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Ortéga Sienna 


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Pour les chrétiens, Gabriel ne fait pas partie de la Trninité. Il n'est pas l'Esprit Saint. Il ne l'a jamais été.

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Yassine 


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Mais si tu implores un saint ou un tombeau de saint tu le divinise sans le savoir à 100%.

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Ortéga Sienna 


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Ce qui compte c'est l'intention. Les chrétiens n'adorent pas Marie, tout comme les musulmans n'adorent pas Muhammad. Ils ne prennent pas comme Seigneurs en dehors de Dieu leurs moines, tout comme les musulmans ne prennent pas les Oulémas, les Cadi ou les Califes en Seigneurs en dehors de Dieu.

Rien n'est adoré en dehors de Dieu.

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Yassine 


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@Ortéga Sienna a écrit:Pour les chrétiens, Gabriel ne fait pas partie de la Trninité. Il n'est pas l'Esprit Saint. Il ne l'a jamais été.
Oui pour l'Islam l'Esprit Saint c'est l'ange Gabriel et qui fait pas partie d'aucune Trinité. Il faut cesser de prendre référence au Christianime si tu est issue d'un milieux chrétien et tu veux être une pro dans le comparatif religieux. La réalité c'est que l'Esprit Saint c'est l'ange Gabriel qui est venu annoncer à Marie qu'elle va accoucher d'un garçon Prophète, mais que les chrétiens par la suite l'ont transformé en entité en sait toujours pas de quoi il s'agit et l'ont additionné dans la Trinité bien plus tard dans le concile de Constantinople si je me trompe.

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Yassine 


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@Ortéga Sienna a écrit:Ce qui compte c'est l'intention. Les chrétiens n'adorent pas Marie, tout comme les musulmans n'adorent pas Muhammad. Ils ne prennent pas comme Seigneurs en dehors de Dieu leurs moines, tout comme les musulmans ne prennent pas les Oulémas, les Cadi ou les Califes en Seigneurs en dehors de Dieu.

Rien n'est adoré en dehors de Dieu.
Les musulmans n'ont pas des oulémas qui leur rend le Halal Haram et le Haram Halal. Puis tu dis que ce compte c'est l'intention, mais l'intention doit être suivie de l'acte, si tu dis que j'ai pas l'intention de faire cela mais que tu le fait indirectement c'est que tu mens. Et l'expression d'une adoration c'est la prière. Si tu n'as pas l'intention d'adorer autre que Dieu alors ne prie nulle autre que Dieu et ton intention sera dans ce cas valide.

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Ortéga Sienna 


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@TetSpider a écrit:
@Ortéga Sienna a écrit:Pour les chrétiens, Gabriel ne fait pas partie de la Trninité. Il n'est pas l'Esprit Saint. Il ne l'a jamais été.
Oui pour l'Islam l'Esprit Saint c'est l'ange Gabriel et qui fait pas partie d'aucune Trinité. Il faut cesser de prendre référence au Christianime si tu est issue d'un milieux chrétien et tu veux être une pro dans le comparatif religieux. La réalité c'est que l'Esprit Saint c'est l'ange Gabriel qui est venu annoncer à Marie qu'elle va accoucher d'un garçon Prophète, mais que les chrétiens par la suite l'ont transformé en entité en sait toujours pas de quoi il s'agit et l'ont additionné dans la Trinité bien plus tard dans le concile de Constantinople si je me trompe.


Ne le prends pas mal, mais je vois que tu n'as pas les connaissances necessaire pour debattre autour du christianisme. On va donc en rester à l'islam que tu sembles nettement mieux connaitre. Le christianisme ne t'interessant pas puisque tu le perçois de manière très déformée, et malgré son ignorance de celui ci tu crois quand même pouvoir le comprendre et le définir mieux qu'il ne se comprend et définit lui-même.

Je ne vais pas tout reprendre.

Je vais revenir sur Khadija et sur l'illétrisme.

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Yassine 


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@Ortéga Sienna a écrit:Le christianisme ne t'interessant pas puisque tu le perçois de manière très déformée,
Que ce que j'ai dis qui soit déformé de la réalité ?

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Ortéga Sienna 


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@TetSpider a écrit:
@Ortéga Sienna a écrit:Ce qui compte c'est l'intention. Les chrétiens n'adorent pas Marie, tout comme les musulmans n'adorent pas Muhammad. Ils ne prennent pas comme Seigneurs en dehors de Dieu leurs moines, tout comme les musulmans ne prennent pas les Oulémas, les Cadi ou les Califes en Seigneurs en dehors de Dieu.

Rien n'est adoré en dehors de Dieu.
Les musulmans n'ont pas des oulémas qui leur rend le Halal Haram et le Haram Halal. Puis tu dis que ce compte c'est l'intention, mais l'intention doit être suivie de l'acte, si tu dis que j'ai pas l'intention de faire cela mais que tu le fait indirectement c'est que tu mens. Et l'expression d'une adoration c'est la prière. Si tu n'as pas l'intention d'adorer autre que Dieu alors ne prie nulle autre que Dieu et ton intention sera dans ce cas valide.

Tu réponds toi même. Les musulmans n'adorent pas Muhammad, mais leur comportement laisse entrevoir une adoration. C'est une illusion ou un mauvaise interprétation des non musulmans. Les musulmans appellent la Kaaba : maison de Dieu. Or on sait très bien que ce n'est qu'une image. Les musulmans adorent le Coran puisqu'il est de Dieu, c'est sa Parole, incréé, mais matérialisé en un Livre ou une récitation. Cela ne fait pas de vous des associateurs que les chrétiens par exemple pourraient accuser de prendre en dehors de Dieu, des Livres.

Il faut laisser les chrétiens se définir, il faut laisser les musulmans se définir. Mais la liberté de s'autodeterminer doit s'arreter là ou pour se définir on s'attaque à l'autre.

Cette impureté est morale et physique, tu l'ignores peut-être. Dans la S.9 il est dit : les associateurs ne sont qu'impuretés. Il s'agit d'impurté sous les deux formes. Bien sûr on terouve d'avantage cette notion d'impureté physique chez les chiites qui sont plus proche de l'ère Hindouiste qui est très porté sur cette notion de pureté / impureté. Cependant on constate qu'il n'y a pas que chez les chhites, par exemple, les cas de chrétiens attaqués parce qu'ils ont bu dans un puit réservé à l'usage des musulmans, parce que leur salive, transpiration sont jugées impures. Il y a donc une ambiguité sur la question c'est malheureusement vrai.

Mais les chiites sont de toutes façons des musulmans à part entière.

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Ortéga Sienna 


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@TetSpider a écrit:
@Ortéga Sienna a écrit:Le christianisme ne t'interessant pas puisque tu le perçois de manière très déformée,
Que ce que j'ai dis qui soit déformé de la réalité ?

Marie par exemple. L'adoration du Dieu Unique en christianisme. Dieu unique ne veut pas dire identique, chrétiens et ^musulmans croient en un Dieu unique mais celui ci n'est pas identique dans les deux religions.

D'ailleurs regarde : est-ce que pour toi le christianisme est une religion ?

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Yassine 


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Vétéran
@Ortéga Sienna a écrit:Tu réponds toi même. Les musulmans n'adorent pas Muhammad, mais leur comportement laisse entrevoir une adoration.
Quel genre de comportement ?

Les musulmans appellent la Kaaba : maison de Dieu. Or on sait très bien que ce n'est qu'une image.
Et ?

Les musulmans adorent le Coran puisqu'il est de Dieu, c'est sa Parole, incréé, mais matérialisé en un Livre ou une récitation.
Non le Coran n'est pas Dieu ni divin. Mais il est incréé car la parole de Dieu est incréée, le savoir de Dieu atemporel est incréé. J'ai expliqué cela, mais ça été comme verser de l'eau sur du sable. Le contraire est de dire que Dieu a crée sa parole et sa science et qu'il a été dépourvu avant.

Cette impureté est morale et physique, tu l'ignores peut-être. Dans la S.9 il est dit : les associateurs ne sont qu'impuretés. Il s'agit d'impurté sous les deux formes.
Non, et l'impureté ici est juste morale. D'ailleurs à ton avis si un mécréant se lave rigoureusement, sera il toujours sale ? Ne dit pas des choses insensée.

Cependant on constate qu'il n'y a pas que chez les chhites, par exemple, les cas de chrétiens attaqués parce qu'ils ont bu dans un puit réservé à l'usage des musulmans, parce que leur salive, transpiration sont jugées impures.
J’imagine mal comment un musulman peut épouser une chrétienne et une juive et ne pas pouvoir l'embrasser un jour, mystère ! :)

Puis on est pas des chiites ici, eux qui sont les archétypes de gens qui adorent autres que Dieu sans qu'ils le déclarent clairement.

Mais les chiites sont de toutes façons des musulmans à part entière.
Non.

Marie par exemple. L'adoration du Dieu Unique en christianisme. Dieu unique ne veut pas dire identique, chrétiens et ^musulmans croient en un Dieu unique mais celui ci n'est pas identique dans les deux religions.
Tu as dis que j'ai faillis dans les connaissances chrétiennes, or là on revient à la conception islamique pourquoi les chrétiens adorent Marie, les Saint et les Prêtres, et j'ai expliqué pourquoi. Je comprend toujours rien !

D’ailleurs la définition du monothéisme est inexistence dans le Christianisme, ou plutôt unique juste parce qu'il y a pas deux ou trois, et que ce que cela implique ? rien, nada. Or un Dieu unique implique qu'Il est unique digne d'adoration et d’imploration et à Lui qu'on assigne les Attribut unique qu'on donne à nulle autre.

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Tarek 


Enthousiaste
Enthousiaste
@Ortéga Sienna a écrit:Ce qui compte c'est l'intention. Les chrétiens n'adorent pas Marie, tout comme les musulmans n'adorent pas Muhammad. Ils ne prennent pas comme Seigneurs en dehors de Dieu leurs moines, tout comme les musulmans ne prennent pas les Oulémas, les Cadi ou les Califes en Seigneurs en dehors de Dieu.

Rien est adoré en dehors de Dieu

A toi de juger :
http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/priere_2.html

Le simple fait de prier Marie, c'est l'adorer. Parce que quand tu pries quelqu'un, tu lui donnes un pouvoir divin. "Faites nous miséricorde, ô Sainte Marie et sauvez-nous de nos péchés" comme le dit une des prières sur ce site, c'est bien avouer que Marie peut "sauver" des péchés et faire miséricorde donc juger les hommes. Or, seul Dieu peut faire ça. Donner à Marie un tel pouvoir, c'est lui donner des caractéristiques divins donc l'aduler.
Autrement, les chrétiens ne prieraient pas Marie. Même si elle n'est pas inclue dans la Trinité, elle est tout de même adorée. Mais pour toi, c'est quoi déjà, "adorer" ?

Et concernant la Trinité, tu devrais savoir qu'elle a varié au cours des siècles. Moi je te prend juste un apocryphe, le Deuxième Évangile selon Joseph, ne commence t-il pas en ces termes : "In nomine Dei Patris et Mariae matris domini mundi" en français : "Au nom de Dieu le Père et de Marie, la Mère [qui sont] maîtres du monde ?" Parce que le mot "Maître" (rab) ou "Seigneur", c'est un attribut divin en islam donc quiconque en est gratifié est dieu en dehors d'Allah.

Cette impureté est morale et physique, tu l'ignores peut-être. Dans la S.9 il est dit : les associateurs ne sont qu'impuretés.

Non, il s'agit d'impureté moral. Et puis cite tes sources, moi je veux le verset exact. Le fait d'associer des êtres à Dieu, c'est impur, et c'est moral bien sûr, donc il ne s'agit pas d'impureté physique. Dans ce cas pourquoi a t-on le droit de sympathiser avec les Gens du Livre qui sont associateurs pourtant, pourquoi a t-on le droit d'épouser leurs femmes, de manger chez eux, en gros, de les considérer comme nos frères ?

Bien sûr on terouve d'avantage cette notion d'impureté physique chez les chiites qui sont plus proche de l'ère Hindouiste qui est très porté sur cette notion de pureté / impureté.

Nous on est pas chiite ici, sinon les chiites ne sont pas musulmans, mais chiite. Il faut redéfinir toute ta notion là.
Il y a le chiisme. Et il y a l'islam.

chrétiens attaqués parce qu'ils ont bu dans un puit réservé à l'usage des musulmans, parce que leur salive, transpiration sont jugées impures. Il y a donc une ambiguité sur la question c'est malheureusement vrai.

Là c'est parce que le puits était une propriété des musulmans, et que les chrétiens qui ont essayé de le voler ont été punis sûrement. Mais là encore je cherche la source.

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Ortéga Sienna 


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Un point sur Waraqa. Il est présenté comme l'un des 4 hanifs de la Mecque au temps du prophète parfois.

mais aussi comme un prètre chrétien ébionite ou nestorien: ^ Ibn Hisham, The Life of Muhammad, 3rd ed., vol. 1, pt. 2, p. 73.

Selon les sources islamiques, Waraka était un prêtre chrétien Ebionite vivant à La Mecque, il avait étudié l'Évangile et les Écritures de l'Ancien Testament. La tradition musulmane affirme que Waraka était l'un des croyants à l'ère de l'ignorance,(Hanif_ la croyance purement monothéiste _ un monothéiste qui ne serait ni juif ni chrétien.) ce qui signifie qu'il était un croyant avant la prophétie de Muhammad. Waraka passait beaucoup de temps à contempler et prier à la Kaaba et commença à lire les textes bibliques dans leur langue d'origine et a même appris à lire l'hébreu.

Alors que Muhammad était très jeune, Waraka, avec un autre membre de sa tribu, disent avoir trouvé Muhammad seul à l'écart de la ville, ils l'ont alors immédiatement rammené à Abdoul Mouttalib qui interprétera cet évenement plus tardivement comme un signe de la prophétie.

Les années passèrent et la connaissance de Waraka des écritures sacrées s'était affinée. Quelques années plus tard, quand il prit connaissance de la première révélation de Muhammad ( Q. XCVI, 1-5), Waraka reconnu l'appel, et même le rappel à la prophétie comme authentique et la tradition présente un Waraka disant: «Il est venu pour lui le plus grand droit qui est venu à Moïse; certes, il est le prophète de ce peuple »

Waraka, tout en acceptant la prophétie de Muhammad demeura chrétien, c'est plus tardivement qu'il fut compté parmi les compagnons de Muhammad..

Muhammad dit de Waraka: "Ne calomnie pas Waraka ibn Nawfal, car j'ai vu qu'il aura un ou deux jardins du Paradis."

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C'était le prêtre ou prédicateur de la Mecque, et il est mort comme un chrétien nestorien d'après la Sunna.

Les recherches récentes le décrivent comme un ebionite ou judéo-nazaréen. Etdudes historiques, comparatives et philologiques.

Il a présidé le mariage de Muhammad en qualité de «prêtre nasraniy" (Nazareth).

Les Hadith mentionnent Waraqa comme étant apparu en rêve dans la tenue des gens du Jannah

Waraqa, aurait étudié les Écritures chrétiennes en Syrie.

Il y a des contradictions donc entre les sources elles-mêmes.

Sahih El Boukhari

Khadidja l’accompagna chez Waraqa Ben Naufal son cousin paternel, qui s’était converti au Christianisme au temps de la djahiliya (préislamique). Ce dernier savait écrire l’hébreu et avait transcrit en cette langue, ce que Dieu avait permis de l’Evangile. Waraqa était d’un âge avancé et avait perdu la vue. Khadidja lui dit :
- Ô, mon cousin, écoute ce qu’a à te dire, le fils de ton frère.
– Ô, fils de mon frère, que veux-tu ? interrogea Waraqa. Le Prophète lui raconta son histoire et ce qu’il avait vu.
– C’est le Namous (Confident de Dieu ou encore l’ange Gabriel) que Dieu a déjà envoyé à Moïse, répliqua Waraqa. Quel dommage que je ne sois plus jeune ! Comme je voudrais vivre lorsque tes compatriotes te chasseront !- Comment, s’écria le Prophète, mes compatriotes vont me rejeter ?-Oui, répondit Waraqa, aucun homme n’a apporté quelque chose de similaire sans être opprimé. Si je vis encore à ce moment, je t’apporterai toute mon assistance. Quelque temps après Waraqa mourut et la Révélation fut suspendue. »
source Sahih El Boukhari
Du commencement de la Révélation

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La doctrine du chritianisme ébionite ne reconnait pas la divinité de Jésus.
Les docètes quand à eux avaient une visions assez proche de ce qui sera ensuite repris par l'islam sur la question de la mort sur le poteau ou la croix plus communément admise.

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Warraqa aurait été de lignée Juive, mais lui s'était converti à une secte chrétienne (ébionite/judéo-nazaréenne), il avait une bonne connaissance du Pentateuque, et une connaissance des appocryphes néo testamentaires. Pas des évangiles Canons.

La tradition islamique racconte : Le prophète lui raconta ses visions. Waraqa répliqua: c'est l'ange qui a été envoyé à Moïse mais ton peuple te chassera.

Doit-il donc me chasser ? Demanda l'Envoyé de Dieu.

Oui! Répondit Waraqa...Si je suis encore vivant ce jour-là, je t'apporterai un puissant concours". Hadith de Bukhari 91.1

"Nous (Dieu sait) savons bien qu'ils (les septiques) disent: "un homme (Bahira ou Waraqa) instruit Mohammed". La langue de celui qu'ils veulent insinuer est une langue barbare (étrangère), et vous voyez que le Coran est un livre arabe clair. Le Saint Coran 16.103


La révélation s'arrête quand Waraqa-ben-Naufal décède


Peu après ces accusations, Waraqa mourut, et la révélation s'arrêta pendant un certain temps au point que le Prophète en fut peiné. Son chagrin fut tel qu'à plusieurs reprises, il partit de chez lui pour aller se précipiter du haut d'une montagne escarpée. Mais chaque fois qu'il parvenait au sommet de la montagne pour se précipiter dans l'abîme, la créature (plus tard assimilé à Djibril) lui apparaissait en lui disant: "O Mohammed, tu es vraiment l'Envoyé de Dieu". Ces mots calmaient son coeur et apaisaient son âme. Alors il rentrait chez lui puis, quand la révélation tardait à venir, il repartait de nouveau pour la montagne, et arrivé au sommet l'ange lui apparaissait, et lui répétait les mêmes paroles." Hadith de Bukhari 91.1

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Marie mère de Jésus est selon l'Islam la soeur de Moise et de Aaron ( la fille d'Imran) alors qu'il y a plus de 1200 ans les séparant selon la chronologie Biblique

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Pour l’islam, Issa n’a pas été crucifié :
« Ils disent : Nous avons mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, l'Apôtre de Dieu. Non, ils ne l'ont point tué, ils ne l'ont point crucifié ; un autre individu qui lui ressemblait (un faux semblant) lui fut substitué, et ceux qui disputaient à son sujet ont été eux-mêmes dans le doute.

Ils n'en avaient pas de connaissance précise, ce n'était qu'une supposition. Ils ne l'ont point tué réellement… » (Coran IV, 156, 1)

« Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah »... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué, mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage. » (Coran IV,157-158, 2)

Or voici la version Docète rejetée par les Conciles.

Des docètes radicaux soutenaient que le Christ naquit sans aucune participation à la matière et que toutes les actions et les souffrances de sa vie, y compris la crucifixion, ne furent que des apparences.
Ils niaient la Résurrection et l’Ascension.




Le docétisme rencontra une forte opposition chez les premiers écrivains chrétiens, à commencer par Ignace d'Antioche (+ vers 111/113) et Irénée (+ vers 208) :
« Les puissances célestes, les anges, les princes, soit visibles, soit invisibles, ne demeureront point impunis, s'ils ne croient au sang de Jésus-Christ. Personne ne doit s'enorgueillir de son rang ou du poste qu'il occupe. » (Lettre de saint Ignace aux Smyrnéens)
« Vains, tout d'abord, ceux qui prétendent qu'il s'est montré d'une façon purement apparente : ce n'est pas en apparence, mais en toute réalité et vérité, qu'ont eu lieu les faits que nous venons de dire. Supposons au contraire que, sans être homme, il se soit montré sous les dehors d'un homme : en ce cas, il n'est pas réellement demeuré ce qu'il était, à savoir Esprit de Dieu, puisque l'Esprit est invisible ; d'autre part, il n'y a eu aucune vérité en lui, puisqu'il n'était pas ce qu'il paraissait être. Au reste, nous avons dit précédemment qu'Abraham et les autres prophètes le voyaient d'une manière prophétique, prophétisant par des visions ce qui était à venir : si donc même maintenant il est apparu de cette manière, sans être réellement ce qu'il paraissait, c'est une sorte de vision prophétique qui a été donnée aux hommes, et il nous faut attendre une autre venue de ce même Seigneur, en laquelle il sera tel exactement qu'il aura été vu maintenant de façon prophétique. Au surplus, nous avons montré que c'est tout un, de dire qu'il s'est montré d'une façon purement apparente, et de dire qu'il n'a rien reçu de Marie : car il n'aurait pas eu réellement le sang et la chair par lesquels il nous a rachetés, s'il n'avait récapitulé en lui-même l'antique ouvrage modelé, c'est-à-dire Adam. Vains sont donc les disciples de Valentin qui enseignent cette doctrine afin de pouvoir exclure de la chair la vie et rejeter l'ouvrage modelé par Dieu. » (Irénée, Contre les Hérésies V 1)

Le concile de Nicée proclama en 325 : « Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, d’une même substance que le Père, et par qui tout a été fait ; qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit dans la Vierge Marie et a été fait homme. »

Dans son traité Sur l’incarnation du Verbe (Logos), Athanase (+ 373) enseignait qu'il n'y a pas en Jésus-Christ deux natures, mais la seule nature divine incarnée, que la nature humaine n'a été qu'un instrument pour le Logos : « Notre transgression provoqua la philanthropie du Verbe, de telle sorte que le Seigneur vint jusqu’à nous et apparut parmi les hommes. Car nous sommes devenus la cause de son entrée dans un corps. C’est pour notre salut qu’il a été pris d’amour jusqu’à se rendre humain et paraître dans un corps ».

En janvier 385, à Trèves, Priscillien dont la doctrine était un mélange de docétisme, de sabellianisme, de panthéisme et de manichéisme, fut convaincu de « maléfice » et de pratiques immorales, condamné à mort et exécuté avec six de ses disciples dont une femme, malgré les protestations de Martin de Tours, d'Ambroise et du pape Sirice. Priscillien et ses disciples sont les premiers dans l’histoire à avoir subi la peine de mort pour hérésie.

Le concile de Chalcédoine (8 octobre au 1er novembre 451) rejeta le docétisme.

Pour l’islam, Issa (Jésus) n’a pas été crucifié :
« Ils disent : Nous avons mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, l'Apôtre de Dieu. Non, ils ne l'ont point tué, ils ne l'ont point crucifié ; un autre individu qui lui ressemblait (un faux semblant) lui fut substitué, et ceux qui disputaient à son sujet ont été eux-mêmes dans le doute. Ils n'en avaient pas de connaissance précise, ce n'était qu'une supposition. Ils ne l'ont point tué réellement… » (Coran IV, 156, 1)
« Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah »... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué, mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage. » (Coran IV,157-158, 2)
Jésus aurait fondé une famille et vécu très âgé. A Srinagar au Cachemire, on fait visiter sa tombe 3.
L’islam s’est-il inspiré de l’hérésie docétiste ?

Certains adeptes niaient la nature humaine du Christ, alors que d'autres admettaient son incarnation mais non ses souffrances, prétendant qu'il a persuadé l'un de ses disciples (Judas ou Simon) de prendre sa place sur la croix

Le Coran contient des visions gnostiques, nestoriennes_ébionites et du docétisme si l'on se réfère au hérésies chrétiennes ce qui explique la vision qu'en ont toujours eu les chrétiens jusqu'au XIX.

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Waraqa Ibn Nawfal et ses liens avec le Prophète : il était le Cousin germain de Khadîja, première épouse de Mohammed, il appartenait lui aussi à la tribu de Quraysh, il était à La Mecque un des " évêques " de la foi nazaréenne dont se réclamaient à l’époque plusieurs tribus arabes. La vie et l’influence sur Mohammed du prêtre Waraqa, traducteur en arabe de L’Évangile selon les Hébreux, constituent la matière du présent livre, traduit de l’arabe, dont l’importance quant à la réflexion sur la Révélation est évidente. Le Prêtre et le Prophète, aux sources du Coran (Joseph AZZI Libanais, professeur de philosophie et d’islamologie à l’Université de Kaslik au Liban. Il fit des études de philosophie et de théologie et soutint une thèse sur l’ésotérisme druze. Il s’intéressa plus largement aux sectes hétérodoxes de l’Islam dont les Alaouites)

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Il n’est jamais fait mention des chrétiens (masîhi) dans le livre saint des musulmans, c’est à chaque fois le terme nasâra (nazaréen) qui revient et embarrasse les traducteurs.

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Les sources musulmanes évoquent Waraqa bin Nawfal dans les corpus de traditions et les biographies. On rapporte qu’il était le cousin de Khadija, la première femme de du prophète, c'était un moine très instruit. Il s’était converti au nazaréisme, puis Dieu lui inspira de traduire l’Évangile en arabe : « Waraqa était le fils de son oncle paternel, c’est-à-dire, le frère de son père, qui, durant la période préislamique, est devenu nazaréen et avait l’habitude d’écrire en arabe, et transcrivait l’Évangile en arabe autant que Dieu le voulu » (Sahih al-Boukhâri 6581) .

Seulement, sa traduction de l’Évangile ne fut guère appréciée puisqu’aucun mecquois ne s’y intéressa, alors pourquoi Dieu a-t-il fait traduire les Saintes Écritures en arabe ? Le prophète connu Waraqa environ quinze ans avant le début de la révélation, ce dernier attesta que Muhammad était le Messager envoyé par Dieu aux arabes, cependant, Waraqa ne se convertit jamais à l'islam. Quand il mourut Muhammad déprima et pensa même au suicide. Une tradition rapporte que Waraqa apparu au prophète dans un de ses rêves, vêtu d’une robe blanche ; le songe est sensé ainsi représenter le cousin de Khadija au paradis. La Révélation Coranique connu comme le dit Boukhari un coup d'arrêt.

La mort du moine et l’arrêt soudain de la descente du coran pourraient marquer en réalité la fin d’une ère, l’achèvement de la période dite « mecquoise ».

L'hègire fixant l'an 0 de l'islam correspond à la période dite « médinoise », avec pour objectif principal, la conquête de la terre sainte : Jérusalem dans le cadre historique et la Mecque dans l'Islam. Il y a selon tous les experts une différence manifeste entre les deux styles littéraires mecquois et médinois.
Boukhari : « Lorsque Waraqa est décédé, la révélation s’est tarie"

D'après Azzi et Marie Gallez qui sont les deux plus précis et compilateurs des sources autour des nestoriens/judéo nazaréens vivant dans cette région du monde Waraqa aurait probablement été le cousin de Khadija et de Muhammad.
il est dit « prêtre nasraniyy », ce qu’il ne faut pas traduire par prêtre chrétien mais bien par prêtre nazaréen.

les judéo-nazaréens comptaient des prêtres parmi eux, très probablement des descendants de la tribu de Lévi ; et il y avait des consacrés hommes - ceux que le Coran nomme “moines” et qui sont dits se lever la nuit pour réciter des psaumes (III, 113 ; IV, 163 ; V, 82 ; XVII, 55.78 ; LXX, 20) -, ce qui est à comprendre dans une perspective eschatologique et guerrière : le salut du monde vaut que l’on s’y consacre totalement.

Le le syro-araméen était la langue habituelle des judéonazaréens d'après les études les plus poussées en philologie. Le Coran d'écriture ancienne se lit également en Syro-Araméen comme l'ont démontré des érudits, c'est un fait.

Au sujet des judéo nazaréens :


Les judéo-nazaréens reconnaissaient Jésus non pas comme le Fils de Dieu venu visiter son peuple - pour reprendre une manière de parler très primitive -, mais seulement comme le Messie suscité par Dieu. Ce n’est pas de sa faute si ce dernier n’a pu établir le Royaume de Dieu : les Grands-Prêtres se sont opposés à lui et vont même vouloir le tuer. Mais Dieu ne pouvait permettre que son Messie fût crucifié, Il l’enlève donc à temps au Ciel, et c’est une apparence - un autre homme ou une illusion - qui est clouée sur la croix à sa place. Divers textes apocryphes disent cela bien avant le Coran (IV, 157), et certains imaginent même que c’est Simon de Cyrène, celui qui avait aidé Jésus à porter sa croix, qui se retrouve dessus par erreur. L’important, c’est que Jésus, lui, soit gardé “en réserve” au Ciel. Mais il ne peut redescendre que lorsque le Pays sera débarrassé de la présence étrangère et que le Temple sera rebâti par les vrais croyants. Pour que le salut du monde advienne, la recette est donc évidente : il suffira de prendre Jérusalem - qui doit devenir la capitale du monde - et de reconstruire le Temple. Le « Messie-Jésus » - une expression gardée dans le Coran que nous avons - imposera alors le Royaume de Dieu sur toute la terre. Là, on est loin des messianismes antérieurs à notre ère, qui étaient simplement nationalistes et religieux.

D'autres sources, plus traditionnelles, comme le livre d'Aïcha, font de Waraqa un chrétien nestorien, le Messie qu'il professe a cependant peu à voir avec celui des chrétiens, ceux-ci étant considérés par l'islam comme polythéistes, puisqu'ayant divinisé Jésus et Marie.

Pour le nazaréisme comme pour l'islam, Jésus n'est qu'un roi-Messie attendu pour instaurer un royaume parfait et régner pendant 40 ans (400 ans dans le Coran). Le judeo-nazaréisme s'allia donc, par la prédication, plusieurs tribus arabes, se constituant une force armée redoutable.

Il reste peu de chose des ouvrages composés par les ébionites (fragments de l’Évangile des ébionites, Kérygmes de Pierre et autres sources utilisées par la littérature pseudo-clémentine).

Ils disparurent vers le Ve siècle. Cependant des mouvements religieux se réclamant des ébionites subsistent encore.

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Même Tariq Ramadan dans sa Sira évoque Waraqa en traduisant nazaréen par chrétien.

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Référence Coran et Sira :


Or voici que durant le mois de Ramadan de l’année 610 , en arrivant à cette caverne , il entend une voix lui dire :
“As-salamou ‘alayka, ya rasûla Allahi ! “Que la paix soit sur toi, ô Envoyé de Dieu !” Il entre dans la caverne et un être lui apparaît et lui ordonne
“iqra’” lis! c’est un ordre. “Mais je ne sais pas lire”. La créature le serre très fort et lui ordonne une seconde fois de lire “iqra’ et puis une troisième fois . Muḥammad étouffe d’être ainsi serré et voici que la créature récite ce qui constitue le début de la révélation, les cinq premiers versets de la sourate 96 du Coran.
“Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’une matière visqueuse ! Lis car ton Seigneur est le plus généreux. Il a instruit l’homme au moyen de la plume . Il lui a enseigné ce qu’il ne savait pas”.
“ iqra’ bismi rabbika alladhî khalaqa /
khalaqa al’insana min ‘alaq/
‘iqra wa rabbouka al’akramou/
alladhî ‘allama bilqalam/
‘allama al’insana mâ lam ya’lam”
Et puis la créature s’en va.
Muḥammad est bouleversé, effrayé. Il redescend de la colline en courant et se précipite chez son épouse.

-“ Khadîja , Khadîja. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Je deviens fou. Peut-être que j’ai vu le diable. Couvrez-moi, couvrez-moi, j'ai froid."


- “Khadîja, j’entends des bruits de clochette . Que m’arrive-t-il ? J’ai peur pour moi".
-“calme-toi , repose toi. Tu n’as rien à craindre. Je vais demander son avis à mon cousin, tu sais , mon cousin chrétien Waraqa Ibn Nawfal .”
Elle sort. et se rend chez Waraqa.
- “Cousin ! Franchement je suis inquiéte. Mon époux entend des voix, des bruits de clochette. Il grelotte. Qu’est-ce qu’il a ? "
-“Cousine, c’est notre homme. C’est ce que j’attendais. C’est la même chose qui s’est passée pour Moïse.. Ton mari sera le prophète de ce peuple .”..
Peu après Muḥammad rencontre Waraqa à proximité de la Kaaba.
-“Ne t’inquiète pas", dit Waraqa." Khadîja m’a tout raconté. Il est certain qu’on te traitera de menteur, tu seras maltraité, l’on te chassera, on te fera la guerre.”
-“Ils me banniront”?
-“Eh oui ! Jamais homme n’est venu avec ce que tu apportes sans avoir été combattu ! “
Et de nouveau la voix qui l’enseigne lui demande de réciter
“ Noun. Par la plume et ce qu’ils écrivent. Tu n’es
pas fou, grâce à Dieu. Il y aura pour toi une récompense . Tu es un homme bien
Cela correspond aux premiers versets de la sourate 68, , la deuxième sourate révélée. La sourate “la plume” “al-qalam”. “nun wa al-qalami wa mâ yasTouroûna/ Mâ anta bi ni’mati rabbika bimajnoûnin wa inna laka la ‘ajran .... La révélation défend le prophète. Non il n’est pas fou . Muḥammad est un homme bien.

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Ortéga Sienna 


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Marie est l'objet de l'Hyperdulie, pas d'adoration. Trouvez un docteur de l'Eglise qui dit que Marie est une divinité ou une deesse ? wink

Maintenant je vous trouve des centaines de photos ou des milliers de musulmans sont comme fanatisés devant des reliques de Muhammad, celà ne veut pas dire grand chose, il ne faut pas se fier à une impression.

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Ortéga Sienna 


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Récurrent
Le musulman est le frère du musulman. Il y a également des versets qui déconseillent de tisser des liens avec les infidèles dont la conversion est très incertaine. Il est bien dit que le musulman ne doit pas se mélanger avec les juifs chrétiens, polythéistes et athées.

L'important c'est de voir si les chrétiens vivent en étant considérés comme des Frères en terre d'Islam, ce n'est pas le cas, et ça ne l'a jamais été sauf de manière anecdotiques.

"Les juifs disent : « ‘Ouzair est fils d’Allah » et les chrétiens disent : « Le christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le christ fils de Maryam, comme seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils (Lui )associent" (S9 V30,31)

Le Prophète dit alors aussi : "Je ferai quitter les juifs et les chrétiens la Péninsule arabique" (rapporté par Muslim, n° 1767, et d'autres) (dans une autre version : "Faites quitter les juifs du Hedjaz et les chrétiens de Nadjran la Péninsule arabique" : rapporté par Ahmad, n° 1599, etc.). (suppression du Pacte de Najran conclu après la soumission des chrétiens à l'autorité du prophète de l'islam)

Le Prophète a dit : "Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est de divinité qu'Allah et qu'ils croient en moi et en ce que j'ai apporté" (Muslim 21)

ourate 5.55. Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salat (musulmans), s'acquittent de la Zakat, et s'inclinent (devant Allah).
56. Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux.

S5.51. Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés* les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

(* Ne vous associez pas à eux, ne vous unissez pas, ne vous mélangez pas, ne soyez pas amis avec eux selon les exégèses)

S.5.82 "[...]Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‹Nous sommes chrétiens.› C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil (*Ici il est question des ermites ou anachorètes). " 83. Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager [Muhammad], tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu'ils ont reconnu la vérité. Ils disent: ‹Ô notre Seigneur! Nous croyons: inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran* il s'agit des infidèles en voie de conversion ou convertis)

[`Imrâne Ibn Hittâne qui cite `Â'icha qui lui a dit : « Le Prophète ne laissait rien qui comporte des croisements dans sa demeure sans le défaire. » Rapporté par Al-Boukhâri, H 5608), par Abou Dâwoûd (H 4151) et Ahmed (H 23740), par l’intermédiaire de Â'icha ]

Ibn Hadjar a dit : « Le fait de défaire cette croix signifie son effacement, et ceci englobe son oblitération, son grattage ou sa maculation si c’est une sculpture murale, afin que sa forme disparaisse. »[Fat’h Al-Bâri d’Ibn Hadjar (10/358-386)]

->S60 V4 4. Certes, vous avez eu un bel exemple à suivre en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul". Parole dictée à Ibrahim par Allah

Sourate 5.8 " Ô les croyants! (musulmans) Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."



28. Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci . Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s'Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage.

29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humilies .

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Yassine 


Vétéran
Vétéran
Ortéga Sienna,

Ok, en quoi veux tu arriver avec ton flux de copié collé je ne sais d'où à propos de Waraqa Ibn Nawfal ?

Marie mère de Jésus est selon l'Islam la soeur de Moise et de Aaron ( la fille d'Imran) alors qu'il y a plus de 1200 ans les séparant selon la chronologie Biblique
Où il est dit dans le Coran qu'elle est sœur de Moïse ?

L’islam s’est-il inspiré de l’hérésie docétiste ?
Est ce que tu part du principe que ta religion chrétienne est une vérité pour dire que telle ou telle croyance qui la contrarie est une hérésie ?

Bon le reste de inondation de copier-coller me semble totalement indigeste, mais je veux juste que tu me réponds à ces premiers question, car j'aime bien aller petit à petit.

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Ortéga Sienna 


Récurrent
Récurrent
Oui c'est du copié collé, mais j'ai pris soin de sélectionner les sources de première main. ;) Que tu ne répondes pas, ce n'est pas l'important c'est ce qu'on sait sur Waraqa voilà.

Je ne suis pas chrétienne, mais je dis ce qu'est le christianisme. Je ne dis pas que l'islam est une hérésie dérivé d'une hérésie chrétienne, je dis que c'est comme ça qu'il a toujours été perçu par les chrétiens jusqu'au XX S.

Sur l'illettrisme maintenant :

Mohammed était-il illettré ?

Citer:
Concernant l'illettrisme de Mohammed,"al nabî al ummî" selon l'expression coranique, les experts sont réticents à reconnaitre le prophète comme illettré, d'ailleurs des Hadiths(Sahih Boukhari) ne vont pas dans ce sens.

Sahih Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 88
'Ursa a rapporté:
Le prophéte écrivit le (contrat de mariage) avec 'Aisha quand elle était âgée de six ans et consomma son mariage avec elle quand elle était âgée de neuf ans et elle resta avec lui durant neuf années (c'est à dire jusqu'à sa mort).

Sahih Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 88
'Ursa a rapporté:
Le prophéte écrivit le contrat de mariage avec 'Aisha quand elle était âgée de six ans et consomma son mariage avec elle quand elle était âgée de neuf ans et elle resta avec lui durant neuf années.

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Le " jeudi de la calamité " est sans aucun doute un jour terrible pour l'ensemble de la Umma rapportés par les plus grandes sources.

Les Compagnons étaient regroupés dans la chambre du Prophète Mohammed (saw), trois jours avant sa mort. Il leur demanda de lui apporter de quoi écrire un message protecteur qui évitera leur égarement. Mais les Compagnons se sont divisés, quelques uns (à leur tetes omar) ont désobéi à son ordre en prétendant qu'il divaguait. En écoutant leur propos, le Prophète (saw) s'était fâché. il les a chassé de chez lui sans rien écrire.

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Ibn Abbas raconte : " C'était un jeudi, et quel jeudi !. Le Messager d'Allah était très malade, il déclara : "Approchez-vous, Je veux vous écrire un message qui vous protégera de l'égarement et de la déviation." Omar a dit : " Le Prophète est trop souffrant et il nous suffit de lire le Coran, le Livre de Dieu ! ".

Les Compagnons se divisèrent en grandes querelles. Les uns disaient " Qu'il nous écrive son message qui évitera l'égarement ! " D'autres se rangeaient aux côtés de Omar.

Lorsque leurs voix s'élevèrent du fait de leurs querelles et leurs divergences, le Prophète dit : " Allez-vous en! Sortez de chez moi ".

Ibn-Abbas qui rapportait cette histoire, pleurait et disait : " La plus grande calamité et le plus grand malheur se sont produits ce jour-là, car le Prophète a été empêché d'écrire ce qu'il voulait "

Sahih Al-Boukhari Volume I Page 37 et Volume 5 Page 138
Mousnad Ahmed Volume 1 Page 355 et Volume 5 Page 116.
Tarikh Tabari Volume 3 Page 193.
Tarikh ibn-athir Volume 2 page 320

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Le mot ummiyûn (pi. de ummî), en revanche, est sans ambiguïté : il désigne nettement ceux qui n'ont pas reçu de révélation (en latin gentiles, d'ou le Français "Gentils". Cela laisse donc penser que al-nabî al-ummî signifie « le prophète envoyé aux gentils ». Dans sa célèbre traduction française du Coran, M. Hamidullah utilise cette même expression pour Muhammad et parle de « prophète gentil » ou « de la gentilité » avec référence expresse à l'exemple de Saint Paul. Toutefois, de façon inexplicable, il la considère comme équivalent de la formule traditionnelle d'« illettré » alors qu'il n'y a aucun lien entre les deux.. (Ref Marie Thérèse Urvoy & Dominique Urvoy, islamologues, professeurs d'Arabe, d'histoire de la civilisation et pensée Arabe et philologues émérites )

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"L'idée que Muhammad était illettré est une élaboration hagiographique et apologétique tardive destinée à appuyer le caractère miraculeux et sui generis ( sui generis) du Coran" (Premare A-L. de ( universitaire français, spécialiste de la langue et de la culture arabes et de l’histoire de l’islam), Aux origines du Coran..., p.65 cité in Gallez E-M (docteur en théologie et histoire des religions), Le messie et son prophète..., T2, p49)

Le Coran : Sourate 17 verset 45 : Et quand tu (Muhammad) lis le Coran, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà, un voile invisible (Wa 'Idhā Qara'ta Al-Qur'āna Ja`alnā Baynaka Wa Bayna Al-Ladhīna Lā Yu'uminūna Bil-'Ākhirati Ĥijābāan Mastūrāan)
Puis 106 : (Nous (Dieu) avons fait descendre) un Coran que Nous(Dieu) avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l'avons fait descendre graduellement. (Wa Qur'ānāan Faraqnāhu Litaqra'ahu `Alá An-Nāsi `Alá Mukthin Wa Nazzalnāhu Tanzīlāan)

Mais lire n'est pas ici une traduction irréfutable. On peut très bien traduire par "récite" ou "invoque".
Calame* =Roseau dont se servaient les anciens pour écrire sur le papyrus ou le parchemin :
C Luxenberg :
Invoque le nom de ton Seigneur, qui a créé,
Qui a créé l'homme (d'argile) collante;
Invoque ton Seigneur digne qu'on l'honore,
qui a enseigné par le calame (l'Écriture)
à l'homme ce qu'il ne savait pas du tout....

En revanche

D'après Anas bin Malik,
Un jour, le Prophète écrivait une lettre, ou avait l'idée d'écrire une lettre. Il a été dit au Prophète qu'ils ne liraient pas les lettres à moins qu'elles aient été scellés. Ainsi le prophète a obtenu un anneau argenté avec "Muhammad l'Apôtre d'Allah" gravé dessus. J'étais en train d'observer son blanc (de l'anneau) scintillez sur la main du prophète. Sahih Bukkari, Volume 1, Book 3, Number 65

D’après Al-hariri' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui),
Lorsque le Prophète (pbAsl) conclut avec les polythéistes la trêve d'Al-Hudaybiya, `Alî ibn 'Abî Tâlib se mit à consigner par écrit les conditions de l'arrangement; et il écrivit: "Voici à quoi souscrit Muhammad, l’Envoyé d'Allah". - "Nous n'acceptons pas cette rédaction, déclarent les infidèles, car si nous savions que tu es bien l'Envoyé d'Allah, nous ne t'aurions pas combattu". - "Efface-le", dit le Prophète à `Alî. - "Par Dieu! répondit ce dernier, je ne l'effacerai jamais". Le Prophète (pbAsl) effaça alors de sa propre main les mots contestés. Une des conditions inscrites fut que les musulmans entrent à La Mecque pourvu qu'ils la quittent après trois jours et qu'ils ne portent en entrant aucune arme sauf les Julubbân. Comme je demandai à 'Abû 'Ishâq ce que signifie le mot Julubbân, il me répondit: "Il s'agit du fourreau et de son contenu".Sahih Muslim numéro 1035 (Un Hadith semblable est trouvé chez Bukkari

D'après Said bin Jubair,
Ibn 'Abbas dit, "Jeudi! Quelle (grande chose) a eu lieu Jeudi!" Alors il commença à pleurer jusqu'à ce que ses larmes aient mouillé les graviers de la terre. Puis il dit, "Jeudi où la maladie de l'Apôtre d'Allah s'est aggravée et (où) il a dit," Cherchez-moi de quoi écrire, de sorte que je puisse écrire quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarez jamais."... Sahih Bukkari, Volume 4, Book 52, Number 288

La Sunna, à commencer par les Sahihs laisse entendre que Mohammed était lettré.

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http://trueshia.blogspot.fr/2011/02/prophet-muhammad-saww-ummi.html

Ja’far ibn Muhammad al-Soufi a rapporté :
« J’ai demandé à Abu Ja’far Muhammad ibn Ali al-Rida, (as) : « O fils de l’Apôtre d’Allah, pourquoi le Prophète était-il appelé l’illettré ? » Il répondit: « Qu’est-ce que les gens disent? » J’ai dit « Ils prétendent qu’il a été appelé le « Ummi » parce qu’il était illettré. » Il a répondu: “Ils mentent! Que la malédiction d’Allah soit sur eux pour cela. Allah a dit clairement dans Son Livre : « C’est Lui qui a envoyé parmi les Ummi un Messager parmi eux, pour réciter Ses versets (à savoir le Coran), pour les purifier, leur enseigner le Livre et leur enseigner la sagesse (à savoir la connaissance et l’éthique). [Coran 62:2]. Comment aurait-il pu enseigner ce que lui-même ne pouvait pas faire? Par Allah, l’Apôtre d’Allah avait l’habitude de lire et d’écrire en 72, (ou 73), langues. Il était appelé le « Ummi » parce qu’il était de La Mecque. La Mecque est l’une des villes « mères » (Umm), et c’est pourquoi Allah, l’Elevé et l’Exalté, a déclaré: « Alors que tu (Muhammad) puisse avertir la ville « mère » (Umm) des ville (à savoir Makkah) et ce qui est autour.» » Muhammad ibn Ali ibn al-Husayn ibn Babuyah al-Saduq, Ilal al-Sharai (Beirut, Lebanon: Muasassat al-A’lami lil Matbu’aat; première édition, 1988) vol. 1, p. 151, Chapitre 105, Hadith No 1.

Ce mot « ummi » ici signifie quatre choses :

1) Issu de la Mecque

2) Issu d’une communauté sans livre

3) Envoyé à toute l’humanité

4) Pur ou infaillible

Par ailleurs, dans la sourate 96, quand l’Ange Jibrîl est venu lui dire “Iqra” et qu’il répondit en arabe, ” Ma ana bi qariî”, cela ne veut pas dire “je ne sais pas lire”.

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Ummi serait donc à comprendre dans le sens de «Gentil» ou «unscriptured» ce qui correspond aux versets où il est employé pour Muhammad: Dieu/Allah a envoyé parmi les ummiyynn (gentils)un messager, l'un des leurs, pour qu'il leur récite Ses signes, les purifier, leur enseigner le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident. (62,2)

«Croyez donc en Dieu, son messager, le prophète ummi, qui croit en Dieu et en Ses paroles» (7.158). Ainsi, le prophète ummî 'est le "prophète non juif" ou donné aux"païens". Il a été envoyé par Dieu pour son propre peuple "arabe" qui était "non-juif ou païen", ainsi que pour les juifs et les chrétiens peut-être pour leur rappeler la Vraie Parole que ceux-ci oublient ou modifient . Ainsi ummi ne signifie pas «analphabète» au sens strict, mais il pourrait être rendu «unscriptured ' ("ceux qui n'ont pas reçu la Parole de Dieu, et la Sainte écriture") (La Mecque Muḥammad, W. Montgomery Watt, chapitre 3: Religion En Arabie pré-islamique, p26-53)


M. Watt : professeur émérite en études arabes et islamiques à l'Université d'Edimbourg. Selon Carole Hillenbrand (historienne spécialisée dans l'islam (et la Perse) médiéval et contemporain «un érudit très influent dans le domaine des études islamiques et un nom très respecté par de nombreux musulmans du monde entier". Biographie complète Watt du prophète islamique Muḥammad, Muḥammad à La Mecque (1953) et Muhammad à Médine (1956), sont considérés comme des classiques dans le domaine.

En complément :
Spoiler: masquer
Les ‘oulemâ’ ont fait du prophète un illettré à partir de l’expression coranique an-nabi al-oummî (7.157-158) dans le dessein de rendre le coran miraculeux par nature « mais il semble clair, d’un point de vue philologique, que cette acceptation de oummî s’accorde difficilement avec les autres occurrences de ce terme »1. Oummî (أمي) signifie en arabe moderne analphabète, illettré, ignorant, « j’atteste que tu es le messager des ignorants »2, se moqua un jour Ibn Sayyâd au sujet de Mohammed, toujours est-il que ce sens reste inconciliable avec le contexte coranique. Le dogme de l’illettrisme du prophète s’enracina profondément dans la foi des musulmans plus de deux siècles après la rédaction du coran, étant donné qu’à l’époque de la composition des principaux corpus de ahadith, les traditionalistes recensèrent de nombreux rapports stipulant que l’Envoyé de Dieu rédigeait des documents écrits tels des lettres ou des traités.

Oummî apparaît dans six versets. Hamidoullah l’a traduit parfois par « gens sans livre », parfois par « illettré » selon le terme auquel elle est rattachée ; l’orientaliste Régis Blachère l’a rendu par « gentils », c'est-à-dire, des gens qui n’ont pas reçu de livres révélés par Dieu (la Thora ou l’Evangile), autrement dit, des païens.



Sourate 2.78 Alors que parmi eux sont des gentils qui ne connaissent point l’Écriture [mais] seulement des chimères, et [qui] ne font que conjecturer (Juger en se basant sur des idées non vérifiées, fondées soit sur une probabilité, soit sur l'apparence.) ? (Blachère)

Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures. ( cette fois traduit par Hamidoullah)

Au groupe de juifs (du verset 75 de la Sourate 2) qui répugna à partager la Thora avec les soumis (muslim)(Sourate 2.76), se sont joints les « oummiyyoun », avec lesquels ils falsifièrent la parole de Dieu en composant un livre qu’ils présentèrent ensuite aux adeptes de l’islam comme étant le pentateuque de façon à remplir leur bourses (2.79).

Ce passage démontre que les oummiyyoun sont des gens lettrés.

Selon les exégètes, la description du prophète, le verset de la lapidation, ainsi que d’autres détails, furent transposés d’une manière différente dans l’ouvrage frauduleux. Les oummiyyoun, précise le coran, sont des gens qui ne connaissent rien du livre, seulement quelques échos (2.78) ; ainsi le coran donne par lui-même la définition de ce terme, corroborée par d’anciennes traditions qui s’appuient notamment sur le verset 2.79 : « les oummiyyoun sont des gens qui ne déclarent véridique aucun apôtre envoyé par Dieu, ni aucun livre révélé par lui, mais qui forgent un livre de leurs mains, puis ils disent aux ignorants que cela vient de Dieu (Ibn Abbas) »3, cependant Tabari rejette cette signification qui ne colle pas avec la légende du prophète illettré ; et dans le tafsîr d’Ibn Kathîr : « les oummiyyin, décrits par Dieu, ne comprennent pas les livres révélés par Dieu à Moïse mais ils créent des mensonges et des falsifications (Moujâhid) »4.



Sourate 3 verset 20

-Et dis à ceux qui ont reçu l’Écriture, ainsi qu’aux gentils : « vous êtes-vous converti à l’islam ? » (Blachère)
-Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu'aux illettrés : « avez-vous embrassé l'Islam ? » (Hamidoullah)

Dieu associe le peuple « à qui le livre a été donné » et les « oummiyyin », qui ne possèdent pas de révélation écrite ; il s’adresse aux juifs et aux chrétiens et à leurs opposés, les païens. Hamidoullah* traduit à tort par illettrés. Il restreint le message divin à l’adresse d’une catégorie spécifique de personnes, les analphabètes, en se désintéressant du reste de l’humanité sans la lumière de Dieu pour les guider à travers les ténèbres, or, le coran est « un rappel à l’intention de tout l’univers » (6.90).

Citer:
(*La Traduction d'Hamidullah est reconnue comme étant du très mauvais français tout en restant proche proche du texte arabe)


Sourate3.75

-Cette attitude provient de ce que ces derniers (les gens du livre) disent : « nulle voie [de contrainte] sur nous, envers les Gentils ». Ils profèrent le mensonge contre Allah alors qu’ils savent. (Blachère)
-Tout cela parce qu'ils disent : « ces (arabes) qui n'ont pas de livre n'ont aucun chemin pour nous contraindre ». Ils profèrent des mensonges contre Allah alors qu'ils savent. (Hamidoullah)

Hamidoullah dans ce contexte-ci tranche pour une traduction plus adaptée, « qui n’ont pas de livre », car illettrés n’aurait ici aucun sens. Le coran accuse les gens du livre (ahl al-kitâb), du moins une partie d’entre eux, d’user de sournoiserie afin que les soumis (mouslimoun) ne croient plus en la révélation qui leur a été faite (3.72).

Ils("les gens du Livre" juifs et chrétiens) disent à leurs coreligionnaires qui pourraient être séduits par l’islam : « n’ayez foi qu’en ceux qui suivent votre religion » (3.73).

Des juifs refusèrent catégoriquement de payer leurs dettes aux musulmans ; ils « n’ont aucun chemin pour nous contraindre », dirent-ils, et les désignèrent par le terme péjoratif d’oummiyyin (3.75) [Mohammed a probablement emprunté cette expression aux juifs].

Dieu/Allah dans le Coran recommande dans cette situation de les harceler jusqu’à ce qu’ils se plient à leurs obligations morales. L’attitude hautaine des ahl al-kitâb témoigne des vives tensions entre les deux communautés et du sentiment de supériorité qui domine chez les gens du livre à l’égard de ceux qui n’ont pas reçu d’Écritures.

Sourate62. versets 2&3

-C’est lui (Dieu) qui a envoyé parmi les Gentils un apôtre [issu] d’eux qui leur communique ses aya (au singulier : ayat/verset/signe/miracle), les purifie, leur enseigne l’Écriture et la sagesse. En vérité, [ces gentils] étaient certes auparavant dans un égarement évident. Et [enseigne] d’autres, [issus] d’eux qui ne les ont pas encore rejoints. (Blachère)
-C'est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident, ainsi qu'à d'autres parmi ceux qui ne les ont pas encore rejoints. C'est Lui le Puissant, le Sage. (Hamidoullah)

Le messager est issu des oummiyyin ; il est par conséquent un oummî. Il fut investit de la mission divine de les convertir à sa religion. C’est en partie un succès puisqu’il est dit que les oummiyyin – les païens - « étaient certes auparavant (qabl) dans un égarement évident », mais la prédication doit se poursuivre pour ceux « qui ne les ont pas encore rejoints », c’est-à-dire, ceux qui ne font pas encore parti du nombre des convertis.

Pour sa part, la tradition chiite tire de ce verset une signification absolument fantaisiste de oummî, bien que la réflexion du huitième imam infaillible soit au départ très convaincante et juste, elle finit en queue de poisson :

Ja’far ibn Mohammed as-Soufi a rapporté:
J’ai demandé à Abou Ja’far Mohammad ibn ‘Ali ar-Rida : « Ô fils du Messager de Dieu, pourquoi appelait-on le prophète l’oummî ? » Il répondit : « que disent les gens ? » Je dis : « ils prétendent qu’on l’appelait ainsi parce qu’il était illettré ». Il répondit : « ils mentent ! Qu’Allah les maudisse. Allah a clairement dit dans son livre : C’est lui qui a envoyé parmi les oummiyyin un apôtre [issu] d’eux qui leur communique ses aya, les purifie, leur enseigne l’Ecriture et la sagesse. Comment enseignerait-il ce qu’il ne peut faire lui-même ? Par Dieu, le Messager de Dieu lisait et écrivait en soixante-douze, ou dit-on, soixante-treize langues. On le surnommait l’oummî car il était originaire de la Mecque. La Mecque est l’une des cités mères (oumm) et c’est pourquoi Dieu dit : afin que tu avertisses la Mère des Cités et les gens tout autour ».5

Sourate 7.157-158

-Et qui suivent l’Apôtre, le Prophète des Gentils qu’ils trouvent annoncé chez eux dans la Thora et l’Evangile (Blachère)
-Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. (Hamidoullah)

-Croyez en Allah et en son Apôtre, le prophète des gentils qui croit en Allah et en Ses arrêts ! Suivez-le ! Peut-être serez-vous dans la bonne direction. (Blachère)
-Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. (Hamidoullah)

Les versets 157 à 159, d’après Régis Blachère, sont « incontestablement une addition ultérieure, car ils dénoncent une attitude pressante pour amener les Juifs et les Chrétiens à se rallier à l’Islam »6, de plus le passage se greffe au milieu de l’histoire du peuple hébreux conduit par Moïse, cela ne laisse guère de doute quant à une insertion tardive.

L’islamologue français transcrit an-nabi al-oummî par le Prophète des Gentils, néanmoins cette traduction n’est pas tout à fait exacte.

En effet, al-oummî est dans cette construction un adjectif relatif et non une annexion sous la forme nabi al-oummiyyin. Littéralement, an-nabi al-oummî veut dire le prophète « gentil / sans livre » ; les falsificateurs se sont basés sur « parmi les Gentils un apôtre [issu] d’eux » (62.2) pour constituer cette expression qui sera après coup détournée de son sens originel par les savants musulmans en vue de façonner la « légende tardive destinée à conforter le dogme du miracle coranique descendu du ciel sur un prophète illettré »7, et, outre cela, pour une raison sous jacente qui pourrait s’avérer être la principale motivation, occulter le passé « d’infidèle » du rasoul (Apôtre).

Quatre versets coraniques attestent que le Messager savait lire et écrire :

1.« et ils ont dit : « [ce sont] histoires de nos aïeux qu’il s’est écrites et qui lui sont dictées matin et soir ! » (25.5) ;
« iktatabahâ « qu’il s’est écrites ». Ce sens est absolument sûr. On a donc là – dans la mesure où, bien entendu, l’accusation des opposants mekkois correspondait à la réalité – une preuve que Mohammedsavait écrire »8. Pour sa part, Hamidoullah fausse en connaissance de cause la traduction en remplaçant le prophète par un scribe : « ce sont des contes d'anciens qu'il se fait écrire ».

2.Dans la sourate de l’araignée, Dieu dit : « tu ne récitais, avant celle-ci, aucune Écriture ni n’en traçais de ta dextre (main droite). Les tenants du doute sont donc certes dans l’hypothèse » (29.48), biyamînik stricto sensu de ta droite ; « et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes », traduit Hamidoullah.

Cet autre verset laisse entendre que Mohammed savait écrire et qu’il est, lui, le rédacteur du qor’ân (celui qui inscrit en Arabe la Parole de Dieu).

3.En deux autres endroits, Dieu demande au prophète de lire le livre sacré à son peuple : « et quand tu lis le coran, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà, un voile invisible » (Sourate 17.45) et « un coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens » (17.106)

Cela laisse entendre que Mohammed enseignait par la langue et l'écrit. Il était capable de lire et d'écrire.

Quelques traditions prétendent que les cinq premiers versets de la sourate al-‘alaq furent les premiers descendus (d’autres que cela pourrait être le début de la sourate al-mouddathir) : « Lis (iqra), au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! (iqra) Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume (al-qalam. Dire que Dieu a une main et qu'il écrit comme le fait un homme est indacceptable, voire le verset du trône, aucun musulman n'imagine Dieu assis sur un Trône comme un être humain le ferait)), a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas » (96.1-5). Iqra est l’impératif du verbe qara’â qui signifie lire ou réciter en public.

Les ahadith rattachés au commencement de la révélation du coran sont contradictoires. La version la plus diffusée est celle où Gabriel oppresse Mohammed quasiment jusqu’à l’asphyxie (Mohammed dit : "j'étouffe"):

La vérité lui a été révélée dans la grotte de Hirâ’ par l’ange qui lui a dit : « lis ! » Et le prophète de répondre : « je ne sais pas lire » ; « sur ce, raconte le prophète, l’ange m’a étreint si fort que j’étais à bout de force puis il m’a lâché en disant : « lis ! » « Je ne sais pas lire », ai-je répliqué ; il m’a alors étreint une deuxième fois jusqu’à m’étouffer puis il m’a libéré et m’a dis : « lis ! », et moi de répéter : « je ne sais pas lire » ; la troisième fois qu’il m’a étreint et relâché il m’a dit : « lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis ! Ton Seigneur est le très noble ».9

Que pouvait lire Mohammed supposé que l’ange ne lui ait pas remis de livre ? Si son Envoyé n’avait que peu de compétences littéraires, comment Dieu pouvait-il l’ignorer ? Naturellement, le sens de lire ne s’harmonise pas avec la tradition, c’est sans doute en s’appuyant sur celle-ci et principalement sur le verset 17.106, « un coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises (ou récites) lentement aux gens », que Blachère choisira le sens de « prêche » pour sa traduction.

Dans sa version initiale, la cause de la révélation se présentait sous cette forme :

Pendant que je dormais, Jibrîl vint à moi, tenant une couverture de brocart à l’intérieur de laquelle il y avait un écrit. Il m’a dit : « lis ! » Je lui dis : « qu’est-ce que je lirai ? » Il me pressa avec l’écrit si fortement que je pensais que c’était la mort ; puis il me libéra et dit : « lis ! » Je demande : « qu’est-ce que je lirai ? » Il me pressa avec l’écrit pour la troisième fois si fortement que je pensais que c’était la mort et il me dit : « lis ! » Je dis : « qu’est-ce que je vais lire donc ? » Je dis cela seulement pour me débarrasser de lui, de peur qu’il me fasse la même chose encore. Il dit : « lis, au nom de ton Seigneur qui créa ! Qui créa l’homme d’une adhérence. Lis, ton Seigneur étant le très Généreux qui enseigne par le calame et enseigne à l’homme ce qu’il ignorait » (XCVI, 1). L’Envoyé d’Allah dit : « je les lus ».10

« Prêche » est plus approprié que le sens traditionnel de lire. Le prophète demande : « qu’est-ce que je prêcherai (réciterai en public) ? » et Gabriel lui tend le livre afin de lui faire comprendre ce qu’il doit réciter mais Mohammed ne saisit pas tout de suite.
Qara’â et qor’ân sont dérivés tous deux de la racine q.r.’, et sont directement emprunté du syriaque qeryânâ11. La signification de qor’ân est donc lecture / récitation en public, pareillement à un prêche ou un sermon.

Certains théologiens sunnites ne mirent pas en doute que le rasoul (apôtre) savait manier la plume en raison des multiples traditions recensées à ce sujet. Ils pensèrent, à l’exemple d’Ibn Hajar, que l’Envoyé de Dieu eut acquis la connaissance de l’Écriture directement d’Allah après la descente du coran, néanmoins, parmi les dizaines de milliers d’ahadith dénombrés, aucun ne le suggère alors que la vie du prophète fut disséquer sous toute les coutures : de ses pratiques sexuelles à la façon dont il s’essuie après ses besoins.

Lors de la rédaction du traité d’Houdaybiyya, les mecquois refusèrent que « Messager de Dieu » soit mentionné dans le traité parce qu’ils estimaient que Mohammed n’en était pas un. Le prophète dit à ‘Ali : « efface rasoul Allah ». ‘Ali lui répondit : « non, par Dieu, je ne l’effacerai jamais ». Mohammed s’empara alors de la feuille et gomma l’expression de sa main, puis il écrivit ou se fit écrire : « c’est le traité de paix que Mohammed, le fils d’Abdullah, a conclu : Mohammed ne devra pas entrer avec des armes à la Mecque sauf armes aux fourreaux, ne devra pas emmener avec lui des mecquois même si l’un d’eux désire le suivre, et si quelques-uns de ses compagnons souhaitent rester à la Mecque, il ne devra pas le leur interdire »12.

À propos de cette tradition, les savants objectent que « le prophète qui n’écrit que quelques mots n’enlève rien à son analphabétisme, à cause du fait que beaucoup d’illettrés de nos jours savent écrire leur nom, malgré cela ils sont toujours illettrés »13.

Quelques années plus tôt, Mohammed scella le pacte entre les émigrés, les médinois et les juifs qui demeuraient sur sa terre d’exil, Ibn Ishâq archiva la constitution de Yathrib dans son intégralité, nous n’en citerons que quelques extraits :

L’Envoyé d’Allah a écrit un pacte entre les émigrés et les ‘Ansârs et où il a également établi une réconciliation avec les juifs et une convention, les laissant pratiquer leur religion et conserver leurs biens, et établissant les conditions en leur faveur et des conditions à leur charge. En voici le texte :

« Au nom de Dieu, miséricordieux et plein de miséricorde, c’est un écrit de la part de Muhammad le Prophète entre les croyant et les musulmans de Quraysh et de Yathrib aussi bien que ceux qui les ont rejoints et ont lutté côte à côte avec eux. Ils sont une seule communauté à l’exclusion de tous les autres hommes. Les émigrants qurayshites conservent leur coutume en ce qui concerne le paiement de la rançon du sang entre eux, et ils paient la rançon du captif avec la charité et la justice commune entre les croyants (…). Un croyant ne tuera pas un autre croyant à cause d’un infidèle, il ne doit pas non plus aider un infidèle contre un croyant (…). Aux juifs qui nous suivent, nous devons l’aide et la consolation, ils ne seront ni lésés, et on n’aidera pas leurs ennemis contre eux (…). Les juifs contribuent aux frais de la guerre tant qu’ils combattent à côté des croyants (…). Aucun (des juifs) ne peut faire la guerre sans la permission de Muhammad, mais il ne sera pas empêché s’il s’agit de la vengeance pour une blessure (…). Les deux (les juifs et les musulmans) s’engagent à combattre celui qui fait la guerre aux gens de cet écrit, entre eux, ils échangent les conseils, entre eux, il y a la bonté et non le crime (…). Les partis à cette convention sont engagés à s’aider mutuellement contre toute attaque dirigée contre Yathrib (…). Dieu protège celui qui fait le bien et qui craint Dieu. Muhammad est l’Envoyé d’Allah.14

Ce traité, en partie, semble remonter aux origines du proto-islam indépendamment des corrections qui y furent apportées tardivement15, sa portée diachronique (qui a trait aux évolutions des faits de langue.) et le fait que Mohammed en soit directement l’auteur, persuada les traditionnalistes de le seconder au coran et de le faire conserver précieusement par une figure emblématique de l’islam en la personne d’Ali :

Je demandai à Ali : « as-tu connaissance d’une révélation divine autre que ce qui se trouve dans le livre de Dieu ? » Il répondit : « non ! Par celui qui fend le grain de maïs et crée l’âme ! Je ne pense pas qu’on le sache, mais nous avons la faculté de comprendre que Dieu donne à l’homme pour qu’il comprenne le coran, et nous avons aussi ce qui est écrit dans ce papier ». « Qu’est-ce qui est écrit dans cette page ? » demandai-je. Il répondit : « al-’aql (les règles de la rançon du sang), la rançon pour libérer les captifs, et le décret selon lequel un musulman ne doit pas être tué pour avoir tué un mécréant ».16

La charte de Yathrib est le seul document historique à ce jour qui immortalisa l’empreinte du véritable Mohammed, malheureusement, les retouches nécessaire pour bâtir le mythe du prophète mecquois rendent difficile la recherche sur les alliances intertribales dans la ville oasis.

Le rasoul (apôtre) prodiguait aussi des recommandations religieuses par écrit : il s’opposa par exemple au mélange des dattes et des raisins et des dattes mûres avec les dattes vertes en le communiquant par lettre aux yéménites17 ; d’autre part, à l’article de la mort, il souhaita laisser les dernières instructions à sa communauté : « apportez-moi du papier, j’écrirai pour vous un message grâce auquel vous ne vous égarerez pas après »18, mais ‘Omar l’en empêcha prétextant qu’il délirait et que le livre d’Allah était suffisant. Les chiites soutiennent qu’à ce moment-là le prophète aspira à léguer la charge du califat à ‘Ali.

Il écrivit également des missives aux tribus arabes et aux gouverneurs, parfois pour les féliciter de leurs conversions : « il (le messager des rois de Himyar) nous a amené votre conversion à l’islam et le fait que vous avez tué les polythéistes. Dieu vous a guidé par sa bonne direction », n’omettant pas de souligner que le paiement de l’aumône légale ainsi que le versement d’une part du butin accordera aux souscripteurs « la protection de Dieu et la protection de son Envoyé. Celui qui le refuse sera considéré ennemi de Dieu et de son Envoyé »19, et d’autre fois, pour les sommer d’embrasser l’islam, auquel cas ils se préserveront d’un déferlement de jihadistes sur leurs terres :

« De Mohammed, Messager de Dieu, aux Banou Zouhayr ibn Ouqaych. Si vous attestez qu’il n’y a de Dieu que Dieu, et que Mohammed est le Messager de Dieu, faites la prière, payez la zakat, versez le cinquième du butin et la part du prophète, vous serez sous la protection de Dieu et de son Messager ». Puis nous avons demandé : « qui a écrit ce document pour toi ? » Il répondit : « le Messager de Dieu ».20

Le clan du jeune converti Rifâ’a ibn Zayd al-Joud’âmi eut pareillement le plaisir de recevoir les mêmes menaces. Le prophète correspondit avec Khâlid ibn al-Walîd, à qui il avait ordonné d’inviter la tribu chrétienne des Banou al-Hârith ibn K’ab de Najrân « à embrasser l’islam avant de les combattre, et cela pendant trois jours. « S’ils acceptent, accepte cela d’eux ; s’ils refusent, combats-les »21, et lui demanda de rentrer à Médine après avoir obtenu leur conversion forcée, puis il mandata ‘Amrou ibn Hazm, qui emporta avec lui un communiqué avec les directives du prophète pour instruire les nouveaux disciples.
Mohammed reçu la lettre d’un prophète autoproclamé comme lui, Mousaylima, dans laquelle il lui proposa de partager la prophétie. L’Envoyé de Dieu la lu, fulmina contre les émissaires partisans de Mousaylima qui échappèrent de peu à la décapitation, et répondit par écrit à son rival en le traitant menteur.

Badawi (*Abdur Rahman Badawi (en arabe: عبد الرحمن بدوى) (Février 17, 1917 - Juillet 25, 2002) était un professeur de philosophie existentialiste et poète égyptien. Il a été appelé le «maître de l'existentialisme arabe». Il est l'auteur de plus de 150 œuvres, parmi elles, 75 classées comme encyclopédiques. Il a écrit facilement dans son pays natal en arabe, anglais, espagnol, français et allemand, et savait lire le grec, le latin et le persan.), le traducteur de l’édition française de la sira d’Ibn Ishâq, annote que nous avons là « une preuve, parmi des centaines d’autres preuves qui se trouvent dans la sirah, que l’Envoyé d’Allah savait lire »22.

Dans leur ensemble, les ‘oulemâ’ d’obédience sunnite sont d’avis que le prophète resta illettré toute sa vie car, « si Mohammed avait été capable de lire et d’écrire, observe Fakhr ad-Dîn ar-Râzi, il y aurait eu une suspicion qu’il examinât les anciens livres et copiât ses révélations d’eux »23. Cependant, le Messager de Dieu connaissait l’histoire des prophètes de l’Ancien Testament par l’intermédiaire de Zayd bin Thâbit, un scribe de la révélation : « Mohammad m’a ordonné d’apprendre le syriaque et Mohammad me paya pour cela, et je devins un érudit dans cette langue. J’écrivais à Mohammad dans cette langue et lui lisait leurs livres (le canon biblique) »24.

Il ressort de cette tradition que Mohammed maitrisait la langue syriaque et qu’une copie de la Bible circulait dans la communauté musulmane, peut-être appartenait-elle même au prophète qui versa un salaire à Zayd en échange de son travail de copiste, quoi qu’il en soit, l’Envoyé de Dieu avait accès aux Saintes Ecritures qu’il pouvait consulter.

De plus, comment ne pas faire ici le lien avec les origines syro-araméenne du coran misent remarquablement en évidence par le philologue allemand Christoph Luxenberg ? On raconte également, « dans le Sahîh d’El-Boukhâri, que le Prophète lui avait ordonné (à Zayd) d’apprendre le Livre sacré des juifs afin qu’il le récite au Prophète lorsque les juifs lui écriraient. Il l’apprit en quinze jours »25.

Une autre tradition rapporte que le cousin de Khadija, Waraqa Ibn Nawfal, avait traduit l’Évangile en arabe26, mais compte tenu du contraste entre le récit coranique et les évangiles du Nouveau Testament, il devait s’agir là d’un apocryphe que le prophète avait toutefois à porter de main.

Pour la majorité chiite, Mohammed n’était pas un illettré, le baptiser d’inculte relève même du blasphème et c’est une source de malédiction envers la secte sunnite.

Mohammad Baqir al-Majlisi (m. 1690) grand théologien, clerc et juriste chiite (http://fr.wikipedia.org/wiki/Allameh_Majlesi)explique que « les traditions sont en outre contradictoire s’il lisait ou écrivait après son entrée en fonction prophétique, mais il ne peut y avoir de doute sur son habilitée à faire cela dans la mesure où il savait toute chose par inspiration divine »27.

Allah aurait donc donné à son envoyé la maitrise de la lecture, de l'écrit et la compréhension d'autre langues qui lui été inconnues.

Le Cheikh As-Saduq (m. 991) transmit un hadith selon lequel l’Envoyé de Dieu lut une lettre de son oncle Abbas qui l’informa de l’arrivée des troupes mecquoise, « le même imam certifie aussi que le prophète lisait et écrivait »28.

D'’après la théologie chiite, il est inconcevable qu’un messager de Dieu puisse être illettré, cela touche au dogme de l’impeccabilité des prophètes.

Avant son exil, la tradition, tant sunnite que chiite, décrit Mohammed comme un petit marchand qoraychite qui débuta sa carrière dans le négoce au service de Khadija, une noble et riche commerçante, qu’il épousa par la suite. Sa femme l’envoya en Syrie où il vendit et acheta des marchandises, puis il se mit à son compte en ouvrant une échoppe à la Mecque dans le commerce de produits en tout genre 29.

En ce temps-là, les transactions étaient enregistrées sur des parchemins, il est inimaginable qu’un détaillant, en plus de ne pas avoir appris à compter dont l’aptitude est élémentaire dans ce métier, ne sache ni lire ni écrire. Lorsque Mohammed émigra dans la ville sainte de Médine, il cessa ses activités commerciales au profit du brigandage (contre les mécréants), une source de revenu plus lucratif, en orchestrant des pillages de caravanes mecquoises aussi bien que des razzias contre les tribus arabes : « Le Messager d’Allah (sws) a dit : « J’ai été envoyé avant l’heure avec l’épée, ma subsistance est à l’ombre de ma lance, et l’humiliation et l’avilissement est le destin de quiconque défie mes commandements. » » Sahih al-Boukhâri 2757.

Les sources chiites relatent qu’en une occasion, le prophète utilisa son talent de négociant en écoulant près de 400 000 dirhams de bijoux à des étrangers de passage à Médine et convainquit le bénéficiaire de faire don de sa fortune aux musulmans31.

Les légendes de la tradition islamique, écrites environ deux siècles après les évènements, sont néanmoins inspirées de faits réels puisqu’il est rapporté d’après des chroniqueurs contemporains que Mohammed faisait du marchandage en Mésopotamie ainsi qu’au Levant :

Ainsi chez Sebèos, le chroniqueur arménien : « il y avait un des enfants d’Ismaël, du nom de Muḥammad, un marchand ». Le chroniqueur syriaque Jacob d’Edesse est plus précis : « … et Mhmt alla pour le commerce en terres de Palestine, des ‘Arabayâ et de Phénicie des Tyriens ». […] Une cinquantaine d’année plus tard, Théophile d’Edesse concentra l’information sur la Palestine : « lorsqu’il eut atteint l’âge et la taille de jeune homme, il se mit, à partir de Yathrib sa ville, à aller et venir vers la Palestine pour le commerce, pour acheter et vendre. S’étant familiariser avec la région, il fut séduit par la religion du Dieu unique, et il revint chez les gens de sa tribu ».32

Le coran fait aussi état des activités commerciales de la tribu de Qoraych à laquelle appartenait Mohammed : « à cause de l’entente des Qoraïch, [de] leur entente [dans] la caravane d’hiver et d’été, qu’ils adorent le Seigneur de ce temple qui les a munis contre la faim et les a mis à l’abri d’une crainte ! » (sourate 106).

L'enseignement sous forme allégorique de l’illettrisme du prophète, comme celui de l’inimitabilité du livre de Dieu, est le corollaire du dogme du coran incréé, éternel et miraculeux. La doctrine est tellement ancrée dans l’esprit des musulmans sunnites qu’elle en supplante la révélation divine elle-même qui témoigne pourtant des compétences littéraires de Mohammed.

Cela procède de la sacralisation de la parole des théologiens musulmans, ils sont l’incarnation de la volonté divine et les seuls interprètes du coran, au risque d’entraîner avec eux, toute la oumma dans l’hérésie du fait de leurs erreurs. Mais ces gens (les théologiens érudits) sont considérés comme les gardiens de l'islam véridique, ils sont les successeurs des prophètes. Il est utopique de croire que (pour les musulmans) l'analyse et la science d'un non musulman en islam (théologie islamique, histoire, philologie, droit, interprétation, pensée etc.) puisse infirmer l'autorité de ces Cerbères de la Foi & Loi. .

1 Dictionnaire du coran, p.513, Éditions Robert Laffont, 2007

2 Sahih Moslim 2931

3 Tafsir at-Tabari 2.78

4 Tafsir Ibn Kathîr 2.78

5 Ilal ach-chara'i, Abou Ja'far Mohammad ibn 'Ali ibn Babawaih al-Qoummi, vol. 1, p.151, Mouasassat al-A’lami li-l-Matbou’ât, 1988

6 Le Coran, traduction Régis Blachère, p.194, Éditions Maisonneuve & Larose, 2005

7 Les fondations de l’islam, Alfred-Louis de Prémare, note 11 p.89, Éditions du Seuil, 2002

8 Le Coran, traduction Régis Blachère, p.387

9 Abrégé de Sahih al-Boukhâri, p.20, n°3, traduit de l’arabe par le Dr. Diah Saba Jazzar, Éditions Al-Biruni, 2010

10 La vie du Prophète Muhammad, Ibn ‘Ishaq, Tome I, p.182-183, traduction d’Abdurrahmân Badawî, Éditions Albouraq, 2001

11 The syro-aramaic reading of the koran, Christoph Luxenberg, p.70-71, Schiler, 2007

12 Sahih al-Boukhâri 3013 et 4005

13 Fatwa IOL Shari’ah Researchers, was Prophet Muhammad Illiterate?, 12 March 2006

14 La vie du Prophète Muhammad, Ibn ‘Ishaq, Tome I, p.406-410

15 Les fondations de l’islam, Alfred-Louis de Prémare, p.90-91

16 Abrégé de Sahih al-Boukhâri, p.528, n°1302

17 Sahih Moslim 1990

18 Sahih al-Boukhâri 114

19 La vie du prophète Muhammad, Ibn ‘Ishaq, Tome II, p.513-514

20 Sunan Abi Dawoud 2999

21 La vie du prophète Muhammad, Ibn ‘Ishaq, Tome II, p.516-517

22 Ibid. p.525

23 Across the world of Islam, Samuel M. Zwemer, p.73-74, Fleming H. Revell Company, 1929

24 As-Sîra al-Halabiyya, ‘Ali bin Bourhân ad-Dîn al-Halabi ach-Châfi’i, Vol. 3, p.327, an-Nâchir al-Matba al-Bâyya

25 La biographie du Prophète Mohammed, Ibn Kathîr, p.921-922, traduction de Messaoud Boudjenoun, Éditions Universel, 2007. Voir aussi Sunan Abi Dâwoud 3645, al-Albani l’a classifié hassan sahih dans Sahih wa-Da’îf Sunan Abi Dâwoud 8/145.

26 Sahih Moslim 160

27 The life and religion of Mohammed, as contained in the sheeah traditions of Hyât-ul-Kuloob, James L. Merrick, p.87, Phillips, Sampson, and Company, 1850

28 Ibid.

29 Mohammed and the rise of islam, D.C. Margoliouth, p.68-69, Publisher Cosimo Classics, 2006

30 Sahih al-Boukhâri 2757

31 The life and religion of Mohammed, as contained in the sheeah traditions of Hyât-ul-Kuloob, James L. Merrick, p.164

32 Les fondations de l’islam, Alfred-Louis de Prémare, p.38-39. L’Histoire d’Héraclius de Sebèos fournit de très précieuses informations sur la naissance de l’islam et la formation de la oumma.

Tu m'as posé ces deux questions : waraqa et l'illettrisme, je t'ai donné tout ce que j'en ai lu et appris voilà ;)

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Ortéga Sienna 


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Qu'est ce qui est faux d'ailleurs sur le sujet de Waraqa ?

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Yassine 


Vétéran
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@Ortéga Sienna a écrit:Oui c'est du copié collé, mais j'ai pris soin de sélectionner les sources de première main. ;) Que tu ne répondes pas, ce n'est pas l'important c'est ce qu'on sait sur Waraqa voilà.
Désolé mais j'ai pas ton temps, puis je connais cette politique d’inondation, si quelque chose ne marche pas il peut y avoir une autre, on en est habitué de la part de chrétiens qui souvent ont honte de dire qu'ils sont chrétiens, mais bon. Choisi quelque chose de précise, lorsqu'on en finira on passera à autre chose. Et Dieu merci il y a pas eu la fin du monde et on aura tout notre temps. wink

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Ortéga Sienna 


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Maryam : Marie est présentée comme le modèle parfait de la croyante musulmane, elle est confondue avec la soeur (Myriam) de Moïse et d'Aaron qui vivaient pourtant au XIIIè siècle avant Jésus.


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Ortéga Sienna 


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Ce n'est pas de l'innondation, prends le temps de lire.

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Yassine 


Vétéran
Vétéran
@Ortéga Sienna a écrit:Maryam : Marie est présentée comme le modèle parfait de la croyante musulmane, elle est confondue avec la soeur (Myriam) de Moïse et d'Aaron qui vivaient pourtant au XIIIè siècle avant Jésus.
Et tu connais ce que les exégètes ont dit à ce propos ?

Ce n'est pas de l'innondation, prends le temps de lire.
Je pourrais moi aussi ramener un tonne de copier coller et te dire de répondre à ce que j'ai sélectionné à la main.

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Ortéga Sienna 


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Concernant les nazaréens/Nestoriens j'ai cité les deux chercheurs spécialisés sur cette question précise.

Tu peux me présenter tes sources. J'ai cité les traditionistes musulmans et des non musulmans arabisants, historiens, théologiens, et ayant au moins un doctorat en islamologie.

Pour en revenir à Marie : je ne te suis pas : y'aurait-il deux Marie dans le Coran , ou bien celle-ci aurait vécu plus de 1400 ans ? uncertain

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Yassine 


Vétéran
Vétéran
@Ortéga Sienna a écrit:Concernant les nazaréens/Nestoriens j'ai cité les deux chercheurs spécialisés sur cette question précise.

Tu peux me présenter tes sources. J'ai cité les traditionistes musulmans et des non musulmans arabisants, historiens, théologiens, et ayant au moins un doctorat en islamologie.
Ce qu'on connait est très simple, le Coran parle de Nazaréens (Nassara) pour désigner tout chrétien de l’époque, je ne sais pas si le Coran qui les a dénommé ainsi ou parce que les chrétiens étaient appelé ainsi à l'époque en Arabie. Mais je sais une chose, que les tout premiers chrétiens étaient appelé nazaréens. C'est même mentionné dans l’Évangile, "Actes 24.5".

Pour en revenir à Marie : je ne te suis pas : y'aurait-il deux Marie dans le Coran , ou bien celle-ci aurait vécu plus de 1400 ans ? uncertain
Bon apparement tu connais pas le Tafsir la dessus, ou que tu prend du Tafsir juste ce qui t'arrange. Non, Marie était nommé comme sœur de David comme étant un lien de descendance pas un lien de sang.

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Ortéga Sienna 


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Tetspider, avec quoi n'es tu pas d'accord ?

Maryam dans le Coran et en islam :
19.28. Sœur de Haroun , ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée”.

Le Coran parle des grands envoyés, messagers ou prophètes (ces attributs ne voulant pas dire la même chose). Adam est le premier maillon et Muhammad le dernier :
Noé, Abraham(Ibrahim) , Moïse ( Müsâ) , Aaron (Harûn) , Alexandre , David , Salomon , Loth cité dix sept fois dans le Coran ( lûtî en arabe se traduit par homosexuel) , Joseph cité vingt sept fois ;Jonas (yûnus) , Idris , Elie (Ilyâs) , Elisée (al-Yâsa) , Job (Ayyûb) Loqmân. Les 4 derniers sont Jean , Marie , Jésus et Muhammad qui est le sceau des prophètes. La dernière pierre à l'édifice.

Alors qui est Maryam selon le Coran et en islam ? Est-elle la sœur d’Aaron/Haroun qui lui est le frère de Moïse ce qui revient à dire que Isa (Jésus ?) est le neveu de Moïse/Moussa ?

Ou alors il faut admettre que le Coran mentionne mentionne deux Maryam. L’une est la Marie biblique, sœur d’Aaron et donc de Moïse et donc la fille de l’Amrân biblique.

L’autre serait la maryam mère de Jésus . Seulement voilà à trois fois reprises , le texte coranique identifie les deux Marie l’une à l’autre :

Sourate 19, verset 29/28 « O sœur d’Aaron! ton père n’était pas un père indigne ni ta mère une prostituée.

Sourate 66, verset 12 [Il a proposé aussi l’exemple de ]Marie , fille de Imrân, qui se garda vierge , en laquelle Nous insufflâmes de Notre Esprit

Sourate 3, verset 31/35 « Quand la femme de ‘Imrân dit : »Seigneur ! je te voue ce qui est dans mon ventre (…) Quand elle eut mis sa fille au monde , elle s’écria : je la nomme Marie

La présence de la même affirmation dans trois sourates différentes ne peut pas relever de l'incident ou distraction.

Sauf que dans la réalité il y a 1250 ans au moins qui sépareraient ces deux Marie, ou bien une seule mais qui aurait vécu plus de 1200 ans...

Certains wahhabites confrontés à la polémique ont avancé l’idée que Marie , sœur d’Aaron a réellement vécu plus de douze siècles avant d’enfanter Jésus , tout en gardant une apparente jeunesse et sans que personne ne se soit jamais étonné de cette longévité anormale

Allah guide et éclaire qui Il veut, comme Il égare et aveugle qui Il veut

Le Coran cite Maryam à 34 reprises. Jésus,lui ('Îsa), est cité 23 fois et 17 fois en lien organique avec Marie : 'Isa bnuMaryam ('Îsa, fils de Marie).

Maryam veut littéralement dire en langue d'origine : La Dame des Océans en langue syriaque, en arabe il a ensuite pris la signification de 'la pieuse" (al- 'âbida). Deux noms qualifient Marie dans la spiritualité islamique : ai-’âbida, la pieuse et aççiddîqa (la sainte) (5,75).

Moi je demande à Tet : si Marie est la mère de Jésus en islam, qui est son père ? Quelle est la nature de Jésus en islam : purement humain ? 100% de Marie ? Pour faire un enfant il faut un père et une mère, celui qui nait d'une mère vierge n'ayant point connu d'homme qui est-il ? Quelle est sa nature ?

« Du fils de Marie et de sa mère, nous avons fait un prodige (âya), et nous leur avons donné refuge en un lieu élevé tranquille et arrosé. » (23,52).

« Comment aurais-je un enfant mâle, alors que nul humain ne m’a touchée ? ».

« Et Marie, fille de 'Imrân, qui garda sa virginité (ahçanat farjaha), nous lui avons insufflé (nafakhna fîha), de notre esprit, elle déclara véridiques les paroles de son Seigneur et ses livres, elle était au nombre des craignants-Dieu. ».

« Et Maryam bint 'Imrân (fille de 'Imrân), garda son corps pur dans lequel nous insufflâmes un peu de notre esprit. Elle reconnut la vérité des paroles et du livre de son Seigneur et elle fut parmi les obéissants ».

Donc la nature de Jésus est aussi celui de l'Esprit de Dieu.

« Et quand les anges dirent : «O Marie, en vérité Dieu t’a élue et purifiée ; il t’a élue de préférence à ('ala) toutes les femmes de ce monde. Ô Marie, sois obéissante envers ton Seigneur, prosterne-toi (sjudî) et agenouilletoi (irka’î) avec ceux qui s’agenouillent'»

Marie a été miraculeusement préservée de toute impureté physique et de toute faiblesse
spirituelle d'après les commentateurs et exègètes.

Marie est généralement considérée par la tradition islamique comme une des quatre meilleures femmes qui ait jamais existé, avec Âsya (épouse de Pharaon), Khadîja (femme du prophète Muḥammad) et Fâtima (fille de Muḥammad et femme de 'Ali, appelée la resplendissante, azzahrâ')

Kitâb al-fiçal : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection. Parmi les
femmes, seules Marie et Âsiya, femme de Pharaon, ont atteint une perfection dont nulle autre n’a joui : elles ont bénéficié du privilège réservé aux hommes
seuls, qui est la Prophétie » (4,132).

Les deux principales traditions islamiques raccontent :
D’après la tradition, l’annonciation eut lieu de
la façon suivante : Jibrîl apparut à Maryam sous la
forme d’un jeune homme imberbe au visage brillant
et aux cheveux ondulés, et lui annonça la naissance
d’un enfant mâle. Elle lui fit part de son étonnement,
mais, sur la réponse rassurante de l’ange, elle
se soumit à la volonté de Dieu.

Puis l’ange souffla dans le pli de la chemise
qu’elle avait quittée. Quand il se fut retiré, elle mit
la chemise et devint enceinte. L’annonciation eut
lieu dans la caverne du puits de Silwân où Maryam
était allée, comme d’habitude, remplir sa cruche ;
elle avait alors 10 ou 13 ans ; c’était le jour le plus
long de l’année.

D’après une tradition différente, l’esprit de 'Isa pénétra dans Maryam par la bouche (el Tabarî, Tafsîr, VI, 22).

Les commentateurs les plus anciens décrivent aussi la Trinité nazaréenne comme consistant en Allah, 'Isa et Maryam alors que les chrétiens croient en Dieu le Père, le fils et l'Esprit Saint. Dieu est un Dieu unique en trois aspects (hypostases) : le Père, le Fils (La Parole) et le Saint-Esprit, égaux.

Pour la théologie chrétienne, la Trinité :
Puisqu'il est Amour dans sa nature la plus profonde, Dieu doit bien avoir quelqu'un à aimer avant même toute création ; et s'il aime, il ne fusionne pas. Ainsi le Père aime le Fils grâce à celui qui est à la fois la distance respectueuse contre la fusion et le lien de l'Amour : l'Esprit Saint. Si Dieu unique n'est pas Trinité, il ne peut pas être Amour.

Pourquoi cette confusion entre l'hyperdulie et l'adoration.

Rappel : Dans le catholicisme, le culte d'hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

La distinction entre cultes de latrie, de dulie, et d'hyperdulie a été introduite par le concile de Trente .

Maracci renvoie à Epiphane(Adversus Haereses, hérésie 78, § 23) où il est
question de femmes d’Arabie qui vénéraient Marie comme Dieu et lui offraient des gâteaux, d’où le nom de Collyridiens souvent donné à cette hérésie.

Sale (dans son Préliminary discourse, 45); mentionne les Mariamites qui adoraient une Trinité consistant en Dieu, Jésus et Marie. 'Isa peut avoir été identifié au St-Esprit (cf 5,169 : il est un esprit venant de Dieu), laissant ainsi une place vacante
dans la Trinité comblée par Marie.



La naissance de Maryam
Cette histoire se trouve dans une tradition chrétienne correspondant étroitement à celle que contiennent le Protévangile de Jacques et le De nativitate Mariæ. Le père de Marie est appelé 'Imrân dans le coran. Maryam est dite soeur de Hârûn (19,29). Hârûn n’est autre que Aaron.

Marie serait donc la soeur d’Aaron, le frère de Moïse. 'Îsa est donc le neveu de Moïse, dont il devient le commentateur. Douze siècles de distance les séparent pourtant

Quant à la femme d’Imrân, elle n’est pas mentionnée nommément dans le coran. Dans la tradition, elle est appelée Hanné. 'Imrân et Hanné étaient vieux et sans enfant.

« Ne t’attriste pas ! Dieu a mis à tes pieds un ruisseau, secoue vers toi les dattes fraîches et mûres. Mange et bois et que ton oeil sèche ! » (XIX, 24)

( ce qui donne d'après l'étude et l'approche syro-araméenne "Ne t'attriste pas ! Ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime.")

Toujours est-il que ce passage coranique pourrait être parallèle à la tradition
chrétienne selon laquelle, lors de la fuite en Égypte,
l’enfant Jésus ordonna à un palmier du désert de
s’incliner pour donner à manger à Marie. Le palmier
obéit et garda la tête inclinée aux pieds de
Marie, jusqu’à ce que le bébé lui eût ordonné de se
redresser et d’ouvrir une veine entre ses racines
pour étancher la soif de la sainte famille (Pseudo-
Matthieu, ch. 20
, connu selon les sources justement par Waraqa).

Le coran poursuit : « Et dès que tu verras un humain
dis : 'J’ai voué au Seigneur un jeûne et ne parlerai
aujourd’hui à aucun humain. »

Les commentateurs disent qu’elle agit ainsi pour échapper
à des questions importunes. Ce trait n’appartient
pas à la tradition chrétienne, mais il est dit
dans le Protévangile de Jacques (ch. 12) que Marie,
alors âgée de 16 ans, se cacha aux Israélites.

________________

"L’infâme accusation” que les Israélites portèrent
contre Marie est également citée dans le coran S 4,156 :
« nous les avons punis… parce qu’ils ont proféré
une horrible calomnie contre Marie ». (Le coran
fait allusion aux deux Talmuds, où Jésus est appelé
Jeshu', fils de Pantera – Pantera étant supposé être
le nom d’un soldat romain (c’est aussi une déformation
de parthenos). (cf. Notes sur l’ébionisme,
Jérusalem, Proche-Orient Chrétien, 1979, p.123)

______________

Chrétiens et Musulmans vénèrent Marie à Matariyya, près du Caire, à Zaytouna, à Alexandrie et à Jérusalem.

------------------

En résumé, qui est Marie pour l’islam ?

Elle est la seule femme qui soit nommée par son nom 34 fois, dans le coran. Celui-ci a respecté son nom : Maryam, qui veut dire, étymologiquement
parlant, « La Grande Dame des Océans ».
Les musulmans la nomment « la dévote », la « sainte ».

• Elle est la mère de 'Isa. Celui-ci est nommé 23
fois dans le coran comme étant « fils de Maryam ».
Maryam fait partie des serviteurs, les élus de Dieu
(le verbe içtafa est le même que celui employé pour
les Envoyés de Dieu (27,59 ; 35,32 ; Moïse 7,44 ;
Saül 2,247*; Abraham 2,130*). [*référence peu lisible
sur l’original]

• Elle est vierge et mère (19,20). En Lc 1,34, Marie
a conçu par la puissance du Saint-Esprit. Dans le
coran l’on insiste sur la toute-puissance de Dieu qui
fait ce qu’il veut.

• Elle est un modèle pour les croyants, et une musulmane
type (21,91 ; 23,50).

• Donnée en exemple aux croyants (66,12) : « elle
est au nombre des craignants-Dieu », une musulmane
parfaite. Comme l’est d’ailleurs 'Isa qui est lui
aussi un musulman parfait, à l’instar de tous les personnages de l’Ancien Testament nommés dans le coran. À noter que les prophètes, les grands et les
petits, à part Jonas, ne sont pas mentionnés dans le Coran.-

Cependant, quelque sainte et grande qu’elle soit,
Maryam ne peut, en aucun cas, être appelée Théotokos
(Mère de Dieu).

Là où le chrétien professe : « Jésus-Christ, Fils de Dieu, engendré non pas créé », le musulman dira : «'Isa, fils de Marie, créé et non pas engendré ».

« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Mt17,15).

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noor13 


Habitué
Habitué
Faut pas etre malhonnête "soeur de Aaron" en arabe (oukht harun), est un expression qui designe une descendance exemple en arabe on dit :

ya akha tamim (frere de tamim) pour definir les descendants de Tamim qui etait une tribut arabe
ya akhal arabiy (frere de l arabe) pour definir un arabe

Tu critique le Coran en te basant sur des règles de langue française, tellement tu cherche des failles dans la parole de Dieu.

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ismael-y 


Passionné
Passionné
@Ortéga Sienna a écrit:Maryam : Marie est présentée comme le modèle parfait de la croyante musulmane, elle est confondue avec la soeur (Myriam) de Moïse et d'Aaron qui vivaient pourtant au XIIIè siècle avant Jésus.

1*/ qui vous a dit que mary coranique( la vierge) est la meme que mary biblique la non vierge qui a enafnté avec le vieux joseph des féreres a jésus ??
2*/
quel est le probléme si mary coranique a un frére se nommant haroun ?? est il illicite ??( et ne rajouter rien en disant que le coran a dirt que mary avait un frére se nommant moise)
3*/
9/27
Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : «Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Soeur de Haroun , ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée».donc si pas le coran qui dit soeur d'haroun mais reconte ce que les juifs avaient dit pas plus comme en :

Ils ( djinns) dirent : «Ô notre peuple ! Nous venons d'entendre un Livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droitor
le coran n'est pas descendu aprés la torah mais aprés l'evangile a savoir que le coran a parlés dans 20 de versets d'evangile donc le coranraconte ce qu'ils disent pas plus ( on va savoir pourkoi ils avaient dit sa) aussi "
2/116
Et ils ont dit :«Allah s'est donné un fils» ! Gloire à Lui ! Non ! mais c'est à Lui
qu'appartient ce qui est dans les cieux et la terre et c'est à Lui que tous obéissent.
est ce le coran qui dit : Allah s'est donné un fils ou bien le coran racontet ce qu'ils disent??
suis je stupide ??

donc les juifs ne s'etaient pas trompés mais ILS SE MOQUENTcertes l'autre marie QUI a été soeur de aaron et de moise mais le fait que les juifs avaient nommé marie mére d'aissa soeur d'aaron et non soeur d'aaron et moise cela signfie qu'ils avaient quelque chose qui cloches avec leur aaron et qui est :
aaroon pour eux a été responsable pour leur scandale et honte car il leurs a ordonné d'adorer le voeu et le fait qu'il yavait cette coincidence de noms entre marie mére d'aissa et marie soeur de moise et arron ils avaient dit : soeur d'arron c'est adire
: vous mary vous aveez commis un scandale comme aaron nous a
scandalisé comme aaron .

je donne exemple :
supposon qu'il yavait un certain tueur il ya 500 ans qui s'appelle jack et avait une soeur qui s'appelle sara et auussi un bon frere qui s'appelle moise

disons qu'une femme a été culpabisé de crime et qui avait meme nom SARA (
alors qu'elle est innoncente ) ben si on lui diT: O SARA SOEUR DE MOISE
sa n'aura aucun sens car MOISE A ETE un bon mek mais si on lui a dit sara soeur de jack ===) alors on le culpabise comme jack de crime en se moquant d'elle bien sur .pour cette raison que la réponse de mohamud sws a été intelleigente car dans autre récit de hadith il ( mohamud sws )a dit a ce musulman qui n'avait pas répondu aux chretiens de najraa mais pourkoi tu nous les a pas dit que les juifs aiment se nomer et se benir par le nom de leurs prophétes( et aaron a été vraiment leur prophéte).oui mohamud sws ne va pas dire aux musulmans et aux chretiens que les juifs se moquaient de marie ce qui va alimenter la haine ( mohamud sws est un bon homme n'est ce pas ,,??) mais de facon intelligente et sage il a dit car ils se nomment par noms de leurs prophétes

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