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1Le nom de Dieu PARTIE 2 le Dim 8 Aoû - 17:07

Fidel 


Novice
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Ses qualités sont révélées dans la création. Certaines facettes de la personnalité de Jéhovah sont révélées par ses œuvres de création, même avant la création de l’homme (Rm 1:20). Le fait même qu’il créa révèle son amour. En effet, Jéhovah se suffit à lui-même ; il ne lui manque rien. Par conséquent, quand bien même il a créé des centaines de millions de fils spirituels, aucun ne peut ajouter quoi que ce soit à sa connaissance ou apporter un quelconque aspect désirable à ses sentiments ou à sa personnalité qu’il ne possède déjà à un degré supérieur. — Dn 7:9, 10 ; Hé 12:22 ; Is 40:13, 14 ; Rm 11:33, 34.

Cela ne signifie pas pour autant que Jéhovah ne prend pas plaisir en ses créatures. L’homme ayant été fait “ à l’image de Dieu ” (Gn 1:27), la joie qu’un enfant procure à son père, surtout s’il manifeste son amour filial et agit sagement, reflète la joie que Jéhovah trouve dans ses créatures intelligentes qui l’aiment et qui le servent avec sagesse (Pr 27:11 ; Mt 3:17 ; 12:18). Il éprouve ce plaisir non en raison d’un avantage matériel ou physique, mais parce qu’il constate que ses créatures respectent de bon gré ses normes justes et se montrent désintéressées et généreuses (1Ch 29:14-17 ; Ps 50:7-15 ; 147:10, 11 ; Hé 13:16). Par contre, ceux qui se conduisent mal et qui méprisent son amour, qui jettent l’opprobre sur son nom et qui font souffrir cruellement les autres, ‘ peinent Jéhovah dans son cœur ’. — Gn 6:5-8 ; Ps 78:36-41 ; Hé 10:38.

Jéhovah prend également plaisir à exercer ses pouvoirs, soit en créant, soit d’autres façons, car il agit toujours dans un but précis et avec de bons mobiles (Ps 135:3-6 ; Is 46:10, 11 ; 55:10, 11). Lui qui donne avec générosité “ tout beau don et tout présent parfait ” prend plaisir à récompenser ses fils et ses filles fidèles en leur accordant des bienfaits (Jc 1:5, 17 ; Ps 35:27 ; 84:11, 12 ; 149:4). Néanmoins, bien qu’il soit un Dieu chaleureux et sensible, à l’évidence son bonheur ne dépend pas de ses créatures ; il ne déroge pas non plus aux principes justes par sentimentalité.

Jéhovah a également fait preuve d’amour en accordant au Fils spirituel qu’il créa en premier le privilège de participer avec lui à toutes les autres œuvres de création, tant spirituelle que matérielle, et il s’est montré généreux en le faisant savoir, ce qui honore son Fils (Gn 1:26 ; Col 1:15-17). Il n’a donc pas craint une éventuelle rivalité, ce qui aurait dénoté une faiblesse ; au contraire, il a témoigné d’une confiance absolue en sa légitime souveraineté (Ex 15:11) ainsi qu’en la fidélité et en l’attachement de son Fils. Il accorde à ses fils spirituels une liberté relative dans l’accomplissement de leurs tâches, leur permettant même parfois de s’exprimer sur la manière dont ils s’acquitteraient de missions spéciales. — 1R 22:19-22.

L’apôtre Paul souligna que les qualités invisibles de Jéhovah sont également révélées dans sa création matérielle (Rm 1:19, 20). L’étendue de son pouvoir dépasse l’entendement, puisque les gigantesques galaxies, où sont groupées des milliards d’étoiles, ne sont que ‘ l’œuvre de ses doigts ’. (Ps 8:1, 3, 4 ; 19:1.) Quant à sa sagesse, elle est si profonde que même au bout de milliers d’années de recherches et d’études, la compréhension qu’ont les hommes de la création physique n’est qu’un “ murmure ” comparé au puissant tonnerre (Jb 26:14 ; Ps 92:5 ; Ec 3:11). Les activités créatrices de Jéhovah en rapport avec la planète Terre ont été caractérisées par un enchaînement logique, suivant un programme précis (Gn 1:2-31), si bien que la terre est, pour reprendre les paroles des astronautes au XXe siècle, un joyau dans l’espace.

Révélé à l’homme en Éden. Quel genre de personne Jéhovah s’est-il révélé être pour ses premiers enfants humains ? Dans sa perfection, Adam aurait certainement adhéré à la déclaration que fit plus tard un psalmiste : “ Je te louerai de ce que, d’une si redoutable manière, je suis fait si merveilleusement. Tes œuvres sont prodigieuses, et mon âme le sait parfaitement. ” (Ps 139:14). Depuis son corps, aux capacités si remarquablement variées parmi les créatures terrestres, jusqu’aux choses qu’il observait autour de lui, l’homme avait toutes les raisons d’éprouver un immense respect pour son Créateur. Chaque nouvel oiseau, mammifère et poisson ; chaque plante, fleur et arbre différents ; et toutes les prairies, les forêts, les collines, les vallées et les cours d’eau que l’homme voyait lui montraient la profondeur et l’étendue de la sagesse de son Père et la richesse de sa personnalité, ce que reflète la grande variété de ses œuvres de création (Gn 2:7-9 ; voir aussi Ps 104:8-24). Tous les sens de l’homme (la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher) transmettaient à son esprit réceptif des témoignages qu’il avait un Créateur des plus généreux et des plus prévenant.

Par ailleurs, les besoins intellectuels d’Adam, le besoin de conversation et de compagnie, ne furent pas oubliés, car son Père lui donna un vis-à-vis féminin doté d’intelligence (Gn 2:18-23). L’homme et la femme auraient tout à fait pu chanter à Jéhovah, comme le psalmiste : “ De la joie à satiété est près de ta face ; il y a des choses agréables à ta droite pour toujours. ” (Ps 16:8, 11). Ayant été l’objet de tant d’amour, Adam et Ève devaient certainement savoir que “ Dieu est amour ”, la source de l’amour et l’exemple suprême sous ce rapport. — 1Jn 4:16, 19.

Mais plus important, Jéhovah Dieu combla les besoins spirituels de l’homme. Le Père d’Adam se révéla à son fils humain ; il communiqua avec lui, lui confia des tâches dont l’exécution fidèle constituerait un aspect essentiel du culte rendu par l’homme. — Gn 1:27-30 ; 2:15-17 ; voir aussi Am 4:13.

Un Dieu qui a des normes morales. L’homme perçut très tôt que Jéhovah n’est pas seulement un Dieu sage et généreux, mais aussi un Dieu qui a des principes moraux, qui est attaché à des normes précises quant à ce qui est bien et mal dans la conduite et les façons d’agir. Si, comme on l’a dit, Adam connaissait le récit de la création, alors il savait également que Jéhovah a des normes divines, car le récit précise à propos de ses œuvres de création que Jéhovah vit que “ c’était très bon ”, qu’elles répondaient de ce fait à sa norme parfaite. — Gn 1:3, 4, 12, 25, 31 ; voir aussi Dt 32:3, 4.

Sans normes, on ne saurait déterminer ce qui est bon et mauvais ; on ne saurait pas non plus évaluer à quel point telle chose est authentique ou excellente. À cet égard, les remarques suivantes, tirées de l’Encyclopædia Britannica (1959, vol. 21, p. 306, 307) sont instructives :
“ Les réalisations de l’homme [pour ce qui est de fixer des normes] [...] sont insignifiantes à côté des normes de la nature. Les constellations, les orbites des planètes, les propriétés immuables que sont la conductibilité, la ductilité, l’élasticité, la dureté, la perméabilité, la réfringence, la solidité ou la viscosité des matières de la nature, [...] ou la structure des cellules ne sont que quelques exemples de la normalisation étonnante présente dans la nature. ”

Soulignant l’amplitude de cette normalisation dans la création matérielle, le même ouvrage déclare : “ C’est uniquement grâce à la normalisation que l’on constate dans la nature qu’il est possible d’identifier et de classifier [...] les nombreuses espèces de plantes, de poissons, d’oiseaux ou de mammifères. À l’intérieur de ces espèces, les individus se ressemblent dans les plus infimes détails pour ce qui est des structures, des fonctions et des habitudes propres à chacune [voir Gn 1:11, 12, 21, 24, 25]. Si le corps humain ne répondait pas également à une telle normalisation, les médecins ne sauraient pas si telle personne possède certains organes, où les chercher [...]. En fait, sans les normes de la nature, il ne pourrait exister ni société organisée, ni enseignement, ni médecins ; tous dépendent de similitudes sous-jacentes, comparables. ”

Adam constata une grande stabilité dans les œuvres que Jéhovah avait créées : l’alternance régulière du jour et de la nuit, l’écoulement continu vers l’aval de l’eau du fleuve d’Éden en vertu de la pesanteur, et d’innombrables autres choses attestant que le Créateur de la terre est un Dieu non de confusion mais d’ordre (Gn 1:16-18 ; 2:10 ; Ec 1:5-7 ; Jr 31:35, 36 ; 1Co 14:33). L’homme trouva certainement cela utile dans l’accomplissement du travail et des activités qui lui étaient confiés (Gn 1:28 ; 2:15), car il lui était possible de planifier et d’exécuter son travail en toute confiance, sans être tiraillé par l’incertitude.

Eu égard à tout cela, l’homme, doté d’intelligence, ne dut pas s’étonner que Jéhovah établisse des normes pour régir sa conduite et ses rapports avec son Créateur. L’extraordinaire habileté de Jéhovah était un modèle pour Adam chargé de cultiver l’Éden et d’en prendre soin (Gn 2:15 ; 1:31). Adam prit aussi connaissance de la norme établie par Dieu dans le mariage, savoir la monogamie, et dans les liens familiaux (Gn 2:24). L’obéissance aux instructions divines fut spécialement mise en évidence comme une norme dont le respect était directement lié à la vie. Adam étant un homme parfait, Jéhovah lui fixait pour norme l’obéissance parfaite. Jéhovah donna à son fils terrestre la possibilité de prouver son amour et son attachement par l’obéissance à Son commandement interdisant de manger d’un seul des nombreux arbres fruitiers d’Éden (Gn 2:16, 17). C’était simple. Mais Adam vivait dans un contexte simple, éloigné de la complexité et de la confusion qui sont apparues depuis. Jésus Christ souligna quelque 4 000 ans plus tard la sagesse de Jéhovah manifeste dans la simplicité de cette épreuve : “ Celui qui est fidèle dans ce qui est tout petit est fidèle aussi dans ce qui est beaucoup, et celui qui est injuste dans ce qui est tout petit est injuste aussi dans ce qui est beaucoup. ” — Lc 16:10.

L’ordre et les normes établis n’empêcheraient pas l’homme de profiter de la vie ; au contraire, ils ajouteraient à son agrément. L’encyclopédie citée plus haut, à l’article consacré aux normes, fait observer à propos de la création matérielle : “ Toutefois, malgré ce témoignage écrasant de l’existence de normes, personne n’accuse la nature de monotonie. Bien que le fondement des couleurs soit formé d’une étroite bande de longueurs d’ondes du spectre, les variations et les combinaisons qui charment l’œil sont pour ainsi dire illimitées. D’une façon similaire, tout le génie musical est transmis à l’oreille par un autre groupe restreint de fréquences. ” (Vol. 21, p. 307). Pareillement, les exigences de Dieu laissaient au premier couple humain toute la liberté à laquelle pouvait aspirer un cœur juste. Il n’y avait pas à les entraver par une accumulation de lois et d’ordonnances. L’exemple d’amour du Créateur, ainsi que le respect et l’amour qu’ils lui portaient leur dicteraient de ne pas outrepasser les justes limites de leur liberté. — Voir 1Tm 1:9, 10 ; Rm 6:15-18 ; 13:8-10 ; 2Co 3:17.

Ainsi, par sa personne même, par ses manières d’agir et par ses déclarations, Jéhovah Dieu était et demeure la Norme suprême pour tout l’univers, la définition et la plénitude de la bonté. Son Fils, alors qu’il était sur la terre, put donc dire à un homme : “ Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est un seul : Dieu. ” — Mc 10:17, 18 ; voir aussi Mt 19:17 ; 5:48.

Sa souveraineté sera justifiée et son nom sanctifié. Tout ce qui a trait à la personne de Dieu est saint : son nom personnel, Jéhovah, est saint et doit en conséquence être sanctifié (Lv 22:32). Sanctifier signifie “ rendre saint, mettre à part ou tenir pour sacré ”, donc ne pas employer comme quelque chose de commun ou d’ordinaire (Is 6:1-3 ; Lc 1:49 ; Ré 4:8 ; voir SANCTIFICATION). En considération de la personne qu’il désigne, le nom de Jéhovah est “ grand et redoutable ” (Ps 99:3, 5), “ majestueux ” et “ à une hauteur inaccessible ” (Ps 8:1 ; 148:13), méritant d’être redouté. — Is 29:23.

Profanation du nom. Il apparaît que le nom divin était entouré d’un tel respect jusqu’à ce que les événements du jardin d’Éden entraînent sa profanation. La rébellion de Satan mit en question la réputation de Dieu. Il prétendit devant Ève parler pour Dieu en lui révélant ce que “ Dieu sait ”, alors que par la même occasion il mettait en doute l’ordre que Dieu avait donné à Adam à propos de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais (Gn 3:1-5). Puisqu’il s’était vu confier une mission par Dieu et qu’il était le chef terrestre par l’intermédiaire duquel Dieu transmettait ses instructions à la famille humaine, Adam représentait Jéhovah sur la terre (Gn 1:26, 28 ; 2:15-17 ; 1Co 11:3). Il est dit de ceux qui remplissent une telle fonction qu’ils ‘ servent au nom de Jéhovah ’ et ‘ parlent en son nom ’. (Dt 18:5, 18, 19 ; Jc 5:10.) Cela veut dire que, si Ève avait déjà profané le nom de Jéhovah par sa désobéissance, en l’imitant Adam commettait un acte de mépris particulièrement répréhensible pour le nom qu’il représentait. — Voir 1S 15:22, 23.

La question capitale est d’ordre moral. Manifestement, le fils spirituel qui devint Satan savait que Jéhovah est un Dieu attaché à des normes morales, non un être inconstant, imprévisible. S’il avait connu Jéhovah comme un Dieu aux réactions violentes non maîtrisées, il n’aurait pu que s’attendre à être détruit sur-le-champ en raison de sa conduite. La question que Satan souleva en Éden ne tendait donc pas simplement à mettre à l’épreuve la puissance de Jéhovah ou sa capacité de détruire. Il s’agissait plutôt d’une question d’ordre moral : Dieu avait-il moralement le droit d’exercer la souveraineté universelle et d’exiger de toutes ses créatures en tout lieu une obéissance et un attachement absolus ? C’est ce qu’indiquent les paroles que Salan adressa à Ève (Gn 3:1-6). De même, le livre de Job montre Jéhovah dévoilant devant ses fils angéliques assemblés tout ce que signifiait la position qu’avait prise son Adversaire. Satan prétendait, en effet, que la fidélité de Job (et, par suite, celle de toutes les créatures intelligentes de Dieu) à l’égard de Jéhovah n’était pas totale, qu’elle n’était pas motivée par un attachement sincère et un amour authentique. — Jb 1:6-22 ; 2:1-8.

Ainsi, la question de l’intégrité des créatures intelligentes de Dieu était une question secondaire, accessoire, résultant de la question principale, celle du droit de Dieu à la souveraineté universelle. Ces questions exigeaient du temps pour montrer si les accusations étaient fondées ou injustifiées, pour attester la disposition de cœur des créatures de Dieu, et donc pour trancher sans doute possible (voir Jb 23:10 ; 31:5, 6 ; Ec 8:11-13 ; Hé 5:7-9 ; voir aussi INTÉGRITÉ ; MÉCHANCETÉ). C’est pourquoi Jéhovah n’exécuta pas immédiatement le couple humain rebelle, ni le fils spirituel qui avait soulevé la question ; les deux ‘ semences ’ annoncées, qui représenteraient les deux parties s’opposant dans ce litige, allaient venir à l’existence. — Gn 3:15.

Cette question était toujours pendante quand Jésus Christ était sur la terre, comme le montre sa confrontation avec Satan dans le désert, après son jeûne de 40 jours. Les tactiques dignes d’un serpent qu’employa l’Adversaire de Jéhovah pour tenter le Fils de Dieu reprenaient le schéma d’Éden 4 000 ans plus tôt. Satan proposant la domination sur les royaumes de la terre, il était manifeste que la question de la souveraineté universelle n’avait pas changé (Mt 4:1-10). Le livre de la Révélation révèle que cette question resterait pendante jusqu’au jour où Jéhovah Dieu déclarerait l’affaire close (voir aussi Ps 74:10, 22, 23) et exécuterait son juste jugement sur tous ses adversaires, justifiant totalement sa souveraineté et sanctifiant son saint nom par le moyen de son Royaume juste. — Ré 11:17, 18 ; 12:17 ; 14:6, 7 ; 15:3, 4 ; 19:1-3, 11-21 ; 20:1-10, 14.

Pourquoi la sanctification du nom de Dieu est-elle de la plus haute importance ?
Le récit biblique est centré dans son intégralité sur la justification de la souveraineté de Jéhovah, ce qui montre à l’évidence que le dessein premier de Jéhovah Dieu est la sanctification de son nom. Cette sanctification exige que le nom de Dieu soit lavé de tout opprobre. Mais plus encore, elle exige que toutes les créatures intelligentes au ciel et sur la terre honorent ce nom comme étant saint. Par suite, cela implique qu’elles reconnaissent et respectent la position souveraine de Jéhovah, de leur plein gré, désireuses de le servir, se réjouissant d’accomplir sa volonté, par amour pour lui. Dans la prière qu’il adressa à Jéhovah en Psaume 40:5-10, David exprima bien cet état d’esprit et parla de la sanctification véritable du nom de Jéhovah. (On notera qu’en Hé 10:5-10 un apôtre appliqua des parties de ce psaume à Jésus Christ.)

En conséquence, le bon ordre, la paix et le bien-être de tout l’univers et de ses habitants dépendent de la sanctification du nom de Jéhovah. Le Fils de Dieu mit cette idée en évidence, indiquant en même temps le moyen par lequel Jéhovah accomplirait son dessein, lorsqu’il apprit à ses disciples à prier Dieu ainsi : “ Que ton nom soit sanctifié. Que ton royaume vienne. Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre. ” (Mt 6:9, 10). La connaissance du dessein principal de Jéhovah permet de comprendre le pourquoi des actes de Dieu et de ses rapports avec ses créatures décrits tout au long de la Bible.

C’est ainsi qu’on apprend que la nation d’Israël, dont l’histoire constitue une grande partie du récit biblique, fut choisie par Jéhovah pour être un peuple portant son nom (Dt 28:9, 10 ; 2Ch 7:14 ; Is 43:1, 3, 6, 7). L’alliance de la Loi que Jéhovah conclut avec les Israélites insistait sur leur obligation de vouer un attachement exclusif à Jéhovah leur Dieu et de ne pas prendre son nom de manière indigne, “ car Jéhovah, disait-elle, ne laissera pas impuni celui qui prendra son nom de manière indigne ”. (Ex 20:1-7 ; voir aussi Lv 19:12 ; 24:10-23.) Jéhovah ayant démontré en libérant Israël d’Égypte son pouvoir de sauver et son pouvoir de détruire, son nom fut ‘ proclamé dans toute la terre ’, et sa renommée précéda Israël dans sa marche vers la Terre promise (Ex 9:15, 16 ; 15:1-3, 11-17 ; 2S 7:23 ; Jr 32:20, 21). C’est ce qu’exprima le prophète Isaïe : “ C’est ainsi que tu as conduit ton peuple, pour te faire un nom magnifique. ” (Is 63:11-14). Lorsqu’Israël se montra rebelle dans le désert, Jéhovah lui témoigna de la miséricorde et ne l’abandonna pas. Il révéla toutefois sa motivation première : “ Je me suis mis à agir à cause de mon nom, pour qu’il ne soit pas profané sous les yeux des nations. ” — Éz 20:8-10.

Durant toute l’histoire de cette nation, Jéhovah lui rappela l’importance de son nom sacré. Jéhovah choisit comme capitale Jérusalem, où se trouvait le mont Sion, “ pour y placer son nom, pour l’y faire résider ”. (Dt 12:5, 11 ; 14:24, 25 ; Is 18:7 ; Jr 3:17.) Le temple érigé dans cette ville était la ‘ maison pour le nom de Jéhovah ’. (1Ch 29:13-16 ; 1R 8:15-21, 41-43.) Ce qui se ferait dans ce temple ou dans cette ville, bon ou mauvais, aurait inévitablement une incidence sur le nom de Jéhovah et retiendrait son attention (1R 8:29 ; 9:3 ; 2R 21:4-7). La profanation du nom de Jéhovah en ces lieux entraînerait à coup sûr la destruction de la ville et le rejet du temple lui-même (1R 9:6-8 ; Jr 25:29 ; 7:8-15 ; voir le comportement et les paroles de Jésus en Mt 21:12, 13 ; 23:38). C’est pour ces raisons que Jérémie et Daniel implorèrent la miséricorde et l’aide de Jéhovah en faveur de leur peuple et de la ville ‘ par égard pour son nom ’. — Jr 14:9 ; Dn 9:15-19.

Lorsqu’il annonça que le peuple portant son nom retournerait en Juda et serait purifié, Jéhovah leur précisa de nouveau son souci premier : “ Et j’aurai compassion de mon saint nom. ” “ ‘ Ce n’est pas à cause de vous que je le fais, ô maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané parmi les nations où vous êtes venus. ’ ‘ À coup sûr, je sanctifierai mon grand nom, qui était profané [...] ; et il faudra que les nations sachent que je suis Jéhovah ’, c’est là ce que déclare le Souverain Seigneur Jéhovah, ‘ quand je serai sanctifié parmi vous sous leurs yeux. ’ ” — Éz 36:20-27, 32.

Ces versets et d’autres montrent que Jéhovah n’accorde pas une importance excessive à l’humanité. Tous les hommes sont pécheurs ; en toute justice ils méritent donc la mort, et ce n’est que grâce à la faveur imméritée et à la miséricorde de Dieu que quelqu’un obtiendra la vie (Rm 5:12, 21 ; 1Jn 4:9, 10). Jéhovah ne doit rien à l’humanité, et pour ceux qui l’obtiendront la vie éternelle sera un don, non un salaire gagné (Rm 5:15 ; 6:23 ; Tt 3:4, 5). Il est vrai que Dieu a manifesté un amour incomparable aux humains (Jn 3:16 ; Rm 5:7, 8). Mais ce serait contraire à la vérité biblique et adopter une optique erronée que de penser que le salut des humains est la question capitale ou le critère permettant de juger de l’équité, de la justice et de la sainteté de Dieu. Le psalmiste exposa la bonne façon de voir les choses quand il s’exclama avec humilité et admiration : “ Ô Jéhovah notre Seigneur, que ton nom est majestueux dans toute la terre, toi dont on raconte la dignité au-dessus des cieux ! [...] Quand je vois tes cieux, les œuvres de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as préparées, qu’est-ce que le mortel pour que tu penses à lui, et le fils de l’homme tiré du sol pour que tu t’occupes de lui ? ” (Ps 8:1, 3, 4 ; 144:3 ; voir aussi Is 45:9 ; 64:8). La sanctification du nom de Jéhovah Dieu a légitimement plus d’importance que la vie de l’ensemble des humains. C’est pourquoi, comme l’expliqua le Fils de Dieu, l’homme doit aimer son prochain comme lui-même, mais il doit aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force (Mc 12:29-31). Cela signifie aimer Jéhovah Dieu plus que sa famille, ses amis ou la vie elle-même. — Dt 13:6-10 ; Ré 12:11 ; voir l’attitude des trois Hébreux en Dn 3:16-18

Cette façon de voir conforme aux Écritures ne devrait pas rebuter les hommes, mais au contraire les amener à apprécier d’autant plus le vrai Dieu. Puisque Jéhovah aurait pu, en toute justice, anéantir tous les humains pécheurs, le salut qu’il procure à certains humains n’en exalte que plus l’étendue de sa miséricorde et de sa faveur imméritée (Jn 3:36). Il ne prend pas plaisir à la mort du méchant (Éz 18:23, 32 ; 33:11), mais il ne permettra pas pour autant que le méchant échappe à l’exécution de son jugement (Am 9:2-4 ; Rm 2:2-9). Il est patient en vue du salut des humains obéissants (2P 3:8-10), mais il ne tolérera pas indéfiniment une situation qui jette l’opprobre sur son nom grandiose (Ps 74:10, 22, 23 ; Is 65:6, 7 ; 2P 2:3). Il use de compassion et de compréhension envers les faiblesses des hommes, pardonnant “ largement ” à ceux qui se repentent (Ps 103:10-14 ; 130:3, 4 ; Is 55:6, 7), mais il ne les dispense pas des responsabilités qu’ils portent légitimement à cause de leurs actions et des répercussions qu’elles ont sur eux et sur leur famille. Ils moissonnent ce qu’ils ont semé (Dt 30:19, 20 ; Ga 6:5, 7, 8). Ainsi donc, Jéhovah équilibre de façon sublime et à la perfection la justice et la miséricorde. Les humains qui voient les choses comme la Parole de Dieu les révèle (Is 55:8, 9 ; Éz 18:25, 29-31) ne commettent pas la grave erreur de traiter à la légère la faveur imméritée de Dieu ou d’“ en manquer le but ”. — 2Co 6:1 ; Hé 10:26-31 ; 12:29.

Ses qualités et ses normes sont immuables. Jéhovah déclara au peuple d’Israël : “ Je suis Jéhovah ; je n’ai pas changé. ” (Ml 3:6). Ces paroles, il les prononça quelque 3 500 ans après avoir créé les humains et quelque 1 500 ans après avoir conclu l’alliance abrahamique. Certains prétendent que le Dieu révélé dans les Écritures hébraïques est différent du Dieu révélé par Jésus Christ et par les rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes, mais à l’analyse cette affirmation est sans fondement. Le disciple Jacques dit fort justement de Dieu : “ Chez lui il n’y a pas de variation de la rotation de l’ombre. ” (Jc 1:17). Il n’y a pas eu “ adoucissement ” de la personnalité de Jéhovah Dieu au fil des siècles, car un adoucissement n’était pas nécessaire. La sévérité que lui attribuent les Écritures grecques chrétiennes n’est pas moindre, ni son amour plus intense qu’au début de ses rapports avec les humains en Éden.

Les différences apparentes dans la personnalité divine ne sont en réalité que des facettes différentes de la même personnalité constante. Elles viennent de ce que des situations ou des personnes diverses appellent des comportements ou des rapports différents (voir Is 59:1-4). Ce n’est pas Jéhovah qui changea, mais Adam et Ève qui changèrent ; ils se mirent eux-mêmes dans une position qui interdisait à Jéhovah, en vertu de ses normes de justice immuables, de les considérer plus longtemps comme membres de sa famille universelle bien-aimée. En raison de leur perfection, ils étaient entièrement responsables de leur conduite mauvaise délibérée (Rm 5:14) et ne pouvaient donc bénéficier de la miséricorde divine. Jéhovah leur témoigna néanmoins de la faveur imméritée, car il commença par leur fournir des vêtements et leur permit de vivre plusieurs siècles à l’extérieur du lieu protégé qu’était l’Éden et d’avoir des enfants avant de mourir des suites de leur conduite pécheresse (Gn 3:8-24). Après leur renvoi d’Éden, Dieu cessa apparemment de communiquer avec Adam et sa femme.

Pourquoi il peut traiter avec des humains imparfaits. Les normes de justice de Jéhovah lui permirent d’agir différemment avec les enfants d’Adam et Ève qu’avec Adam et Ève eux-mêmes. Pourquoi cela ? Ayant hérité du péché, c’est involontairement qu’ils viennent au monde créatures imparfaites, naturellement enclines au mal (Ps 51:5 ; Rm 5:12). Jéhovah avait donc une raison d’être miséricordieux envers eux. Sa première prophétie (Gn 3:15), qu’il énonça en Éden en même temps que son jugement, montra que la rébellion de ses premiers enfants humains (et celle d’un de ses fils spirituels) ne l’avait pas aigri ni n’avait tari le flot de son amour. Cette prophétie, dont la signification fut pleinement révélée des millénaires plus tard, annonçait en termes symboliques le règlement de la situation provoquée par la rébellion et le rétablissement des conditions dans leur perfection originelle. — Voir le symbolisme du “ serpent ”, de la “ femme ” et de la “ semence ” en Ré 12:9, 17 ; Ga 3:16, 29 ; 4:26, 27.

Jéhovah a permis aux descendants d’Adam de vivre sur la terre pendant des millénaires, bien qu’ils soient imparfaits, voués à la mort et incapables de s’affranchir eux-mêmes de l’étreinte mortelle du péché. L’apôtre chrétien Paul expliqua pourquoi Jéhovah a toléré cette situation : “ Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise [à savoir Jéhovah Dieu], en raison de l’espérance que la création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption et aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que jusqu’à maintenant toute la création ne cesse de gémir ensemble et de souffrir ensemble. ” (Rm 8:20-22). Ainsi que l’explique l’article PRESCIENCE, PRÉDÉTERMINATION, PRÉDESTINATION, rien n’indique que Jéhovah décida d’user de ses facultés de discernement pour savoir à l’avance si le premier couple humain dévierait. Par contre, quand cela se fut produit, Jéhovah détermina d’avance le moyen de redresser la situation (Ép 1:9-11). Ce saint secret, renfermé au départ dans la prophétie symbolique énoncée en Éden, fut finalement entièrement révélé en la personne du Fils unique-engendré de Jéhovah envoyé sur la terre “ pour rendre témoignage à la vérité ” et, ‘ par la faveur imméritée de Dieu, goûter la mort pour tout homme ’. — Jn 18:37 ; Hé 2:9

Les relations de Jéhovah avec certains descendants du pécheur Adam et les bénédictions qu’il leur accorda ne marquèrent donc pas une modification des normes de sa justice parfaite. Il n’approuvait pas par là leur condition pécheresse. Parce que ses desseins se réaliseront à coup sûr, Jéhovah “ appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient ” (comme lorsqu’il donna à Abram, alors sans enfant, le nom d’“ Abraham ”, qui signifie “ Père d’une foule [multitude] ”) (Rm 4:17). Sachant qu’au temps fixé par lui (Ga 4:4) il fournirait une rançon, le moyen légal de pardonner le péché et d’éliminer l’imperfection (Is 53:11, 12 ; Mt 20:28 ; 1P 2:24), Jéhovah pouvait sans se désavouer traiter avec des humains imparfaits, ayant hérité du péché, et les avoir à son service. Il disposait en effet d’une base juste pour les ‘ compter ’ comme justes en raison de leur foi dans ses promesses et, plus tard, dans la réalisation de ces promesses en Christ Jésus, sacrifice parfait pour les péchés (Jc 2:23 ; Rm 4:20-25). Ainsi donc, la rançon fournie par Jéhovah et ses bienfaits attestent éloquemment de l’amour et de la miséricorde de Jéhovah, mais aussi de sa fidélité à ses normes élevées de justice, car au travers de la rançon il montre “ sa propre justice à l’époque présente, pour qu’il soit juste même quand il déclare juste l’homme qui [bien qu’imparfait] a foi en Jésus ”. — Rm 3:21-26 ; voir aussi Is 42:21

Pourquoi le ‘ Dieu de paix ’ combat. Ce n’est pas parce que Jéhovah déclara en Éden qu’il mettrait une inimitié entre la semence de son Adversaire et la semence de “ la femme ” qu’il n’était plus le ‘ Dieu de paix ’. (Gn 3:15 ; Rm 16:20 ; 1Co 14:33.) La situation correspondait alors à celle qui existait lorsque son Fils, Jésus Christ, vivait sur la terre. Après avoir parlé de son union avec son Père céleste, Jésus déclara : “ Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre ; je suis venu mettre, non pas la paix, mais l’épée. ” (Mt 10:32-40). Le ministère de Jésus fut cause de divisions, même au sein des familles (Lc 12:51-53), mais c’est parce qu’il adhérait aux normes justes et à la vérité de Dieu et les proclamait. Beaucoup endurcissant leur cœur contre ces vérités et d’autres les acceptant, des divisions apparurent (Jn 8:40, 44-47 ; 15:22-25 ; 17:14). Les divisions étaient inévitables à partir du moment où il fallait soutenir les principes divins, mais la responsabilité en incombait à ceux qui rejetaient le bien.

De même, l’inimitié fut prédite parce que les normes parfaites de Jéhovah ne permettraient pas d’excuser l’attitude rebelle de la “ semence ” de Satan. Dieu désapprouvant les rebelles et bénissant ceux qui s’attachent à la justice, il en résulterait des divisions (Jn 15:18-21 ; Jc 4:4), comme dans le cas de Caïn et d’Abel. — Gn 4:2-8 ; Hé 11:4 ; 1Jn 3:12 ; Jude 10, 11

L’attitude rebelle adoptée par les hommes et les anges méchants revenait à contester la souveraineté légitime de Jéhovah et le bon ordre de tout l’univers. Face à une telle contestation, Jéhovah dut devenir “ un guerrier ” (Ex 15:3-7) qui défend son beau nom et ses normes justes, qui se bat en faveur de ceux qui l’aiment et le servent, et qui exécute le jugement sur ceux qui méritent la destruction (1S 17:45 ; 2Ch 14:11 ; Is 30:27-31 ; 42:13). Il n’hésite pas à utiliser sa toute-puissance, parfois dévastatrice, comme au déluge, lors de la destruction de Sodome et Gomorrhe, et quand il délivra Israël d’Égypte (Dt 7:9, 10). Et il ne craint pas de révéler les moindres détails des guerres justes qu’il mène ; il ne s’excuse pas, n’ayant aucune raison d’avoir honte (Jb 34:10-15 ; 36:22-24 ; 37:23, 24 ; 40:1-8 ; Rm 3:4). Dieu se doit d’agir par respect pour son nom et pour la justice qu’il représente, ainsi que par amour pour ceux qui l’aiment. — Is 48:11 ; 57:21 ; 59:15-19 ; Ré 16:5-7.

Les Écritures grecques chrétiennes tracent le même portrait. L’apôtre Paul encouragea ses compagnons chrétiens en ces termes : “ Le Dieu qui donne la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. ” (Rm 16:20 ; voir aussi Gn 3:15). Il expliqua aussi qu’il est juste de la part de Dieu de rendre la tribulation à ceux qui font subir la tribulation à ses serviteurs, amenant une destruction éternelle sur ces adversaires (2Th 1:6-9). Cela s’accordait avec les enseignements du Fils de Dieu qui ne laissa planer aucun doute sur la détermination inflexible de son Père d’anéantir par la force toute méchanceté et ceux qui la pratiquent (Mt 13:30, 38-42 ; 21:42-44 ; 23:33 ; Lc 17:26-30 ; 19:27). Le livre de la Révélation dépeint de nombreuses opérations guerrières autorisées par Dieu. Cependant, tout cela débouche par la sagesse de Jéhovah sur l’établissement d’une paix durable, universelle, solidement fondée sur l’équité et la justice. — Is 9:6, 7 ; 2P 3:13.

Ses rapports avec l’Israël selon la chair et avec l’Israël spirituel. Pareillement, le contenu des Écritures hébraïques et celui des Écritures grecques chrétiennes diffèrent le plus souvent parce que les premières exposent surtout les rapports de Jéhovah avec l’Israël selon la chair, tandis que les dernières introduisent et décrivent dans une large mesure ses rapports avec l’Israël spirituel, la congrégation chrétienne. On a donc d’un côté une nation forte de plusieurs millions d’individus qui en sont membres uniquement en raison de leur ascendance, un mélange de bon et de mauvais. De l’autre côté, on a une nation spirituelle composée de personnes attirées à Dieu par Jésus Christ, des personnes qui aiment la vérité et le bien, et qui de plein gré se vouent personnellement à Jéhovah pour accomplir sa volonté. Logiquement, Dieu allait entretenir avec ces deux groupes des rapports différents, le premier groupe s’attirant davantage de manifestations de la colère et de la sévérité de Jéhovah que le deuxième.

Ce serait pourtant une grosse erreur que de passer à côté de la vision enrichissante et réconfortante de la personnalité de Jéhovah Dieu qu’offrent ses manières d’agir envers l’Israël selon la chair. Elles fournissent des exemples attestant solidement que Jéhovah est le genre de Personne qu’il affirma être lorsqu’il se décrivit à Moïse en ces termes : “ Jéhovah, Jéhovah, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère et abondant en bonté de cœur et en vérité, conservant la bonté de cœur à des milliers, pardonnant la faute et la transgression et le péché, mais en aucun cas il n’accordera l’exemption de punition, faisant venir la punition pour la faute des pères sur les fils et sur les petits-fils, sur la troisième génération et sur la quatrième génération. ” — Ex 34:4-7 ; voir aussi Ex 20:5.

Bien qu’équilibrés par la justice, ce sont en réalité l’amour et la patience qui sont les traits dominants de la personnalité de Jéhovah telle que la révèle l’histoire d’Israël, peuple extrêmement favorisé qui dans l’ensemble se montra incroyablement ‘ raide de cou ’ et ‘ dur de cœur ’ envers son Créateur (Ex 34:8, 9 ; Ne 9:16, 17 ; Jr 7:21-26 ; Éz 3:7). Si Jéhovah condamna Israël avec vigueur et à maintes reprises par l’intermédiaire de ses prophètes, cela ne met que plus en évidence la grandeur de sa miséricorde et l’étendue stupéfiante de sa patience. Après avoir supporté cette nation plus de 1 500 ans, et après que les chefs religieux de celle-ci eurent provoqué la mort de son propre Fils, Jéhovah leur accorda encore sa faveur pendant trois ans et demi : dans sa miséricorde, il limita la prédication de la bonne nouvelle à cette nation pour lui donner une possibilité supplémentaire d’accéder au privilège de régner avec son Fils, possibilité dont profitèrent des milliers de Juifs repentants. — Ac 2:1-5, 14-41 ; 10:24-28 ; 34-48

Jésus Christ faisait manifestement référence à la déclaration de Jéhovah citée précédemment selon laquelle Dieu ‘ fait venir la punition sur les descendants éloignés des coupables ’ lorsqu’il dit aux scribes et aux Pharisiens hypocrites : “ Vous dites : ‘ Si nous avions été là aux jours de nos ancêtres, nous ne nous serions pas associés à eux pour répandre le sang des prophètes. ’ Donc, vous témoignez contre vous-mêmes que vous êtes fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, comblez donc la mesure de vos ancêtres. ” (Mt 23:29-32). Malgré leurs affirmations, ces hommes démontrèrent par leurs actions qu’ils approuvaient les actes iniques de leurs ancêtres et étaient eux-mêmes encore parmi ‘ ceux qui haïssent Jéhovah ’. (Ex 20:5 ; Mt 23:33-36 ; Jn 15:23, 24.) C’est pourquoi, à la différence des Juifs qui se repentirent et qui écoutèrent le Fils de Dieu, ces hommes subirent les conséquences cumulées du jugement divin quand, des années plus tard, Jérusalem fut assiégée puis détruite, et que la majorité de ses habitants périrent. Ils auraient pu en réchapper, mais ils choisirent de ne pas profiter de la miséricorde de Jéhovah. — Lc 21:20-24 ; voir aussi Dn 9:10, 13-15.

Son Fils reflète sa personnalité. Dans tous les domaines, Jésus Christ fut le fidèle reflet de l’admirable personnalité de son Père, Jéhovah Dieu, au nom de qui il vint (Jn 1:18 ; Mt 21:9 ; Jn 12:12, 13 ; voir aussi Ps 118:26). Jésus déclara : “ Le Fils ne peut rien faire de sa propre initiative, mais seulement ce qu’il voit faire au Père. Car ce que Celui-là fait, cela, le Fils aussi le fait pareillement. ” (Jn 5:19). Il s’ensuit que la bonté et la compassion, la douceur et la cordialité, ainsi que l’amour puissant de la justice et la haine de la méchanceté (Hé 1:8, 9) que manifesta Jésus sont autant de qualités que le Fils avait observées chez son Père, Jéhovah Dieu. — Comparer Mt 9:35, 36 avec Ps 23:1-6 et Is 40:10, 11 ; Mt 11:27-30 avec Is 40:28-31 et Is 57:15, 16 ; Lc 15:11-24 avec Ps 103:8-14 ; Lc 19:41-44 avec Éz 18:31, 32 ; voir aussi Éz 33:11.

Toute personne éprise de justice qui lit les Écritures inspirées et en vient vraiment à “ connaître ” et à comprendre la pleine signification du nom de Jéhovah (Ps 9:9, 10 ; 91:14 ; Jr 16:21) a donc toutes les raisons d’aimer et de bénir ce nom (Ps 72:18-20 ; 119:132 ; Hé 6:10), de le louer et de l’exalter (Ps 7:17 ; Is 25:1 ; Hé 13:15), de le craindre et de le sanctifier (Ne 1:11 ; Ml 2:4-6 ; 3:16-18 ; Mt 6:9), de mettre sa confiance en lui (Ps 33:21 ; Pr 18:10), et de dire comme le psalmiste : “ Je veux chanter pour Jéhovah durant ma vie ; je veux exécuter des mélodies pour mon Dieu tant que je serai. Que ma méditation à son sujet soit agréable. Moi, je me réjouirai en Jéhovah. Les pécheurs seront supprimés sur la terre ; et les méchants, eux, ne seront plus. Bénis Jéhovah, ô mon âme ! Louez Yah ! ” — Ps 104:33-35.

Quelques-unes des nombreuses traductions des Écritures
grecques chrétiennes qui ont inséré le nom divin.


Novum Testamentum Domini Nostri Iesu Christi, traduit par Elias Hutter (partie hébraïque) ; publié à Nuremberg ; 1599 ; Éphésiens 5:17.
The New Testament of Our Lord and Saviour Jesus Christ, traduit par John Eliot (en massachusett) ; publié à Cambridge, Massachusetts ; 1661 ; Matthieu 21:9.
A Literal Translation of the New Testament [...] From the Text of the Vatican Manuscript, par Herman Heinfetter ; publié à Londres ; 1863 ; Marc 12:29, 30.
Sämtliche Schriften des Neuen Testaments, traduit par Johann Jakob Stolz (en allemand) ; publié à Zurich ; 1781-1782 ; Romains 15:11.

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2Re: Le nom de Dieu PARTIE 2 le Mar 10 Aoû - 8:06

Ikhawi 


Habitué
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Comme le dit la bible, Pilate inscrit le nom du motif de la condamnation de Jésus sur la croix qui s'est auto-proclamé roi des juifs : "Jésus de Nazareth Roi des Juifs".

Si on retranscrit cette inscription en hébreu et que l'on prend la première lettre de chaque mot on obtient :

ישׁוע הנוצרי ומלך היהודים = יהוה

YHWH = Yéshoua Hanotsri Woumeleh Hayeoudim

Yéshoua ישׁוע = Jésus
Hanotsri הנוצרי = de Nazareth
Woumeleh ומלך = Roi
Hayeoudim היהודים = des Juifs

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3Re: Le nom de Dieu PARTIE 2 le Mar 10 Aoû - 16:42

Incognito 


Récurrent
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Très belle observation

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4Re: Le nom de Dieu PARTIE 2 Aujourd'hui à 13:23

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