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1Réponses aux questions de Moslima le Jeu 15 Juil - 18:20

Gisg 


Habitué
Habitué
Comme tu l'as demandé Moslima j'ouvre un nouveau sujet pour essayer de répondre à tes questions. :)

"
1/on se base sur quoi pour prouver une croyance chez vous?

2/comment vous pouvez prouver que votre religion est la vrai religion ?
"

Je n'ai pas compris la question n°1 : prouver quelles croyances ?

n°2 : On ne le peut. Nous marchons par la foie, mais ce que je peux te dire c'est que j'ai la ferme assurance que Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour pardonner nos péchés.

voilà ^^

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Islam 


Récurrent
Récurrent
@Gisg a écrit:Comme tu l'as demandé Moslima j'ouvre un nouveau sujet pour essayer de répondre à tes questions. :)

"
1/on se base sur quoi pour prouver une croyance chez vous?

2/comment vous pouvez prouver que votre religion est la vrai religion ?
"

Je n'ai pas compris la question n°1 : prouver quelles croyances ?

n°2 : On ne le peut. Nous marchons par la foie, mais ce que je peux te dire c'est que j'ai la ferme assurance que Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour pardonner nos péchés.

voilà ^^

Merci pour ta réponse mais fallait il pas répondre dans le meme sujet que mouslima à ouvert ?

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Yassine 


Vétéran
Vétéran
@Gisg a écrit:Comme tu l'as demandé Moslima j'ouvre un nouveau sujet pour essayer de répondre à tes questions. :)

"
1/on se base sur quoi pour prouver une croyance chez vous?

2/comment vous pouvez prouver que votre religion est la vrai religion ?
"

Je n'ai pas compris la question n°1 : prouver quelles croyances ?

n°2 : On ne le peut. Nous marchons par la foie, mais ce que je peux te dire c'est que j'ai la ferme assurance que Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour pardonner nos péchés.

voilà ^^
Et pourquoi tu n'as pas opté de répondre dans la topic de Moslima ? smile

>>> http://www.forumreligion.com/bible-et-tradition-f5/questions-sans-reponses-t315.htm

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moslima 


Novice
Novice
@Gisg a écrit:

Je n'ai pas compris la question n°1 : prouver quelles croyances ?

ça veut quel sont vos critères pour juger une religion ? Par ex vous vous baser sur quoi pour dire que l’islam est une fausse religion ?

@Gisg a écrit:
n°2 : On ne le peut. Nous marchons par la foie, mais ce que je peux te dire c'est que j'ai la ferme assurance que Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour pardonner nos péchés.

voilà ^^
Mais qu’est ce que vous faites pour convaincre les autre à partager la même foi?

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moslima 


Novice
Novice
@Fidel a écrit:
@moslima a écrit:
2/comment vous pouvez prouver que votre religion est la vrai religion ?

(Les versets mentionnés plus bas démontrent le point de vue de Dieu et de Jésus sur certains sujets)

Je suis Témoin de Jéhovah :

- Seul peuple qui, à ma connaissance, ne va pas à la guerre :

"Alors Jésus lui dit : “ Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée" MATTHIEU 26:52

"Oui, il rendra jugement au milieu des nations et remettra les choses en ordre concernant des peuples nombreux. Et ils devront forger leurs épées en socs et leurs lances en cisailles. Une nation ne lèvera pas l’épée contre une nation, et ils n’apprendront plus la guerre." ISAIE 2:4

"Il fait cesser les guerres jusqu’à l’extrémité de la terre.
L’arc, il le brise, oui il met en pièces la lance ;
il brûle les chariots au feu." PSAUMES 46:9

À voir aussi : http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=182
http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?lang=fr&ModuleId=153

- Seul peuple qui, à ma connaissance, ne se mêle pas de la politique :

"Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire roi, se retira de nouveau dans la montagne, tout seul." JEAN 6:15

"Je leur ai donné ta parole, mais le monde les a haïs, parce qu’ils ne font pas partie du monde, comme moi je ne fais pas partie du monde. Je te demande, non pas de les retirer du monde, mais de veiller sur eux à cause du méchant. Ils ne font pas partie du monde, comme moi je ne fais pas partie du monde" jean 17:14-16

Satan chef de ce monde : "Maintenant a lieu un jugement de ce monde ; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors." JEAN 12:31

"Nous savons que nous venons de Dieu, mais que le monde entier se trouve au pouvoir du méchant" 1 JEAN 5:19

- Seul peuple qui prêche le Royaume de Dieu de porte en porte sur toute la Terre :

"Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin." MATTHIEU 24:14

"Passez, passez par les portes. Frayez le chemin du peuple. Remblayez, remblayez la grande route. Débarrassez[-la] des pierres. Levez un signal pour les peuples." ISAIE 62:10

"Et chaque jour, dans le temple et de maison en maison, ils continuaient sans arrêt à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle concernant le Christ, Jésus." ACTES 5:42

"Mais il leur dit : “ Aux autres villes aussi il me faut annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé." LUC 4:43

"À partir de ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire : “Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché.”
" MATTHIEU 4:17

- Seul peuple qui, à ma connaissance, refuse de prendre du sang :

"Tout animal qui se meut [et] qui est vivant pourra vous servir de nourriture. Comme pour la végétation verte, oui je vous donne tout cela. Seulement la chair avec son âme — son sang — vous ne devez pas la manger. D’autre part, votre sang de vos âmes, je le redemanderai. De la main de toute créature vivante, je le redemanderai ; et, de la main de l’homme, de la main de chacun qui est son frère, je redemanderai l’âme de l’homme" GENÈSE 9:3-5

"Car l’âme de toute sorte de chair est son sang par l’âme [qui est] en lui. Voilà pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : “ Vous ne devez manger le sang d’aucune sorte de chair, car l’âme de toute sorte de chair est son sang. Quiconque le mangera sera retranché." LÉVITIQUE 17:14

"Car l’esprit saint et nous-mêmes avons jugé bon de ne pas vous ajouter d’autre fardeau, si ce n’est ces choses-ci qui sont nécessaires : vous abstenir des choses qui ont été sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez soigneusement de ces choses, vous prospérerez. Portez-vous bien ! ”" ACTES 15:28-29

--------

Et il y a bien d'autres points dont les témoins de Jéhovah font preuves d'obéissance et de respect pour la Parole de Dieu (la bible) ; comme la non-participations aux fêtes considérées paiennes (Genèse 40:20, Marc 6:21), l'abstinence (1 Corinthiens 6:9-10, Galates 5:19-21, Colossiens 3:5), l'étude et l'enseignement quotidienne de la bible (1 Timothée 4:13, Colossiens 1:10, Josué 1:8, Romains 12:11), la recherche du fruit de l'esprit (Galates 5:22-24, Matthieu 7:20), la non-participation aux divertissements immoraux (Proverbes 10:23, Psaumes 11:5b, Exode 32:6-7), etc.

et après?
ça ne va convaincre personne tu doit d'abord prouver que ce qui est dans la bible c'est la parole de dieu avant de l'utilisé comme argument

tu va chez un athée, par exemple, tu lui dis voilà, tu doit devenir un chrétien parce que dieu a dit et jésus a dit ....
il va te répondre: non je te crois pas, prouve moi que dieu existe, puis prouve moi qu'il a dit ça, puis dis moi si je te croirais pas après tout, est ce que dieu va me pardonner ou non?

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Fidel 


Novice
Novice
@moslima a écrit:et après?
ça ne va convaincre personne tu doit d'abord prouver que ce qui est dans la bible c'est la parole de dieu avant de l'utilisé comme argument

tu va chez un athée, par exemple, tu lui dis voilà, tu doit devenir un chrétien parce que dieu a dit et jésus a dit ....
il va te répondre: non je te crois pas, prouve moi que dieu existe, puis prouve moi qu'il a dit ça, puis dis moi si je te croirais pas après tout, est ce que dieu va me pardonner ou non?

(Un nouveau message sera posté sur les découvertes archéologiques concordant avec les événements de la bible)

Authenticité de la bible. La véracité de la Bible a été contestée de nombreux côtés, mais aucune attaque n’a jamais affaibli sa position.

Histoire biblique
. Sir Isaac Newton a dit un jour : “ Je trouve davantage de signes d’authenticité dans la Bible que dans aucune autre histoire profane. ” (Two Apologies, par R. Watson, Londres, 1820, p. 57). Sa véracité est attestée, quel que soit le domaine dans lequel on la met à l’épreuve. Son exposé de l’Histoire est exact et digne de foi. Par exemple, ce qu’elle déclare au sujet de la chute de Babylone qui tomba entre les mains des Mèdes et des Perses ne peut être contesté (Jr 51:11, 12, 28 ; Dn 5:28), ni ce qu’elle dit à propos de personnages comme le Babylonien Neboukadnetsar (Jr 27:20 ; Dn 1:1), le roi égyptien Shishaq (1R 14:25 ; 2Ch 12:2), les Assyriens Tiglath-Piléser III et Sennakérib (2R 15:29 ; 16:7 ; 18:13), les empereurs romains Auguste, Tibère et Claude (Lc 2:1 ; 3:1 ; Ac 18:2), des Romains tels que Pilate, Félix et Festus (Ac 4:27 ; 23:26 ; 24:27), ni ce qu’elle affirme concernant le temple d’Artémis à Éphèse et l’Aréopage d’Athènes (Ac 19:35 ; 17:19-34). Ce que la Bible dit sur ces lieux, ces personnages, ces événements-là, ou d’autres, est historiquement exact dans les moindres détails.

Races et langues. Ce que la Bible déclare à propos des races et des langues de l’humanité est également vrai. Tous les humains, quelles que soient leur taille, leur culture, leur couleur ou leur langue, font partie de la même famille humaine. La division de la famille humaine en trois races : japhétique, chamitique et sémite, toutes trois issues d’Adam par Noé, ne peut être remise en question (Gn 9:18, 19 ; Ac 17:26). Sir Henry Rawlinson déclare : “ Si nous devions nous laisser guider par la simple intersection des sentiers linguistiques, et indépendamment de toute référence au texte des Écritures, nous serions encore obligés de choisir les plaines de Shinéar comme centre à partir duquel les différents sentiers ont rayonné. ” — The Historical Evidences of the Truth of the Scripture Records, par G. Rawlinson, 1862, p. 287 ; Gn 11:2-9.

Valeur pratique
. Les enseignements, les exemples et les doctrines de la Bible ont une très grande valeur pratique pour l’homme d’aujourd’hui. Les principes justes et les normes morales élevées qu’elle contient la placent bien au-dessus de tous les autres livres. Non seulement la Bible répond aux questions importantes, mais elle fournit également de nombreux conseils pratiques qui, si les habitants de la terre les suivaient, favoriseraient grandement leur santé physique et mentale. La Bible énonce des principes qui établissent ce qui est bien et mal, et qui servent d’étalon pour garantir l’équité dans les relations d’affaires (Mt 7:12 ; Lv 19:35, 36 ; Pr 20:10 ; 22:22, 23), l’ardeur au travail (Ép 4:28 ; Col 3:23 ; 1Th 4:11, 12 ; 2Th 3:10-12), la pureté morale dans la conduite (Ga 5:19-23 ; 1Th 4:3-8 ; Ex 20:14-17 ; Lv 20:10-16), des compagnies constructives (1Co 15:33 ; Hé 10:24, 25 ; Pr 5:3-11 ; 13:20), de bonnes relations familiales (Ép 5:21-33 ; 6:1-4 ; Col 3:18-21 ; Dt 6:4-9 ; Pr 13:24). William Phelps, éducateur connu, a dit un jour : “ Je crois que la connaissance de la Bible sans études supérieures a bien plus de valeur que des études supérieures sans Bible. ” (The New Dictionary of Thoughts, p. 46). À propos de la Bible, John Quincy Adams a écrit : “ C’est, de tous les livres du monde, celui qui contribue le plus à rendre les hommes bons, sages et heureux. ” — Letters of John Quincy Adams to His Son, 1849, p. 9.

Exactitude scientifique. Pour ce qui est de l’exactitude scientifique, la Bible est sans faille.

À l’époque où l’on rédigeait la Bible, les hommes émettaient beaucoup de conjectures sur la façon dont la terre était soutenue dans l’espace. Par exemple, certains croyaient qu’elle reposait sur quatre éléphants qui se tenaient eux-mêmes sur une énorme tortue de mer. Loin de se faire l’écho des idées extravagantes et peu scientifiques de ce temps-là, la Bible dit tout simplement: “[Dieu] étend le nord sur le lieu vide, suspendant la terre sur le néant.” (Job 26:7). Il y a donc plus de 3 000 ans, la Bible disait fort justement que la terre ne reposait sur rien de matériel, ce qui est tout à fait conforme à la connaissance la plus récente des lois de la pesanteur et du mouvement. “Comment Job savait-il cela? fit remarquer un bibliste. Celui qui nie l’inspiration des Saintes Écritures aura bien du mal à répondre3.”

Concernant la forme de la terre, l’Encyclopédie américaine déclare: “Selon l’image la plus ancienne que s’en faisaient les hommes, la terre était un disque rigide et plat situé au centre de l’univers. (...) L’idée d’une terre de forme sphérique ne fut largement acceptée qu’à partir de la Renaissance4.” Certains d’entre les premiers navigateurs craignaient même de s’aventurer à proximité des bords du disque terrestre! Mais grâce à l’introduction de la boussole et à d’autres progrès, il fut bientôt possible d’entreprendre de plus longs voyages sur l’océan. Ces “voyages de la découverte, explique une autre encyclopédie, apportèrent la preuve que le monde est sphérique, et non pas plat comme l’avaient cru la plupart des gens5”.

Cependant, longtemps avant que les hommes n’entreprennent de tels voyages, il y a quelque 2 700 ans, la Bible disait déjà: “Il y a Quelqu’un qui habite au-dessus du cercle de la terre, dont les habitants sont comme des sauterelles.” (Ésaïe 40:22). Le mot hébreu ḥough, traduit ici par “cercle”, peut également signifier “sphère”, comme l’indiquent certains ouvrages de référence (par exemple l’Analytical Hebrew and Chaldee Lexicon de Davidson). Ainsi, d’autres traductions portent “le globe de la terre” (Douay Version) ou “la terre ronde”. (Moffatt.) La Bible n’a donc pas été influencée par l’idée qui prévalait à l’époque de sa rédaction et selon laquelle la terre était plate. Elle est exacte.

Les humains ont observé depuis longtemps que les fleuves se déversent dans les mers et les océans sans que la profondeur de ceux-ci ne varie. Avant que l’on découvre la rotondité de la terre, certains croyaient que la même quantité d’eau se déversait aux extrémités de la terre. On a appris plus tard que le soleil “pompe” chaque seconde dans les mers des milliards de litres d’eau sous forme de vapeur. Les nuages formés par cette vapeur d’eau sont entraînés par les vents au-dessus des continents où elle retombe en pluie ou en neige. Cette eau alimente les rivières et les fleuves qui se déverseront de nouveau dans la mer. Ce cycle extraordinaire, dont les anciens en général ignoraient tout, est décrit dans la Bible en ces termes: “Toute rivière se déverse dans la mer, mais la mer n’est pas encore pleine. L’eau retourne là où les rivières commencent, et elle recommence encore et encore.” — Ecclésiaste 1:7, Today’s English Version.

Concernant l’origine de l’univers, la Bible dit: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” (Genèse 1:1). Cependant, bon nombre de scientifiques jugeaient cette déclaration contraire à la science parce que, selon eux, l’univers n’a pas eu de commencement. Mais, attirant l’attention sur des renseignements plus récents, l’astronome Robert Jastrow explique: “Le fait essentiel qui ressort de ces développements étonnants, c’est que, dans un sens, l’univers a eu un commencement — il a commencé à un certain moment dans le temps.” Là, Jastrow fait référence à une thèse généralement acceptée, la théorie du Big Bang ou explosion initiale, dont nous avons parlé au chapitre 9. Il ajoute: “Nous voyons comment les témoignages de l’astronomie nous conduisent à une conception biblique de l’origine du monde. Les détails donnés par l’astronomie et le récit biblique de la Genèse sont différents, mais les éléments fondamentaux sont identiques6.”

Quelle réaction ce genre de découverte a-t-il suscitée? Selon Jastrow, “elle émeut étrangement les astronomes dont les réactions fournissent d’ordinaire une démonstration intéressante du comportement de l’esprit scientifique — tenu pour très objectif — devant des faits établis se trouvant en conflit avec les articles de foi propres à notre profession. Il s’avère que les scientifiques réagissent comme les autres, comme nous tous lorsque nos croyances sont en opposition avec les faits. Nous nous irritons, nous prétendons qu’il n’y a pas de conflit ou bien nous le dissimulons par des phrases sans signification7”. Il n’en demeure pas moins que si “des faits établis” contredisent ce à quoi les scientifiques ont longtemps cru à propos de l’origine de l’univers, en revanche ils confirment ce qui a été écrit dans la Bible il y a plusieurs millénaires.

Selon la Bible, aux jours de Noé un déluge universel recouvrit les plus hautes montagnes de la terre et détruisit tous les humains qui ne se trouvaient pas dans l’immense arche construite par Noé (Genèse 7:1-24). Beaucoup de gens se sont moqués de ce récit. Pourtant, on trouve des coquillages sur les hautes montagnes. Qu’un déluge aux proportions immenses a bel et bien eu lieu dans un passé pas très lointain, c’est ce que prouve la découverte d’une très grande quantité de fossiles et d’ossements dans des amas de boue glacée. Le Saturday Evening Post écrivit: “Nombre de ces animaux ont été découverts parfaitement frais, intacts et sans blessures, soit debout, soit agenouillés. (...) Eu égard à nos conceptions antérieures, c’est là un tableau stupéfiant. Nous nous trouvons en présence d’immenses troupeaux de bêtes énormes et bien nourries, inadaptées aux climats froids, qui mangeaient paisiblement dans des pâturages ensoleillés (...). Soudain, elles ont toutes péri, sans aucun signe visible de violence et avant même qu’elles aient eu le temps d’avaler leur dernière bouchée de nourriture. Puis elles ont été congelées si rapidement que chaque cellule de leur corps est parfaitement conservée8.”

Cela correspond tout à fait à ce qui s’est passé lors du déluge universel. La Bible le décrit en ces termes: “Ce jour-là se fendirent toutes les sources des eaux de l’immense abîme et les écluses des cieux s’ouvrirent.” Les eaux torrentielles “submergèrent la terre”, et des vents glacials balayèrent sans doute les régions polaires (Genèse 1:6-8; 7:11, 19). C’est là que le changement de température fut le plus rapide et le plus considérable. Diverses formes de vie furent donc englouties et conservées dans de la boue glacée. Ce fut peut-être le cas du mammouth représenté ici et qui a été mis au jour en Sibérie. Il y avait encore de la verdure dans sa bouche et dans son estomac, et une fois décongelée sa chair était même comestible.

Plus on examine la Bible, plus on est étonné par son exactitude extraordinaire. Comme le font remarquer les pages 36 et 37 de ce livre, la Bible énumère les différentes étapes de la création dans un ordre qui est aujourd’hui confirmé par la science. Voilà qui s’expliquerait très difficilement si la Bible n’était qu’un simple livre d’origine humaine. C’est un exemple de plus des nombreux renseignements précis fournis par la Bible qui ont été confirmés grâce à une meilleure connaissance. Ce n’est donc pas sans raison qu’un des plus grands savants de tous les temps, Isaac Newton, déclara: “Aucune science n’est mieux démontrée que la religion de la Bible.”

Cultures et coutumes. Sur les détails relatifs aux cultures et aux coutumes, à aucun égard la Bible ne peut être prise en défaut. Dans le domaine de la politique, la Bible désigne toujours un dirigeant par le titre exact qu’il portait au moment de la rédaction. Par exemple, Hérode Antipas et Lysanias sont appelés chefs de district (tétrarques), Hérode Agrippa (II) roi et Gallion proconsul (Lc 3:1 ; Ac 25:13 ; 18:12). Les défilés triomphaux des armées victorieuses avec leurs prisonniers étaient courants à l’époque romaine (2Co 2:14). L’hospitalité manifestée aux étrangers, le mode de vie oriental, la façon d’acheter des biens fonciers, les procédures légales pour passer des contrats et la pratique de la circoncision chez les Hébreux et d’autres peuples sont mentionnés dans la Bible, et dans tous ces détails elle est exacte. — Gn 18:1-8 ; 23:7-18 ; 17:10-14 ; Jr 9:25, 26.

Franchise. Les rédacteurs de la Bible firent preuve d’une franchise qu’on ne trouve pas chez les autres auteurs de l’Antiquité. Dès le départ, Moïse rapporta honnêtement ses propres péchés ainsi que les péchés et les fautes de son peuple, et les autres rédacteurs hébreux l’imitèrent (Ex 14:11, 12 ; 32:1-6 ; Nb 14:1-9 ; 20:9-12 ; 27:12-14 ; Dt 4:21). Les péchés commis par des grands comme David et Salomon ne furent pas cachés, mais rapportés (2S 11:2-27 ; 1R 11:1-13). Yona avoua sa désobéissance (Yon 1:1-3 ; 4:1). Les autres prophètes firent montre de la même droiture, de la même franchise. Les rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes veillèrent avec autant de scrupules que ceux des Écritures hébraïques à l’exactitude de ce qu’ils rapportaient. Paul parle de son ancien mode de vie marqué par le péché ; il est dit que Marc ne resta pas attaché à l’œuvre missionnaire ; les fautes de l’apôtre Pierre sont également relatées (Ac 22:19, 20 ; 15:37-39 ; Ga 2:11-14). La franchise de ces comptes rendus donne confiance en l’honnêteté et en la véracité que la Bible revendique.

Intégrité. Les faits attestent l’intégrité de la Bible. Son récit est indissociable de l’Histoire. Elle donne un enseignement franc et véridique dans une grande simplicité. La sincérité et la fidélité de ses rédacteurs, leur zèle ardent pour la vérité et leur application à donner des détails exacts correspondent à ce qu’on attend de la Parole véridique de Dieu. — Jn 17:17.

Prophéties. S’il est un domaine qui prouve à lui seul que la Bible est la Parole inspirée de Jéhovah, ce sont bien les prophéties. La Bible regorge de prophéties à long terme qui se sont accomplies. DE NOMBREUSES prophéties de la Bible se sont réalisées avec une précision telle que ses détracteurs prétendent qu’elles ont été écrites après coup. Ils se trompent. Dieu, qui est tout-puissant, est parfaitement en mesure d’énoncer des prophéties (Ésaïe 41:21-26; 42:8, 9; 46:8-10). L’accomplissement des prophéties bibliques n’est pas l’indice d’une rédaction tardive mais une preuve de leur origine divine. Considérons à présent quelques prophéties remarquables qui se sont réalisées; elles nous fourniront une preuve supplémentaire que la Bible est la Parole de Dieu, et pas simplement celle des hommes.

L’exil à Babylone

Ézéchias régna quelque 30 ans à Jérusalem. En 740 avant notre ère, il avait assisté à la chute d’Israël, son voisin septentrional, tombé sous les coups de l’Assyrie. En 732, il vit Dieu faire usage de son pouvoir protecteur en infligeant une cuisante défaite aux Assyriens qui tentaient de s’emparer de Jérusalem. — Ésaïe 37:33-38.

Pour l’heure, Ézéchias reçoit une délégation envoyée par Mérodach-Baladan, le roi de Babylone. Officiellement, les ambassadeurs viennent présenter leurs hommages à Ézéchias, qui se remet d’une grave maladie. Il est toutefois probable que Mérodach-Baladan songe à s’allier avec le roi de Juda contre la puissance mondiale assyrienne. Ézéchias ne fait rien pour l’en dissuader: Il fait voir à ses visiteurs babyloniens tous les trésors de sa maison et leur montre l’étendue de sa domination. Peut-être recherche-t-il lui aussi des alliés pour se garantir d’un éventuel retour des Assyriens. — Ésaïe 39:1, 2.

Ésaïe, le principal prophète de l’époque, comprend très vite l’imprudence d’Ézéchias. Il n’ignore pas que c’est Jéhovah, et non Babylone, le plus sûr appui du roi. Il lui révèle que l’exhibition de ses richesses devant les Babyloniens aura des conséquences tragiques. “Des jours viennent, dit Ésaïe, et tout ce qui est dans ta propre maison et qu’ont amassé tes ancêtres jusqu’à ce jour sera bel et bien transporté à Babylone.” Jéhovah a en effet décrété: “Il n’en restera rien.” — Ésaïe 39:5, 6.

En ce VIIIe siècle avant notre ère, la réalisation de cette prophétie pouvait sembler improbable. Pourtant, cent ans plus tard, le cours des événements se modifia. Babylone supplanta l’Assyrie au rang de puissance mondiale dominante, et la nation de Juda s’avilit tellement sur le plan religieux que Dieu lui retira sa bénédiction. Jérémie, un autre prophète, fut à son tour inspiré pour réitérer l’avertissement d’Ésaïe. Il proclama: “Je (...) ferai venir [les Babyloniens] contre ce pays, et contre ses habitants (...). Et tout ce pays devra devenir un lieu dévasté, un objet de stupéfaction, et ces nations devront servir le roi de Babylone soixante-dix ans.” — Jérémie 25:9, 11.

Environ quatre ans après que Jérémie eut énoncé cette prophétie, les Babyloniens annexèrent Juda à leur empire. Trois ans plus tard, ils conduisirent à Babylone quelques captifs d’entre les Juifs et emportèrent une partie des richesses du temple de Jérusalem. Huit ans passèrent, puis Juda se révolta et fut de nouveau envahi par l’armée de Nébucadnezzar, roi de Babylone. Cette fois, les Babyloniens détruisirent la ville et son temple. Toutes les richesses de Jérusalem, et les Juifs eux-mêmes, furent emmenés dans la lointaine Babylone, ce qui accomplissait à la lettre les prédictions d’Ésaïe et de Jérémie. — 2 Chroniques 36:6, 7, 12, 13, 17-21.

L’Encyclopédie archéologique de la terre sainte (angl.) signale qu’après l’assaut des Babyloniens “la ville [de Jérusalem] était complètement détruite1”. L’archéologue William Albright déclare: “Les fouilles et l’exploration en surface du pays de Juda ont prouvé que non seulement les villes de Juda furent entièrement détruites par les deux invasions chaldéennes, mais qu’elles ne furent plus habitées pendant des générations, — et bien souvent elles ne le furent plus jamais au cours de l’Histoire2.” Ainsi, l’archéologie confirme la réalisation stupéfiante de cette prophétie.

Le sort de Tyr

Parmi les écrivains de l’Antiquité qui mirent par écrit des prophéties inspirées par Dieu se trouve Ézéchiel, qui prophétisa de la fin du VIIe siècle avant notre ère jusqu’au VIe siècle, c’est-à-dire dans les années qui précédèrent la destruction de Jérusalem et les premières décennies de l’exil des Juifs à Babylone. Des critiques modernes font eux aussi remonter la rédaction du livre d’Ézéchiel à cette période.

Ézéchiel consigna une prophétie saisissante sur la destruction de Tyr, une ville qui avait autrefois entretenu des relations d’amitié avec son voisin méridional, Israël, mais dont elle était ensuite devenue l’ennemie (1 Rois 5:1-9; Psaume 83:2-8). Il écrivit: “Voici ce qu’a dit le Souverain Seigneur Jéhovah: ‘Me voici contre toi, ô Tyr, et je ferai monter contre toi beaucoup de nations, comme la mer fait monter ses vagues. Et, à coup sûr, elles saccageront les murs de Tyr et démoliront ses tours, et j’en raclerai sa poussière et j’en ferai une surface de rocher luisante et nue. (...) Et tes pierres, et tes charpentes, et ta poussière, ils les mettront au milieu de l’eau.’” — Ézéchiel 26:3, 4, 12.

Cette prophétie s’est-elle vraiment réalisée? Quelques années après qu’Ézéchiel l’eut énoncée, Nébucadnezzar, le roi de Babylone, assiégea Tyr (Ézéchiel 29:17, 18). Ce ne fut pas chose aisée, car Tyr était composée d’une partie continentale (appelée Tyr ancienne) et d’une partie insulaire (à environ 800 mètres des côtes). Nébucadnezzar n’obtint la capitulation de l’île qu’au terme d’un siège de 13 ans.

Il fallut toutefois attendre 332 avant notre ère pour que la prophétie d’Ézéchiel s’accomplisse dans les moindres détails. À cette époque, Alexandre le Grand, le conquérant macédonien, envahissait l’Asie. En sécurité sur son île, Tyr lui tenait tête. Alexandre ne voulait pas laisser un ennemi potentiel sur ses arrières, mais n’entendait pas non plus assiéger Tyr des années durant, comme l’avait fait Nébucadnezzar.

Comment allait-il résoudre cette difficulté stratégique? Il construisit une chaussée, ou jetée, en direction de l’île, pour permettre à ses soldats d’atteindre et d’attaquer la ville insulaire. Quels matériaux utilisa-t-il? L’Encyclopédie américaine l’explique: “Avec les décombres de la partie continentale de la ville, qu’il avait démolie, en 332 il construisit une énorme jetée pour relier l’île au continent.” À l’issue d’un siège relativement bref, la ville insulaire fut détruite. La prophétie d’Ézéchiel s’accomplissait jusqu’au plus petit détail, car même ‘les pierres, et les charpentes, et la poussière’ de la Tyr ancienne avaient été ‘mises au milieu de l’eau’.

Au XIXe siècle, un voyageur décrivit ce qu’il restait de la Tyr antique à son époque: “À l’exception des tombeaux creusés dans le roc, à flanc de montagne, et des murs de fondement, il ne subsiste plus aucun vestige de la ville de Tyr originelle que connaissaient Salomon et les prophètes d’Israël. (...) Même l’île, dont Alexandre le Grand avait fait un cap lors du siège de la ville en remblayant le chenal qui la séparait du continent, ne présente aucun vestige identifiable antérieur aux Croisades. Quant à la ville moderne, qui est dans sa totalité relativement récente, elle occupe la moitié nord de l’ancienne île, tandis que la surface restante est presque entièrement recouverte de décombres informes3.”

Au tour de Babylone

Au VIIIe siècle avant notre ère, le prophète Ésaïe, qui avait annoncé aux Juifs leur futur assujettissement à Babylone, prononça une autre prophétie stupéfiante: la destruction totale de Babylone! Il donna cette description saisissante: “Voici que je suscite contre eux les Mèdes (...). Et Babylone, la parure des royaumes, la beauté de l’orgueil des Chaldéens, devra devenir comme lorsque Dieu renversa Sodome et Gomorrhe. Elle ne sera jamais habitée, et elle ne résidera point de génération en génération.” — Ésaïe 13:17-20.

Le prophète Jérémie prédit lui aussi la chute de Babylone, qui n’aurait lieu que dans un avenir lointain, tout en apportant cette précision intéressante: “Il y a une dévastation sur ses eaux, et elles devront être desséchées. (...) Les hommes forts de Babylone ont cessé de combattre. Ils sont restés assis dans les lieux forts. Leur force a tari.” — Jérémie 50:38; 51:30.

En 539 avant notre ère, Babylone perdit le rang de Première Puissance mondiale lorsque Cyrus, le puissant roi de Perse, marcha sur la ville, appuyé par l’armée de Médie. Cyrus se heurta pourtant à un obstacle énorme: Babylone était entourée de gigantesques murailles et paraissait inexpugnable. En outre, la ville était traversée par le grand fleuve Euphrate, qui jouait un rôle important dans son appareil défensif.

L’historien grec Hérodote explique comment Cyrus résolut ces difficultés: “Il plaça le gros de ses troupes du côté de l’entrée du fleuve, au point où il pénètre en ville, plaça d’autres hommes en aval de l’autre côté de la ville, au point où il en sort, et commanda aux soldats, quand ils verraient le lit devenu guéable, de s’introduire dans la ville par ce chemin. (...) au moyen d’un canal il dirigea le fleuve dans l’étang qui était en état de marécage [un lac artificiel creusé précédemment par un dirigeant babylonien], et ainsi, les eaux ayant baissé, il rendit guéable l’ancien lit. Quand ce résultat fut obtenu, les Perses qui avaient été postés à cette fin suivirent le lit de l’Euphrate, où l’eau, ayant baissé, ne leur venait plus guère qu’au milieu de la cuisse, et par ce chemin entrèrent dans Babylone4.”

Ainsi tomba Babylone, conformément à ce que Jérémie et Ésaïe avaient annoncé. Mais examinons de plus près la réalisation de la prophétie. Il se produisit, au sens littéral, ‘une dévastation sur les eaux de Babylone, qui furent desséchées’. C’est la baisse des eaux de l’Euphrate qui permit à Cyrus d’accéder à la ville. ‘Les hommes forts de Babylone cessèrent-ils de combattre’, comme l’avait dit Jérémie? La Bible, ainsi que les historiens grecs Hérodote et Xénophon, rapportent qu’au moment de l’assaut perse les Babyloniens festoyaient5. Selon la chronique de Nabonide, une inscription cunéiforme officielle, les troupes de Cyrus entrèrent à Babylone “sans combat”, ce qui signifie probablement sans affrontement majeur6. Il semble que les hommes forts de Babylone n’aient pas mis beaucoup d’ardeur à défendre leur ville.

Que dire de la prédiction selon laquelle Babylone ne ‘serait jamais plus habitée’? Elle s’accomplit à la lettre, quoique pas immédiatement en 539. Après sa chute, Babylone devint le théâtre de nombreuses rébellions, jusqu’en 478, date où elle fut détruite par Xerxès. À la fin du IVe siècle, Alexandre le Grand envisagea de la rebâtir, mais il mourut avant que les travaux n’aient bien avancé. Dès lors, la ville sombra peu à peu dans l’oubli. Au Ier siècle de notre ère, elle comptait encore quelques habitants, mais aujourd’hui l’ancienne Babylone n’est plus qu’un tas de décombres en Iraq. Même si on restaurait partiellement ses ruines, Babylone ne serait qu’un objet de curiosité touristique, pas une cité pleine de vie. Le site désolé de cette ville antique témoigne de la complète réalisation des prophéties que Dieu inspira à son encontre.

La succession des puissances mondiales

Pendant que les Juifs se trouvaient en exil à Babylone au VIe siècle avant notre ère, Daniel, un autre prophète, consigna sous l’inspiration divine des visions remarquables qui annonçaient les événements mondiaux à venir. Dans l’une d’elles, il décrivit plusieurs animaux symboliques se succédant sur la scène terrestre. Un ange expliqua à Daniel que ces animaux préfiguraient la succession des puissances mondiales à compter d’alors, et lui déclara ce qui suit au sujet des deux dernières bêtes: “Le bélier que tu as vu et qui possédait les deux cornes représente les rois de Médie et de Perse. Et le bouc velu représente le roi de Grèce; et quant à la grande corne qui était entre ses yeux, elle représente le premier roi. Et comme celle-ci a été brisée, de sorte que quatre se sont finalement élevées à sa place, c’est que quatre royaumes de sa nation se lèveront, mais non pas avec sa puissance.” — Daniel 8:20-22.

Cette vision prophétique se réalisa mot pour mot. L’Empire babylonien fut renversé par les Mèdes et les Perses, qui, deux siècles plus tard, s’inclinèrent devant la Puissance mondiale grecque. L’Empire grec eut pour fer de lance Alexandre le Grand, “la grande corne”. À sa mort, cependant, ses généraux se disputèrent le pouvoir, si bien que son vaste empire éclata en quatre empires de moindre importance, “quatre royaumes”.

En Daniel chapitre 7, une vision assez semblable nous emmène dans un avenir lointain. Les puissances mondiales y sont figurées par des animaux: Babylone par un lion, la Perse par un ours et la Grèce par un léopard ayant quatre ailes sur son dos et quatre têtes. Daniel voit ensuite une quatrième bête sauvage, “terrible et effroyable, et extraordinairement forte (...), et elle avait dix cornes”. (Daniel 7:2-7.) Cette quatrième bête sauvage préfigurait le puissant Empire romain, qui commença à prendre forme trois siècles environ après que Daniel eut consigné sa prophétie.

À propos de Rome, l’ange prophétisa: “Quant à la quatrième bête, c’est un quatrième royaume qui se trouvera sur la terre, qui sera différent de tous les autres royaumes; et il dévorera toute la terre, et la piétinera, et l’écrasera.” (Daniel 7:23). Voici à ce sujet ce qu’on lit dans l’Abrégé de l’Histoire du monde de H. G. Wells: “La nouvelle puissance romaine qui devait régner sur le monde occidental au second et au premier siècle avant J.-C. était, sous plus d’un aspect, différente des grands empires qui avaient jusque-là dominé le monde civilisé7.” République au départ, elle devint monarchie. Contrairement aux empires qui l’avaient précédée, elle ne fut pas créée par un conquérant, mais connut une ascension irrésistible au fil des siècles. Elle dura bien plus longtemps et régna sur un territoire beaucoup plus étendu que celui de n’importe quel autre empire avant elle.

Mais que représentent les dix cornes de cette bête énorme? L’ange l’explique en ces termes: “Et quant aux dix cornes, ce sont dix rois qui se lèveront de ce royaume; et un autre encore se lèvera après eux, et il sera différent des premiers, et il humiliera trois rois.” (Daniel 7:24). Comment cela s’accomplit-il?

Lorsque l’Empire romain commença à décliner au Ve siècle, il ne fut pas immédiatement remplacé par une nouvelle puissance mondiale. Il se démembra plutôt en un certain nombre de royaumes, les “dix rois”. Avec le temps, l’Empire britannique triompha de ses trois empires rivaux, l’Espagne, la France et les Pays-Bas, et devint la principale puissance mondiale. C’est en ce sens qu’une nouvelle ‘corne’ humilia “trois rois”.

Les prophéties de Daniel — Écrites après coup?

La Bible place la rédaction du livre de Daniel au VIe siècle avant notre ère. Toutefois, l’accomplissement extrêmement précis des prophéties de Daniel incite des critiques à ramener sa rédaction vers 165 avant notre ère, à un moment où nombre de ses prophéties s’étaient déjà accomplies8. S’ils avancent cette date, c’est uniquement parce que les prophéties de Daniel se sont réalisées. Malgré cela, quantité d’ouvrages de référence la donnent pour certaine.

Cette théorie doit néanmoins s’analyser au regard des faits suivants: Tout d’abord, le livre de Daniel est mentionné dans des œuvres juives du IIe siècle avant notre ère, telles que le premier livre des Maccabées. Ensuite, il est inclus dans la version grecque des Septante, dont la traduction commença au IIIe siècle avant notre ère9. Troisièmement, des fragments du livre de Daniel, que l’on fait remonter à environ 100 avant notre ère, figurent parmi les pièces les plus abondantes qui composent les manuscrits de la mer Morte10. Il est donc clair que le livre de Daniel était déjà répandu et respecté très peu de temps après l’époque présumée de sa rédaction. C’est là une preuve convaincante qu’il fut achevé bien avant la date avancée par les critiques.

De surcroît, le livre de Daniel contient des détails historiques qu’un écrivain du IIe siècle ne pouvait connaître. L’exemple de Belschazzar, qui régnait à Babylone et fut tué lors de la prise de la ville en 539 avant notre ère, est des plus éloquents. En dehors de la Bible, nous connaissons la chute de Babylone grâce aux travaux d’Hérodote (Ve siècle), de Xénophon (Ve-IVe siècle) et de Bérose (IIIe siècle). Aucun d’eux n’avait entendu parler de Belschazzar11. Il est pour le moins improbable qu’un auteur du IIe siècle ait disposé d’informations auxquelles ces écrivains plus anciens n’auraient pas eu accès! Le récit concernant Belschazzar, en Daniel chapitre 5, atteste avec force que Daniel rédigea son livre longtemps avant que ces écrivains ne composent les leurs.

Enfin, de nombreuses prophéties de Daniel se sont accomplies bien après 165 avant notre ère. L’une d’elles concernait l’Empire romain, dont nous avons parlé plus haut. Une autre, remarquable, a trait à la venue de Jésus, le Messie.

La venue du Christ

Cette prophétie est consignée en Daniel, chapitre 9, où nous lisons: “Soixante-dix semaines [d’années, période de 490 ans] ont été décrétées sur ton peuple et sur ta ville sainte.” (Daniel 9:24, Fillion). Que devait-il se passer au cours de ces 490 années? Daniel poursuit: “Depuis l’ordre donné pour rebâtir Jérusalem, jusqu’au Christ chef, il y aura sept semaines [d’années] et soixante-deux semaines [d’années].” (Daniel 9:25, Fillion). Il s’agit par conséquent d’une prophétie annonçant la venue du “Christ”, ou Messie. Comment se réalisa-t-elle?

L’ordre de rebâtir Jérusalem fut “donné” dans “la vingtième année d’Artaxerxès, le roi” de Perse, soit en 455 avant notre ère (Néhémie 2:1-9). Au bout de 49 ans (7 semaines d’années), Jérusalem avait retrouvé une grande partie de son éclat. Si l’on compte maintenant la totalité des 483 ans (7 plus 62 semaines d’années) à partir de 455, on aboutit à l’an 29 de notre ère. Cette date correspond à “la quinzième année du règne de Tibère César”, année où Jésus fut baptisé par Jean le baptiseur (Luc 3:1). Jésus fut alors publiquement identifié au Fils de Dieu et entreprit son ministère consistant à prêcher la bonne nouvelle à la nation juive (Matthieu 3:13-17; 4:23). Il devint ainsi le “Christ” ou Messie.

La prophétie poursuit: “Et, après soixante-deux semaines [d’années], le Christ sera mis à mort.” Elle ajoute: “Il confirmera l’alliance avec un grand nombre pendant une semaine [d’années], et, au milieu de la semaine [de sept années], les victimes et le sacrifice cesseront.” (Daniel 9:26, 27, Fillion). Conformément à la prophétie, Jésus alla exclusivement vers le “grand nombre”, c’est-à-dire les Juifs selon la chair. Il prêcha aussi occasionnellement aux Samaritains, qui croyaient à une partie des Écritures, mais s’étaient séparés de la branche principale du judaïsme pour former leur propre secte. Puis, “au milieu de la semaine”, après avoir prêché trois ans et demi, Jésus offrit sa vie en sacrifice; il fut “mis à mort”, ce qui mit fin à la Loi de Moïse et à son système de sacrifices et d’offrandes (Galates 3:13, 24, 25). C’est ainsi que, par sa mort, Jésus fit cesser “les victimes et le sacrifice”.

Néanmoins, pendant trois ans et demi encore, la jeune congrégation chrétienne restreignit son témoignage aux Juifs, puis aux Samaritains, qui leur étaient apparentés. En l’an 36, à la fin des 70 semaines d’années, l’apôtre Pierre fut dirigé vers un Gentil nommé Corneille à qui il prêcha la bonne nouvelle (Actes 10:1-48). “L’alliance avec un grand nombre” n’était plus alors limitée aux Juifs. Le salut était aussi annoncé aux Gentils incirconcis.

Quand les Romains vinrent détruire Jérusalem en 70, Jéhovah ne protégea pas la nation juive, qui avait rejeté Jésus et tramé son exécution. S’accomplirent alors ces autres paroles de Daniel: “Un peuple, avec un chef qui doit venir, détruira la ville et le sanctuaire; et sa fin sera la ruine, et, après la fin de la guerre, viendra la désolation décrétée.” (Daniel 9:26b, Fillion). Ce second “chef” fut Titus, le général romain qui détruisit Jérusalem en 70.

Des prophéties inspirées par Dieu

La prophétie de Daniel relative aux 70 semaines s’est donc réalisée avec une précision remarquable. Quantité de prophéties des Écritures hébraïques se sont accomplies au Ier siècle, bon nombre sur la personne de Jésus. Son lieu de naissance, son zèle pour la maison de Dieu, sa prédication, sa trahison pour 30 pièces d’argent, la façon dont il mourut, le tirage au sort de ses vêtements, tous ces détails furent annoncés dans les Écritures hébraïques. Leur accomplissement prouve sans l’ombre d’un doute que Jésus était bien le Messie; elles attestent, une fois de plus, l’origine divine des prophéties. — Michée 5:2; Luc 2:1-7; Zacharie 11:12; 12:10; Matthieu 26:15; 27:35; Psaumes 22:18; 34:20; Jean 19:33-37.

Toutes les prophéties bibliques qui devaient s’accomplir jadis se sont réalisées. Les choses se sont passées exactement comme la Bible les avaient prédites. C’est là une preuve concluante que la Bible est la Parole de Dieu, car pareille exactitude ne peut avoir pour origine qu’une sagesse suprahumaine.

Il existe cependant des prédictions qui ne se sont pas réalisées dans le passé. Pourquoi donc? Parce qu’elles devaient s’accomplir à notre époque, et même plus tard encore. La fiabilité des prophéties que nous avons déjà examinées nous donne l’assurance que ces autres prédictions ne manqueront pas de devenir, elles aussi, des réalités. Et comme le montre le chapitre suivant, il en est bien ainsi.


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Fidel 


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L’archéologie biblique est l’étude des peuples et des événements dont parle la Bible à partir de vestiges fascinants enfouis dans le sol. L’archéologue met au jour et étudie des pierres, des murs ou des édifices en ruines ainsi que des villes détruites ; il découvre des poteries, des tablettes d’argile, des inscriptions, des tombes et d’autres restes anciens, des objets fabriqués par l’homme, dont il tire certains renseignements. Ces études permettent souvent de mieux connaître les circonstances dans lesquelles la Bible a été écrite, de mieux discerner dans quelles conditions vivaient les hommes de foi du passé et d’acquérir une meilleure intelligence de leur langue ainsi que de celle des peuples voisins. Les archéologues ont enrichi notre connaissance de tous les pays bibliques, c’est-à-dire la Palestine, l’Égypte, la Perse, l’Assyrie, la Babylonie, l’Asie Mineure, la Grèce et Rome.

L’archéologie biblique est une science relativement récente. Ce n’est qu’en 1822 qu’on a percé le mystère des hiéroglyphes égyptiens en déchiffrant la Pierre de Rosette. Quant aux cunéiformes assyriens, on ne les a décryptés que plus de 20 ans après. On a entrepris des fouilles systématiques en Assyrie à partir de 1843 et en Égypte à partir de 1850.

Quelques découvertes et sites majeurs. L’archéologie a permis de confirmer de nombreux événements historiques relatifs aux pays bibliques et rapportés dans les Écritures, et de prouver l’authenticité de faits que les critiques modernes mettaient en doute. Certains s’avouaient sceptiques par rapport à la tour de Babel, niaient l’existence d’un roi babylonien nommé Belshatsar et d’un monarque assyrien appelé Sargon (dont les noms ne furent trouvés nulle part ailleurs que dans le récit biblique jusqu’au XIXe siècle) ; ils critiquaient d’autres données bibliques touchant à ces pays. Or, il a été démontré que toutes ces critiques étaient sans fondement. En revanche, on a exhumé une profusion de témoignages qui concordent parfaitement avec le récit des Écritures.

Babylonie
. Les fouilles effectuées dans l’ancienne ville de Babylone et à proximité ont mis au jour les sites de plusieurs ziggourats ou temples en forme de tours pyramidales à étages, notamment les ruines du temple d’Etemenanki à l’intérieur des murailles de Babylone. Les récits et les inscriptions concernant ces temples renferment souvent ces mots : “ Son sommet atteindra les cieux. ” Selon une inscription, Neboukadnetsar aurait dit : “ J’ai élevé le sommet de la tour à étages à Etemenanki de sorte que son sommet rivalise avec les cieux. ” Un fragment trouvé au N. du temple de Mardouk, à Babylone, rapportait en ces termes la chute d’une ziggourat de ce genre : “ La construction de ce temple offensa les dieux. En une nuit, ils abattirent ce qui avait été construit. Ils les dispersèrent et rendirent leur langage étrange. Ils entravèrent la progression [de l’ouvrage]. ” (Bible and Spade, par S. Caiger, 1938, p. 29). On a constaté que la ziggourat d’Ourouk (l’Érek de la Bible) avait été construite avec de l’argile, des briques et de l’asphalte. — Voir Gn 11:1-9.

On a découvert près de la Porte d’Ishtar, à Babylone, quelque 300 tablettes cunéiformes qui se rapportent à l’époque du roi Neboukadnetsar. Parmi les noms des ouvriers et des captifs qui vivaient à Babylone et qui y étaient nourris, on trouve celui de “ Ja’ukînu, roi du pays de Jâhudu ”, c’est-à-dire “ Yehoïakîn, roi du pays de Juda ”, qui fut emmené à Babylone quand Neboukadnetsar prit Jérusalem en 617 av. n. è. Plus tard, Awil-Mardouk (Évil-Merodak), successeur de Neboukadnetsar, le fit sortir de sa maison de détention et lui donna une ration quotidienne de nourriture (2R 25:27-30). Cinq fils de Yehoïakîn sont également mentionnés sur ces tablettes. — 1Ch 3:17, 18.

On a trouvé des preuves abondantes que Babylone possédait un panthéon de divinités, comprenant le dieu principal, Mardouk, plus connu par la suite sous le nom de Bel, et le dieu Nebo, tous deux mentionnés en Isaïe 46:1, 2. La plupart des renseignements recueillis sur les inscriptions de Neboukadnetsar ont trait au vaste programme de construction qui fit de Babylone une ville splendide (voir Dn 4:30). Le nom de son successeur, Awil-Mardouk (dénommé Évil-Merodak en 2R 25:27), figure sur un vase découvert à Suse (Élam).

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, on a mis au jour près de l’actuelle Bagdad de nombreux cylindres et tablettes d’argile, dont la chronique maintenant célèbre de Nabonide. Toutes les objections soulevées contre le récit de Daniel chapitre 5, selon lequel Belshatsar régnait à Babylone au moment de la chute de cette ville, furent balayées par ce document : il prouve en effet que Belshatsar, fils aîné de Nabonide, était vice-roi avec son père et que Nabonide lui avait confié le gouvernement de Babylone à la fin de son règne.

On s’est aperçu de la même manière qu’Our, l’ancien lieu de résidence d’Abraham (Gn 11:28-31), avait été une métropole de premier plan, à la civilisation très développée. Cette ville sumérienne se situait sur la rive de l’Euphrate, non loin du golfe Persique. Les fouilles entreprises sur son emplacement par Sir Leonard Woolley ont révélé qu’elle était à l’apogée de sa puissance et de sa gloire quand Abraham la quitta pour se rendre en Canaan (av. 1943 av. n. è.). De toutes les ziggourats qui ont été découvertes, celle d’Our est la mieux conservée. Les tombes royales d’Our recelaient de multiples objets en or et des bijoux très artistiquement ouvragés, des instruments de musique, notamment des harpes (voir Gn 4:21) ; on y a également trouvé une petite hache en acier (pas en fer ordinaire) (voir Gn 4:22). En outre, des milliers de tablettes d’argile ont dévoilé une foule de détails sur la vie des habitants de cette région il y a presque 4 000 ans.

Sur le site de l’ancienne Sippar, ville située sur l’Euphrate, à quelque 32 km de Bagdad, on a découvert un cylindre d’argile parlant du roi Cyrus, le conquérant de Babylone. Il raconte avec quelle facilité Cyrus prit Babylone et donne une idée générale de sa politique qui consistait à renvoyer dans leur pays les captifs qui s’y trouvaient. Cette inscription confirme le récit de la Bible qui présente Cyrus comme le conquérant de Babylone annoncé prophétiquement et qui relate le retour des Juifs en Palestine sous son règne. — Is 44:28 ; 45:1 ; 2Ch 36:23.

Assyrie. En 1843, on a découvert le palais du roi assyrien Sargon II près de Khorsabad, sur un affluent du Tigre au N. La mise au jour de ce palais, bâti sur une plateforme de près de 10 ha, et les travaux archéologiques qui ont eu lieu ensuite ont sorti ce roi cité en Isaïe 20:1 des ténèbres de l’histoire profane pour l’élever à la notoriété historique (PHOTO, vol. 1, p. 960). Dans une de ses annales, Sargon II revendique la prise de Samarie (740 av. n. è.). Il rapporte aussi la prise d’Ashdod qui est rapportée en Isaïe 20:1. Alors que d’éminents biblistes le considéraient autrefois comme un personnage imaginaire, Sargon II est aujourd’hui un des rois d’Assyrie les mieux connus.

Sur le site de Ninive, la capitale assyrienne, des fouilles ont mis au jour l’immense palais de Sennakérib, qui comptait environ 70 pièces dont les murs étaient décorés par plus de 3 000 m de dalles sculptées. L’une d’elles représente des prisonniers judéens emmenés en captivité après la chute de Lakish en 732 av. n. è. (2R 18:13-17 ; 2Ch 32:9 ; PHOTO, vol. 1, p. 952.) On a fait à Ninive une autre découverte d’un plus grand intérêt encore, celle des annales de Sennakérib écrites sur des prismes (des cylindres d’argile). Sur certains d’entre eux, Sennakérib raconte sa campagne en Palestine sous le règne de Hizqiya (732). Fait remarquable, l’orgueilleux monarque ne prétend pas s’être emparé de Jérusalem, ce qui confirme le récit biblique (voir SENNAKÉRIB). Le meurtre de Sennakérib par ses fils est rapporté dans une inscription d’Ésar-Haddôn, son successeur. Il en est également question dans une inscription du roi suivant (2R 19:37). Outre la mention du roi Hizqiya par Sennakérib, les registres cunéiformes de divers empereurs assyriens contiennent les noms d’Ahaz et de Manassé, rois de Juda, ceux d’Omri, de Yéhou, de Yehoash, de Menahem et d’Hoshéa, rois d’Israël, ainsi que celui de Hazaël, roi de Damas.

Perse. Près de Béhistoun, en Iran (l’ancienne Perse), le roi Darius Ier (521-486 av. n. è. ; Ezr 6:1-15) fit graver une inscription monumentale en haut d’une falaise calcaire. Il y relatait l’unification de l’Empire perse et attribuait le succès de son entreprise à Ahoura Mazda, son dieu. Cette inscription est d’une importance capitale, car elle est rédigée en trois langues : en babylonien (akkadien), en élamite et en vieux perse ; elle fournit donc la clé permettant de déchiffrer l’écriture cunéiforme assyro-babylonienne, impénétrable jusque-là. Grâce à ce travail, on peut maintenant lire des milliers d’inscriptions et de tablettes d’argile rédigées dans la langue des Babyloniens.

Suse, où eurent lieu les événements rapportés dans le livre d’Esther, a été mise au jour par des archéologues français entre 1880 et 1890 (Est 1:2). Ils ont dégagé le palais royal de Xerxès, qui couvre une surface d’environ 1 ha et qui témoigne de la grandeur et de la magnificence des rois perses. Les découvertes ont aussi confirmé l’exactitude des détails que donne le rédacteur du livre d’Esther concernant l’administration du royaume perse et la construction du palais. Le livre The Monuments and the Old Testament, par I. Price (1946, p. 408), fait ce commentaire : “ Dans l’Ancien Testament, aucun événement n’a un cadre qu’on puisse, à partir de fouilles, restaurer de manière aussi vivante et exacte que ‘ Suse le Palais ’.

Mari et Nouzi
. Le site de l’antique cité royale de Mari (Tell Hariri), située près de l’Euphrate, à environ 11 km au N.-N.-O. d’Abou Kemal, dans le S.-E. de la Syrie, a fait l’objet de fouilles à partir de 1933. On y a découvert un palais immense qui couvrait environ 6 ha, qui comprenait 300 pièces et dont les archives ont livré plus de 20 000 tablettes d’argile. Le palais englobait non seulement les appartements royaux, mais encore des bureaux administratifs et une école de scribes. Nombre des murs étaient ornés de grandes peintures ou fresques, les salles de bain étaient équipées de baignoires et on a trouvé des moules à gâteaux dans les cuisines. Cette ville fut apparemment une des plus remarquables et des plus brillantes du début du IIe millénaire av. n. è. Parmi les textes gravés sur les tablettes d’argile figuraient des décrets royaux, des annonces publiques, des comptes, des ordres de construction de canaux, d’écluses ou de barrages et d’autres projets d’irrigation, ainsi que du courrier à propos d’importations, d’exportations et d’affaires étrangères. Des recensements étaient effectués fréquemment pour lever des impôts et recruter des soldats. La religion occupait une place de choix, et en particulier le culte d’Ishtar, la déesse de la fécondité, dont on découvrit aussi le temple. On pratiquait la divination, comme à Babylone, par l’observation de foies, l’astronomie et d’autres méthodes analogues. La cité fut en grande partie détruite par le roi babylonien Hammourabi. On a également trouvé les noms de Péleg, Seroug, Nahor, Térah et Harân, des villes toutes situées dans le N. de la Mésopotamie, ce qui est particulièrement intéressant, car on retrouve dans ces noms ceux des parents d’Abraham. — Gn 11:17-32.

Nouzi, une ville antique érigée à l’E. du Tigre et au S.-E. de Ninive, a été fouillée de 1925 à 1931. On y a mis au jour une carte gravée dans l’argile, la plus ancienne qu’on ait découverte jusqu’à présent, et des preuves que déjà au XVe siècle av. n. è. on y vendait et on y achetait à crédit. On a exhumé quelque 20 000 tablettes d’argile, écrites, croit-on, en babylonien par des scribes hourrites. Elles renferment une mine de détails sur la jurisprudence de l’époque, concernant par exemple l’adoption, les contrats de mariage, les droits d’héritage et les testaments. Par certains côtés, les coutumes sont assez proches de celles des patriarches décrites dans la Genèse. Un couple sans enfant adoptait habituellement un fils, né libre ou esclave, pour qu’il prenne soin d’eux, les enterre et devienne leur héritier ; cela rappelle la déclaration d’Abraham, rapportée en Genèse 15:2, à propos d’Éliézer, l’esclave en qui il avait toute confiance. La description de la vente de droits d’aînesse n’est pas sans rappeler l’histoire de Jacob et d’Ésaü (Gn 25:29-34). Les textes attestent encore que les familles possédaient leurs propres dieux, souvent de petites figurines d’argile, qui avaient valeur de titres de propriété ; ainsi, celui qui détenait les dieux était considéré comme détenteur du droit de propriété et d’héritage. Cet usage peut aider à comprendre pourquoi Rachel prit les teraphim de son père et pourquoi celui-ci se donna tant de mal pour les retrouver. — Gn 31:14-16, 19, 25-35.

Égypte. C’est à propos de la venue de Joseph en Égypte puis de l’arrivée et du séjour de toute la famille de Jacob dans ce pays que la Bible fournit les renseignements les plus détaillés sur l’Égypte. Les découvertes archéologiques démontrent que l’image qu’en donnent les Écritures est on ne peut plus fidèle et qu’elle n’aurait raisonnablement pas pu être présentée ainsi par un écrivain qui aurait vécu longtemps après les événements relatés (comme certains critiques l’ont affirmé à propos du rédacteur de cette partie de la Genèse). Aussi J. Duncan, dans son livre New Light on Hebrew Origins (1936, p. 174), écrit-il à propos de l’auteur du récit concernant Joseph : “ Il fait un emploi exact des titres authentiques en usage à l’époque dont il parle, et là où il n’y a pas de terme hébreu équivalent, il adopte tout simplement le mot égyptien et le transcrit en hébreu. ” Les noms égyptiens, la fonction de gérant domestique de Potiphar confiée à Joseph, les maisons d’arrêt, les titres de “ chef des échansons ” et de “ chef des panetiers ”, l’importance que les Égyptiens accordaient aux rêves, l’habitude des boulangers (panetiers) égyptiens de porter les corbeilles de pain sur la tête (Gn 40:1, 2, 16, 17), la fonction de premier ministre et d’administrateur des vivres que le pharaon accorda à Joseph, la façon dont il l’investit de cette fonction, l’horreur que les gardiens de moutons inspiraient aux Égyptiens, la forte influence des magiciens à la cour égyptienne, l’installation des Israélites dans le pays de Goshèn, les coutumes funéraires des Égyptiens, toutes ces indications et bien d’autres contenues dans la Bible sont clairement corroborées par les découvertes archéologiques faites en Égypte. — Gn 39:1–47:27 ; 50:1-3.

À Karnak (l’ancienne Thèbes), au bord du Nil, une inscription gravée sur le mur sud d’un immense temple égyptien confirme que Shishaq (Sheshonq Ier) mena une campagne militaire en Palestine, comme le rapportent 1 Rois 14:25, 26 et 2 Chroniques 12:1-9. Le relief géant qui décrit ses victoires montre 156 prisonniers palestiniens enchaînés, chacun d’eux représentant une ville ou un village dont le nom est indiqué en hiéroglyphes. Parmi ces noms, on a identifié Rabbith (Jos 19:20), Taanak, Beth-Shéân et Meguiddo (où on a découvert un fragment d’une stèle ou d’une colonne portant une inscription de Shishaq) (Jos 17:11), Shounem (Jos 19:18), Rehob (Jos 19:28), Hapharaïm (Jos 19:19), Guibéôn (Jos 18:25), Beth-Horôn (Jos 21:22), Ayyalôn (Jos 21:24), Soko (Jos 15:35) et Arad (Jos 12:14). Dans cette liste des conquêtes du roi figure même le “ champ d’Abram ”, ce qui constitue la plus ancienne référence à Abraham dans les textes égyptiens. Dans cette région on a également découvert un monument de Mérneptah, fils de Ramsès II, qui comporte un hymne dans lequel apparaît le nom “ Israël ” pour la seule fois dans les textes égyptiens anciens.

À Tell el-Amarna, à environ 270 km au S. du Caire, une paysanne a trouvé par hasard des tablettes d’argile ; cette découverte a amené la mise au jour de nombreux documents en akkadien appartenant aux archives royales d’Aménophis III et d’Akhenaton, son fils. Les 379 tablettes publiées contiennent des lettres adressées au pharaon par des princes vassaux de nombreuses villes-royaumes en Syrie et en Palestine, dont quelques-unes du gouverneur d’Ourousalim (Jérusalem). Ces documents parlent d’intrigues et de guerres, ce qui correspond tout à fait à ce que les Écritures rapportent sur cette époque. Certains ont identifié aux Hébreux les “ Habirou ”, qui sont l’objet de nombreuses plaintes dans ces lettres, mais les faits tendent plutôt à démontrer qu’il s’agissait simplement de divers peuples nomades qui occupaient un rang peu élevé dans la société de l’époque.

Éléphantine est le nom grec d’une île sur le Nil, à l’extrême S. de l’Égypte (près d’Assouan), où s’établit une colonie juive après la chute de Jérusalem en 607 av. n. è. C’est là qu’en 1903 on a découvert de nombreux documents écrits en araméen, principalement sur papyrus, portant des dates à compter du Ve siècle av. n. è. et de l’Empire médo-perse. Ces documents mentionnent Sânballat, gouverneur de Samarie. — Ne 4:1.

Incontestablement, les plus précieuses de toutes les découvertes faites en Égypte ont été celles de fragments de papyrus et de portions de livres bibliques, tant des Écritures hébraïques que des Écritures grecques, qui remontent jusqu’au Ier siècle av. n. è. Le climat sec et le terrain sablonneux de l’Égypte firent de ce pays un magasin sans pareil pour la préservation des documents sur papyrus.

Palestine et Syrie. On a conduit dans ces régions des fouilles sur quelque 600 sites qu’il est possible de dater. La plupart des renseignements obtenus sont d’ordre général : ils confirment le récit biblique dans son ensemble, mais ne se rapportent pas à des détails ou à des événements en particulier. Par exemple, dans le passé, certains s’évertuèrent à discréditer le récit biblique selon lequel Juda avait été complètement désolé durant l’exil à Babylone. Or, l’ensemble des fouilles ont confirmé la Bible. Ainsi, W. Albright écrit : “ On ne connaît pas un seul cas où une ville de Judée proprement dite ait été occupée sans interruption pendant toute la période de l’Exil. Notons simplement, pour faire ressortir le contraste, que Béthel, située de l’autre côté de la frontière nord de Judée d’avant l’Exil, ne fut pas détruite à cette époque-là, mais qu’elle fut occupée sans interruption jusqu’à la deuxième moitié du VIe siècle. ” — L’archéologie de la Palestine, Paris, 1955, p. 154.

Beth-Shân (Beth-Shéân), ancienne ville fortifiée qui défendait l’accès à la vallée de Yizréel par l’E., a été l’objet d’importantes fouilles qui ont mis au jour 18 niveaux d’occupation. Il a fallu creuser pour cela à 21 m de profondeur (COUPE, vol. 1, p. 959). D’après le récit biblique, Beth-Shân n’était pas au nombre des villes que les Israélites occupèrent dès le début de la conquête. Aux jours de Saül, elle était encore habitée par les Philistins (Jos 17:11 ; Jg 1:27 ; 1S 31:8-12). C’est ce que confirment les fouilles en général, qui indiquent par ailleurs que cette ville fut détruite quelque temps après la défaite des Israélites près de Shilo (Jr 7:12). La découverte de temples cananéens à Beth-Shân présente un intérêt particulier. En effet, 1 Samuel 31:10 explique que les Philistins placèrent les armes du roi Saül “ dans la maison des images d’Ashtoreth ; et son cadavre, ils l’attachèrent à la muraille de Beth-Shân ”, alors que 1 Chroniques 10:10 dit qu’“ ils mirent ses armes dans la maison de leur dieu ; et son crâne, ils l’attachèrent à la maison de Dagôn ”. Deux des temples dégagés datent de la même époque. Les faits démontrent qu’un des deux était dédié à Ashtoreth, et on pense que l’autre serait celui de Dagôn, ce qui s’harmonise avec les textes cités plus haut quant à l’existence de deux temples à Beth-Shân.

Étsiôn-Guéber était la ville portuaire de Salomon sur le golfe d’Aqaba. Elle correspond peut-être à l’actuel Tell el-Kheleïfé, qu’on a fouillé de 1937 à 1940. On a trouvé des scories et des morceaux de minerai de cuivre sur une butte peu élevée de cette région, ce qui montre qu’il y avait là une fonderie de cuivre. Toutefois, l’archéologue Nelson Glueck a complètement révisé ses premières conclusions dans un article paru dans The Biblical Archaeologist (1965, p. 73). Son opinion selon laquelle il y avait là des hauts fourneaux pour fondre le minerai était basée sur la découverte de ce qu’il croyait être des “ trous de cheminée ” dans le plus important des bâtiments mis au jour. Il est maintenant arrivé à la conclusion que les trous dans les murs de ce bâtiment sont le résultat du “ délabrement ou de la destruction par le feu des poutres de bois placées en travers des murs en guise d’appareillage ou d’ancrage ”. Le bâtiment qu’il avait d’abord pris pour une fonderie passe maintenant pour un entrepôt de céréales. Bien qu’on pense toujours qu’une forme de métallurgie était bel et bien pratiquée en ce lieu, on ne lui attribue plus la même importance qu’auparavant. Ce revirement souligne que la signification donnée aux découvertes archéologiques dépend essentiellement de l’interprétation personnelle de l’archéologue, interprétation qui n’est en aucun cas infaillible. La Bible elle-même ne parle pas d’une industrie du cuivre à Étsiôn-Guéber. Elle dit simplement que des ustensiles de cuivre furent fabriqués quelque part dans la vallée du Jourdain. — 1R 7:45, 46.

Hatsor en Galilée était décrite comme “ la tête de tous ces royaumes ” à l’époque de Josué (Jos 11:10). Les fouilles entreprises à son emplacement ont montré que cette ville couvrait jadis quelque 60 ha et comptait une population importante, ce qui faisait d’elle une des principales villes de la région. Salomon la fortifia. Par ailleurs, les vestiges remontant à cette époque laissent supposer qu’elle était une ville de chars. — 1R 9:15, 19.

À Jéricho ont eu lieu trois campagnes de fouilles (1907-1909 ; 1930-1936 ; 1952-1958). Les interprétations successives des découvertes prouvent une fois de plus que l’archéologie, comme d’autres secteurs de la science humaine, ne fournit pas des informations absolument immuables. Chacune de ces trois campagnes a assemblé des données, mais chaque équipe est parvenue à des conclusions différentes quant à l’histoire de la ville et en particulier quant à la date à laquelle les Israélites la conquirent. Quoi qu’il en soit, on peut dire que les résultats de tous les travaux ont abouti à la vue d’ensemble exposée dans le livre Biblical Archaeology, de G. Wright (1963, p. 78), qui déclare : “ La ville subit une terrible destruction ou une série de destructions au cours du IIe millénaire av. J.-C. et demeura pour ainsi dire inoccupée pendant des générations. ” Les vestiges exhumés ont montré que la destruction s’était accompagnée d’un terrible incendie. — Voir Jos 6:20-26.

À Jérusalem, en 1867, on a découvert un ancien tunnel adducteur qui partait de la source de Guihôn et traversait la colline derrière (voir GUIHÔN No 2). Cela a peut-être un lien avec le récit de la prise de la ville par David rapporté en 2 Samuel 5:6-10. Entre 1909 et 1911, tout le système des tunnels reliés à la source de Guihôn a été dégagé. Un des tunnels, connu sous le nom de tunnel de Siloam, avait une hauteur moyenne de 1,80 m et était creusé dans le rocher sur une distance de 533 m entre Guihôn et la piscine de Siloam, dans la vallée du Tyropœôn (à l’intérieur de la ville). Ce tunnel semble donc correspondre aux travaux du roi Hizqiya mentionnés en 2 Rois 20:20 et en 2 Chroniques 32:30. L’inscription en hébreu archaïque, trouvée sur la paroi du tunnel, qui relate le percement du canal et en indique la longueur, est du plus haut intérêt. Elle sert de point de repère pour dater d’autres inscriptions en hébreu qu’on découvre.

Lakish, à 44 km à l’O.-S.-O. de Jérusalem, était une des principales forteresses qui protégeaient la région vallonnée de Judée. En Jérémie 34:7, le prophète rapporte que les armées de Neboukadnetsar combattirent contre “ Jérusalem et contre toutes les villes de Juda qui restaient, contre Lakish et contre Azéqa ; car celles-ci, les villes fortifiées, étaient celles qui restaient parmi les villes de Juda ”. Les fouilles de Lakish ont fourni la preuve qu’elle fut détruite deux fois par le feu en l’espace de quelques années ; on pense que ces deux destructions correspondent à deux attaques des Babyloniens (618-617 et 609-607 av. n. è.), après lesquelles elle demeura longtemps inhabitée.

Dans les cendres du deuxième incendie, on a découvert 21 ostraca (des morceaux de poterie portant des inscriptions) ; on présume qu’il s’agissait d’une correspondance échangée peu avant l’assaut final de Neboukadnetsar, au terme duquel il détruisit la ville. Ces écrits, connus sous le nom de Lettres de Lakish, portent l’empreinte d’une période de crise et d’angoisse ; ils furent apparemment envoyés à Yaosh, un commandant de Lakish, par les derniers avant-postes de l’armée judéenne (PHOTO, vol. 1, p. 325). La lettre numéro 4 contient cette déclaration : “ Que Yahvé [Jéhovah] fasse entendre à mon seigneur aujourd’hui même des nouvelles de bonheur ! [...] nous observons le feu-signal de Lakish selon tous les signes qu’a donnés mon seigneur, mais nous ne voyons pas Azéqah. ” Ce passage décrit remarquablement la situation résumée en Jérémie 34:7, verset cité plus haut, et semble indiquer qu’Azéqa était déjà tombée ou du moins n’envoyait pas les feux-signaux ou signaux de fumée attendus.

La lettre numéro 3, écrite par “ Hoshiyahu [Hoshaïa] ”, disait notamment : “ Que Yahvé [Jéhovah] fasse entendre à mon seigneur des nouvelles de paix [...]. Et à ton serviteur on a transmis ceci : ‘ Le chef d’armée, Konyahu [Konia], fils d’Elnatan, est descendu pour aller en Égypte ’ et Hodawyahu [Hodavia], fils d’Ahiyahu [Ahiya], et ses hommes il (les) a envoyés prendre [des vivres] d’ici. ” Cet extrait peut tout à fait témoigner de ce que Juda rechercha de l’aide auprès de l’Égypte, ce qui lui valut d’être condamné par les prophètes (Is 31:1 ; Jr 46:25, 26). Les noms Elnatan [Elnathân] et Hoshiyahu [Hoshaïa], qui apparaissent dans le texte complet de cette lettre, figurent également en Jérémie 36:12 et en Jérémie 42:1. D’autres noms cités dans ces ostraca se retrouvent dans le livre de Jérémie : Guemaria (36:10), Néria (32:12) et Yaazania (35:3). Bien qu’on ignore s’ils désignent les mêmes personnages, la coïncidence en soi est notable, étant donné que Jérémie vécut à cette période.

On remarquera particulièrement que le Tétragramme est souvent utilisé dans ces ostraca, preuve qu’à l’époque les Juifs ne répugnaient pas à employer le nom divin. Une autre découverte intéressante est celle d’une empreinte de sceau sur argile qui se réfère à “ Guedaljahu [Guedalia] qui est sur la maison ”. Guedalia est le nom du gouverneur que Neboukadnetsar établit sur Juda après la chute de Jérusalem ; de l’avis de beaucoup, c’est probablement de lui que l’empreinte du sceau fait mention. — 2R 25:22 ; voir aussi Is 22:15 ; 36:3.

Meguiddo était une ville fortifiée d’intérêt stratégique qui commandait un passage important donnant accès à la vallée de Yizréel. Rebâtie par Salomon, elle figure parmi les villes d’entrepôts et les villes de chars de son règne (1R 9:15-19). Les fouilles entreprises sur son site (Tell el-Moutesellim), un tertre d’une superficie de 5,3 ha, ont mis au jour ce que certains biblistes (mais pas tous) assimilent à des écuries capables d’abriter environ 450 chevaux. On a d’abord daté ces bâtiments de l’époque de Salomon, mais des spécialistes les ont par la suite situés à une période postérieure, peut-être l’époque d’Ahab.

La Stèle de Mésha a été une des premières découvertes importantes faites à l’E. du Jourdain (PHOTO, vol. 1, p. 325). On l’a trouvée à Dhibân, au N. de la vallée d’Arnôn, en 1868. Elle présente la version du roi moabite Mésha de sa révolte contre Israël (voir 2R 1:1 ; 3:4, 5). Voici un extrait de cette inscription : “ Je suis Mésha, fils de Kemosh [...], roi de Moab, le Dibonite. [...] Omri était roi d’Israël et il opprima Moab durant de nombreux jours, car Kamosh [le dieu de Moab] était en colère contre son pays. Et son fils lui succéda et il dit : ‘ J’opprimerai Moab. ’ Dans mes jours il avait parlé ainsi, mais je triomphai de lui et de sa maison. Et Israël fut ruiné à jamais. [...] Kamosh me dit : ‘ Va, prends Nébo sur Israël. ’ J’allai de nuit et je combattis contre elle depuis la pointe de l’aurore jusqu’à midi. Je la pris et je tuai tout [...]. De là je pris les vases (?) de Yahvé et je les traînai devant Kamosh. ” (Textes du Proche-Orient ancien et histoire d’Israël, par J. Briend et M.-J. Seux, Paris, 1977, p. 90, 91). Ainsi, non seulement cette stèle mentionne Omri, roi d’Israël, mais à la 18e ligne elle porte également le nom de Dieu sous la forme du Tétragramme.

La Stèle de Mésha énumère aussi de nombreux lieux mentionnés dans la Bible : Ataroth et Nebo (Nb 32:34, 38) ; l’Arnôn, Aroër, Médeba et Dibôn (Jos 13:9) ; Bamoth-Baal, Beth-Baal-Méôn, Yahats et Qiriathaïm (Jos 13:17-19) ; Bétser (Jos 20:8) ; Horonaïm (Is 15:5) ; Beth-Diblathaïm et Qeriyoth (Jr 48:22, 24). Elle confirme donc l’historicité de tous ces lieux.

Ras Shamra (l’ancienne Ougarit), située sur la côte nord de la Syrie, en face de l’île de Chypre, a fourni des renseignements sur un culte tout à fait analogue à celui qui était pratiqué en Canaan, par exemple sur ses dieux et ses déesses, ses temples, ses prostituées “ sacrées ”, ses rites, ses sacrifices et ses prières. Entre un temple dédié à Baal et un autre à Dagôn, on a découvert une pièce qui contenait une bibliothèque forte de centaines de textes religieux, qui dateraient du XVe siècle et du début du XIVe siècle av. n. è. Les textes poétiques à caractère mythologique donnent nombre d’informations sur les divinités cananéennes qu’étaient El, Baal et Ashéra, ainsi que sur l’idolâtrie dégradante rattachée à leur culte. Dans son livre Archaeology and the Old Testament (1964, p. 175), Merrill Unger fait ce commentaire : “ La littérature épique ougaritique a permis de révéler le degré de dépravation qui caractérisait la religion cananéenne. Appartenant à un polythéisme extrêmement avili, les pratiques du culte cananéen étaient barbares et profondément licencieuses. ” On a aussi trouvé des représentations de Baal et d’autres dieux (voir DIEUX ET DÉESSES [Les divinités cananéennes]). Ces textes se distinguaient par une écriture alphabétique cunéiforme d’un genre inconnu jusqu’alors (différente de l’akkadien cunéiforme). Cette écriture suit l’ordre de l’hébreu, mais contient des lettres supplémentaires, ce qui donne un total de 30. Comme à Our, on a mis au jour une hache de combat en acier.

Samarie, capitale puissamment fortifiée d’Israël, le royaume du Nord, était bâtie sur une colline qui dominait de quelque 90 m le fond de la vallée. Les vestiges des doubles murailles, qui formaient par endroits un rempart de 10 m de large, sont une preuve qu’elle pouvait résister à de longs sièges, tels que celui des Syriens décrit en 2 Rois 6:24-30 et celui de la redoutable armée assyrienne mentionné en 2 Rois 17:5. Les ouvrages en pierre qu’on a découverts sur ce site et qu’on fait généralement remonter à l’époque des rois Omri, Ahab et Yéhou sont remarquablement exécutés. Ce qui semble être le soubassement du palais mesure environ 90 m sur 180. On a trouvé dans ce palais quantité d’objets, de plaquettes et de lambris en ivoire, qui ont peut-être un lien avec la maison d’ivoire d’Ahab dont il est question en 1 Rois 22:39 (voir aussi Am 6:4). À l’angle nord-ouest du sommet, on a mis au jour une grande piscine cimentée de près de 10 m de long sur 5 de large. Peut-être s’agit-il de “ la piscine de Samarie ” dans laquelle fut lavé le char d’Ahab taché par son sang. — 1R 22:38.

On accorde aussi un grand intérêt à 63 fragments de poterie (ostraca) couverts d’inscriptions à l’encre qui dateraient du VIIIe siècle av. n. è. Des reçus pour du vin et de l’huile envoyés à Samarie depuis d’autres villes révèlent que les Israélites écrivaient parfois les chiffres en traçant des traits horizontaux, verticaux et obliques. Voici ce qu’on peut lire sur un de ces reçus types :

En l’an dix,
pour Gaddiyô [probablement l’intendant au trésor]
(provenant) de Aza [peut-être le village ou le district
envoyant le vin ou l’huile] :
Abibaal 2
Ahaz 2
Shèba 1
Meribaa[l 1]

Ces reçus révèlent aussi l’emploi fréquent du mot Baal dans les noms propres, dans une proportion d’environ 7 noms portant la racine Baal pour 11 contenant une forme ou une autre du nom Jéhovah. Cela indique probablement que, comme le dit la Bible, le culte de Baal s’était infiltré parmi les Israélites.

La Bible décrit la destruction par le feu de Sodome et de Gomorrhe et signale l’existence de puits de bitume (asphalte) dans la région (Gn 14:3, 10 ; 19:12-28). De nombreux savants croient que les eaux de la mer Morte ont peut-être monté dans le passé, étendant l’extrémité méridionale de la mer sur une distance considérable et recouvrant le site de ces deux villes. Les explorations faites dans la région montrent qu’il s’y trouvait des gisements de pétrole et d’asphalte et qu’elle fut dévastée par le feu. À ce propos, le livre Light From the Ancient Past, par Jack Finegan (1959, p. 147), déclare : “ Une étude attentive de la littérature, de la géologie et de l’archéologie amène à la conclusion que les infâmes ‘ villes de la vallée ’ (Genèse 19:29) se trouvaient dans la région qui est à présent engloutie [...] et que leur destruction fut provoquée par un grand tremblement de terre, probablement accompagné d’explosions, d’éclairs, d’inflammation de gaz naturel et d’une conflagration générale. ”

L’archéologie et les Écritures grecques chrétiennes. L’utilisation par Jésus d’un denier à l’effigie de Tibère César (Mc 12:15-17) est confirmée par la découverte d’un denier d’argent sur lequel figurait la tête de Tibère et qui fut mis en circulation vers l’an 15 de n. è. (PHOTO, vol. 2, p. 544) (voir Lc 3:1, 2.) En outre, la découverte à Césarée d’une dalle de pierre portant les noms latins Pontius Pilatus et Tiberieum prouve que Ponce Pilate était gouverneur romain de Judée à l’époque.

Le livre des Actes d’apôtres, qui offre des preuves évidentes que Luc en est le rédacteur, mentionne de nombreuses villes et leurs provinces, ainsi que des fonctionnaires de toutes sortes, porteurs de titres divers, qui assumaient leur fonction à des époques bien précises. En donnant de tels renseignements, le rédacteur de ce livre s’exposait à l’erreur (noter aussi Lc 3:1, 2). Pourtant, les découvertes archéologiques démontrent de façon remarquable l’exactitude du livre écrit par Luc. Ainsi, en Actes 14:1-6, Luc situe Lystres et Derbé en Lycaonie et laisse entendre qu’Iconium se trouvait dans un autre territoire, alors que des auteurs romains, dont Cicéron, placent Iconium en Lycaonie. Or, un monument découvert en 1910 indique qu’Iconium était bel et bien considérée comme une ville de Phrygie et non de Lycaonie.

De même, une inscription mise au jour à Delphes atteste que Gallion était proconsul d’Achaïe, probablement en 51-52 (Ac 18:12). Quelque 19 inscriptions, qui remontent à la période allant du IIe siècle av. n. è. au IIIe de n. è., prouvent que Luc a raison de conférer le titre de chefs de la ville (singulier politarkhês) aux magistrats de Thessalonique (Ac 17:6, 8). Cinq de ces inscriptions se rapportent d’ailleurs précisément à cette ville (voir CHEFS DE LA VILLE). Pareillement, la désignation de Publius par le titre de “ principal personnage ” (prôtos) de Malte (Ac 28:7) est tout à fait exacte. C’était là son titre, comme le confirment deux inscriptions trouvées à Malte, l’une en latin et l’autre en grec. À Éphèse, on a trouvé des textes de magie et dégagé le temple d’Artémis (Ac 19:19, 27). Des fouilles entreprises sur ce site ont également mis au jour un théâtre, qui pouvait accueillir quelque 25 000 personnes, et des inscriptions qui parlent de “ commissaires des fêtes et des jeux ”, comme ceux qui intervinrent en faveur de Paul, ainsi que d’un “ greffier ”, comme celui qui apaisa la foule en cette circonstance. — Ac 19:29-31, 35, 41.

Certaines de ces découvertes incitèrent Charles Gore à écrire ce qui suit à propos de l’exactitude du récit de Luc : “ Il faut évidemment dire que l’archéologie moderne a en somme forcé les critiques de saint Luc à reconnaître l’exactitude remarquable de toutes ses références aux faits et aux événements profanes. ” — A New Commentary on Holy Scripture, par Gore, Goudge et Guillaume, 1929, p. 210.

Valeur relative de l’archéologie. L’archéologie a fourni des renseignements utiles qui ont permis d’identifier (de façon souvent incertaine) les sites bibliques. Elle a mis au jour des documents écrits qui ont contribué à une meilleure intelligence des langues originales dans lesquelles les Écritures ont été rédigées et elle a jeté une nouvelle lumière sur les conditions de vie ainsi que sur les activités des peuples et des chefs de l’Antiquité dont il est question dans la Bible. Toutefois, pour ce qui est de l’authenticité et de la fiabilité de la Bible, de la foi en ce livre, de son enseignement, de ce qu’elle révèle sur les desseins et les promesses de Dieu, il faut dire que l’archéologie n’est pas un complément indispensable ni une confirmation nécessaire de la vérité contenue dans la Parole divine. L’apôtre Paul écrivit en effet : “ La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas. Par la foi, nous comprenons que les systèmes de choses ont été mis en ordre par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit est venu de choses qui ne paraissent pas. ” (Hé 11:1, 3). “ Nous marchons par la foi, non par la vue. ” — 2Co 5:7.

Cela ne veut pas dire que la foi chrétienne ne repose sur aucun fondement visible ou ne se rapporte qu’à des choses intangibles. De tout temps, au contraire, les hommes ont pu trouver, à leur époque, autour d’eux, en eux et dans ce qu’ils ont vécu, un grand nombre de preuves que la Bible est la véritable révélation divine et qu’elle ne contient rien qui contredise les faits démontrables (Rm 1:18-23). Il est certes intéressant et appréciable d’éclairer la connaissance du passé par les découvertes archéologiques, mais ce n’est pas indispensable. Seule est essentielle et tout à fait digne de foi la connaissance du passé éclairée par la Bible. Avec ou sans l’archéologie, la Bible donne une signification véritable au présent et éclaire l’avenir (Ps 119:105 ; 2P 1:19-21). En réalité, seule une foi faible a besoin de s’appuyer sur une béquille, de se fonder sur des briques qui tombent en poussière, sur des vases brisés et sur des murs croulants.

Des conclusions fondées sur des incertitudes. Les découvertes archéologiques ont parfois apporté une réponse commode à ceux qui discutaient certains récits bibliques ou qui mettaient en doute l’historicité de certains événements. Elles ont également contribué à soulager l’esprit de gens sincères qui se laissaient impressionner par les arguments de ces détracteurs. Cependant, l’archéologie n’a pas pour autant réduit au silence les critiques de la Bible et elle n’est pas non plus un fondement absolument fiable sur lequel baser sa croyance dans le récit biblique. Les conclusions qui ont été tirées de la majorité des fouilles dépendent essentiellement des raisonnements déductifs et inductifs des chercheurs qui, un peu à la manière de policiers, instruisent une cause qu’ils se chargent de défendre. Aujourd’hui encore, même quand des policiers découvrent et accumulent une liste impressionnante de preuves matérielles ou indirectes concernant une affaire qui passe en justice, s’ils ne disposent pas de témoins dignes de foi et directement impliqués dans l’affaire, leurs preuves seront jugées très insuffisantes. De graves erreurs et injustices ont été commises parce que des jugements ont été prononcés d’après ces seules preuves. À combien plus forte raison risque-t-on de se tromper quand 2 000 ou 3 000 ans se sont écoulés entre l’événement et les recherches entreprises par les archéologues !

L’archéologue R. Atkinson a énoncé une comparaison similaire : “ Il suffit de penser aux difficultés que rencontreraient les futurs archéologues s’ils devaient reconstituer les rites, les dogmes et les doctrines des Églises chrétiennes simplement à partir des ruines des églises, sans l’aide d’aucun registre ni d’aucune inscription. Nous nous trouvons donc devant cette situation paradoxale : l’archéologie, qui constitue le seul moyen d’explorer le passé de l’homme en l’absence de documents écrits, devient un moyen d’investigation de moins en moins efficace à mesure qu’elle atteint aux aspects de la vie humaine qui sont les plus spécifiquement humains. ” — Stonehenge, Londres, 1956, p. 167.

L’affaire se complique du fait que, outre leur incapacité évidente à élucider le passé autrement qu’avec une exactitude approximative, et malgré leurs efforts pour garder un point de vue purement objectif sur les vestiges qu’ils mettent au jour, les archéologues, comme les savants en général, sont néanmoins influencés par leurs faiblesses, leurs inclinations et leurs ambitions personnelles, ce qui peut les amener à tenir un raisonnement erroné. Attirant l’attention sur cette difficulté, le professeur W. Albright a écrit : “ D’autre part, il y a le risque de vouloir aboutir à de nouvelles découvertes et formuler un point de vue original aux dépens de travaux antérieurs plus solides. C’est particulièrement le cas dans des domaines comme la géographie et l’archéologie bibliques, où il est si difficile de maîtriser les instruments et les modes d’investigation qu’on est toujours tenté de négliger la saine méthode, de substituer les combinaisons habiles et les hypothèses brillantes au travail plus systématique et plus lent. ” — The Westminster Historical Atlas to the Bible, par G. Wright, 1956, p. 9.

Différences dans les dates. Il est important d’être conscient de ce fait quand on considère les dates que les archéologues avancent à propos de leurs découvertes. Ainsi, Merrill Unger écrit : “ Par exemple, Garstang situe la chute de Jéricho à environ 1400 av. J.-C. [...] ; Albright penche pour environ 1290 av. J.-C. [...] ; Hugues Vincent, l’éminent archéologue de la Palestine, s’en tient à 1250 av. J.-C. [...] ; alors que pour H. Rowley, Ramsès II est le pharaon de l’oppression et l’Exode a eu lieu sous le règne de son successeur, Marniptah [Mérneptah], vers 1225. ” (Archaeology and the Old Testament, p. 164, note 15). Tout en défendant la crédibilité des techniques et des analyses de l’archéologie moderne, le professeur Albright reconnaît qu’“ il reste difficile à un non-spécialiste de se frayer un chemin à travers les dates et les conclusions contradictoires des archéologues ”. — L’archéologie de la Palestine, p. 274.

On a bien employé l’horloge au radiocarbone et d’autres méthodes modernes pour dater les objets mis au jour. Toutefois, cette méthode n’est pas parfaitement exacte, comme le montre ce commentaire de G. Wright (The Biblical Archaeologist, 1955, p. 46) : “ On peut constater que la nouvelle méthode au carbone 14 utilisée pour dater les vestiges anciens ne s’est pas révélée aussi infaillible qu’on l’avait espéré [...]. Certaines mesures ont, de toute évidence, donné des résultats erronés, sans doute pour plusieurs raisons. Actuellement, on ne peut se fier entièrement aux résultats donnés que lorsque plusieurs mesures ont fourni des résultats pour ainsi dire identiques et que la date indiquée paraît exacte d’après d’autres méthodes de calcul [c’est nous qui soulignons]. ” Plus récemment, The New Encyclopædia Britannica (Macropædia, 1976, vol. 5, p. 508) a déclaré : “ Quelle qu’en soit la cause, [...] il est clair que les dates évaluées au carbone 14 ne sont pas aussi précises que les historiens traditionnels le souhaiteraient. ” — Voir CHRONOLOGIE (La datation archéologique).

Valeur relative des inscriptions. Des milliers d’inscriptions anciennes ont été trouvées et sont en cours d’interprétation. W. Albright dit : “ Les documents écrits constituent de loin la plus importante catégorie d’objets découverts par les archéologues. Il est donc crucial de se faire une idée exacte de leurs caractéristiques et de notre aptitude à les déchiffrer. ” (The Westminster Historical Atlas to the Bible, p. 11). Il peut s’agir de textes écrits sur des tessons de poterie, sur des tablettes d’argile, sur des papyrus, ou encore d’inscriptions gravées sur le granit. Quel que soit le matériau utilisé, il faut bien examiner les renseignements que comportent ces inscriptions pour en éprouver la valeur et savoir s’ils sont dignes de foi. Des textes gravés sur de la pierre ou écrits sur du papier peuvent être erronés ou franchement mensongers. Ce fut d’ailleurs fréquemment le cas. — Voir CHRONOLOGIE (La chronologie biblique et l’histoire profane) ; SARGON.

Prenons un exemple. La Bible rapporte que Sennakérib, roi d’Assyrie, fut assassiné par deux de ses fils, Adrammélek et Sharétser, et qu’un autre, Ésar-Haddôn, lui succéda sur le trône (2R 19:36, 37). Or, une chronique babylonienne déclare que le 20e jour de Tébeth, Sennakérib fut tué par son fils qui s’était révolté contre lui. Bérose, prêtre babylonien du IIIe siècle av. n. è., comme Nabonide, roi babylonien du VIe siècle av. n. è., racontent eux aussi dans leurs annales que Sennakérib fut assassiné par un seul de ses fils. Cependant, Ésar-Haddôn, qui succéda à son père, Sennakérib, spécifie nettement sur un fragment découvert plus récemment du prisme qui porte son nom, que ses frères (au pluriel) se révoltèrent contre leur père et le tuèrent, après quoi ils s’enfuirent. À ce propos, Philip Biberfeld (Universal Jewish History, 1948, vol. I, p. 27) fait ce commentaire : “ La Chronique babylonienne, Nabonide et Bérose se trompaient ; seul le récit biblique se révéla exact. Il a été confirmé dans les moindres détails par l’inscription d’Ésar-Haddôn et, concernant cet événement de l’histoire assyro-babylonienne, il s’est révélé plus exact que les sources babyloniennes elles-mêmes. C’est là un fait d’une extrême importance pour apprécier la valeur de sources pourtant contemporaines aux événements qu’elles relatent quand elles sont en désaccord avec la tradition biblique. ”

Problèmes de déchiffrement et de traduction. Le chrétien doit également se montrer prudent en ne prenant pas pour argent comptant l’interprétation qui est donnée de nombreuses inscriptions en langues anciennes. Dans certains cas, tels que ceux de la Pierre de Rosette et de l’Inscription de Béhistoun, les savants qui ont déchiffré les langues en question ont fait de grands progrès dans l’intelligence d’une langue auparavant inconnue, parce que le texte écrit dans cette langue l’était conjointement dans une autre langue connue. Toutefois, il ne faut pas espérer que de tels apports résolvent toutes les difficultés ou permettent de comprendre parfaitement toutes les nuances et les expressions idiomatiques d’une langue. Ces derniers temps, on a encore fait des progrès considérables dans la connaissance des langues bibliques fondamentales que sont l’hébreu, l’araméen et le grec, et on continue de les étudier. Pour ce qui est de la Bible, la Parole inspirée de Dieu, on peut à bon droit s’attendre à ce que son Auteur donne aux humains les moyens d’obtenir la bonne intelligence de son message grâce aux traductions disponibles dans les langues modernes. Toutefois, il n’en va pas de même des écrits non inspirés des nations païennes.

Pour illustrer la nécessité d’être prudent dans ce domaine et montrer une fois de plus que les problèmes posés par le déchiffrement des inscriptions anciennes sont bien souvent abordés avec moins d’objectivité qu’on pourrait le penser, on peut citer le livre Le secret des Hittites, par C. Ceram. Il dit à propos d’un assyriologue éminent qui travailla au décryptage de la langue “ hittite ” (Paris, 1955, p. 108-111) : “ Son œuvre fourmille d’erreurs et contient nombre de révélations capitales [...]. L’argumentation [...] est si convaincante qu’il fallut plusieurs dizaines d’années pour s’apercevoir qu’elle était erronée. [...] Son érudition philologique était prodigieuse. ” L’auteur décrit ensuite l’obstination avec laquelle ce savant s’opposa à toute modification de ses découvertes. Après bien des années, il consentit enfin à opérer quelques changements, mais les leçons qu’il modifia étaient celles-là mêmes qui se révélèrent exactes quelque temps plus tard ! Racontant la violente querelle, émaillée de récriminations personnelles, qui éclata entre cet homme et un autre savant occupé lui aussi à déchiffrer les caractères cunéiformes hittites, l’auteur déclare que “ la solution d’un problème tel que celui du déchiffrement exige de ceux qui s’y consacrent un engagement total ”. Ainsi, bien que le temps et les recherches aient permis d’éliminer maintes erreurs dans l’interprétation des inscriptions anciennes, il est bien de reconnaître que d’autres études amèneront vraisemblablement encore des corrections.

Tous ces faits confirment la supériorité de la Bible, qui est une source de connaissance digne de foi, une mine de renseignements authentiques et un guide sûr. C’est la Bible, ce recueil de documents écrits, qui donne l’image la plus nette du passé de l’homme, et elle est parvenue jusqu’à aujourd’hui, non grâce aux fouilles archéologiques, mais parce qu’elle a été préservée par son Auteur, Jéhovah Dieu. La Bible “ est vivante et puissante ”. (Hé 4:12.) Elle est “ la parole du Dieu vivant et qui subsiste ”. “ Toute chair est comme de l’herbe, et toute sa gloire est comme une fleur d’herbe ; l’herbe se dessèche et la fleur tombe, mais la parole de Jéhovah subsiste pour toujours. ” — 1P 1:23-25.

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Gisg 


Habitué
Habitué
@TetSpider a écrit:
@Gisg a écrit:Comme tu l'as demandé Moslima j'ouvre un nouveau sujet pour essayer de répondre à tes questions. :)

"
1/on se base sur quoi pour prouver une croyance chez vous?

2/comment vous pouvez prouver que votre religion est la vrai religion ?
"

Je n'ai pas compris la question n°1 : prouver quelles croyances ?

n°2 : On ne le peut. Nous marchons par la foie, mais ce que je peux te dire c'est que j'ai la ferme assurance que Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour pardonner nos péchés.

voilà ^^
Et pourquoi tu n'as pas opté de répondre dans la topic de Moslima ? smile

>>> http://www.forumreligion.com/bible-et-tradition-f5/questions-sans-reponses-t315.htm

Parce que Moslima avait demandé que l'on réponde dans un sujet différent ,

Sinon pour juger une religion nous nous basons sur la Bible quoi ^^ pour continuer sur ton exemple de l'Islam: je pense que vous respectez Dieu ce qui est un point positif, mais que vous êtes éloignés de la véritée car vous ne reconnaissez pas Jésus comme fils de Dieu.

Enfin pour convaincre de notre foie: (c'est un avis personnel) je pense que tout ce que nous pouvons faire c'est témoigner, essayer de l'amener à chercher Dieu. Et si il le veut je crois que le Seigneur sauras le se laisser trouver. (ce n'est que mon avis)

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moslima 


Novice
Novice
fidel ,j'ai dit prouver et pas répéter les mensonges? voila comment vous infirmez ça ?
Puisque rien ne peut dépasser le poids de l’Ecriture Divine, selon l’enseignement de Paul en 2 Timothée 3,16 qui déclare que: « Toute Écriture (sacrée) est inspirée de Dieu » Nous pouvons nous en remettre à cette affirmation qui repose sur un principe fondamental qui est l’authenticité Divine d’un écrit présenté comme tel. Le Coran est assez clair sur ce point dans la Sourate 4,82 où il est rappelé qu’un texte Divin « S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions! ». Mais ce point n’est pas le sujet principal de ce nouveau défi lancé aux chrétiens. Il est désormais demandé à ces croyants, s’ils sont sincères dans leur foi, de nous répondre à une seule petite question (divisée en 4 points / sous sections) qui sera un véritable challenge pour eux.

Quelle Bible est la réelle et seule Parole de Dieu authentique qui soit ?

Pour ce faire, nous nous appuierons sur le témoignage et la règle du livre de l’Apocalypse chapitre 22,18 : « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre." Certains peuvent objecter qu’il ne s’agit que du livre de l’Apocalypse, mais la règle logique veut que nous l'appliquions à chacun des livres Bibliques, puisque rappelons le, les chrétiens aiment signaler à leurs opposants que la Bible se lit entièrement; Que l'on ne peut pas prendre un verset et le séparer du reste.

Nous voyons qu’à travers ce verset, on ne peut n’y ajouter ni retrancher ne serait-ce qu’un iota du texte, sous peine de finir en Enfer et ne plus figurer sur le livre de Vie. Bien évidemment, chaque croyant se doit de croire cela, sinon chacun œuvrerait comme bon lui semble pour toucher ou retoucher le texte dit Divin et en faire ce qu’il veut pour le faire concorder à ses passions. Nous allons citer 4 points / questions qui peuvent soulever le dilemme chrétien et mettre de l’embarrât dans les consciences afin d’éveiller les cœurs fermés inch’Allah. Suivant le cheminement d’Apocalypse 22,18, présentons notre problématique très corsée à nos frères :

1/ Quel texte est la Parole de Dieu authentique, le texte Majoritaire ou le texte Minoritaire ?

(Pour ceux qui ne le savent pas, « le texte Majoritaire » (ou texte Reçu) est basé sur les anciens Manuscrits et fut suivit jusqu’au 19ème siècles par tout le monde (bien qu’il reste encore des bibles basées sur ce texte en circulation), jusqu’à l’arrivée de la découverte de nouveaux Manuscrits encore plus antérieurs appelés « le texte Minoritaire »)

Voici un échantillon des différences entre ces deux corpus qui se comptent par milliers:

- Matthieu 28: 9

TR. "Mais comme elles allaient pour l'annoncer à ses disciples, voici Jésus qui vint au-devant d'elles, et..."
TM. "Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et..."

- Marc 6: 11

TR. " ... secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. Je vous dis en vérité que ceux de Sodome et de Gomorrhe seront traités mains rigoureusement au jour du jugement que cette ville-là."
TM . " ... secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage."

- Marc 7: 8

TR . "Car en abandonnant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes, lavant les pots et les coupes, et faisant beaucoup d'autres choses semblables."
TM . "Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes."

- Marc 9: 44

TR. "Où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point"
TM . (Ce verset est enlevé au complet)

- Marc 9: 46

TR . "Où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point."

TM . (Ce verset est enlevé au complet)

- Luc 1: 28

TR. " ... Je te salue, toi qui es reçue en grâce la Seigneur est avec toi; tu es bénie entre les femmes."
TM . "... Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi."


Voici en bref l'explication de ce qu'est le texte Majoritaire (dit Texte Reçu):

* Le Texte Reçu compose pour la grande majorité (90 %) des plus de 5000 manuscrits grecs existants. C'est pourquoi on l'appelle aussi le Texte majoritaire.

* Le Texte Reçu n'a pas subi les retraits, les ajouts et les modifications que l'on retrouve dans le Texte minoritaire.

* Le Texte Reçu sert de base aux premières versions de la Bible: Peschitto (150 apr. J.-C.) *

* Ancien Vulgate Latin (157 apr. J.-C.), Bible Italique (157 apr. J.-C.), etc. Ces Bibles ont été élaborées quelque 200 ans avant les manuscrits minoritaires d'Égypte favorisés par l'Église romaine.

* Le Texte Reçu adopte la grande majorité des plus de 86 000 citations provenant du texte sacré rédigé par les pères de l'Église.

* Le Texte Reçu n'est pas corrompu par la philosophie égyptienne. .

* Le Texte Reçu était et est toujours l'ennemi de l'Église romaine.

Voici en bref l'explication du texte Minoritaire (fait par la critique textuelle moderne):

* Les Textes Minoritaires étaient le fruit du travail de scribes égyptiens

* Les Textes Minoritaires regorgent de modifications; souvent, un simple manuscrit a été modifié par de nombreux scribes sur une période de plusieurs années : c'est une chose que les prêtres Aaroniques et les Massorètes n'auraient jamais tolérée pour la transcription des Écritures saintes.

* Les Textes Minoritaires omettent environ 200 versets des textes sacrés. C'est l'équivalent de la première et seconde épîtres de Pierre.

Voici maintenant quelques Bibles bien connues qui se basent sur le texte Majoritaire Reçu:

- Bible annotée Neuchâtel

- Bible Ostervald - Bible Martin 1744

- Bible d'Olivétan

- Bible de Castellion - Bible de l'Epée

- Bible de Genève

- Etc... Comme la Bible américaine mondialement connue, la célèbre "King James" qui elle aussi se base sur ce texte.

Voici maintenant quelques Bibles bien connues qui se basent sur le texte Minoritaire (l'édition de Westcott et hort*)

(* Westcott et Hort sont deux critiques du 19ème siècle qui ont (nettoyer) et corriger les erreurs du texte Reçu (selon eux et leurs partisans) en se basant sur les grands onciaux grecs (Codex Sinaïticus, Vaticanus etc...) et ont dit que la Bible qui fit surgir la Réforme Protestante fut un texte corrompu contenant environ 6000 erreurs!!!!!!! Subhanallah!)

- Bible Louis Segond et Nouvelle Bible Segond - Bible TOB - Bible Osty

- Bible du Semeur - Bible Crampon

- Bible de Chouraqui - Bible du Nouveau Monde (Témoins de Jéhovah) - Bible de Jérusalem

- Bible Scofield

- Bible Darby

- Etc... Comme les Bibles américaines(Rsv, Niv etc....)

Voici le témoignage important de Barry Burton qui écrit :

« Le Sinaiticus est un manuscrit découvert par un certain M. Tischendorf en 1844, dans un tas d'ordures du monastère Sainte-Catherine, près du mont Sinaï. Il contient presque tout le Nouveau Testament en plus d'y ajouter le Berger d'Hermas et l'Épître de Barnabas. Un examen du manuscrit a prouvé que ce dernier était très peu fiable. John William Burgon a passé des années à étudier chaque manuscrit disponible du Nouveau Testament. À propos de Sinaïticus, il écrit: « À plusieurs occasions, on a retiré sans précaution 10, 20, 30, 40 mots. Des lettres, des mots et même des phrases complètes ont souvent été écrites deux fois, ou encore commencées pour être aussitôt annulées; cette erreur grotesque par laquelle une clause est omise parce qu'elle se termine par les mêmes mots que la clause précédente, ne survient pas moins que 115 fois dans le Nouveau Testament. »

(Ce qui signifie tout de même qu'avant 1844 les chrétiens n'avaient pas la vrai Parole de Dieu authentique, qu'il aurait fallut attendre cette découverte dans les poubelles d'un monastère pour découvrir les erreurs de la Bible et enfin éclairer la Parole de Dieu authentique !) Il continue :

« En plus de tout cela, on a omis 237 mots, 452 paragraphes et 748 phrases entières des Évangiles seulement. Le Vaticanus était à la disposition des traducteurs de la bible "King James" (américaine) qui ne l'ont pas utilisé, puisqu'ils le savaient non fiable. »

Mais voici aussile constat établi par le révérend D. A. White, qui écrit ce qui suit (en page 41 de son livre "Defending the King James Bible"):

" Le texte de Westcott et Hort modifie le Texte Reçu en plus de 5 600 endroits… Mon compte personnel remonte au 2 août 1984 et, au moyen du NOUVEAU TESTAMENT GREC de Scrivener, j'ai relevé 5 604 modifications apportées au Texte reçu par Westcott et Hort dans leur Nouveau Testament grec. De ces 5 604 modifications, j'ai noté:

1 952 omissions (35 %),
467 ajouts (8 %)
3 185 modifications (57 %).

À ces 5 604 endroits où on notait des modifications, on avait ajouté 4 366 mots, ce qui porte à 9 970 le nombre de mots grecs. C'est donc dire que dans un texte grec de 647 pages (p. ex., le texte de Scrivener), cela représente en moyenne des modifications à 15,4 mots par page du Texte Reçu."

Nous n’accordons aucune supériorité aux 2 partis, mais le constat est là et accablant concernant les textes Bibliques. Nous pouvons réitérer notre question qui est très déterminante puisque selon la réponse (à la lumière d’Apocalypse 22,18), pendant 19 siècles les chrétiens ont eut une Bible corrompue et iront en Enfer pour l’avoir dénaturer ou bien les Bibles modernes et ceux qui les suivent finiront au fond de la Géhenne pour avoir perverti la Parole de Dieu. Quel problématique frissonnante !

Quel texte est la Parole de Dieu authentique, le texte Majoritaire ou le texte Minoritaire ?

2/ Quelle version de la Bible est authentique parmi celles qui existent ?

Nous ne présenterons qu’un exemple parmi beaucoup pour aller droit au but et toujours selon l’enseignement d’Apocalypse 22,18 : Hormis la différence du texte Majoritaire et Minoritaire qui persiste, comparons plusieurs Bibles actuellement sur le marché, pour voir si les chrétiens ont toujours maintenu cette règle du dernier livre de la Bible : Pour les lecteurs et croyants qui achèteraient « la Bible de Jérusalem édition du Cerf 1998 » par exemple, et bien en Marc 16,9-20, le texte reste le même sans aucune note, ni dans l’introduction des évangiles, ni en bas de page. Il ne comporte pas non plus de parenthèses et ce lecteur qui pense acheter une Bible authentique, lit ces mots comme faisant parti du texte original. Prenons « la Bible Thomson édition Vida 2009 », qui pourtant n’est pas une Bible annotée mais qui signale tout de même les problèmes scripturaires, il est curieux d’y trouver des parenthèses entre ces versets de Marc et une note de bas de page indiquant que « ces versets ne trouvent pas dans tous les Manuscrits » et « la Bible TOB éditions du Cerf 2004 » va encore plus loin disant « que pour les meilleurs Manuscrits, l’évangile de Marc se termine en 16,8 ».

Autrement dit ces versets sont des ajouts ultérieurs. Le lecteur qui n’a pas connaissance de cela les prendra pour véridiques tandis que la vérité est tout autre. Quelle déception pour ce croyant sincère ! Il existe un nombre incroyable de différences non mentionnées comme celle-ci qui montrent la fausseté de certaines Bibles qui sont en vente un peu partout. Nous sommes en France un pays très développé, mais imaginez un pays qui n’a pas accès à un enseignement sérieux, en fait il ne vivra que dans un mensonge manifeste sans s’en rendre compte. Nous pouvons donc réitérer notre question :

Quelle version de la Bible est authentique parmi celles qui existent ? La réponse est importante puisque les croyants qui suivent ce genre de Bible iront en Enfer ayant introduit des versets dans la Bible qui n’y existaient pas à l’origine. Les notes de pages sont au moins honnêtes de la corruption textuelle effectuée dans une époque reculée et toujours d’actualité dans le texte Biblique.

3/ Lequel de ces 2 textes est-il l’authentique Parole Divine : le TM (Texte Massorétique) ou la LXX (Septante) ?

La Septante (LXX) était la base (ainsi qu’un texte Proto-Massorétique) des auteurs du Nouveau Testament et fut largement utiliser par les premiers chrétiens. Les Bibles en générale se basent sur le texte de la LXX et le texte Massorétique pour établir leur texte intégral et les traducteurs doivent choisir entre les 2 textes pour mettre un verset. Mais lequel des 2 est la Parole de Dieu vu qu’ils contiennent des milliers de divergences entre eux, dont voici les plus grosses :

- La LXX contient un Psaume supplémentaire

- Le Texte Hébraïque intercale 15 versets de plus en Ecclésiastique chapitre 51 entre le verset 12 et 13

- La LXX ajoute 24 versets au livre 1 Rois chapitre 12 à partir du verset 24

- Le TM en Genèse 4,8 est corrompu puisqu’il est dit ceci : « Caïn dit à son frère(??????). Et lorsqu’ils furent arrivés dans les champs… » La LXX ajoute là où il demeure une lacune dans le texte massorétique et où il manque un verset : « Allons dans les champs » entre les deux phrases.

Ce qui permet aux traducteurs Bibliques de combiner les 2 ou de corriger le TM pour ne pas avoir la leçon faussée dans les Bibles en vente. Mais les juifs ont dans leurs écrits cette lacune parmi beaucoup qu’il serait fastidieux de citer. - Etc… Nous pouvons réitérer notre question dont la réponse est plus qu’importante puisque les 2 ne peuvent être authentiquement Divin :

Lequel de ces 2 textes est-il l’authentique Parole Divine : le TM (Texte Massorétique) ou la LXX (Septante) ?

4/ Quel Canon est le véritable Canon authentique ?

Parmi ces différents Canons qui existaient et dont certains existent toujours, nous voudrions que le chrétien nous éclair sur l’authenticité de chacun et lequel bien sure est le seul et véritable Canon Divin préservé par le Saint Esprit :
Canon Catholique, Protestant, Orthodoxe, Syriaque (Peshitta), Vulgate, Septante, Slavon ou Ethiopien (nous pourrions ajouter le Canon de Muratori et encore bien d’autres..).
Voici les différences qu’offrent ces différents Canons et il est logique qu’un seul ne peut être d’origine Divine :

-Les livres Baruch, Bel et le dragon (Daniel grec 14), l’Ecclésiastique (ou Siracide), Hénoch, Esdras 3, Esdras 4, le livre des Jubilés, Judith, la lettre de Jérémie, 1, 2, 3 et 4 Macchabées, la prière de Manassé, les Psaumes de Salomon, Sagesse de Salomon, Suzanne (Daniel grec 13) et Tobie, ne font pas partis du Canon Protestant.

-Les livres Hénoch, le livre des Jubilés, 3 et 4 Macchabées, la prière de Manassé et les Psaumes de Salomon, ne font pas partis du Canon Catholique mais il contient tous les autres livres qui restent indiqués ci-dessus.

-Les livres Esdras 4, le livre des Jubilés, Hénoch et la lettre de Jérémie, ne font pas partis de la Septante(LXX), mais elle contient tous les autres livres qui restent indiqués au-dessus.

-Les livres Bel et le dragon, Hénoch, le livre des Jubilés, 3 et 4 Macchabées, la prière de Manassé, Suzanne (Daniel grec 13)… ne font pas partis du Canon Ethiopien

-Les livres Hénoch, Esdras 3, Esdras 4, le livre des Jubilés, 4 Macchabées, la prière de Manassé, Suzanne (Daniel grec 13)…ne font pas partis du Canon Syriaque

-Les livres Bel et le dragon, Hénoch, le livre des Jubilés, les Psaumes de Salomon et 4 Macchabées, ne font pas partis du Canon Slavon

-ETC (le Canon Orthodoxe suit celui du texte grec de la Septante) Puisqu’il ne peut y avoir qu’un seul Canon authentique, les autres sont à rejeter comme non Divin puisqu’ils ont ajoutés ou retrancher des livres à la Parole de Dieu. Nous pouvons réitérer notre question :


Quel Canon est le véritable Canon authentique ?

Terminons par un petit assortiments de problèmes qui sera notre conclusion :
- Quelle Bible acheter ? La version Protestante, Catholique ou Orthodoxe ? Quelle est la véritable Parole de Dieu puisqu’aucune ne contient le même nombre de livres ou de versets que les autres ? La réponse fera que les 2 autres groupes seront condamnés… Toutes les Bibles non expurgées des versets ajoutés sont elles authentiques ou non ? Lorsqu’un verset est déclaré inauthentique, il doit être retiré normalement. Pourtant les traducteurs Bibliques les laissent dans le texte pour la plupart (et / ou ne mettent que des notes de bas de pages). Voici ces versets qui devraient être hors des Bibles :


Matthieu 12.47
Matthieu 17.21
Matthieu 18.11
Matthieu 20.16
Matthieu 21.44
Matthieu 23.13
Marc 7.16
Marc 9.43
Marc 9.49
Marc 11.26
Marc 15.28
Marc 16.9-20
Luc 22.43-44
Luc 23.18
Luc 23.34
Luc 24.6
Luc 24.12
Luc 24.40
Jean 5.3-4
Jean 7.53-8.11
Jean 12.8
Jean 13.1
Jean 14.31
Jean chapitre 21
Jean 21.24-25
Actes 8.37
Actes 24.6-7
Actes 28.29
Romains 5.7
Romains 11.6
Romains 14.15
Romains 16.24
1 Jean 5.8


Toutes les Bibles du monde contiennent ces versets. Comment régler ce problème à la lumière d’Apocalypse 22,18 ? - Que faire des près d’1 million de variantes (selon le grand savant Kennicott) entre les Manuscrits disponibles ? Qui dit variantes dit retouches de textes et donc l’Enfer selon le livre de l’Apocalypse.

En voici un échantillon :

- Jean 1,34 
 « Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu. » Un papyrus récemment trouvé (le p106) datant du début du 3ème siècle ne comporte pas les mots « fils de Dieu » mais « élu de Dieu » , idem dans le p5 et le Codex Sinaïticus (le seul Manuscrit grec datant d'avant le 8ème siècle qui contient les 27 livres du nouveau testament). Nous pouvons aussi trouvé « élu » dans quelques autres anciens Manuscrits . Ce qui est clair c'est que les scribes venus plus tard on altéré le texte en insérant « fils de Dieu » au lieu de « élu de Dieu » pour faire croire que Jean-Baptiste(as) témoignait que Jésus(as) était le fils de Dieu .

- Marc 1,1 
 « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu », le Codex Sinaïticus ne contient pas le terme « fils de Dieu » il est clair qu'il y eut une altération quelque part.

- Luc 23,53 
 Aujourd’hui nous pouvons lire en Luc 23,53 que Jésus(as) a été placé dans une tombe « où personne n'avait encore été mis. » juste pour être sur que personne ne viendra dire que quelqu'un a volé son corps. Quelques scribes ont ajouté « et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc »

- Luc 24,40 
 Le Codex Bezae et beaucoup d'autres anciens textes latins n'incluent pas Luc 24,40 « Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. »

- Luc 24,3 CODEX Bezae et la plupart des textes latins ne contiennent pas la phrase « le seigneur jésus » dans « ils n'ont pas trouvé le corps ». « Le seigneur jésus » est un ajout.

- Luc 24,6 
 Le codex Bezae et la majorité des autres textes latins n'incluent pas la phrase de Luc 24,6 « Il n'est point ici, mais il est ressuscité ».


Les chrétiens ne se rendent pas compte de la difficulté dans laquelle ils sont.

- Quel texte des Actes des Apôtres est le véritable inspiré de Dieu, le texte Occidental ou le texte Oriental ?

Voici les différences qu’ils contiennent et les avis sont très partagés quant à savoir lequel est l’authentique (plusieurs hypothèses ont été émises) : (ce recensement fut établit par E. Delebecque dans son livre Les deux Actes des apôtres, préfacé par le R.P Ceslas Spicq, en 1986)

-325 versets identiques sur 1007 au total
-681 changements
-525 additions
-162 suppressions

L’un des 2 est à éliminer et ceux qui l’ont suivit sont en Enfer selon Apocalypse 22,18. Certains livres ne furent canonisé et reconnu comme authentique, que plusieurs siècles après leurs mises à l’écrit. Les chrétiens qui les ont éliminé sont donc en Enfer selon l’Apocalypse (qui lui-même est le dernier livre canonisé en 397 seulement).

Voici une autre citation du livre de cheikh Rahmatullah al-Hindi « Manifestation de la vérité », qui fait une recension des propos de savants chrétiens de son époque (1860), l'âge distingué de l'éveil critique de la Bible : (rappelons que ces vues n'ont pas changées depuis et nous sommes en 2009) :

« L'Epître aux Hébreux, la 2ème Epître de Pierre, la 2ème et la 3ème de Jean, l'Epître de Jacques, celle de Jude, l'Apocalypse de Jean, et quelques passages de la 1ère Epître de Jean, ont été attribués, sans preuve, aux Apôtres et étaient considérés comme douteux jusqu'en 363. Les susdits passages de l'Epître de Jean sont encore tenus pour interpolés par les critiques les plus distingués de notre époque, comme nous le verrons plus loin ; et tous ces divers écrits ne se trouvent pas dans la traduction syriaque. Toutes les Eglises de l'Arabie ont rejeté la 2ème Epître de Jude, et l'Apocalypse ; l'Eglise Syriaque aussi a constamment refusé de les reconnaître, comme on le verra par ce qui suit. On lit dans Horne (vol. 11. p. 206, éd. de 1822) : "On ne trouve pas dans la traduction syriaque la 2ème Epître de Pierre, l'Epître de Jude, la 2ème et la 3e Epître de Jean, et l'Apocalypse de Jean. Il manque également dans cette traduction, les versets 2 à l l du 8e chap. de l'Evangile de Jean et le 7e verset du 5e chap. de la 1ère Epître de Jean".

Le traducteur syrien doit avoir omis tous ces livres parce qu'ils ne lui semblaient pas assez authentiques.

Ward dit (p. 37) : "Rogers, l'un des théologiens protestants les plus distingués, nous donne les noms de plusieurs savants qui rejettent comme apocryphes les livres suivants : l'Epître aux Hébreux, l'Epître de Jacques, la 2ème et la 3e Epître de Jean, l'Epître de Jude, et l' Apocalypse de Jean. Le docteur Bliss dit également que jusqu'au temps d'Eusèbe les livres n'étaient pas tous considérés comme authentiques et soutient que l'Epître de Jacques, celle de Jude, la 2ème Epître de Pierre, la 2ème et la 3e de Jean, ne sont pas de ces Apôtres. L'Epître aux Hébreux resta longtemps douteuse. Les Eglises syriaques n'ont jamais voulu reconnaître ces livres, et les Eglises d'Arabie ont suivi leur exemple".

Lardner dit dans le 4ème volume de ses œuvres (p. 175- . " Cyrille et l'Eglise de Jérusalem de son temps ne reconnaissent pas l'Apocalypse de Jean et le nom de ce livre ne se trouve pas dans le catalogue des livres canoniques écrit par lui".

Le même auteur dit (loc. cit. p. 323) : " L'Apocalypse de Jean ne se trouve pas dans l'ancienne version syriaque ; ni Bar-Hebraeus, ni Jacques d'Edesse, n'ont écrit de commentaire sur ce livre". Et Ebedjésu omit de son catalogue la 2ème Epître de Pierre, la 2ème et la 3e de Jean, l'Epître de Jude, et l' Apocalypse de Jean ; et c' est là aussi l'opinion des Syriens".

Le Catholic Herald (vol. VII. p. 206, ann. 1844) dit : "Rose dit (p. 161) que plusieurs théologiens protestants n'admettent pas l'authenticité de l'Apocalypse de Jean, et le Professeur Ewald a prouvé, d'une manière irréfutable, que l'Evangile de Jean, les Epîtres et l'Apocalypse, ne peuvent pas être du même auteur". »




Ces livres étaient considérés comme non authentiques jusqu’à un âge très avancé et ne furent canonisé qu’au fur et à mesure des Conciles. Nous pouvons réitérer pour finir notre question principale :
Quelle Bible est la réelle et seule Parole de Dieu authentique qui soit ?
et ça
Énormément de gens ignorent que le texte des Actes des apôtres est composé de 2 textes rapportés : l'occidental et l'oriental.

Le souci est que ces 2 textes sont très différents l'un de l'autre dans leurs contenus. La question qui nous vient à l'esprit est de savoir lequel de ces 2 textes est l'original et donc l'authentique "Parole de Dieu" selon les chrétiens ? Nous allons mentionner plusieurs témoignages recueillis dans les ouvrages d'éminents savants, afin de constater qu'il n'y a aucune certitude quant à l'authenticité de l'un ou de l'autre comme étant le texte originel. En bref, les savants ne savent pas lequel est le premier qui fut composé, ce qui est un gros problème pour les chrétiens puisque la Parole de Dieu ne peut être sujette à des changements. Si le texte qui figure dans les bibles actuelles n'est pas le bon, alors il y a falsification car, comme nous allons le voir, le texte occidental est plus long d'environ 10% que l'oriental.

Commençons par le témoignage de E. Delebecque dans son livre Les deux Actes des apôtres, préfacé par le R.P Ceslas Spicq, en 1986. Qui est Mr. Delebecque ? Un professeur émérite de grec à l'université de Provence, l'un des meilleurs hellénistes modernes selon l'auteur de la préface de son livre. Il dit :

Les Actes des apôtres nous sont parvenus en deux versions différentes, l'une longue et l'autre courte. Les trois principales théories sont de Blass 1895, Ropes 1926 et Clark en 1933.

"Pour Blass, Luc écrivit les deux Actes des apôtres. Selon lui, la première, écrite à Rome, est celle du texte occidental. Luc l'avait révisé plus tard pour donner dans une seconde édition, un texte plus concis et plus fort. Il aurait retouché l'inutile avec la liberté d'un auteur retouchant son propre texte et adressé sa nouvelle édition, comme son Evangile à Théophile. Après quoi de nombreuses copies auraient été faites des deux éditions, la seconde représentée par la plupart des manuscrits. D'autre aurait cependant eut pour origine l'occidentale, préservée dans l'église de Rome.


J.H Ropes : Pour lui, les deux textes sont à mettre dans un ordre inverse de celui que propose Blass et n'ont par le même auteur. Le texte occidental serait en générale inférieur au texte court. Il aurait été réécrit par des chrétiens du deuxième siècle. Tout en offrant de bonnes leçons provenant d'un fond ancien de valeurs, mais impossible à restituer, provenant peut-être d'une information postérieure, il se bornerait d'habitude à développer ou paraphraser le texte court, le seul authentiquement Lucanien. Toutefois ce texte occidental serait ancien.


A.C. Clark : Sa théorie va exactement à l'opposé de celle de Ropes. Pour lui, le texte authentique et original serait celui de la version occidentale. Le second, admis d'ordinaire comme seul authentique serait l'œuvre d'un abréviateur qui, sans parler des omissions accidentelles aurait fait, pour diverses raisons, des coupures dans le texte long. Cet auteur second aurait une mentalité différente de celle de l'auteur original. Il aurait rendu son texte plus obscur."


Voici le rapport que fait l'auteur, dans son analyse philologique des 2 textes des Actes des apôtres :

-325 versets identiques sur 1007 au total

-681 changements

-525 additions

-162 suppressions"


Qu'en dit Raymond E. Brown dans son encyclopédie intitulée : "Que sait-on du Nouveau Testament" de 1997 ? Et qui est-il ? Il est considéré comme étant le meilleur exégète catholique américain. Il cite dans son analyse E. Delebecque pour ses travaux, preuve que cet homme ne dit pas n'importe quoi puisque ce savant reconnu qu'est Brown, en vient à le citer dans son ouvrage.



Ses propos : "Actes présente un problème textuel plus aigu que n'importe quel autre livre du Nouveau Testament. Les témoins textuels occidentaux ont un texte grec d'environ 10% plus long que la tradition textuelle égyptienne ou alexandrine. Le matériel en plus contient des phrases, des gloses et même des versets entiers. A partir des seuls manuscrits et témoignage patristique, on ne peut décider ce qui est le plus ancien. La majorité considère le texte oriental comme étant le plus original et le texte occidental comme paraphrasé, reflétant l'addition par des copistes de gloses riches du point de vue religieux. Il y a cependant des motifs de désaccord : les données supplémentaires dans le texte occidental correspondent au du reste du texte, sont souvent neutre et semblent parfois indiquer un suppléments de connaissance. Pour résoudre ce problème, beaucoup ont recours à la théorie de Blass (les 2 éditions par Luc)."

Voici un résumé des 4 variantes de cette théorie, preuve qu'il n'y a rien de sur et de pleinement authentique et qu'ils ne suivent que la conjecture :

"A/ Luc rédigea les 2 éditions.

B/ Un deuxième scribe produisit le texte occidental en glosant le premier texte avec des notes que Luc avait laissé de coté.

C/ L'occidental est l'original et au deuxième siècle, une version abrégée fut produite.

D/ La version originale des Actes est perdue. Elle peut être reconstitué par le texte occidental que l'auteur utilise comme source principale. Un autre auteur produisit le texte oriental en le révisant à la lumière du texte original. "


En définitive, il y a eut interpolation et altération à priori.

Passons à Wilfrid Harrington et à l'usage de son ouvrage "Nouvelle introduction à la Bible" de 1965. Qui est-il ? Il est dominicain et fut membre de l'institut biblique de Jérusalem. Son livre est préfacé par le R.P. de Vaux (ancien directeur de l'institut biblique et archéologique français de Jérusalem), qui qualifia son œuvre d' "admirablement réussit". Il se servait des meilleures recherches modernes pour cela. Il dit, page 768 :


"Le texte des deux apôtres nous est parvenu sous deux formes différentes. Celle qui figure dans les éditions critiques du Nouveau Testament appartient au texte alexandrin (oriental). Il est représenté par les manuscrits B, S, A, C et P45. L'autre forme est celle qu'on appelle "le texte occidental " elle se trouve dans D, la Vieille Latine et la version Syriaque, ainsi que chez les Pères Latins. On a prétendu que les 2 textes étaient l'œuvre de Luc, l'occidental représentant un premier jet, l'autre une rédaction plus soigné, mais aucune de ces démonstrations convaincante n'a pu être fournie à l'appuie de cette hypothèse. Le fait qu'on ait pu émettre celle-ci, montre bien, cependant, que les différences sont notables. On estime aujourd'hui qu'une édition critique des Actes doit en tenir compte et peser chacune d'elles à sa valeur."


"Introduction au Nouveau Testament, son histoire, son écriture, sa théologie" (2000), publié sous la direction de Daniel Marguerat, et auquel 10 chercheurs de pays différents ont participé à la rédaction cet ouvrage très riche. Ils sont tous enseignants dans des facultés théologiques de leurs pays respectif ; protestants et catholiques. C'est Daniel Marguerat lui-même qui écrivit le chapitre sur les Actes des apôtres.

Il dit : "Pour chaque livre du NT, établir le texte original nécessite de faire un choix parmi les leçons variantes que présente la tradition manuscrite. Or le texte des Actes place la critique textuelle devant une situation tout à fait particulière : les manuscrits se séparent en deux versions nettement dissemblables. L'oriental, que les traducteur modernes ont adopté est représenté par deux papyri important du troisième siècle (P45 et P53) et deux grand onciaux : Vaticanus, Sinaïticus et Alexandrinus. Une autre forme textuelle de 8.5% plus longue est identifiable dans quelques manuscrits de la version Latine, Syriaque et sur des papyri de la fin du troisième siècle (P38 et P48), aussi dans le Codex Bezae. Au total plus de 600 variantes différencient les deux versions. L'authenticité et la large diffusion de ces deux textes font se demander lequel est l'original."


Donald A. Carson & Douglas J. Moo dans leur livre "Introduction au Nouveau Testament" (1992) disent :

"Le texte des Actes présente un problème aussi intéressant que tout autre livre du NT. Sous 2 forme différentes : celles des grands onciaux (Sinaïticus et Vaticanus) qui constituent la base de tous les textes et versions grecs modernes, et celle d'un autre onciale : le Codex Bezae. Cette dernière forme du texte, souvent appelé "occidental" à cause de son origine géographique supposée, est environ 10% plus longue que le texte habituellement accepté. Ces ajouts sont de diverses sortes et vont de quelques mots à des phrases entières. Face au texte occidental des Actes, les spécialistes adoptes 3 positions fondamentale (Blass, Ropes et Clark). Quelques uns soutiennent que c'est le texte original Lucanien que B, S et d'autres ont abrégé. Pour d'autre, il pourrait représenter une recension complètement distincte, qui pourrait provenir de Luc lui-même. Mais la majorité considère le texte occidental comme une modification secondaire du texte généralement accepté (l'oriental)."


Nous pourrions citer aussi M.E. Boismard et A. Lamouille en plus, ainsi que d'autres sources, mais ceci serait sûrement fastidieux pour le lecteur (nous pourrions écrire encore 10 pages de commentaires). Tout cela pour expliquer aux chrétiens qu'il n'y a aucune certitude quant à l'authenticité originale de l'un ou de l'autre, bien qu'un courant contemporain majoritaire de commentateurs penche pour l'oriental. Même si cela s'avère être vrai, nous devons admettre que la corruption textuelle est flagrante et à put s'exercer bien avant déjà et sur d'autres livres bibliques aussi. Si c'est Luc qui écrivit les 2 sources, alors nous pouvons conclure qu'il n'y a rien de divin dans la Bible puisqu'il peut retoucher à sa guise "la Parole de Dieu" selon les chrétiens. Comment pourrait-il supprimer ou ajouter quelques choses de la Parole Divine (selon les chrétiens toujours), alors que le livre de l'Apocalypse au chapitre 22 versets 18-19 le condamne ?

Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. (Apocalypse 22.18-19)


Selon beaucoup de chrétiens, "Ce livre" désigne chaque livre de la Bible, pas seulement pour le livre de l'Apocalypse…


Quelques exemples de différences entre les 2 textes pour conclure.


Exemples d'omissions dans le texte oriental


Actes 1,1-2

Texte oriental : Théophile, j'ai parlé , dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres , par le Saint-Esprit, aux apôtres qu'il avait choisit.

Texte occidental : Théophile, j'ai parlé dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné, par le Saint Esprit, des ordres aux apôtres qu'il avait choisit, et l'ordre de proclamer l'Evangile sans fin

Actes 1,5

Texte oriental : car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit

Texte occidental : car Jean a baptisé d'eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit et c'est lui que vous allez recevoir, dans peu de jour, pas au delà du cinquantième


Exemples inverses : omissions dans le texte occidental


Actes 2,18

Texte oriental : Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront

Texte occidental : Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, je répandrai de mon Esprit

Actes 2,19

Texte oriental : Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du sang, du feu, et une vapeur de fumée

Texte occidental : Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre


Exemples de versets supprimés

Actes 8,37

Texte oriental :…

Texte occidental : Philippe dit : "Si tu crois du fond du cœur, c'est possible. Il répondit : "je crois que Jésus Christ est le fils de Dieu".

Actes 28,29

Texte oriental :…

Texte occidental : Et quand lui eut ainsi parlé, les juifs partirent, avec un grand sujet de discussion entre eux


Rappelons en guise de conclusion, ce qui a été dit au début de l'article pour que les personnes comprennent bien l'ampleur des différences, puisque ces exemples en sont une infime démonstration :

-325 versets identiques sur 1007 au total

-681 changements

-525 additions

-162 suppressions


Alors, lequel des 2 est la Parole de Dieu (selon les chrétiens)?
voir aussihttp://blog.decouvrirlislam.net/Home/christianisme/bible

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moslima 


Novice
Novice
@Gisg a écrit:


Sinon pour juger une religion nous nous basons sur la Bible quoi ^^ pour continuer sur ton exemple de l'Islam: je pense que vous respectez Dieu ce qui est un point positif, mais que vous êtes éloignés de la véritée car vous ne reconnaissez pas Jésus comme fils de Dieu.

j'ai dis les critères
le fait de dire que dieu n'a pas de fils signifie que cette religion est fausse .c'est le seul critère?
et comment vous prouver que dieu a un fils, logiquement comment dieu unique, avec tout ses attribut et ses noms, aura besoin d'un fils , et pour lui offrir au pécheurs au lieu de les punir .Cela fait perd la tête

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Ikhawi 


Habitué
Habitué
Il n'existe pas de critères. Ceux qui peuvent vous être donnés en Islam ne servent qu'à vous renvoyer vers vos croyances. Je trouve pas ça rusé.

La religion est personnelle avant tout. Elle est vécue collectivement avec des croyants qui partagent leur expérience avec la même démarche.

Dieu n'est pas une science exacte. Mais encore faut-il être sur de sa foi et non qu'elle est le fruit d'un conditionnement. Je ne sais pas ce qui permet de s'en rendre compte en Islam.

La Bible ne m'a pas permis de croire en Dieu et de devenir chrétien. Je l'a regarde comme un guide pratique qui a traversé le temps, qui contient des vérités théologiques. Ce n'est pas non-plus la tradition vu que je suis Protestant. C'est le vécu.

B.I.B.L.E. = BasicInstructions Before Leaving Earth smile

Pour ce qui est de son authenticité, si tu fais quelques recherches tu trouveras des réponses. Là n'est pas où je veux en venir.

L'expression "Fils de Dieu" dans les évangiles veut surtout mettre en évidence la conception de Jesus par sa naissance surnaturelle. Bien évidemment on peut trouver d'autres contextes ou raisons pour l'appliquer à d'autres prophètes, mais là j'y vois surtout un pseudonyme. S'il vient d'une exagération des hommes ou de Dieu ? En faite je ne vois pas ce qui pose problème.

Dieu est esprit et n'enfante pas. Il n'y avait que les païens pour avoir ce genre de croyances.

Votre prophète dénonce et amplifie entre autres les pratiques déviantes du christianisme et du paganisme de son époque. Aujourd'hui, ça ne s'applique pas à la lettre pour tous les chrétiens. D'autre part, la bible a forcément été falsifié puisqu'il a existé de faux évangiles apocryphes qui étaient en circulation dans la région et contraires au message de base.Encore une fois, l'appliquer à tout ce qui fait partie de notre bible actuelle, nous conduit à des dialogues de sourds et à de la théorie de science fiction. Mais c'est bien marrant !

Au final, considérer la bible comme 100% la parole de dieu et la prendre au sens littéral ne mène qu'à ce qu'on cherche à y trouver !

L'interprétation de la bible devient intéressante quand elle se fait sens symbolique à travers les histoires qu'elle raconte, des faits réels rapportés comme tels ou amplifiés.

Aujourd'hui nous sommes très attachés aux preuves et au concret. Mais à ces époques, il était normal d'utiliser des histoires. Jésus affiche d'ailleurs un certain libéralisme vis à vis de l'interprétation des livres anciens.

Pour nous chrétiens, nous devons êtres des suiveurs de Jésus.
Il faut vivre avec Dieu au centre de sa vie et qu'il y ai une communion sincère avec lui. C'est à dire laisser Dieu prendre la 1ere place dans sa vie, laisser le maximum de choses qui nous attachent à la vie pour Dieu. En y réfléchissant, on pourrait s'imaginer super frustré, privé de jouissances, de plaisirs... mais Dieu nourrit et fait le reste. En échange, il donne tout le nécessaire pour que nous ne manquions de rien intérieurement.

Lorsque quelqu'un se convertit, il connaîtra une nouvelle naissance. Dieu prendra la première place dans sa vie si la personne se laisse guider et fait le choix de dépendre de Dieu. On dit aussi que la personne meurt avec Jésus pour tuer son ancienne nature et ressusciter spirituellement. Il devient de bon sens et naturel, de mettre en pratique les enseignements bibliques. Cependant tout écart doit être justifié par la confession sincère avec Dieu.

En résumé, le chrétien qui "nait de nouveau" croit et Dieu le guide vers l'application de la loi selon le contexte de son vécu. L'inverse s'appel le religieux. Un individu cherche à appliquer la loi au sens littéral, et le mécanisme est surement différent mais on ne sait pas si y croit vraiment en Dieu au fond de lui.

Malheureusement, tous les chrétiens ne sont pas dans le renouvellement. Dans certains cas c'est même pire. L'autre jour j'ai lu que 10% des enseignants chrétiens au Danemark étaient athées ! Encore ont-ils le courage de l'avouer ! Comment ne pas avoir de mauvaises intentions comme le viol quand on ne suit pas le chemin de Dieu et qu'on reste sans femme ?

Une théorie dit que Jésus parlait surtout de ce genre de résurrection. L'histoire de sa cruci-fiction aurait avant tout pour but de montrer le chemin spirituel que chacun doit emprunter pour atteindre Dieu. Ce qu'on constate, c'est que chaque chrétien qui fait cette démarche, fait cette expérience que j'ai décris un peu avant.

Contester les faits concrets des points divergents comme on le vois souvent chez les juifs ou musulmans, n'intéresse pas tant que ça. Nous n'avons pas de preuves infaillibles pour affirmer des vérités dans les faits. Il n'y a que des théories. Mais si ça peut vous permettre de grandir dans la foi tant mieux ! La mienne ne fonctionne pas comme ça.

Il y'en a parmis nous qui s'obstiennent aussi à défendre des idées auxquelles ils n'adhèrent pas. Mais c'est seulement qu'ils estiment que ces idées doivent être défendues...

Je ne crois pas que Jésus soit Dieu. Mais un dieu unique peut être comme un prisme. Les concepts purs de monothéisme et polythéisme sont peut être trop restrictifs et dépassés. La trinité est défendable bien que je ne sois pas convaincu de cette doctrine.



Dernière édition par Ikhawi le Lun 19 Juil - 23:31, édité 1 fois

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Yassine 


Vétéran
Vétéran
Tu dis tout et son contraire mon ami Ikhawi.. est ce que tu peux nous résumer en quoi consiste ta croyance d'abord ? Un protestant qui ne croit pas que Jésus est dieu ça existe ?

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ASHTAR 


Passionné
Passionné
Cher amis,pour vous lire on doit avoir de la patience ,merci de vous suffire à quelques lignes pour pouvoir concevoir et répondre .

amicalement .

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Ikhawi 


Habitué
Habitué
Je privilégie la foi et le vécu personnel aux doctrines. Que Jésus ne soit pas le Dieu unique en personne venu se promener sur terre n'a aucune importance. En revanche, je crois que Jésus était entièrement en lien avec Dieu quand il enseignait, de façon privilégié par rapport aux prophètes qui l'avaient précédés.

Je suis sceptique qu'il ait accomplis des miracles tels qu'ils sont décris au pied de la lettre. Mais je crois que derrière chaque miracle se cache une part de vérité.

Croire en Jésus du point de vue chrétien et vivre la même vie qu'avant ne me semble pas compatible. Je crois que la foi n'est pas passive mais nous amène à changer et désirer de faire la volonté de Dieu. Sans ça, j'estime qu'on peut difficilement parler de vie chrétienne.

Je crois donc qu'il y a un chemin à suivre qui n'est pas nécessairement la torah au sens strict. Qu'il est d'avantage fait de renoncement et de sacrifice de sois pour Dieu et pour les autres. Que les règles et interdits sont là pour enseigner l'homme. Qu'il y aura toujours des écarts et que Dieu sait pardonner si nous sommes sincères dans la démarche de suivre ses commandements. Mais que si l'ont vient à s'en éloigner, il vaut mieux s'en remettre à des règles strictes pour rétablir l'équilibre de sa marche.

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