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1Nucléaire Fukushima le Lun 23 Jan - 13:18

petite fleur 


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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 16:28


Fukushima en janvier 2012



On n’aura jamais fini de parler de la catastrophe de Fukushima, car la diffusion des radionucléides dans l’environnement est permanente, leur fixation dans les cellules vivantes est durable et la liste des victimes potentielles est longue. Bien sûr, les informations ponctuelles des médias traitent de préférence le premier point : eaux radioactives, terres contaminées, air pollué, alimentation contrôlée, mesures de taux de plutonium, de strontium, de césium, d’iode… Tout cela est visible, les sujets ne manquent pas.



Le deuxième point n’est quasiment jamais traité car c’est un mauvais sujet de médiatisation : ce processus de contamination interne est bel et bien invisible et n’intéresse personne. Il n’en est pas moins réel et concerne des millions de personnes en ce moment même, que ce soit autour de Tchernobyl ou au Japon. Et il est la cause du troisième point, le plus dramatique. Mais le sujet de la maladie est difficile, et c’est ce qui fait la force des promoteurs de l’énergie nucléaire car le mal survient rarement au moment de l’accident, mais plutôt plusieurs années après.



Les radionucléides s’installent insidieusement dans les organes : muscles, cœur, foie, reins, ovaires, glande thyroïde, peau, poumon, rate... Ceci s’explique par le fait que l’organisme remplace les éléments nécessaires à sa physiologie par les produits radioactifs. Tout ceci pourrait être rendu visible par des spectrométries gamma régulières, associées à des études statistiques. Mais une société nucléarisée est-elle intéressée par ce genre de recherches coûteuses ? Pas vraiment. Pourtant, dans un pays démocratique, il ne serait pas anormal que la population exige de ses élus de telles enquêtes, afin de mesurer le risque qu’elle est censée accepter.



En attendant, voici un petit récapitulatif de la situation visible à Fukushima : l’état du site nucléaire, l’exposition des personnes et la poursuite du déni. Certains estimeront que ces informations sont pessimistes, d’autres diront qu’elles sont réalistes. A vous de juger.





L’état du site




Réacteur 1

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (69 tonnes maxi). Le bâtiment réacteur a été recouvert d’une structure légère protectrice. Mais ce cache-ruine n’enlève rien au danger. Le 17 janvier, une panne de transformateur a provoqué l’arrêt du refroidissement des piscines durant 3 heures… Cela met tout bonnement en évidence qu’il n’y a pas de système de secours. En fait, le système de refroidissement est fait de bric et de broc, avec des matériaux fragiles. Le moindre séisme engendre son lot de fuites. Et si les piscines ne sont plus refroidies, en 40 heures, tous les combustibles sont en fusion.



Réacteur 2

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Une opération d’endoscopie a eu lieu le 19 janvier pour visionner l’intérieur de l’enceinte de confinement. Résultat pas fameux, car trop de radioactivité et d’humidité. Le niveau d’eau n’a pu être observé (estimé entre 2,8 et 4 m au lieu de 5 attendus), ce qui signifie clairement que l’enceinte n’est pas étanche puisque 10 m3/h d’eau sont injectés dans l’enceinte. L’opération a en tout cas dégagé une masse importante de vapeur, ce qui contredit l’idée d’un « arrêt à froid » décrété par le gouvernement japonais en décembre 2011. Une hausse de la température dans ce réacteur avait d’ailleurs déjà été observée la semaine dernière.





Coupe de la cuve de confinement

et de l’endoscope

dans le réacteur n°2

de Fukushima Daiichi

(source : The Yomiuri Shimbun)





Réacteur 3

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Pour trouver l’emplacement de ces coriums perdus, des chercheurs vont tenter de faire une image à l’aide de muons. Le projet est à l’étude, mais aucune date n’est encore fixée pour sa réalisation. En attendant, environ 300 tonnes d'eau très contaminée ‒ entre 49 000 et 69 000 Bq/l en césium ‒ ont été « découvertes » dans un tunnel situé à proximité du réacteur n°3.





Réacteur 4

En mars 2011 le bâtiment a été déstabilisé par une ou plusieurs explosions et incendies dont on n’a aucune image pour l’instant. Les inquiétudes portent sur la piscine : on ne sait pas si elle pourra résister à un nouveau séisme important. Après le tremblement de terre du 1er janvier, il se pourrait qu’une fuite ait eu lieu dans cette piscine 4 ‒ où se trouve 229 tonnes de combustible ‒ ce qui aurait fait descendre son niveau d’eau et augmenter sa température. Selon les propos d’un ouvrier rapportés par une bloggeuse, l’eau serait même entrée à nouveau en ébullition. A la suite de cet évènement, une augmentation du césium a été remarquée.

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-en-janvier-2012-97601880.html

On n’a pas fini d'en entendre parler de cette catastrophe qui va avoir des conséquences sur la santé des gens pour une période très longue. Rappelons que 25 ans après le Tchernobyl il y a encore des conséquences et maintenant si Israël attaque les centrale nucléaire de l’Iran bah ça va finir que les gens vont tomber comme des mouches de maladies. Ce n’est Pas compliquer c’est ce qui vient frapper l’humanité.Rappelons surtout que le danger du nucléaire a pas de frontière.

israelnationalnews.com via conscience-du-peuple

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/23/les-americains-recevront-un-avis-de-12-heures-lorsquisrael-aura-donne-lassaut-contre-liran/#more-20251



bravo les cerveaux !

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2Re: Nucléaire Fukushima le Lun 23 Jan - 13:33

petite fleur 


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Matthieu 10.24. Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

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3Re: Nucléaire Fukushima le Lun 23 Jan - 15:03

petite fleur 


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Postée le 23/01/2012 à 12h55


Une femme manifeste contre le nucléaire. Sur la banderole :
«Maman que se passe-t-il ?»



Absence d'information, travailleurs journaliers, silence des syndicats et relation Etat-mafia... Notre partenaire rue89 s'est entretenu avec Nasubi, engagé dans la défense des droits des travailleurs, qui dénonce les pratiques de l'industrie nucléaire japonaise.

Nasubi est engagé depuis 1986 dans la défense des droits des travailleurs journaliers (...).

En juillet 2011, Nasubi a publié sous ce nom d'emprunt, un «Manuel de sécurité à l'usage des travailleurs du nucléaire». (...)

Thierry Ribault : Comment est né votre engagement et en quoi consiste-t-il ?

Nasubi : Mon engagement actuel dans la lutte antinucléaire consiste à faire connaître les conditions de vie et de travail des travailleurs du nucléaire et le système de sous-traitance dont ils font l'objet. A l'origine, je luttais dans les mouvements de travailleurs journaliers. Beaucoup d'entre eux ont été, et sont toujours, recrutés pour être envoyés dans les centrales nucléaires.

Les militants antinucléaires connaissent le problème, mais ne s'engagent pas suffisamment par rapport aux problèmes spécifiques de ces travailleurs. Les syndicats japonais ne se préoccupent pas plus de la défense de leurs droits. Beaucoup de travailleurs du nucléaire sont morts de cancer. Les autres ont actuellement de graves problèmes de santé, mais les mouvements syndicaux sont restés et demeurent silencieux. (...)

Discriminés par les syndicats

Pourquoi ce silence des syndicats ?

La réalité du travail dans les centrales nucléaires n'a jamais été transparente. On ignore ce qui se passe exactement à l'intérieur. Les travailleurs du nucléaire font, en outre, l'objet d'une discrimination, y compris de la part des syndicats. Non seulement parce que le fonds de commerce de ces derniers est la main-d'œuvre «régulière», mais aussi parce que le nucléaire concerne les castes inférieures de la société, contraintes d'aller travailler dans les centrales.

C'est un sujet politique et délicat. (...)

Quelle est la situation pour les travailleurs réguliers du nucléaire ?

C'est totalement différent. Employés de Tepco [opérateur de la centrale nucléaire accidentée, Fukushima Daiichi, ndlr], ils forment l'élite de l'entreprise et ne sont donc pas exposés à la radiation, mais travaillent dans les salles de contrôle, sur des ordinateurs. Ce sont en priorité les travailleurs journaliers, grande majorité des travailleurs d'une centrale, qui font le nettoyage et travaillent directement dans les réacteurs.

Recrutés comme des prostituées

D'où viennent ces travailleurs journaliers ?

D'horizons différents. Certains d'entre eux sont des travailleurs licenciés d'autres secteurs. La majorité vient des régions rurales, là où il n'y a plus suffisamment de travail. Le nucléaire n'a pas besoin de beaucoup de gens qualifiés ou ayant des aptitudes certifiées, ce qui explique aussi pourquoi les travailleurs de ce secteur sont discriminés.

Le système de recrutement de cette main-d'œuvre est comparable à celui des prostituées. De la même manière que les yakuzas orientent vers la prostitution les femmes sans travail et organisent leur activité, ils disent aux hommes : « Allez travailler dans les centrales nucléaires. » Pour les femmes c'est la prostitution, pour les hommes c'est la centrale.

De même, pas plus que les féministes ne se sont mobilisées pour les femmes de l'industrie du sexe, les syndicats ne se sont mobilisés pour les travailleurs journaliers du nucléaire.

Quel est le rôle des yakuzas ?

Depuis la fin du XIXe siècle, dans le monde du travail, il y a une face positive et une face négative. La face négative, ce sont les yakuzas. Dans l'objectif de moderniser le Japon à la fin du XIXe siècle, l'Etat s'est allié à l'industrie et à la mafia avec pour but de développer et aménager le territoire. Pour ce faire, l'Etat a besoin des services de la mafia qui mobilise les travailleurs issus des couches basses de la société.

Le nucléaire est un exemple typique de ces pratiques. Officiellement, l'Etat et Tepco affirment qu'il n'y a que deux ou trois niveaux de sous-traitance, mais de fait, ils savent très bien qu'il y en a huit ou neuf. Ils acceptent donc totalement et implicitement que le recrutement s'opère de façon mafieuse, même si c'est, bien sûr, proscrit par la loi.

Au cours des négociations avec les ministères, de nombreuses informations circulent sur les procédures de recrutement. Les journalistes ont écrit sur le sujet. L'Etat ne peut pas dire que ces pratiques n'existent pas.

Pourtant, lorsque nous demandons à l'Etat de mener des enquêtes sur cette réalité, on nous rétorque qu'on a donné l'ordre à Tepco d'enquêter et que sa réponse est : «Ça n'existe pas.» Cette réponse est acceptée et aucune enquête officielle n'est menée sur le sujet. (...)

Ainsi, selon cette logique, l'Etat se sauve la face en montrant qu'il lutte contre les yakuzas, alors qu'en réalité ils sont déjà présents ! L'Etat est un traître pour les travailleurs.

Des accidents du travail non reconnus

Qu'en est-il des victimes parmi les travailleurs du nucléaire ?

Les centrales ont démarré en 1966. Depuis, 500 000 travailleurs ont été mobilisés dans ce secteur. Parmi eux, vingt seulement ont fait une demande de reconnaissance d'accident du travail, et dix demandes ont été reconnues.

Jusqu'en juin dernier, le ministère de la Santé n'avait jamais communiqué ces chiffres. C'est au moment de la négociation que nous les avons obtenus. Plus précisément, nous avons pris connaissance de l'existence de sept cas de reconnaissance. Puis nous avons appris que trois autres personnes n'avaient jamais été signalées par le ministère.

Pour faire établir une demande de reconnaissance d'accident du travail, l'employé doit être en principe muni d'un certificat attestant ses durées et périodes d'intervention. Le patron peut toutefois refuser de lui fournir ce certificat.

Si le travailleur insiste pour l'obtenir, très souvent il se verra proposer une indemnisation pécuniaire qui peut aller de 6 millions à 30 millions de yens (environ 60 000 à 300 000 euros), en lieu et place d'une déclaration d'un accident du travail. Il s'agit d'un arrangement.

Y a-t-il beaucoup d'arrangements de cette sorte ?

Beaucoup. Et lorsqu'ils acceptent un tel arrangement, les travailleurs s'engagent à ne pas en parler. C'est à ce point caché que certains politiciens clament qu'aucun travailleur n'est jamais mort à cause du nucléaire.

Auteur : Thierry Ribault

Source : japon.aujourdhuilemonde.com via terre sacrée!

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4Re: Nucléaire Fukushima le Mar 24 Jan - 13:11

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FUKUSHIMA: LE BASSIN DE STOCKAGE DU REACTEUR N°4 UNE EPEE DE DAMOCLES SUR LE MONDE

23 janvier 2012 | Auteur: Jo ^^



Ce sont plus de 12 séismes qui ont frappés le Japon ces sept dernier jours, dont un ce lundi d’une magnitude 5.1 sur la région de Fukushima. Dans le cas ou le bassin de stockage de combustible du réacteur N°4 viendrait à s’effondrer , tout l’hémisphère nord serait durablement contaminé, car il ne serait plus possible d’intervenir sur le site à cause d’une trop grande radioactivité, ce qui provoquerait l’abandon des systèmes de refroidissement des autres structures (cœurs et piscines), l’ensemble représentant plus de 2400 tonnes de combustible.


liens vers la carte des séismes : http://www.japanquakemap.com/week


Fukushima c’est actuellement 4 réacteurs hors confinement , dont 3 avec la fusion complète ou partielle des coeurs !


REALINFOS


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En attendant, un séisme de 6,2 vient d’avoir lieu à Bio-Bio sur la côte du Chili, ce qui a rappeler aux Chiliens un très mauvais souvenir, celui du terrible séisme meurtrier d’il y a 2 ans…un autre hier de 6,0 au sud des îles sandwich, et un de 6,3 avant hier dans la région de Mexico.






http://leveil2011.syl20jonathan.net/
</BLOCKQUOTE>

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5Re: Nucléaire Fukushima le Mer 25 Jan - 11:03

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''Combien de temps allons-nous survivre ?'' Un livre à venir de 57 poignants messages par des enfants de Fukushima

"Je veux demander aux gens importants de ce pays : qu'est ce qui vaut le plus pour vous, notre vie ou l'argent ?" (paroles d'un jeune garçon de 10 ans)

Le livre qui sera publié le 7 février dépeint à travers leurs dessins et lettres ce que vivent les enfants de Fukushima, dont les chères maisons à Fukushima ont été condamnées par les radiations.

Le livre est intitulé ''LETTRES DES ENFANTS DE FUKUSHIMA''. Il contient les poignants messages de 57 enfants : certains ont dû quitter Fukushima et d'autres ont dû y rester.

''S'il vous plaît dîtes-nous :
Qu'est ce qu'on va devenir ?
Combien de temps allons-nous survivre ?
Pourrons-nous vivre à Fukushima ?''

''S'il vous plaît rendez-moi :
les arbres des montagnes, les poissons des rivières, les poissons dans l'océan, les animaux de la forêt, mon rêve.''


''Je veux sauver les gens qui vont mourir.
Je veux sauver les gens évacués.''

Je ne suis pas sûr d'être assez fort pour lire tous ces 57 lettres et dessins.

Qu'en pensent les gens de TEPCO et le gouvernement ?



Un article de Ryusaku Tanaka, publié par bistrobarblog

source terre sacré.

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6Re: Nucléaire Fukushima le Jeu 9 Fév - 15:07

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Comment aurait-il pu en être autrement ? L’accident nucléaire de Fukushima (Japon), le plus grave qu’ait connu l’humanité depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, n’a pas été sans conséquences pour la biodiversité.

Presque onze mois après, tout a été dit et écrit sur cette catastrophe, du moins le croyions-nous… Les études et autres articles consacrés à son impact sur la biodiversité n’étaient jusqu’ici pas légion. On en sait toutefois un peu plus aujourd’hui, et selon nos confrères de l’Irish Times, dont les allégations reposent sur une expertise scientifique récente,les radiations ont immédiatement eu des répercussions négatives sur les oiseaux – quatorze espèces dites communes ont été étudiées – établis en dehors de la zone d’exclusion déterminée par les pouvoirs publics durant la période principale de reproduction, c’est-à-dire de mars à juillet. C’est ce qu’affirment le professeur Timothy Mousseau, de l’Université de Caroline du Sud (États-Unis), et son équipe (constituée de spécialistes américains, japonais et danois), qui se préparent désormais à mener des investigations à long terme pour se faire une idée aussi précise que possible des dommages perpétrés par les rayonnements sur les animaux et les plantes sauvages vivant à proximité de la centrale accidentée.

En attendant peut-être de pouvoir collaborer avec d’autres chercheurs japonais, ils étudient déjà l’impact des retombées radioactives résultant de la catastrophe de Tchernobyl sur les vies animale et végétale depuis 1999. Or, leurs travaux ont fait état d’une réduction globale du nombre d’oiseaux et d’insectes ainsi que d’une augmentation des anomalies, ce y compris dans des contrées présentant des niveaux de radiations compris entre un et trois microsieverts par heure. De quoi supputer de graves bouleversements dans de nombreux écosystèmes japonais, bien au-delà du périmètre de sécurité défini par les autorités…


Des capacités reproductives entamées

« En examinant ces organismes qui ont une espérance de vie inférieure à celle de l’Homme, nous pouvons nous faire une idée de ce qui pourrait arriver aux populations humaines cent, deux cents ou trois cents ans plus tard », a résumé M. Mousseau, qui a notamment pu constater qu’en Ukraine, dans la partie irradiée du pays, les oiseaux ont, outre une fertilité moindre, des cerveaux de taille inférieure à la normale et vivent moins longtemps que leurs congénères qui n’ont pas été exposés aux rayonnements. Et d’ajouter : « À Tchernobyl, tout était top secret. Là-bas, nous ne savons pas précisément comment les choses ont commencé, tandis que dans le cas de Fukushima, nous avons la possibilité de suivre ces organismes depuis le début ».

Si certains scientifiques contestent ses conclusions, soulignant a contrario que certaines espèces animales, notamment d’insectes, ont proliféré à proximité de la centrale ukrainienne, dans des zones devenues inhabitées, elles viennent toutefois corroborer les assertions d’autres experts dont les travaux avaient été relayés en mai dernier par le très sérieux journal Nature. Ceux-ci avaient notamment révélé que les doses de radiations étaient suffisamment élevées pour altérer les capacités reproductives des oiseaux, des rongeurs et des arbres aux abords de Fukushima. Bien que l’accident aurait certainement eu des conséquences écologiques encore plus graves s’il s’était produit au milieu du printemps plutôt qu’au début de la saison de floraison, il est donc à craindre qu’il nuise gravement et durablement à certaines espèces.

La lumière ne sera pas faite de sitôt. Nul besoin cependant d’être expert pour préjuger de la gravité des effets des radiations.

http://www.zegreenweb.com/sinformer/laccident-nucleaire-de-fukushima-aurait-grandement-fragilise-la-biodiversite,47536

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7Re: Nucléaire Fukushima le Ven 10 Fév - 13:22

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Etats-Unis: premier feu vert à la construction de réacteurs nucléaires depuis 1978

La centrale nucléaire de Three Mile Island, dans l'est des Etats-Unis, en mars 2011 © Getty Images/AFP/Archives Jeff Fusco


WASHINGTON - (AFP) - Les autorités fédérales américaines ont autorisé jeudi pour la première fois depuis 1978 la construction de nouveaux réacteurs nucléaires aux Etats-Unis.

La Commission de régulation du nucléaire (NRC) a approuvé lors d'une session diffusée en ligne une résolution autorisant "la construction et la mise en service des réacteurs trois et quatre de Vogtle".

Cette centrale nucléaire située en Georgie (Sud-Est) est exploitée par la société Southern Nuclear, qui avait déposé auprès de la NRC une demande d'extension en mars 2008.

Il s'agit des deux premiers réacteurs dont la NRC autorise la construction depuis l'aval qu'elle avait donné en 1978 à celui de la centrale de Shearon Harris, en Caroline du Nord.

Les deux futurs réacteurs de Vogtle sont des réacteurs dits de troisième génération, du modèle AP1000 mis au point par le groupe japonais Toshiba et sa filiale américaine Westinghouse.

D'une puissance de 1.154 MW, selon son constructeur, l'AP1000 est un réacteur à eau pressurisée. Il a reçu la certification de la NRC pour le marché américain en décembre.

Le permis de construire a été accordé en dépit de l'opposition du président de la NRC, Gregory Jaczko.

"Je ne peux pas soutenir la délivrance de cette autorisation comme si Fukushima n'avait jamais eu lieu", or "à mes yeux, c'est ce que nous sommes en train de faire", a déclaré M. Jaczko, faisant référence à la catastrophe nucléaire japonaise de mars 2011.

L'aval de la NRC permet à Southern Nuclear d'achever des travaux de construction déjà bien entamés.

La dernière centrale nucléaire entrée en service aux Etats-Unis est celle de Watts Bar, dans le Tennessee (Sud-Est), qui a commencé à alimenter le réseau en 1996.

L'essor de l'industrie nucléaire avait été coupé dans le pays après l'accident de 1979 à la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie (Est), où l'intérieur d'un réacteur avait fondu.

Le gouvernement du président George W. Bush (2001-2009) et celui de son successeur Barack Obama ont pris plusieurs mesures destinées à relancer cette industrie.

Ces efforts se cependant heurtent à plusieurs obstacles, de nature politique avec l'arrivée d'une majorité républicaine peu favorable au nucléaire à la Chambre basse en 2011, économique avec la concurrence du gaz, et enfin écologique en raison des craintes soulevées par l'accident de Fukushima.

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Etats-Unis-premier-feu-vert-a-la-construction-de-reacteurs-nucleaires-depuis-1978/%28theme%29/273

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8Re: Nucléaire Fukushima le Lun 13 Fév - 12:48

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Alerte Fukushima : 82°C sur le réacteur n°. 2 - Tepco réinjecte en urgence 1.1 t d'acide borique





La température relevée au niveau d'un capteur de l'unité n°. 2 grimpe en flèche

Lors de la conférence de presse de ce soir à 1700I, Tepco a déclaré avoir informé l'agence de sécurité nucléaire Japonaise que "La condition de température inférieure à 80°C n'est plus validée dans l'unité n°. 2".
L'opérateur a une nouvelle fois augmenté le débit d'injection d'eau
dans l'ex-réacteur afin de tenter d'en stabiliser la température, qui a
atteint 82°C à 1420 (heure de Tokyo). A 1700I, le débit injecté est donc
passé à 17.4 m3/h, ce qui représente le débit d'injection le plus élevé
depuis le début de la crise nucléaire.

Tepco vient de nouveau
d'injecter 1.1 tonne d'acide borique dans l'unité n°2, opération déjà
réalisée le 7 février et ayant donné des résultats très modestes. Selon
l'opérateur, le capteur en cause pourrait finalement s'avérer
défectueux.

NB. Cette dernière déclaration est d'autant plus
étrange que l'opérateur déclarait encore hier que le capteur incriminé
lui semblait en bon état ; déclaration confirmée par les mesures
exceptionnelles décrétées par Tepco et les autorités de contrôle pour
tenter de "reprendre la situation en main".




Sources :

http://www.gen4.fr/blog/2012/02/alerte-fukushima-82c-sur-le-r%C3%A9acteur-n-2-tepco-r%C3%A9injecte-en-urgence-11-t-dacide-borique.html

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9Re: Nucléaire Fukushima le Jeu 16 Fév - 0:56

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LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR… A FUKUSHIMA


Postée le 15/02/2012 à 18h53





Les populations d’oiseaux ont considérablement diminué autour du complexe nucléaire de Fukushima.

En effet, des chercheurs ont identifié et compté les oiseaux de 300 sites autour de Fukushima où les radiations sont comprises entre 0,5 et 35 microsieverts par heure. Et ils ont comparés ces résultats à ceux observés à Tchernobyl.

Pour 14 espèces communes à Fukushima et à Tchernobyl, les résultats montrent un impact plus fort sur les oiseaux japonais.

Selon Timothy Mousseau dans Physorg, biologiste à l’université de Caroline du sud : « Ces oiseaux, qui n’ont jamais expérimenté des radiations de cette intensité doivent être particulièrement sensibles aux contaminants radioactifs ».

<p>



A l’inverse, sur les populations d’oiseaux endémiques des deux régions, les effets à Tchernobyl ont été plus marqués avec la disparition complète de plusieurs espèces.

« Nos résultats mettent en évidence la nécessité de rechercher le pourquoi des différences de sensibilité entre les espèces, dès l’exposition ou sur plusieurs générations d’exposition » ajoute Timothy Mousseau.


Un article de goodplanet.info

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10Re: Nucléaire Fukushima le Jeu 16 Fév - 21:35

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Alerte Nucléaire en cours au réacteur n°2 de Fukushima (fission nucléaire et réaction en chaîne incontrôlable ?), la situation devient de plus en plus critique, aussi pour le réacteur n° 3 qui présente une augmentation d'activité extérieure, en corolaire une très forte augmentation de la radioactivité à Fukushima Préfecture est constatée, l'inquiétude est grande chez les travailleurs de la centrale nucléaire.

TEPCO vient d'annoncer que du Xénon vient d'être trouvé dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2 ce qui signifie concrètement qu'une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu ces derniers jours et est peut-être encore en cours.

De plus la pollution au césium se poursuit avec une recrudescence vertigineuse ces derniers jours, les retombées se poursuivent, le vent venant du nord apportent cette pollution au sud vers Tokyo, la neige et la pluie complètent le tableau.

Le silence des grands médias est assourdissant, la population de l'hémisphère nord et notamment des USA est impactée.





50% DU JAPON EST CONTAMINÉ !



Les médias ne disent rien d'autre que ce qu'ils sont forcés de dire...
Et les citoyens continu de vivre comme des aveugles maintenus dans l'ignorance
Afin d'illustrer la situation
voici un court-métrage qui nous résume la situation : "BLIND"




http://agentssanssecret.blogspot.com/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=30

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11Re: Nucléaire Fukushima le Ven 17 Fév - 14:49

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Inquiétudes peut être, mais existe t-il un ou des moyens fiables de décontamination, après l’ irradiation de vastes zones au Japon? Surtout que les suites de ce désastre sont inconnues, et pas que pour les Japonais. Et TEPCO s’inquiète d’une possible nouvelle fission nucléaire (en date du 14.02.2012). Ils ignorent où en sont les Corium des trois réacteurs accidentés



<BLOCKQUOTE>


Le gouvernement japonais devrait débourser plus de 10 milliards d’euros pour le nettoyage des zones contaminées….

Des voix s’élèvent au Japon contre les méthodes de nettoyage et de décontamination des zones irradiées à la suite de l’accident de Fukushima.

Dans le village de Iitate, à environ 32 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée, le personnel venu décontaminer la zone serait inexpérimenté :

« Nous sommes tous des amateurs. Personne ne sait vraiment comment nettoyer les radiations », a révélé un employé japonais à nos confrères du New York Times.

Et ce n’est pas tout : d’après des experts du nucléaire, les particules radioactives, facilement transportées par le vent et la pluie, pourraient à nouveau contaminer des zones déjà nettoyées.

Les sommes astronomiques dépensées par le gouvernement –pour un nettoyage apparemment inefficace, en tout cas non pérenne– sont également pointées du doigt.

Toujours d’après le New York Times, les pouvoirs publics auraient en effet accordé des contrats de nettoyage des zones les plus exposées à trois des plus grandes entreprises de construction de pays, Taisei Corporation, Obayashi et Kajima, moyennant un premier montant de 13 milliards de dollars (environ 10 milliards d’euros). La finalité est bien sûr de rendre possible le retour de plus de 80 000 personnes évacuées en mars dernier, dont les 6 500 habitants de Iitate.

Le problème est que les sociétés affectées au nettoyage ne sont pas spécialisées. D’après le Centre d’information citoyen sur le nucléaire, ce sont par ailleurs ces trois mêmes compagnies qui ont participé à la construction de 45 des 54 centrales nucléaires que compte le pays du soleil levant, dont Fukushima-Daiichi.
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Cité par le quotidien américain, Kiyoshi Sakurai, ancien chercheur à l’Agence japonaise de l’énergie atomique, en conclut que « l’industrie japonaise est gérée de sorte que plus vous échouez, plus vous gagnez d’argent ».

Le gouvernement est quant à lui persuadé que les grosses compagnies de constructions bien équipées sont les plus à même de diriger les projets de décontamination.

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Les habitants de Iitate mènent toutefois leurs propres tests de décontamination, supervisés par des scientifiques. Sceptiques quant aux méthodes employées, ils souhaiteraient eux-mêmes se rendre sur place et entreprendre ce long et laborieux travail de nettoyage. Un volontarisme qui n’a jusqu’ici pas ému les décideurs.



JAPON : 25 MILLIONS DE TONNES DE DEBRIS A LA DERIVE



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http://lesmoutonsenrages.fr/2012/02/17/inquietudes-sur-les-methodes-de-nettoyage-a-fukushima/#more-21277

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12Re: Nucléaire Fukushima le Sam 18 Fév - 17:05

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Alors que l’Organisaiton nationale des moudjahidine vient de sortir de son long silence évoquant, dimanche dernier, 30 000 victimes des essais nucléaires français dans notre Sahara (1960-1968), les habitants des régions irradiées à In Ekker continuent, cinquante après, de souffrir des retombées de ces catastrophes humaines et écologiques. Un drame que ni l’Algérie ni la France ne semblent vouloir affronter. Reportage.




Cinquante ans après l’expérimentation des essais nucléaires français d’In Ekker, la région porte toujours de sérieuses séquelles sanitaires et écologiques, et plus cruellement le poids de l’indifférence des responsables français et algériens. Les expériences nucléaires, accomplies dans le sud du pays entre 1960 et 1968, continuent de noircir l’air dans la capitale de l’Ahaggar, en particulier à Aïn M’guel. Dans cette bourgade située à 200 km du chef-lieu de la wilaya, le dossier des essais nucléaires français demeure classé «secret défense». Par ignorance, les habitants en parlent vaguement.

Quant aux autorités locales, elles confirment une fois de plus la sensibilité du dossier. Elles tentent tant bien que mal d’empêcher les journalistes d’accéder au site. Sur place, l’état des lieux «justifie» les craintes des responsables de la wilaya. Site abandonné, sans cadrage ni surveillance. Quant aux barbelés installés en guise de clôture pour la montagne de Tan Affela, lieu de l’explosion, sur un périmètre de 40 km, on ne trouve plus leurs traces, si ce n’est quelques barres de fer jetées ici et là. A l’instar d’In Ekker, à Aïn M’guel les populations souffrent également de l’abandon des auteurs des essais nucléaires dévastateurs et des autorités locales. Malformation, cancers et fausses couches, pour ne citer que ceux-là, font partie des spécificités des communes périphériques d’In Ekker où pas moins de treize expériences officiellement «reconnues» par les Français ont été réalisées.

«Accident» fatal


1er mai 1962. Le tir «Béryl», quatre fois Hiroshima, fait trembler In Ekker. L’explosion provoque l’éjection de roche fondue hors de la montagne. Deux ministres français, Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche scientifique et des Affaires atomiques, sont présents au moment de l’explosion. L’essai prévu était d’une importance fatale, mais les Français persistent à parler d’«accident». Vérité ou leurre, les ouvriers, dont la plupart algériens, n’échappent tout de même pas aux effets radioactifs. Livrés à eux-mêmes, les habitants de Aïn M’guel, ancienne PLO (Population laborieuse des oasis), selon l’appellation coloniale, continuent de compter leurs malades, leurs mort-nés et handicapés.

Faute d’études épidémiologiques et d’infrastructures sanitaires, des pathologies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, prennent de l’ampleur dans la région dans l’indifférence totale des autorités. «Parfois, les malades eux-mêmes ne connaissent pas leur maladie», témoigne un habitant de la commune. Plusieurs familles de Aïn M’guel à Tamanrasset enterrent quotidiennement leurs morts. «Ma mère, ma sœur et mes deux frères sont décédés d’un cancer et les Français trouvent le moyen de rejeter nos dossiers pour les indemnisations. Quatre cancéreux dans une même famille, ça ne peut être un hasard…», déplore Mohamed Dihkel, issu d’une famille nomade, aujourd’hui installé à Tamanrasset.

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http://www.elwatan.com/actualite/le-scandale-des-essais-nucleaires-continue-17-02-2012-159338_109.php

l'indifférence dilue l'autre dans une transparence mortel!

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13Re: Nucléaire Fukushima le Mer 7 Mar - 17:26

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Le 11 mars 2011, un tsunami gigantesque ravage la côte Est du Japon, stoppant l'alimentation électrique et les circuits de refroidissement de la centrale Fukushima Daiichi. Trois des six réacteurs subissent une fusion partielle. Retour sur les conséquences visibles et invisibles du plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.



Un des journalistes invités à visiter la centrale Fukushima Daiichi le 28 février dernier © Reuters

Ils sont encore 3.000 à travailler directement dans la centrale accidentée. Évidemment, les conditions sont très strictes : les employés sont équipés d’une tenue de protection complète, et ils ne restent pas plus de trois heures par jour sur le site. Du travail, il y en aura encore longtemps sur place : le démantèlement nécessitera du personnel sur place 24h/24 pendant 40 ans.





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http://www.franceinfo.fr/monde/un-an-apres-les-cicatrices-de-fukushima-549633-2012-03-07

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14Re: Nucléaire Fukushima le Ven 9 Mar - 13:24

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Avant le séisme, document TF1



Successions d'explosions de la centrale nucléaire de Fukushima le 12 mars 2011





L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé, de l'échelle INES, ce qui le place au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl, 1986.


Le vendredi 11 mars à 5 h 46mn et 23 seconde UTC, 14 h 56 heure locale un séisme d'une magnitude 9 s'est produit au large de la cote pacifique du Tōhoku dont l'épicentre se situait à 130 km à l'Est de Sendai qui est une grande métropole de plus de un million d'habitants et à 370 km au nord Est de Tokyo. Il s'est produit sur la zone de subduction à environ 25 km de profondeur. D’après les premières estimations, la zone de faille qui a rompu s’étend sur plus de 500 km, expliquant la durée exceptionnellement longue de la secousse enregistrée à Tokyo, plus de 2 mn. Cet événement de très forte magnitude se place au 4ème rang des séismes les plus forts recensés depuis le 19ème siècle, (sources : USGS NEIC/JMA).





Image du tsunami du 11 mars à Miyako, document Le Nouvel Ordre Mondial.





Vidéo de la vague arrivant sur terre




Ce séisme engendra un raz de marée énorme. Une vague, estimée à plus de 30 mètres de hauteur par endroits atteignit la cote Est 55 minutes après le séisme. A une vitesse moyenne de 140 km /h elle submergea la cote en pénétrant à l'intérieur des terres jusqu'à 10 km sur un front de 600 km ravageant tout sur son passage. Imagine-t-on la puissance de ce que peut représenter une telle masse d'eau lorsqu'elle vous arrive dessus, rien ne peut lui résister.



Tsunami ou raz de marée signifient la même chose. Tsunami le mot est Japonais, il est formé par tsu «port», «gué», et par nami «vague» qui associés forment «vague de port». Le fait que ces raz de marée se produisent en Asie on utilise communément le mot tsunami, voir, Eau, cyclones et tsunamis.



Cette catastrophe est la plus grande de l'histoire du Japon depuis la seconde guerre mondiale, elle concerna 85.000 personnes et fit 20.000 morts sans compter les disparus et les blessés. Elle est la somme de celle du séisme, qui en lui même fit peu de dégât, les constructions étaient anti sismiques ce qui est la règle au Japon, et de celle du tsunami.



Bien que le Japon soit soumis à de fréquentes secousses sismiques, a des typhons et à des tsunamis il n'était pas préparé pour une catastrophe de cette ampleur. Il a longtemps été comme assommé désemparé laissant les habitants des régions dévastées sans secours. Les victimes ont été laissées dans le froid et la faim trop longtemps. Le Tōhoku est une région plus froide que les autres parties tempérées du Japon. L'économie qui tourne autour de riz fut mise à mal.



Un an après le désespoir des habitants sinistrés est toujours aussi énorme. N'ayant plus rien, attendant les indemnisations de Tepco, ils sont désarmés devant la toute puissance de ce groupe. Près de 2 millions de personnes devraient recevoir des dédommagements, dont ceux expulsés d'une zone de 20 km autour de la centrale.



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http://www.come4news.com/il-y-a-bientot-un-an-fukusfima-explosee-par-larret-du-refroidissement-des-reacteurs-432843

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15Re: Nucléaire Fukushima le Lun 12 Mar - 10:53

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afp.com/Philippe Desmazes





CRUAS (Ardèche) - "Non au nucléaire, non au nucléaire", scandent deux enfants: dimanche après-midi, une foule, au milieu de laquelle ont pris place deux candidats à l'Elysée, a formé "une chaîne humaine pour sortir du nucléaire", dans la vallée du Rhône, un an après la catastrophe de Fukushima.




Venues en voiture, en vélo, en cars, de tout l'hexagone, mais aussi d'Allemagne, d'Italie ou de Suisse, des dizaines de milliers de personnes vêtues de gilets fluos jaunes ou oranges -- 60.000 ont affirmé les organisateurs à l'AFP -- se sont déployées entre Lyon et Avignon, le long de la nationale 7, pour crier leur rejet de cette énergie.

Il y a bien ici et là quelques trous. Mais le défi était de taille: 230 kilomètres séparent Lyon d'Avignon.

Le choix de la vallée du Rhône pour cette manifestation n'a rien d'anodin: avec ses 14 réacteurs, c'est la région la plus nucléarisée d'Europe, selon Christine Hasse, une Allemande installée en Ardèche, à l'origine du projet de chaîne humaine.

Et c'est devant les quatre cheminées de la centrale de Cruas, crachant leur vapeur d'eau, que se glissera dans la file de manifestants Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie/Les Verts à la présidentielle, qui loue cette "mobilisation citoyenne".

"C'est un moment où nous marquons l'anniversaire de l'horrible tragédie de Fukushima (...) C'est aussi un geste de solidarité avec le peuple japonais", commente Mme Joly.

"C'est aussi pour marquer notre espoir qu'avec le changement programmé de président et de gouvernement, nous allons travailler sur la sortie du nucléaire", ajoute la candidate, accrochée au bras de l'eurodéputé José Bové. Lequel reprend en coeur le slogan "Sortir du nucléaire, avant l'enfer sur terre".

A quelques mètres se tiennent le vice-président du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, et le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l'Elysée, Philippe Poutou, qui lui aussi plaide pour une sortie du nucléaire "dans les dix ans" et le développement "à fond des énergies renouvelables".

La foule s'étire le long de la nationale. Venus avec leurs deux jeunes enfants, en "sympathisants" de la cause écologique et "en solidarité" avec le Japon, Sébastien et Marianne réclament eux aussi "un monde sans pesticide, sans nucléaire". A deux pas, deux adolescents font danser dans le vent leurs drapeaux "Nucléaire non merci".

Plus au sud, au Pontet (Vaucluse), Monique Labarthe, membre du réseau "Sortir du nucléaire", l'un des organisateurs de l'opération, se réjouit de la mobilisation. "C'est une réussite", dit-elle.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/de-lyon-a-avignon-une-chaine-humaine-pour-dire-non-au-nucleaire_1092158.html



on lâche pas continuer on va faire le tour de la planète!

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16Re: Nucléaire Fukushima le Jeu 15 Mar - 0:25

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Huit réacteurs nucléaires sur dix dans le monde ont plus de 20 ans, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la sûreté des installations. C'est la conclusion d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'a pas encore été rendu public.

Dans ce document débattu un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'agence de l'ONU note que de nombreux opérateurs ont annoncé l'intention d'engager des programmes pour rallonger la durée de vie des réacteurs. Mais l'AIEA ajoute que la capacité de ce parc vieillissant à respecter les normes en matière de sécurité et à répondre à la demande énergétique suscite des inquiétudes.

La semaine dernière, le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, a déclaré que l'énergie atomique était aujourd'hui plus sûre qu'il y a un an, au moment du tsunami qui a déclenché à Fukushima la catastrophe nucléaire civile la plus grave depuis Tchernobyl en 1986. Le rapport de l'AIEA estime que "le niveau opérationnel de la sécurité des centrales nucléaires à travers le monde reste élevé".

70% ont plus de trente ans

Mais le document de 56 pages met également en lumière le vieillissement du parc nucléaire mondial, insistant sur le fait qu'à la fin de l'année dernière, 80% des 435 réacteurs opérationnels dans le monde avaient plus de vingt ans.

L'AIEA note par ailleurs que sur les 254 réacteurs de recherche en activité, près de 70% ont plus de trente ans, "dont un grand nombre ont dépassé leur durée de vie initiale". Le rapport appelle les opérateurs et instances de régulation à "analyser en profondeur les aspects relatifs à la sécurité liés au vieillissement de composants clefs 'irremplaçables'".

http://naturealerte.blogspot.com/2012/03/1403201280-des-centrales-nucleaires.html

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17Re: Nucléaire Fukushima le Ven 16 Mar - 22:39

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18Re: Nucléaire Fukushima le Lun 19 Mar - 10:52

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Une vidéo sous-titrée en anglais par Ayumi et traduite par Kna. Prions pour que ce qui est annoncé ne se produise pas…


Extrait d’un programme TV en direct d’informations matinales intitulé « Morning Bird » de TV Asahi, diffusé le 8 Mars 2012.


Le journaliste est M. Toru Tamakawa. L’expert est le Dr Hiroaki Koide, chercheur associé à l’Institut de Recherche du Réacteur de l’Université de Kyoto.





Une pub du ministère de l’environnement dans les trains montre des montagnes de débris de la catastrophe


C’est ce que doivent regarder les passagers des trains, financé par les contribuables, qu’ils le veuillent ou non. Le but est de faire appel à un sentiment de culpabilité chez les japonais qui osent refuser d’apporter leur aide.


Ce que le ministère et Goshi Hosono ne disent pas, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui vivent tout près de ces montagnes de débris dans les zones sinistrées de Miyagi et Iwate. Il existe quelques endroits de stockage temporaire à proximité d’écoles (je ne sais pas ce qu’ils en ont pensé), mais ils semblent être des exceptions. Ils ne disent pas non plus que de nombreuses municipalités locales veulent que les débris restent là où ils sont.


Mais le ministère de l’environnement ne va pas s’embêter à vous dire ces choses.





Quelqu’un sur Twitter a fait une observation intéressante. En japonais, le mot ministère de l’environnement est « 環境省 ». Les deux premiers caractères signifient »environnement’, et le dernier veut dire »ministère ». Pourtant le dernier caractère veut dire aussi »éliminer ». Donc le ministère de l’environnement est fait pour éliminer l’environnement. Tout à fait approprié.


L’Australie est »idéale » pour les sols et débris contaminés de Fukushima


Il me souvient que le Dr Haruki Madarame, qui démissionne de la direction de la Commission de Sécurité Nucléaire, aurait décrit une vérité universelle quand il disait »Tout est une histoire d’argent, n’est-ce pas ? » quand on en arrive aux déchets nucléaires.
Voici un ancien ministre australien, pays épargné de toute contamination de l’accident de Fukushima, qui veut faire venir de la terre et des débris contaminés de Fukushima en Australie et les stocker pour les japonais, en échange de ventes futures d’uranium au Japon et d’un financement plus important de la part du Japon pour des projets de construction à l’ouest de l’Australie.



Cet ancien ministre des sports travaille aujourd’hui pour un cabinet d’avocats de Tokyo. Il lui arrive aussi d’être président d’une mine. Parlons de conflits d’intérêts. Et il propose de mettre les sols et débris contaminés à l’ouest et au sud des déserts australiens.


(À la réflexion…c’est peut-être mieux que de voir les débris incinérés partout au Japon…)


D’après The Australian (15 mars 2012) :


L’Australie est »idéale » pour les sols de Fukushima


Rick Wallace


Un ministre du gouvernement a introduit un débat sur les déchets nucléaires en donnant comme argument que l’Australie devrait accepter les débris radioactifs provenant de la catastrophe nucléaire de Fukushima.


L’ancien ministre des sports Andrew Thomson a dit que ce déplacement aiderait le Japon à sortir de l’impasse qui menace les efforts de renouveau après le tsunami et la fusion nucléaire du 11 mars de l’année dernière.


Ses déclarations arrivent après l’approbation par le Sénat du site de Muckaty Station dans les territoires du nord comme dépôt de déchets nucléaires – et les remarques du nouveau ministre des affaires étrangères Bob Carr qui soutient l’énergie atomique en Australie – ont réinitié un débat à ce sujet.


En raison d’un amendement de dernière minute, le site de Muckaty ne peut accepter de déchets étrangers, mais M. Thomson a dit que les vastes déserts de l’ouest et du sud de l’Australie étaient des lieux parfaits pour les déchets de Fukushima.


Au Japon, aucune préfecture n’a accepté le stockage de centaines de milliers de tonnes des déchets provenant de la deuxième pire tragédie nucléaire mondiale et les empile dans des sites de stockage temporaire, ce qui fait obstacle aux efforts de reconstruction.


La plupart des déchets consistent en sols et débris contaminés récupérés pendant les efforts de nettoyage des zones juste à l’extérieur de la zone d’exclusion des 20 km autour de la centrale et ils sont faiblement radioactifs.


M. Thomson, qui travaille aujourd’hui pour le cabinet d’avocats Minter Ellison de Tokyo, a dit que l’Australie pouvait offrir »des endroits idéaux pour disposer de ces débris et les stocker en sécurité. »


»Ce fatras n’est que faiblement radioactif, il ne va nuire à quiconque, mais le pire endroit où le stocker est le Japon – qui est bien trop peuplé, » a-t-il dit.


»L’Australie occidentale a bénéficié grandement d’une demande japonaise pour le minerai de fer et les métaux de base et l’Australie méridionale lance une importante industrie d’exportation d’uranium. Il n’est que juste et raisonnable de proposer de vendre davantage d’uranium au Japon à l’avenir en échange d’une aide aujourd’hui dont le Japon a vraiment besoin. »


M. Thomson a dit à The Australian que sa proposition ne s’appliquait qu’aux débris, et non au combustible usagé ou à d’autres déchets nucléaires de Fukushima ou d’une autre centrale.


L’ancien ministre a dit qu’en retour du stockage des déchets de Fukushima, l’Australie recevrait un financement supplémentaire du Japon pour faciliter la construction du port d’Oakajee et le projet de chemin de fer en Australie-Occidentale, débloquant ainsi la région minière du mid-ouest.


L’ancien ministre et président de la compagnie d’exploration minière Athena Resources a reconnu qu’il y avait un intérêt particulier car Athena peut avoir à utiliser un jour le port, qui a rencontré des problèmes avec des dépassements de coûts mais peut être aidé par Mitsubishi.


»La plupart des déchets consistent en sols et débris contaminés récupérés pendant les efforts de nettoyage des zones juste à l’extérieur de la zone d’exclusion des 20 km autour de la centrale et ils sont faiblement radioactifs. », écrit M. Rick Wallace.


Bien, depuis quand un sol avec 3 millions de becquerels/kg de césium radioactif ( »poussière noire » de Minami Soma) ou un autre sol du district de Watari à Fukushima, avec plus de 200.000 becquerels/kg de césium sont qualifiés de »faiblement radioactifs » ?


(Merci à un lecteur anonyme qui a fui le Japon pour l’Australie)


Bistro Bar Blog


en passant…voici la Carte de l’impact de la radioactivité sur l’océan après Fukushima:


Donc en résumé, si un fort séisme à lieu d’ici un an dans cette région, ce qui est fort possible, c’est la fin pour eux. En attendant, on va éparpiller les débris radioactifs un peu partout au Japon, et même p-e les envoyer jusqu’en Australie. Bande d’innocents!!!


Et je ne comprend toujours pas pourquoi et comment ils peuvent penser repartir cette centrale…

http://leveil2011.syl20jonathan.net/

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19Re: Nucléaire Fukushima le Mar 20 Mar - 21:06

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L'agence de sûreté nucléaire du Japon a déclaré lundi qu'une fuite d'environ 1,5 tonnes de l'eau radioactive de faible niveau s'est produite dans une usine de Japan Atomic Power Co. dans le village de Tokai dans la préfecture d'Ibaraki.

L'Agence de sûreté nucléaire et industrielle a lancé une enquête afin de vérifier si l'eau était entrée dans la mer.

L'eau a été utilisé pour décontaminer les costumes de radioprotection et d'autres articles et a été contaminé à hauteur de 33 becquerels par gramme, Selon l'agence de presse Kyodo News, ajoutant que la fuite s'est produite lorsque l'eau a été transférée à partir d'un réservoir de stockage vers un autre réservoir d'un réacteur nucléaire au cours du déclassement mercredi.

nature en alerte!

tout va bien!

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20Re: Nucléaire Fukushima le Mer 21 Mar - 23:53

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Le journaliste est M. Toru Tamakawa. L'expert est le Dr Hiroaki Koide, chercheur associé à l'Institut de Recherche du Réacteur de l'Université de Kyoto.

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21Re: Nucléaire Fukushima le Sam 24 Mar - 2:22

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Un an après, l’écosystème marin paie encore lourdement la facture de l’accident de Fukushima.

Des experts de l’ASR -un cabinet de consultants spécialisés dans l’étude des systèmes côtiers et marins- ont élaboré une carte simulant les dégâts engendrés par le déversement d’eau radioactive dans l’océan.

Ils ont suivi à la trace la faune et la flore présentes à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au moment de la catastrophe et scruté la chaîne alimentaire.

En partant de l’hypothèse d’une libération continue de particules radioactives pendant les deux mois qui ont suivi l’accident, ils ont imaginé la propagation des radionucléides à travers le phytoplancton, les algues, les larves de poissons…



Un article de terraeco.net via s.o.s planète!

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22Re: Nucléaire Fukushima le Sam 24 Mar - 21:07

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Le marathon du renouveau et de la reconstruction le 25 mars à Minami Soma fortement irradiée, avec des écoliers du primaire


24 mars 2012 | Auteur: Jo ^^

Si vous pensiez que la course féminine Ekiden de l’année dernière à Fukushima était une mauvaise chose, vous n’avez encore rien vu.


Minami Soma, où on a trouvé des dépôts noirs à la surface des routes traversant la ville avec 3,43 millions de becquerels/kg de césium radioactif (et allez savoir quoi d’autre), organise un marathon et une course »ekiden » (une course relais, NdT) dans la ville pour montrer au monde le renouveau et la reconstruction de Minami Soma. À la différence de la course féminine de Fukushima où participaient des jeunes filles à partir de 13 ans, le marathon de Minami Soma fera courir des écoliers d’école primaire pendant 2 kilomètres.


L’entité qui a organisé cet événement, une association à but non lucratif nommée Furusato Fukko (renouveau de la patrie), fera participer gratuitement des enfants d’école primaire et de collèges. Comme c’est généreux. Les autres paieront 3000 yens (28 €) pour soulever de la poussière qui peut contenir plusieurs millions de becquerels de césium radioactif.

Gardez le sourire.

http://leveil2011.syl20jonathan.net/

<p>D’après le Fukushima Minyu (27 février 2012) ; il est clair que le journal est l’un des sponsors :



(…) Les participants peuvent s’inscrire jusqu’au 10 mars.


L’événement fera courir des habitants du lieu avec énergie pour acclamer et encourager les habitants qui ont évacué ou qui vivent dans des logements temporaires. L’événement est subventionné par le gouvernement préfectoral de Fukushima en tant qu’événement communautaire et de soutien.


Le marathon et la course ekiden démarrera et finira au club house du Country Club. Les enfants d’école primaire courront 2 km, les collégiens 3 km, les lycéens et le public 5 ou 10 km. Une équipe ekiden sera composée de 4 personnes, chacune courant 1,5 km.


Pour plus d’infos, contacter le bureau de l’association Furusato Fukko au 03-5379-3700.


C’est maintenant que ça devient intéressant. Ce numéro de téléphone est un numéro de Tokyo, et non de Minami Soma. L’annonce de l’asso montre qu’elle se situe à Shinjuku-ku à Tokyo. Le président du conseil est Nonuyoshi Sato. Aucune idée de qui est cet homme, mais il a réussi à obtenir de l’argent du gouvernement (qui prendra ensuite l’argent des contribuables) pour organiser un événement où des écoliers de primaire sont encouragés à courir dans une ville en cours d’effort de décontamination en dehors de la zone interdite des 20 km.

Quel pays.

<p>Page d’annonce de l’asso :



Le sous-titre de l’événement est »Les 51 de Fukushima ». Il dispensera vigueur et courage au prochain millénaire grâce au rêve courageux du Country Club de Kashima. Les 50 de Fukushima (que le monde a couvert d’éloges) plus 1. « 1″ signifie l’avenir d’enfants et d’une région courageuses, et en diffusant au monde entier des habitants du lieu courir vers le renouveau, nous remercierons tous ceux partout dans le monde qui nous ont aidés. Cela montrera une image d’un Japon puissant et fier, et inspirera courage et confiance pour un renouveau de la région. C’est en ce sens que nous organisons cet événement.


Oh mon Dieu. Cela fait penser à un idiot d’une vingtaine d’années qui croit vraiment à ce qu’il dit, rien d’autre que des phrases creuses (pour obtenir une subvention, je pense), qui sont presque impossibles à traduire en anglais. J’ai probablement fait du mauvais travail parce que l’original en japonais est très illogique, alors que la traduction anglaise est à peu près lisible. (l’enfer est pavé de …)


Au fait, les parents de ces enfants (en-dessous de 18 ans) doivent signer une décharge pour eux qui dégagera l’organisateur d’une quelconque blessure et maladie le jour de l’événement et après. Si vous voyez des écoliers courir, il y a des parents de la ville qui auront signé une décharge. Autant pour le refrain »Nous devons protéger les enfants » qu’on entend partout au Japon.

Le document de décharge dit aussi que le taux de radiations de l’air au Country Club de Kajima est entre 0,6 et 0,7 microsievert/h.

<p>Une ONG de Minami Soma qui avait manifesté lors de la course féminine de Fukushima a fait une grève de la faim devant le Country Club de Kajima pour manifester contre cet événement qui met en danger des enfants pour la seule bonne raison de montrer aux gens que Minami Soma est courageuse.



EX-SKF


traduit par Hélios du Bistro Bar Blog

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23Re: Nucléaire Fukushima le Lun 26 Mar - 10:11

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Après l’arrêt programmé pour lundi 26 mars de Kashiwasaki-6, le dernier réacteur nucléaire en activité sur l’île de Honshu, le Japon ne disposera plus que d’une seule tranche en fonctionnement (sur 54) ; celle de Tomari, sur l’île d’Hokkaido, au nord du pays. Et encore celle-ci devrait-elle s’arrêter également, début mai au plus tard.

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Horrifiée de l’incurie et des mensonges révélés par la gestion de la catastrophe, la population ne semble pas disposée à laisser redémarrer les centrales arrêtées. Ainsi, plus d’un an après le séisme dévastateur du 11 mars 2011, le Japon semble tourner la page du nucléaire. Une source d’énergie qui, au plan mondial, a cessé de se développer il y a désormais plus de vingt ans.

La mauvaise santé des champions du nucléaire est symptomatique de la dérive progressive de cette industrie —partout sauf en Chine, en Russie, en Inde et en Corée du Sud. Et le choix de certains pays émergents en faveur des énergies renouvelables pourrait encore en accélérer l’irrésistible baisse.

Au 1er janvier 2012, il y avait 429 réacteurs nucléaires en service dans le monde, quinze de moins que lors du pic historique de 2002. Ce chiffre tient compte de l’arrêt forcé des dix réacteurs de Fukushima, mais pas des autres réacteurs japonais arrêtés.

Tout en affirmant vouloir aller vers « une société qui ne dépende pas du nucléaire », le gouvernement de Noda Yoshihiko souhaiterait le redémarrage de certains réacteurs après rechargement et maintenance.

Mais ce projet est bloqué par les pouvoirs publics locaux, municipalités et préfectures, ainsi que par des associations de citoyens. Un effort d’économie d’électricité, de l’ordre de 20 %, a permis de passer les pointes de l’été sans coupures de courant.

En 2010, le nucléaire, exploité dans une trentaine de pays, a fourni 2 630 TWh (milliards de kilowattheures), soit 13,5 % de l’électricité, 5,5 % de l’énergie primaire commerciale et environ 2 % de l’énergie finale (disponible chez le consommateur après transformation et distribution) consommées, dans le monde — outes tendances à la baisse.

L’âge moyen des réacteurs augmente et s’établit à 26 ans. S’il y a officiellement 63 tranches en construction à travers le monde, seuls quatre pays de la liste affichent plus de deux chantiers : la Chine (26), la Russie (10), l’Inde (6) et la Corée du Sud (5) —à eux quatre, ils en concentrent les trois quarts.



Les deux seuls projets nouveaux engagés en Europe depuis plus de quinze ans —en Finlande et en France— démarreront avec quatre ans de retard, à un coût deux fois plus élevé que prévu.

En Belgique, les premiers réacteurs s’arrêteront en 2015

Dans d’autres pays, la tendance se confirme. Les Italiens se sont prononcés par référendum à 94 % contre le redémarrage d’un programme nucléaire, abandonné après Tchernobyl.

En Suisse, le Parlement a voté l’interdiction de construire de nouveaux réacteurs.

En Belgique, la loi de sortie du nucléaire de 2003 est entérinée et les premiers réacteurs seront fermés en 2015.

Le gouvernement finlandais a gelé tout nouveau projet.

Les Taïwanais ont décidé de ne pas prolonger la durée de vie de leurs réacteurs et de viser un avenir sans nucléaire.

Aux Etats-Unis et en Russie, les électriciens ne suivent pas la rhétorique des gouvernements favorable au nucléaire.

Si la Chine a gelé toute nouvelle autorisation de construction de réacteur, elle a accéléré le développement des énergies renouvelables, auxquelles elle a déjà consacré 54,5 milliards de dollars en 2010, cinq fois plus qu’au nucléaire.

La capacité mondiale installée de l’éolien, du solaire, de la biomasse et de la petite hydraulique dépasse déjà celle du nucléaire. Compte tenu de la dynamique post-Fukushima, voir les petites installations d’énergie renouvelable produire plus de courant que les cathédrales de l’atome n’est qu’une question de temps.

Mycle Schneider est consultant international en énergie et politique nucléaire. Coordinateur et principal auteur du World Nuclear Industry Status Report, il vient de lancer, avec le soutien du Monde diplomatique, ce site.

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Auteur : Mycle Schneider

Source : blog.mondediplo.net publié par Sos-Planète
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24Re: Nucléaire Fukushima le Lun 26 Mar - 21:47

petite fleur 


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mars 2012



L'UTILISATION DES DÉCHETS DE L'INDUSTRIE NUCLÉAIRE




L'uranium appauvri est un déchet de l'industrie nucléaire. Il est utilisé dans les projectiles de guerre pour percer les blindages, du fait de sa haute densité. Il a la particularité d'empoisonner durablement les populations civiles et militaires après les conflit, et provoque cancers et anomalies génétiques sur plusieurs générations. C'est un véritable scandale sanitaire dont pratiquement personne ne parle!






Signez la pétition sur le site ICBUW : http://www.bandepleteduranium.org/en/index.html

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25Re: Nucléaire Fukushima le Mar 27 Mar - 2:40

petite fleur 


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Alerte Fukushima : le niveau d'eau dans l'unité 1F2 est ridiculement bas



Tepco vient de révéler aujourd'hui que le niveau d'eau dans ce qui reste du réacteur n°. 2 de Fukushima-Daiichi était bien inférieur à ce qui était attendu, ce qui compliquerait - d'autant - les travaux de déconstruction et rallongerait - encore - un peu plus les délais de désactivation du site accidenté.

Le niveau d'eau 6 fois plus faible que ce que Tepco espérait : pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ?

Le niveau d'eau n'est que de 60 centimètres dans l'ex-réacteur n°. 2, au lieu des 3 m estimés initialement par l'opérateur. Tepco estime - sans rire - que le combustible est refroidi avec une quantité aussi ridicule ! Il n'y a plus de barres de combustible, un volume d'eau aussi faible ne peut "refroidir" qu'une quantité minime de combustible fondu et tombé en fond de confinement. La vérité est que les coriums ont depuis longtemps perforé la cuve réacteur (RPV), le confinement primaire (cuve PCV) et secondaire (le radier en béton ou une variante par l'anneau de surpression) et qu'ils se sont finalement réfugiés quelque part sous les bâtiments... Il n'est donc pas étonnant que les températures relevées tout en haut - au niveau d'une cuve de confinement qui ne confine plus grand chose soient aussi basses... Le combustible s'est échappé, c'est la seule explication plausible à ce niveau, ne pensez-vous pas ?

L'eau continue à s'échapper en circuit quasi-ouvert du confinement vers la "chambre de suppression", qui à son tour fuit sous le radier. Combustible fondu, eau contaminée, débris divers, tout part "dans le trou", et le Japon aussi.

Mais tout va bien, conservez le sourire et la contamination ne vous frappera pas ;)

http://www.gen4.fr/blog/2012/03/alerte-fukushima-le-niveau-deau-dans-lunit%C3%A9-1f2-est-ridiculement-bas.html

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26Re: Nucléaire Fukushima Aujourd'hui à 5:53

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