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1Viol dans la Bible le Lun 5 Déc - 18:32

karlessa 


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Bonjour!

J'ai lu un article très intéressant et néanmoins triste d'une jeune fille violée au Brésil. Elle était enceinte de jumeaux et a finalement décidé d'avorter. Sa décision a été très mal prise par le Vatican ainsi qu'un archevêque. Elle a malgré tout avorté. L'archevêque a alors excommunié tout le personnel médical, la mère et la fillette, mais rien à l'encontre de son violeur.

Je me demande alors s'il est fait mention quelque part dans la Bible que le viol est puni, ... Je n'ai rien trouvé!

J'ai par contre pu m'apercevoir qu'il n'y avait rien d'écrit concernant un avortement. La réaction de cet archevêque me désole ..

Merci de vos réponses ! smile

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2Re: Viol dans la Bible le Lun 5 Déc - 18:34

Yassine 


Vétéran
Vétéran
Aller jusqu’à excommunier c'est aller trop, c'est ne nouveau Moyen Age ?

Bienvenue.

Voir le profil de l'utilisateur http://www.forumreligion.com

3Re: Viol dans la Bible le Mer 7 Déc - 0:51

Credo 


Averti
Averti
Je me rappelle bien de cette histoire. La fillette, vu son âge, 9 ans, n'a pas été excommuniée. L'ont été la mère, responsable légale, et l'équipe médicale qui a procédé à l'acte.

Pour info : le mort de vie innocente (comme c'est le cas dans un avortement) est considérée comme la faute la plus grave envers Dieu (puisque nous sommes là dans une démarche de foi et non par rapport au code pénal des hommes). L'excommunication prévue par le Droit Canon est automatique dans ce cas. Donc elle a eut lieu conformément à ce qui est prévue et l'evêque n'y pouvait pas grand chose.

L'excommunication sert à faire comprendre à ceux qui la subissent qu'ils se sont mis en dehors de l'eglise de Dieu et ont gravement péché contre Lui. Ces personnes sont toujours prises en charge par l'Eglise qui les aide à surmonter leur désarroi en leur présentant la miséricorde divine, en les aidant dans leur repentir et leur retour vers Dieu. Car l'excommunication est levée au bout de quelque temps, quand la personne a fait cette démarche de sincère repentance.

Le viol est une agression est en tant que telle elle est évidement un péché dont le violeur devra se repentir pareillement pour obtenir la miséricorde divine. La Bible n'est pas un code pénal. Le simple fait de dire qu'il faut aimer son prochain,fait que tout acte dirigé contre son prochain est un péché. Quand à l'avortement, il est interdit conformément au commandement divin : Tu ne tueras point.

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4Re: Viol dans la Bible le Sam 10 Déc - 9:58

PaxetBonum 


Chevronné
Chevronné
Excommunier cela veut dire être en dehors de la communion avec Dieu et son Eglise.
Il y a des péchés qui entraînent une excommunication immédiate sans avoir besoin qu'elle soit prononcée par une autorité supérieure (excommunication ipso facto).

Droit canon :

Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latae sententiae.

La victime n'a pas été excommuniée, trop jeune pour prendre une décision éclairée sa faute est atténuée par les mauvais conseils qu'elle a reçu. D'ailleurs initialement elle s'opposait elle-même à l'avortement.

Le criminel qui l'a violé est en état de péché mortel ce qui le coupe de la communion avec Dieu.

Voici la déclaration officielle du diocèse Recife :
Spoiler:

"Nous tous, à commencer par le curé d'Alagoinha (soussigné), nous avons traité la jeune fille enceinte et sa famille avec toute la charité et toute la tendresse voulues. Le Curé, en appliquant sa sollicitude pastorale en apprenant la nouvelle dans sa résidence, s'est immédiatement rendu à la maison de la famille, où il a rencontré l'enfant pour lui prêter aide et accompagnement dans la grave et difficile situation où celle-ci se trouvait. C’est cette attitude qui a été suivie pendant les jours, d’Alagoinha à Recife où s’est produit le triste évènement de l'avortement de deux innocents. Il est donc évident, sans équivoque aucune, que personne n'a pensé en premier lieu à une «excommunication». Nous avons utilisé tous les moyens à notre disposition pour éviter l'avortement et sauver ainsi les TROIS vies. Le Curé a accompagné personnellement le Conseil des enfants de la ville dans toutes les initiatives qui visaient le bien de la jeune fille et de ses deux enfants. À l'hôpital, lors des visites quotidiennes, il a eu une attitude d'affection et d’attention qui a montré, tant à la jeune fille qu’à sa mère, qu’elles n'étaient pas seules, mais que l'Église, représentée par le Curé local, leur garantissait l'assistance nécessaire et la certitude que tout soit fait pour le bien de la jeune fille et pour sauver ses deux enfants.

Après le transfert de la jeune fille dans un hôpital de la ville de Recife, nous avons essayé d'utiliser tous les moyens légaux pour éviter l'avortement. L'Église s’est constamment impliquée à l'hôpital. Le Curé de la jeune fille a fait des visites quotidiennes à l'hôpital, situé à 230 km de Recife, sans compter ses efforts pour que la jeune fille et sa mère sentent la présence de Jésus, le Bon Pasteur, qui va à la rencontre de ses brebis qui ont le plus besoin d'aide. [...]

Notre Sainte Église continue à proclamer que la loi morale est on ne peut plus claire : il n'est jamais licite de supprimer la vie d'un innocent pour sauver une autre vie. Les faits objectifs sont ceux-ci : certains médecins déclarent explicitement qu’ils pratiquent et continueront à pratiquer l'avortement, et d’autres déclarent avec la même fermeté que jamais ils ne pratiqueront d'avortement. [...]

Il est faux d'affirmer que le fait n’a été divulgué dans la presse que parce que l'Archevêque d'Olinda et de Recife s'est dépêché de prononcer l'excommunication. Il suffit de constater que le cas a été rendu public à Alagoinha le mercredi 25 février. L’Archevêque s'est exprimé dans la presse le 3 mars et l'avortement a eu lieu le 4 mars. Il serait excessif d'imaginer que la presse brésilienne, devant un fait d’une telle gravité, ait gardé le silence pendant cet intervalle de six jours. Ainsi, la nouvelle concernant la jeune fille (« Carmen ») enceinte était déjà dans les journaux avant l'avortement. Ce n’est qu’ensuite, interrogé par les journalistes le mardi 3 mars, que l’Archevêque a mentionné le canon 1398. Nous sommes convaincus que la divulgation de cette sanction ‘thérapeutique’ (l'excommunication) sera bénéfique pour beaucoup de catholiques, en les amenant à éviter ce très grave péché. Le silence de l'Église serait très dommageable, surtout lorsque l’on considère qu’il y a cinquante millions d'avortements chaque année dans le monde, et que rien qu’au Brésil un million de vies innocentes sont fauchées. Un silence pourrait être interprété comme de la connivence ou de la complicité. [...]

L'hôpital qui a réalisé l'avortement de la jeune fille est l’un de ceux qui réalisent cette procédure dans notre État sous couvert de «légalité». Les médecins qui ont participé à l'avortement des jumeaux ont déclaré et continuent à déclarer dans les médias brésiliens qu’ils ont fait ce qu’ils étaient déjà habitués à faire «avec beaucoup de fierté». L’un d'eux a même déclaré : « Alors j'ai déjà été excommunié plusieurs fois ». L'auteur [Mgr Fisichella NDMJ] s'est arrogé le droit de parler d’un sujet [...] sans prendre la peine de parler d’abord de manière fraternelle et évangélique avec l’Archevêque. Par cette attitude imprudente, il cause une grande confusion parmi les fidèles catholiques du Brésil. Au lieu de consulter son frère, il a préféré croire notre presse, qui est bien souvent anticléricale."

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5Re: Viol dans la Bible le Sam 10 Déc - 10:01

PaxetBonum 


Chevronné
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Un autre éclairage intéressant :

"Il semblerait en effet que l’intégralité de cette polémique repose sur des faits rapportés par une dépêche d’agence et que personne ne se donna jamais la peine d’aller vérifier.

Dans la réalité, les parents, bien que séparés, étaient dès l’abord opposés à l’avortement de leur fille. Ils avaient été entourés et soutenus tout au long de leur épreuve par le curé de la paroisse et la Caritas locale qui fit prendre la fillette en charge par l’Institut maternel et infantile du Pernambouc. Le directeur du service leur avait assuré que ni la santé ni la vie de la jeune mère ne seraient en danger si sa grossesse était attentivement surveillée (...)

Ce sont donc des travailleurs sociaux, activistes de l’avortement, qui ont circonvenu la mère, analphabète, en lui faisant faussement redouter le pire pour son enfant. Ils ont ainsi obtenu, à l’insu du père, le transfert de la fillette vers une clinique d’avortements de Recife où lui fut administré un produit chimique visant à l’expulsion des fœtus gémellaires. Cette méthode est pourtant hautement contre-indiquée au-delà de sept semaines de grossesse en raison des risques importants pour la patiente. En l’occurrence, celle-ci en était à quinze semaines.

L’affaire de Recife n’a été qu’un avortement forcé et instrumentalisé pour des raisons idéologiques et non compassionnelles. Il n’y a donc eu nulle maladresse de la part de Mgr Sobrinho qui n’a fait que rappeler la réalité d’une excommunication qui tombe de facto sur les avorteurs et leurs complices conscients (ce qui exclut donc la mère)."

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6Re: Viol dans la Bible Aujourd'hui à 1:43

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