah As-Sawma'i Al-Baidaani dit dans son livre :
"Ad-darroul-manthour fi houkmil-khourouji ‘ala woulaatil-oumour", à la page 40 :
Voici quelques citations des Imams de l'Islam qui expliquent la
position de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa'ah face aux dirigeants injustes.
Leur position à toujours été de rester patient et endurant
face à leur injustice et d'interdire la rébellion et les révolutions
contre le pouvoir à cause du désordre énorme qui en résulte. Dans ce
chapitre, nous allons mentionner les paroles de nos Imams
et de nos savants parmi les Salafs Salihs - Rahimahoumoullah - de même
que les paroles de nos savants contemporains qui suivent ce que
suivaient les Imams de cette Da'wah bénie au sujet de
l'avertissement contre les mauvaises conséquences de se rebeller
contre les dirigeants.

Sheikhoul-Islam Ibn Taymiyyah (661 - 728 H.) a dit :
"Parmi les fondements de Ahlous-Sounnah wal-Jama'ah : La patience et l'endurance face à l'injustice des dirigeants."
Majmou' Al‐Fataawa (28/179)

Voilà la voie de Ahlous-Sounnah wal-jamaa'ah, il n'est pas permis de
sortir contre les dirigeants et des les combattre avec l'épée, même
s'ils sont injustes. Comme cela est mentionné dans
d'innombrables Hadiths authentiques du prophète (salla Allahu alayhi wa salam ).
Car le désordre et les tribulations qui en
découlent ont des conséquences plus graves par rapport au désordre qui
vient de l'injustice de ces dirigeants. Nous devons donc
obligatoirement prendre le moindre des deux sources de désordre, car
on ne retrouve pratiquement aucun groupe qui se soit rebeller contre
leur dirigeant excepter que cela a amené un désordre plus grand que cela
dont on voulait se débarrasser.
Puis il dit ensuite :
"Le prophète (salla Allahu alayhi wa salam)
a interdit de les combattre tout en mentionnant qu'ils font des choses
mauvaises, ce
qui prouve qu'il n'est pas permis de les réprimés par l'épée
contrairement à ceux qui combattent les dirigeants parmi les Khawaarijs,
les Shi'ahs Zaidiyyah, les Mou'tazilahs et un groupe parmi les
Fouqahaas ainsi que d'autre groupes également."
Majmou' Al‐Fataawa (3/391‐392)
L'élève d'Ibn Taymiyyah, l'Imam Ibnoul-Qayyim Al-Jawziyyah (691 - 751 H.) dit :
"Celui qui médite sur ce qui s'est produit dans l'Islam, durant les
grandes et les petites tribulations, pourra constater que cela vient de
la perte de vue de ce fondement et de

l'absence de patience et d'endurance
face au mal, du fait qu'on cherche à l'éliminer. Il en résulte alors un
mal plus grand encore que celui-ci. Le prophète
(
salla Allahu alayhi wa salam) voyait de grands péchés se produire à Makkah et il était incapable de les changer. Même que lorsque le
prophète (
salla Allahu alayhi wa salam) à conquit Makkah et qu'elle devint terre d'Islam, il était déterminer à reconstruire la Ka'bah
selon les fondements d'Ibrahim ().
Rien ne l'a empêché de le faire - malgré qu'il
en était capable - excepté la crainte d'une chose plus grave (que de
laissé la Ka'bah comme elle était). C'est-à-dire qu'il craignait que
Qoureish ne puisse pas le supporter, du fait qu'ils étaient
nouveau dans l'Islam et qu'ils n'avaient laissé la mécréance que
depuis peu de temps. C'est pour cette raison qu'il n'a pas permis qu'on
réprime les mauvaises actions des dirigeants par la force, à
cause des conséquences qui amènent un mal plus grand que celui qu'on cherche à enlever."

I'laam Al‐Mouwaqqi'ine (3/6‐7)

Puis il dit ailleurs : "L'interdiction du prophète (salla Allahu alayhi wa salam)
de combattre les dirigeants et de se rebeller contre
eux, malgré qu'ils soient injustes et tyranniques, tant qu'il continu à
établir la Salat, pour fermer la porte aux grands conflits armés et aux
nombreux conséquences négatives qui résulte de les
combattre, comme la réalité le démontre. Il s'est produit à cause du
combat et de la rébellion contre eux des maux plusieurs fois multipliés
par rapport au mal qu'ils subissaient au départ. Et les
dirigeants subissent les restants de ces maux jusqu'à nos jours. Et il
(salla Allahu alayhi wa salam) a dit que si la Bay'ah (le serment
d'allégeance) était donné à deux dirigeants, nous devions tuer le deuxième d'entre eux pour fermer la porte à la Fitnah."
I'laam Al‐Mouwaqqi'ine (3/207)

L'Imam Abou Ja'far At-Tahaawi (239 - 321 H.) a dit :
"Nous ne sommes pas d'accord avec la rébellion contre nos
dirigeants, même s'ils font de l'injustice. Et nous ne faisons pas
d'invocations contre eux. Et nous ne retirons pas notre main de
l'obéissance que nous leur devons. Et nous croyons que de leur obéir
fait parti d'obéir à Allah et que cela est obligatoire, tant qu'ils ne
nous ordonnent pas de faire ce qui est une désobéissance.
Et nous faisons des invocations pour eux, pour qu'ils se réforment et
pour qu'ils soient pardonnés."

Sharh Al‐'Aqidah At‐Tahaawiyyah, p. 379, édition de Maktab Al‐Islaami

L'Imam Ibnou Abil-'Izz Al-Hanafi (731 - 792 H.) , qui a écrit un grand Sharh pour expliquer cette
'Aqidah (de l'Imam Abou Ja'far At-Tahaawi) qu'on appelle « At-Tahaawiyyah » dit en commentant sur ce point :
"En ce qui concerne l'ordre d'obéir aux dirigeants même lorsqu'ils
font l'injustice, c'est parce que les conséquences négatives qui sont
liés au fait de prendre les armes contres eux sont
plusieurs fois plus graves que l'injustice de ces dirigeants. En fait,
dans l'endurance face à leur injustice, il y a une expiation pour nos
péchés et une multiplication de notre récompense.
Allah a uniquement mis au pouvoir (ces dirigeants injustes) sur nous à
cause de nos mauvaises actions et la rétribution du bien est le bien et
celle du mal est le mal. Nous devons donc faire des
efforts dans la demande du pardon, la repentance et la réformation de
nos actes [...]

Allah a dit :
"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup." Shoura : 30.

Et Il dit :
"Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi- même." An-Nissa : 79.


Et Il dit :
"Et ainsi accordons-Nous, à certains injustes l'autorité sur d'autres, (injustes) à cause de ce qu'ils ont acquis." Al-An'aam : 129."
Sharh At‐Tahaawiyyah, p. 381


L'Imam Al-Barbahaari (mort en 329 H.) dit :
"Il n'est pas permis de combattre le dirigeant ni de se rebeller contre lui, même s'il est injuste. Car le messager d'Allah () a dit à Abou Dharr Al-Ghifaari : « Sois patient, même si (celui qui te commande) est un esclave éthiopien. »
Et comme il dit aux Ansars : « Soyez patient
jusqu'à ce que vous me rencontriez prêt du bassin (Al-Hawd) »
Et il n'y a rien dans la Sounnah qui
justifie de combattre le dirigeant, car il y a en cela de la corruption
dans la Dounya et dans la religion."

Sharh As‐Sounnah, 76‐77


L'Imam Abou Ismaa'il As-Saabouni (mort en 449 H.) a dit :
"Les gens de Ahloul-Hadith croient qu'on doit prier le Joumou'ah et
les deux 'Eids ainsi que les autres prières derrière le dirigeant,
qu'il soit pieux ou pervers. Ils croient également qu'on
doit faire des Dou'ahs pour qu'Allah leur donne le succès et pour
qu'ils se réforment. Et ils ne sont pas pour les rebellions contre eux,
même s'ils les voient quitter la justice vers l'injustice
et la tyrannie."

'Aqidatous‐Salafs wa Ashaab Al‐Hadith


L'Imam Abou Bakr Al-Ismaa'ili (277 - 371 H.) a dit :
"Ils (Ahloul-Hadith) croient qu'on doit faire les prières
obligatoires, les prières de Joumou'ah ainsi que les autres prières,
derrière tout dirigeant musulman, qu'il soit pieux ou pervers. Car
Allah à rendu le Joumou'ah absolument obligatoire et Il nous à ordonné
d'y assister, tout en sachant que parmi ceux qui établissent cette
prière (parmi les dirigeants), il y a le pervers et le
pécheur. Malgré cela, Il n'a pas spécifié une époque ou une autre, et
Il n'a pas ordonné de faire l'appel pour le Joumou'ah sans l'ordre du
dirigeant. Ils croient qu'on doit faire le Jihad contre
les Kouffars avec eux, même s'ils sont des tyrans, et ils croient
qu'on doit faire des Dou'ahs pour eux pour qu'ils se réforment et pour
qu'ils reviennent vers la justice. Et ils ne sont pas
d'accord avec la rébellion contre les dirigeants avec l'épée, ni avec
le combat dans les temps de Fitnah."

I'tiqaad A'immatil‐Hadith (75‐76)


L'Imam de Ahlous-Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (164 - 241 H.) a dit :
"L'écoute et l'obéissance des dirigeants et du commandent des
croyants (est obligatoire) qu'il soit pieux ou pervers. (Que ce soit)
celui à qui le Khilafah a été confié et autour de qui les gens
se sont réunis et qui à été agréé d'eux, ou celui qui à pris le dessus
sur eux jusqu'à ce qu'il devienne Khalifah et qu'il soit appelé Amir
des croyants. Et le combat avec les dirigeants demeure
jusqu'au jugement dernier, il ne doit pas être délaissé, que ce
dirigeant soit pieux ou pervers. La distribution du butin et
l'établissement des peines demeurent et personne ne doit les critiqués
ni se disputer avec eux. Et il est permis de leur remettre les
Sadaqaats (Zakat) et celui qui leur à remis sa Zakat, cela est valable
pour lui peu-importe que ce dirigeant soit pieux ou pervers. Et
la prière de Joumou'ah, deux Rak'ahs complètes, derrière ce dirigeant
ou son représentant est permise. Celui qui les refais est un Moubtadi'
(un innovateur) qui a abandonné les Hadiths et qui a
contredit la Sounnah. Il n'a aucun des mérites de la Joumou'ah s'il ne
considère pas valable la prière derrière les dirigeants qui qu'ils
soient, pieux ou pervers. Car la Sounnah est que tu pries
deux Rak'ahs avec eux et que tu considères selon la
religion qu'elles sont correctes et qu'il n'y ait aucun (doute) dans ton coeur à ce sujet,
alors celui qui les refais par la suite est un Moubtadi'.
Et celui qui se rebelle contre le dirigeant, alors que les gens se
sont réunis autour de lui et ont accepté son Khilafah d'une manière ou
d'une autre, par agrément ou par la force, alors ce Khariji
à briser le bâton (de l'unité) des musulmans et il a contredit les
Hadiths du prophète (
). Donc si celui qui s'est rebellé contre le dirigeant meurt, il meurt
d'une mort comparable à la période préislamique (Jaahiliyyah). Et il
n'est permis à personne
de combattre le dirigeant et quiconque le fait est un Moubtadi' et il
est sur une chose autre que sur la Sounnah et le chemin."

Sharh Ousoul As‐Sounnah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (2/180‐181)


L'Imam Al-Boukhari (194 - 256 H.) a clarifié que cela est la croyance de tout les savants de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa'ah sans exception.
Il dit :
"J'ai rencontré plus de milles hommes parmi les gens de science;
des savants du Hijaaz, de Makkah et de Al-Madinah, de Koufah et de
Basrah, de Waasit et de Baghdaad, de la Syrie et de l'Égypte.
Je les ai rencontrés plusieurs fois, génération après génération, puis
génération après génération. Je les ai rencontrés alors qu'ils étaient
nombreux, depuis plus de 46 ans.
Les savants de la Syrie et de l'Égypte et de la péninsule arabe à deux reprises. Les savants de la ville de Basrah à quatre reprises sur
plusieurs années. Les savants du Hijaaz de nombreuses fois
en six ans. Je ne compte plus les fois où je suis entré à Koufah et à
Baghdaad avec les savants de Hadiths de Khourasaan, parmi eux Al-Makki
Ibn Ibraahim et Yahya Ibnou Yahya et 'Ali Ibnoul-Housain
Ibn Shaqiq et Qoutaybah Ibnou Sa'id et Shihaab ibn Ma'mar.

En Syrie :

- Mohammad Ibn Yousouf Al-Firyaabi.
- Abou Mous-hir 'Abdul-A'laa Ibn Mous-hir.
- Aboul-Moughirah 'Abdoul-Qouddous Ibnoul-Hajjaaj.
- Aboul-Yamaan Al-Hakam Ibn Naafi'
- et d'autres après ceux-là qui sont très nombreux.

En Égypte :
- Yahya Ibnou Kathir.
- Abou Saalih le scribe de l'Imam Al-Layth Ibn Sa'd.
- Sa'id Ibn Abi Maryam.
- Asbagh Ibnoul-Faraj.
- Nou'aim Ibn Hammaad.

A Makkah :
- 'Abdullah Ibn Yazid Al-Mouqri'.
- Al-Houmaydi.
- Sulaiman Ibnou Harb le juge de Makkah.
- Ahmad Ibn Mohammad Al-Azraq.

La ville d'al-Madinah :
- Isma'il Ibn Abi Ouwais.
- Matraf Ibnou 'Abdillah.
- 'Abdullah Ibn Naafi' Az-Zoubeiri
- Ahmad Ibn Abi Bakr Abou Mous'ab Az-Zouhri.
- Ibraahim Ibn Hamzah Az-Zoubayri.
- Ibrahim Ibnoul-Moundhir Al-Hizaami.

A Basrah :
- Abou 'Asim Ad-Dahhaak Ibn Makhlad Ash-Shaybaani.
- Abul-Walid Hishaam Ibnou 'Abdul-Malik.
- Al-Hajjaaj Ibnoul-Minhaal.
- 'Ali Ibnou 'Abdillah Ibnou Ja'far.

A Koufah :
- Abou Na'im Al-Fadl Ibn Doukain.
- 'Abdoullah Ibnou Moussa.
- Ahmad Ibnou Younous.
- Qabisah Ibnou 'Ouqbah.
- Ibnou Noumair, 'Abdullah et 'Outhmaan, les fils de Abou Shaybah.

A Baghdaad :
- Ahmad Ibn Hanbal.
- Yahya Ibnou Ma'ine.
- Abou Ma'mar.
- Abou Khaythamah.
- Abou 'Oubayd Al-Qaasim Ibnou Sallaam.
Parmi les savants de la péninsule arabe :
- 'Amr Ibn Khalid Al-Harraani.

A Waasit :
- 'Amr Ibnou 'Aoun.
- 'Aasim Ibnou 'Ali Ibnou 'Aasim.
A Mar :
- Sadaqah Ibnoul-Fadl.
- Ishaaq ibnou Ibraahim Al-Handhali.)
L'Imam Al-Boukhari dit ensuite :
"Nous nous sommes limité à la mention de ceux-là pour que ce soit
plus court et pour éviter de trop prolonger la liste. Je n'ai trouvé
aucun d'entre eux divergé sur les choses suivantes."

L'Imam Al-Boukhari énumère quelques-uns des fondements de la Sounnah dont celui-ci : "Nous ne disputons pas le commandement à ceux qui le détiennent, à cause de la parole du prophète
() :

« Trois choses n'irritent pas le coeur d'un musulman : La pureté de l'intention dans l'action qu'on fait pour Allah.
L'obéissance du dirigeant.
Et de rester avec la Jamaa'ah (le groupe) des musulmans, car leurs invocations enveloppe ceux qui sont derrière eux. »

Puis il () confirma cela par la parole d'Allah :
"Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement." An-Nissa : 59.
Et qu'il n'est pas d'accord avec l'idée de prendre les armes contre la Oummah de Mohammad ()."
Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (2/194‐197)



L'Imam Abou Mohammad 'Abdur-Rahmaan Ibn Abi Haatim Ar-Raazi a dit :
"J'ai demandé à mon père (195 - 277 H.) et à l'Imam Abou Zour'ah
(mort en 264 H.) au sujet de la
voie de Ahlous-Sounnah en ce qui concerne les fondement de la religion
selon ce qu'ils ont constaté des savants qu'ils ont rencontré dans
toutes les contrées et les villes, ainsi que ce qu'ils
croyaient tous deux à ce sujet.
Ils répondirent tous les deux en disant : (Nous avons rencontrés
tous les savants des différentes villes du Hijaaz, de l'Iraq, de la
Syrie et du Yémen et parmi ce qui compose leur voie
(...)

Ils mentionnèrent certains points, puis parmi ces points ils dirent :
(Nous reconnaissons l'obligation du Jihad et du Hajj avec les
dirigeants des musulmans à toutes les époques et nous ne sommes pas
d'accord avec la rébellion contre les dirigeants, ni avec le combat
en période de Fitnah et nous écoutons celui qu'Allah à mis en charge
de nos affaires et nous ne retirons pas notre main de son obéissance.
Nous suivons la Sounnah et la Jamaa'ah (le groupe) et nous nous
écartons des idées singulières et des divergences et de la divisions et
du sectarisme. Nous croyons que le Jihad reste continuel avec
celui qui détient le commandement parmi les dirigeants des musulmans,
depuis qu'Allah a suscité son prophète () jusqu'à l'heure du jugement, et que rien ne peut l'annuler."

Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (1/199)



L'Imam Sahl Ibnou 'Abdillah At-Toustouri (mort en 283 H.) a dit, lorsqu'on lui a demandé : Quand quelqu'un sait-il qu'il est sur As-Sounnah wal-Jamaa'ah?
Il répondit :
"Lorsqu'il sait qu'il a en lui-même les dix caractéristiques suivantes :
1-Il n'abandonne pas (Al-Jamaa'ah) le groupe.
2-Il n'insulte pas les compagnons du prophète ().
3-Il ne se rebelle pas contre cette Oummah avec l'épée.
4-Il ne nie pas Al-Qadar (la prédestination).
5-Il ne doute pas en la foi.
6-Il ne dispute pas sur la religion.
7-Il ne laisse pas la prière des funérailles sur celui qui meurt parmi les gens de la Qiblah, à cause d'un péché que le mort à commis durant sa vie.
8-Il ne laisse pas la Sounnah de passé les mains mouillées sur les chaussettes.
9-Il ne laisse pas la prière en groupe derrière le dirigeant qu'il soit tyran ou juste.)
Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (1/502). Il n'a pas
mentionné le 10ième.
L'Imam Mohammad Ibnoul-Houssain Al-Aajourri (mort en 360 H.) a dit :
"Qu'il ne soit pas impressionné celui qui voit l'effort du Khaariji
(qui est sur la croyance de la secte des Khawaarijs) lorsqu'il se
rebelle contre un dirigeant et qu'il réunit un groupe avec
lui et brandit son épée et qu'il rend licite le combat contre les
musulmans, que ce dirigeant soit un dirigeant juste ou un dirigeant
injuste. Si sa voie est celle des Khawaarijs, tu ne dois pas te
laisser duper par sa lecture du Qor'an, ni par la longueur de sa Salat, ni par son jeûne continuel, ni par ses belles paroles quand il
parle de science."

Ash‐Shari'ah de l'Imam Al‐Aajourri p. 28



Le Sheikh Hafidh Ibn Ahmad Al-Hakami a dit :
"Notre devoir envers eux (les dirigeants) est de leurs donner la
Nasihah et de s'allier avec eux sur la vérité et de leur obéir dans
cette vérité et de leur ordonner de la suivre et de leur
donner la Zakat et d'être patient avec eux, même s'ils sont injustes
et d'abandonner la rébellion avec le sabre contre eux, tant qu'ils ne
montrent pas de Koufr (mécréance) claire et évidente. Ils
ne doivent pas se laisser tromper par les glorifications mensongères
qui leur sont faites et on doit faire des Dou'ahs pour eux pour qu'ils
se réforment et qu'ils aient le
succès."
A'laam As‐Sounnatil‐Manshourah, p. 189


Le Sheikh 'Abdul-'Aziz Ibn Baaz a dit :
"Les Salafs ont averti contre les conséquences négatives de la
rébellion contre les dirigeants, même s'ils font de la tyrannie et de
l'injustice, tant qu'ils établissent la Salat parmi nous et
ils s'empressent à leur donner la Nasihah. Celui qui se rebelle contre
les dirigeants et qui brandit son sabre et qui ébranle la sécurité,
s'attend t-il à d'autre chose qu'à dormir sous les sifflements des balles ou qu'un inconnu vienne frapper à sa porte.
Nous demandons à Allah la sécurité et la paix."

Al‐Ma'loum min waajib Al‐'Alaaqah bainal‐Hakim wal‐mahkoum, p. 41



Le savant de Hadith de son époque, le défenseur de la religion, Mohammad Naasiroud-Din Al-Albaani
a dit dans un commentaire au sujet du verset :
"(Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants.) Al-Maidah : 44.
Il y a dans ce verset un point que négligent beaucoup de jeunes
excités pour l'application du jugement de l'Islam. C'est à cause de ce
point que dans plusieurs cas, ils font des rébellions
contre les dirigeants qui ne jugent pas selon l'Islam, ce qui créé
beaucoup de tribulations et fait verser le sang des innocents. Tout cela
pour un simple excès d'enthousiasme et d'excitation pour
lequel on ne s'était pas préparé. L'obligation selon moi est de
purifier l'Islam de ce qui n'en fait pas parti; comme les fausses croyances et les règles sans fondements, les opinions erronés et
contraires à la Sounnah. Puis d'éduquer cette génération sur cet Islam
purifié, Wallahoul-Mousta'aan!"

Silsilah Al‐Ahaadith As‐Sahihah, (4/457)



Notre Sheikh Abou 'Abdur-Rahman, Mouqbil Ibnou Hadi Al-Waadi'i a dit :
"La rébellion contre les dirigeants est un grand malheur parmi les malheurs par lesquels les musulmans sont affligés depuis les temps
anciens. Al-Hamdoulillah, les gens d'Ahlous-Sounnah ne sont
pas d'accord avec la rébellion contre le dirigeant musulman.
Car le prophète () a dit :

« Celui qui vient pour diviser votre groupe alors que vous êtes réunis autour d'un homme, alors tuer-le! »
Et le prophète () a dit :
« Si un serment d'allégeance est donné à deux Khalifah, tuer le deuxième d'entre eux. »
Et Le compagnon 'Oubaadah Ibnous-Saamit () dit :
(Le prophète () nous a appelé et nous lui avons donné l'allégeance. Parmi les
choses au sujet desquelles nous avons pris l'allégeance, il y a les suivantes : nous avons fais serment d'écouter et d'obéir, dans ce que nous aimons
et dans ce que nous n'aimons pas, dans la difficulté et dans la
facilité, et même si ceux qui nous prennent des privilèges sur
nous dans la Dounya et de ne pas disputer le commandement à celui qui
le détient, sauf si on voit un Koufr clair, au sujet duquel vous avez
une preuve évidente venant d'Allah.)

La rébellion contre le dirigeant est une Fitnah et à cause de celle-ci le sang est versé et les musulmans deviennent plus faibles. Même si le dirigeant est Kafir, il faut que les musulmans possèdent suffisamment de force pour l'affronter pour ne pas faire couler le sang des musulmans. Car Allah dit : (Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.) An-Nissa : 93.

Dans toute l'histoire d'Ahlous-Sounnah depuis les temps ancien, on remarque
qu'ils ne permettent pas de se rebeller contre le dirigeant musulman. Et
à notre époque, le fait de se rebeller contre le dirigeant
qui est Kafir nécessite que certaines conditions soient respectées.
S'il est ignorant, il doit être enseigné. Et cela ne doit pas mener à un
mal qui est plus grand, ni à faire couler le sang des
musulmans."

Toufatoul‐moujib, 'ala as‐ilatil‐haadiri wal‐gharib, p. (227 - 228)


Le but de toutes ces citations est de montrer qu'il est obligatoire d'écouter et d'obéir aux dirigeants et d'être endurant face à leur injustice et leur tyrannie, comme nous avons mentionné les preuves de cela auparavant. Et saches, frère lecteur, que la tyrannie du dirigeant n'est que contre lui-même en réalité et que de se rebeller contre lui n'est pas permis à cause de la corruption que cela amène dans la religion et dans la Dounya.



Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti.
Lundi le 20 octobre 2008, Montréal, Québec, Canada.



leçons et commentaire sur la fitna de la rebellion contre Al Hajaj

Voir le profil de l'utilisateur

Yassine 


Vétéran
Vétéran

Voir le profil de l'utilisateur http://www.forumreligion.com

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum