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1Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 12:06

LeNeutre 


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Bonjour,

Voici la sira du Prophete avec plusieurs annexe et hadith pour appuyer et éclaircir certaine situation, les comentaires j'en veux pas abstenez vous s'il vous plait wink


"Le cœur de chaque musulman est empli d'amour envers le sceau des Prophète ; Et cette amour pour lui dote celui qui le ressent de bienfaits. L'amour et le respect envers une personne sont fonctions des bienfaits qu'elle peut nous procurer. Le Prophète est le plus grand bienfaiteur de l'humanité, d'où l'attachement profond des musulmans pour Cet homme d'exception. Chaque circonstance de sa vie constitue pour le musulman un modèle à suivre, et notre degré d'amour envers lui reflète le niveau réel de notre foi.
Allah, exalté soit-Il, a décrit et explicité le statut de Muhammad dans le Qur'ân en disant :

قُلْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَالرَّسُولَ فإِن تَوَلَّوْاْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يُحِبُّ الْكَافِرِينَ
3.32. Qul ateeAAoo Allaha waalrrasoola fa-in tawallaw fa-inna Allaha la yuhibbu alkafireena
3.32. Dis : “Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n'aime pas les infidèles !
3.32 . Say : Obey Allah and the messenger . But if they turn away , Lo! Allah loveth not the disbelievers ( in His guidan

L'amour pour le Messager d'Allah fait partie inhérente à la foi musulmane. Le Prophète a dit : " Aucun d'entre nous ne sera véritablement croyant tant que je ne serai pas plus cher à ses yeux que son père et son fils et l'humanité toute entière" Rapporté par Buhkari, Muslim, An-Nasâ-î, Ibn Maja et Ad-Dârami rahimahoumLah.
De nombreux ouvrages ont été consacrés à la vie du Prophète , dans les premiers siècles de l'Islam, et le Qur'ân lui même nous a dépeint sa vie ; nous y lisons notamment ici :

وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ
68.4. Wa-innaka laAAala khuluqin AAatheemin
68.4. Et tu es certes, d'une moralité imminente.
68.4 . And lo! thou art of a tremendous nature .

Sa'd Ibn Hichâm ibn 'âmir interrogea un jour la mère des croyants Â'icha (radhiAllahou ^anha) sur le noble caractère et les pratiques du Prophète , et elle lui répondit :" N'as-tu pas lu le Qur'ân. Son comportement reflétait intégralement le Qurân" Rapporté par Ahmed rahimahouLah.
Tout ce qui été prescrit ou proscrit par le Qur'ân a en effet trouvé son illustration pratique dans la vie du Prohète , et le parfait comportement, décrit dans le Qur'ân, a été personnifié de la façon la plus élevée qui puisse être par Muhammad ."

C'est en lisant cette introduction du livre "Raheeq makhtoum" que j'ai réalisé à quel point celui qui se prétend musulman et qui ne connait pas l'histoire de l'islam et de Son Prophète rate quelque chose. J'ai compris que l'on ne peut pas bien comprendre  le Qur'ân que si l'on connait la Sirâ (Biographie du Prophète salla Lahou aleyhi wa salam). Peut être avez vous déjà lu intégralement le Qur'ân, et je vous en félicite. (Qu'Allah vous en récompense. amine.) Néanmoins, qui peut me dire qui sont As-shabou l'oukhdoud cité dans sourate Bourouj ? Qui peut me dire quel est le verset dans lequel Allah déculpabilise directement Aïcha radhiAllahou^anha ? Qui peut me dire qui sont les djinns évoqué dans sourate djinns ? Qui peut me trouver quels sont les versets relatifs à la bataile d'Uhud ? Dans sourate Mudathir, qui peut me dire à qui Allah fait a fait allusion lorsqu'il dit "Darni wa man khalaktou wahida", traduit par " Laisse moi avec celui que j'ai créer seul", Qui peut me dire ..... Finalement, j'ai compris que l'histoire de l'islam est très importante à connaître pour comprendre le Qur'ân et ne pas tomber dans le piège des calomniateurs de notre religion. Cette Histoire est la nôtre, et on se doit de la connaître !
         

C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de vous faire part des cours que j'ai sur la Sirâ du Prophète  . Ces post s'adresse à tous ceux qui désirent en savoir plus concernant l'histoire de l'Islam, du Prophète , ainsi que les grands hommes de l'histoire musulmane tel que Abu Bakr, Umar Ibn Khettab, Uthman, Ali Ibn Abi Tâlib, Jafar, Muâd ibn Jabal, Bilâl, Khâlid Ibn Walid, et pleins d'autres radhiAllaou ^anhoum (Qu'Allâh les argée). Je vous propose aussi des récits concernant les grandes femmes de monde que furent les femmes du Prophète comme Khadija, Aïcha, ou bien encore Fatima radhiAllahou ^anhouma, fille du Prophète  et beaucoup d'autres inchAllah. Ces post vont aussi retracer, inchAllah, les grands évènements de l'Islam tel que la Révélation de l'Ange Djibril à Muhammad , Le Voyage d'ascension du Prophète , les grandes batailles ( Uhud, Badr, Mu'ta, Khaybar....), et les grandes épreuves qu'ont vécu le Prophète et ses compagnons radhiAllahou ^anhoum, tel que les persécutions, les tortures, et autres, et tout cela dans l'ordre chronologique, avec toutes les dates jugés les plus fiables par les historiens.. Aussi, et c'est sans doute l'une des choses les plus importantes, c'est que nous tireront de chaque évènement inchaAllah, des leçons, qui nous permettront de répondre à nos doutes et à beaucoup de questions, que je retrouve souvent sur le forum.
         
En vérité, il existe plusieurs évènement qui ont tracé l'histoire de l'islam, et les savants déduisent à partir de ces évènements la voie de l'Islam pure et propre, dans la paix et dans la guerre, dans l'aisance et dans l'adversité, et dans toutes autres situations. Nous apprendrons inchaAllah l'origine du pèlerinage, des rites qui s'y attachent, de la Kaaba, de la naissance de la prière, l'origine des traditions qui animent la vie des musulmans et musulmanes, ainsi que leurs significations, de l'attitude à opter face à telle ou telle situation.
         

Je précise que l'intégralité de ce travail repose sur Le Qur'ân, sur des hadiths existant et jugé authentique (sahih), que je donnerai inchAllah, selon le consensus ( La majorité sont rapporté par l'imam Ahmed, bukhari et Muslim rahimahoumLah) Concernant le hadiths issue du Sahih de Bukhari rahimahouLah (Qu'Allâh lui fasse miséricorde), je donnerai même les numéros pour étayer ce travail inchAllah. Ce travail s'appuie également sur les grands livres de Sirâ que sont " Sirâ Ibn Hicham, Sira Ibn Ishaq, Al-Bidaya wa An-Nihaya d'Ibn Kathir, Dalail al-Nabawiya de Bayhaqi, certaines versions de fikh Sirâ de Ghazali, des livres de Sunan ( Abû dawaoud, Thermidhi, Nassaï, Ibn Maja) rahimahoumLah. Je m'appuierait aussi inchAllah sur des livres que j'ai chez moi comme " Muhammad, L'ultime joyau de la Prophétie" aussi appelé "Le Nectar cacheté" selon l'édition (daroussalam ou maison d'Ennour), traduction du célèbre "Raheeq Makhtoum" de Safyyu Ar-Arahmân Al-Mubârakfûrî, premier prix du concours de La Mecque de 1976, concours organisé pour élire le meilleur livre de Sira ( Biographie du Prophète salla Lahou aleyhi wa salam). Aussi, je m'appuirai inchaAllâh sur "Les compagnons du Prophète" de Messaoud Abou Oussama, ainsi que sur  "Qisâs El Anbiyya d'Ibn Kathir quand il s'agira de mentionner l'histoire de quelques Prophète. Egalement, sur un livre intitulé "Muhammed, le dernier Prophète" d'Abû El Hassan An-Nadwi. Je m'appuierai également inchaAllâh sur les cours oraux dispenses par Abû AbdAllah Muhammad al-Maghrébi, cours audio présents sur le Forum, dont plusieurs frères que je connais ont estimé utile de posséder un support écrit qui facilite a la fois l'apprentissage, et/ou une relecture plus adapté, avec la présence de carte notamment pour mieux situés les régions où l'on se trouve. J'attire votre attention sur le fait que chacune des traductions données du Qur'ân, seront bien entendu des traduction de sens, conscient qu'une véritable traduction des paroles d'Allâh 'azawajal de l'arabe au fanais est une chose impossible. Voilà, j'espère n'avoir rien oublié, et voici le premier cours inchaAllah, qui commence non pas par la naissance du Prophète , mais par Ibrahim , et ce, dans un souci d'expliquer le contexte politique, géographique et culturelle dans laquelle naquit l'Islam et Le Prophète Muhsawammad  .
         

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2Re: Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 12:13

LeNeutre 


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CHAPITRE 1 : La Vie avant la naissance du Prophète

I°) Au tout début de l'histoire, Ibrahim aleyhi salat wa salam. Comment nous sommes nous retrouver avec 360 statues dans la Maison d'Allah ( La Kaaba) ?

1) Ibrahim aleyhi salat wa salam et la Kaaba.

Tout commence ici, en plein Arabie saoudite actuelle, mais qui à l'époque n'existait pas. L'étude est centré autour de La Mecque.




A cette époque, vivait le Prophète Ibrahim Son histoire est rapporté par Bukhari, rahimahouLah. Ce Prophète  vivait avec sa femme Sarah. Cette femme était initialement stérile, mais par la volonté d'Allâh 'azawajal, plus tard, elle donnera naissance à Ishaq 'aleyhi salam, futur Messager d'Allâh 'azawajal. Avant que ce miracle ne s'accomplisse, Ibrahim épousa une autre femme, Hajar. De cette relation naîtra Ismaël aleyhi salam, également un futur Messager d'Allâh .

Tandis que qu'brahim :: vivait conjointement avec ses deux femmes, une certaine jalousie naquit entre elles, et un jour Allah ordonna à Ibrahim   d'emmener Hajar dans un endroit bien précis, loin de Sarah. Voici le Hadith relatif a cette histoire.
         

lbn ’Abbâs dit : « La première fois que les femmes se servirent d’une traîne à leur robe fut quand la mère d’ismaël en fit usage pour effacer les traces de ses pas [lors de sa fuite] de Sarah. Par la suite, Ibrahim vint avec elle et son fils Ismaël, qui la tétait encore, et la laissa près de la Maison, à côté d’un grand arbre, en amont de Zamzam, à endroit dominant la Mosquée.
A cette époque-là, il n’y avait à La Mecque ni personne ni eau. Il les installa donc là et leur laissa un sac en cuir contenant des dattes et une outre contenant de l’eau puis il prit le chemin du retour.
La mère d’ismaël le voyant partir ainsi le suivit et lui dit : "0 Ibrahim ! où vas-tu et comment nous laisses-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ?" Cela, elle le lui dit plusieurs fois.
Et, comme il ne se retourna pas, elle l’interrogea :
"Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ?
— Oui, répondit- il.
— Alors, dit-elle. II ne nous abandonnera pas."

Après quoi, elle retourna sur ses pas. Ibrahim continua alors son chemin, et arrivé à un col où ils ne pouvaient le voir, il fit face à la Maison et prononça en ayant les mains levées des invocations en ces termes :

رَّبَّنَا إِنِّي أَسْكَنتُ مِن ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ عِندَ بَيْتِكَ الْمُحَرَّمِ رَبَّنَا لِيُقِيمُواْ الصَّلاَةَ فَاجْعَلْ أَفْئِدَةً مِّنَ النَّاسِ تَهْوِي إِلَيْهِمْ وَارْزُقْهُم مِّنَ الثَّمَرَاتِ لَعَلَّهُمْ يَشْكُرُونَ
14.37. Rabbana innee askantu min thurriyyatee biwadin ghayri thee zarAAin AAinda baytika almuharrami rabbana liyuqeemoo alssalata faijAAal af-idatan mina alnnasi tahwee ilayhim waorzuqhum mina alththamarati laAAallahum yashkuroona
14.37. ô notre Seigneur, j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], - ô notre Seigneur - afin qu'ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d'une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?
14.37 . Our Lord! Lo! I have settled some of my posterity in an uncultivable valley near unto Thy holy House , our Lord! that they may establish proper worship ; so incline some hearts of men that they may yearn toward them , and provide Thou them with fruits in order that they may be thankful .

La mère d’ismaël se mit donc à allaiter son enfant et à boire de cette eau - là jusqu’au moment où toute l’eau s’épuisa. Après quoi, elle eut soif tout autant que son fils.

Elle le vit bientôt se tordre — ou rouler, suivant une variante. Et pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’éloigna, mais arrivée à as-Safâ’, la montagne la plus proche, elle y grimpa puis fit face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver.
Comme elle ne vit personne, elle descendit d’as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle souleva le pan de sa robe, et courut, comme le ferait une personne épuisée, jusqu’à la limite de la vallée. A al-Marwa, elle scruta [les alentours] dans l’espoir de voir quelqu’un venir mais elle ne voyait personne.
Elle fit cela par sept fois. »

A ce point du récit, ibn ’Abbas dit que le Prophète salla lahou aleyhi wa salam avait dit : C’est en raison de cela qu’il y a la course des pèlerins entre les deux monts.




Et, lorsqu’elle surplomba al-Marwa, elle entendit une voix.
"Silence !" se dit-elle, et elle tendit l’oreille ; elle entendit la voix une seconde fois.
"Tu as été entendu, dit-elle alors à la source de la voix, voyons maintenant si tu peux nous secourir."
Et tout de suite elle voyait à l’endroit du puits de Zamzam l’Ange qui remua le sol avec le talon (ou, a-t-il dit, avec son aile), et bientôt l’eau jaillit.
Hâjar se mit alors à retenir l’eau comme dans un bassin ; et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre.
L’eau jaillissait chaque fois qu’elle en puisait.

Là, Ibn Abbas dit que le Prophète avait dit : Qu’Allah accorde miséricorde à la mère d’ismaël. Si elle avait laissé Zamzam (ou : si elle n’avait pas pris de l’eau avec ses mains) Zamzam aurait été une source d’eau ruisselante et apparente.
Hâjar but alors et allaita son enfant. L’Ange lui dit : "Ne craignez pas d’être perdus. Vous êtes à l’emplacement de la Maison d’Allah que construira cet enfant et son père. Allah ne fera pas perdre les siens."
L’emplacement de la Maison surplombait l’endroit comme une colline ; les eaux des torrents y affluaient à sa gauche et à sa droite sans jamais l’atteindre." Bukhari 3364.

Le hadith ne s'arrête pas là, mais avant de le poursuivre, il est important de savoir que l'élévation du puits de Zamzam se déroula après la destruction du barrage de Ma'rib qui était la source de richesse des habitants du Yemen (cf carte au dessus). Allah soubhana wa Ta'Ala les châtia ainsi de leur impiété en anéantissant ce grand barrage qui se trouvait dans une ville proche de San'a. Allah parle de cette destruction du barrage dans le Qur'ân en disant :

لَقَدْ كَانَ لِسَبَإٍ فِي مَسْكَنِهِمْ آيَةٌ جَنَّتَانِ عَن يَمِينٍ وَشِمَالٍ كُلُوا مِن رِّزْقِ رَبِّكُمْ وَاشْكُرُوا لَهُ بَلْدَةٌ طَيِّبَةٌ وَرَبٌّ غَفُورٌ
34.15. Laqad kana lisaba-in fee maskanihim ayatun jannatani AAan yameenin washimalin kuloo min rizqi rabbikum waoshkuroo lahu baldatun tayyibatun warabbun ghafoorun
34.15. Il y avait assurément, pour la tribu de Saba un Signe dans leurs habitats; deux jardin, l'un à droit et l'autre à gauche. “Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez Lui reconnaissants : une bonne contrée et un Seigneur Pardonneur”.
34.15 . There was indeed a sign for Sheba in their dwelling place : Two gardens on the right hand and the left ( as who should say ) : Eat of the provision of your Lord and render thanks to Him . A fair land and an indulgent Lord!

فَأَعْرَضُوا فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ سَيْلَ الْعَرِمِ وَبَدَّلْنَاهُم بِجَنَّتَيْهِمْ جَنَّتَيْنِ ذَوَاتَى أُكُلٍ خَمْطٍ وَأَثْلٍ وَشَيْءٍ مِّن سِدْرٍ قَلِيلٍ
34.16. FaaAAradoo faarsalna AAalayhim sayla alAAarimi wabaddalnahum bijannatayhim jannatayni thawatay okulin khamtin waathlin washay-in min sidrin qaleelin
34.16. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes contre eux l'inondation du Barrage, et leur changeâmes leurs deux jardins en deux jardins aux fruits amers, tamaris et quelques jujubiers.
34.16 . But they were froward , so We sent on them the flood of Iram , and in exchange for their two gardens gave them two gardens bearing bitter fruit , the tamarisk and here and there a lote tree .

En conséquence, la famine commença à sévir à cause de la sècheresse et les gens commencèrent à quitter le Yémen cherchant un endroit où vivre. C'est ainsi qu'ils se dispèrsèrent dans la Péninsule arabique et chaque tribu occupa un endroit. Par exemple, une tribu qui s'appelait Taqif s'installa à Ta'if (cf carte), les Ghassanides ont atteint les bordures du Sheim (Syrie et Jordanie actuelle) et y restèrent environ 400 ans sous la dépendance de l'empire Byzantin (les chrétiens), Les Moundhirites sont arrivés jusqu'en Irak sous la fréquente dépendance des Rois perses. On peut donc situer le contexte politique de l'époque comme divisé en deux parties, ceux qui s'allient à l' empire Perse, et les autres à l'empire Byzantin, un peu comme pendant la guerre froide avec les deux blocs URSS et USA. Les deux tribus de Aws et Khazraj s'installèrent à Yatrib (Médine). Retenez bien le nom de ces deux tribus, car inchAllah, nous y reviendrons plus tard. C'est dans ce contexte que Hajar vit passer une caravane, originaire aussi du Yemen qui était à la recherche d'un point d'eau. Le récit est rapporté dans la suite du Hadith que voici.
         

"Elle était ainsi jusqu’au jour où vint à passer près d’eux un groupe — ou un clan — de la tribu de Jurhum arrivant par la route de Kadâ’.
Ils installèrent leur camp en bas de La Mecque. Après quoi, ils vinrent à remarquer un oiseau tournoyer.
"Cet oiseau ne tournoie qu’autour d’une eau, se dirent-ils, nous connaissons cette vallée et nous savons qu’elle ne contient pas d’eau."

Et ils envoyèrent un ou deux éclaireurs. Ces derniers, ayant trouvé l’eau, revinrent l’annoncer au clan. Les gens s’y rendirent et rencontrèrent la mère d’ismaël à qui ils demandèrent la permission de s’installer près d’elle.
Elle accepta en les prévenant qu’ils n’avaient pas le droit de popriété sur l’eau.
"Certainement, répondirent-ils."

Là, lbn Abbas dit que le Prophète avait dit : Cela plut à la mère d’ismaël car elle aimait la compagnie.
Après quoi, le clan s’installa et il envoya à la tribu Jurhum qui vint s’installer à son tour. L’enfant grandit et apprit d’eux la langue arabe.
En grandissant, il leur plut si bien qu’ils le marièrent à l’une de leurs femmes."

J'interromps le Hadith pour marquer le fait que selon des historiens, Ismaël aleyhi salam et Ibrahim n'étaient pas arabe à l'origine. Il faut savoir que l'on peut distinguer trois types d'arabes :
         

-Les arabes disparus, comme les Âds et les Thamouds, cités à de nombreuses reprises dans le Qur'ân pour avoir été châtiés par Allah pour avoir traiter leurs Prophètes aleyhim salat wa salam de menteurs. ( C'est le Prophète Houd aleyhi salam qui a été envoyé aux Thamouds, et le Prophète Salih aleyhi salam qui a été envoyé aux Ads). Leur châtiment est décrit dans sourate El-Haqq :
         

كَذَّبَتْ ثَمُودُ وَعَادٌ بِالْقَارِعَةِ
69.4. Kaththabat thamoodu waAAadun bialqariAAati
69.4. Les Tamud et les Aad avaient traité de mensonge le cataclysme.
69.4 . ( The tribes of ) Thamud and Aad disbelieved in the judgment to come .

فَأَمَّا ثَمُودُ فَأُهْلِكُوا بِالطَّاغِيَةِ
69.5. Faamma thamoodu faohlikoo bialttaghiyati
69.5. Quant aux Tamud, ils furent détruits par le [bruit] excessivement fort.
69.5 . As for Thamud , they were destroyed by the lightning .

وَأَمَّا عَادٌ فَأُهْلِكُوا بِرِيحٍ صَرْصَرٍ عَاتِيَةٍ
69.6. Waamma AAadun faohlikoo bireehin sarsarin AAatiyatin
69.6. Et quant aux Aad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux
69.6 . And as for Aad , they were destroyed by a fierce roaring wind ,

Il existe d'autres arabes disparus qui sont les Jadis et les Tassimines qui s'exterminèrent mutuellement.

-Les arabes de souches, qui comprennent tous ceux dont la généalogie remonte à Ya'roub ibn Kahtan, et c'est la rasion pour laquelle on les appelles les Kahtanites.
         

-Les arabes arabisés, qui sont les descendants d'Ismaël aleyhi salam,

La mère d’ismaël mourut et Ibrahim arriva après le mariage d’ismaël pour s’enquérir de ceux qu’ils avaient laissés. Ne trouvant pas Ismaël chez lui, il interrogea sa femme sur lui.

"Il est sorti à la recherche de notre subsistance, lui répondit-elle."
L’interrogeant sur leur situation, elle lui dit : "Nous sommes dans la pauvreté, nous sommes dans l’angoisse et dans la peine." En somme, elle se plaignait.
Alors, il lui dit : "Quand ton époux reviendra, salue-le de ma part et dis- lui de changer le seuil de sa porte."

A son retour, Ismaël pressentit quelque chose, "Quelqu’un est venu ? demanda-t-il donc.
— Oui, répondit-elle, un vieillard fait ainsi et ainsi a demandé après toi. Je l’ai mis au courant. Et puis il m’a interrogé sur notre situation et je lui ai dit que nous sommes dans la misère et la peine.
— Est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? lui demanda-t-il.
— Oui, dit-elle, il m’a chargée de te transmettre le salut et il t’a dit de changer le seuil de ta prote.
— C’est mon père, lui dit-il, et il m’enjoint de me séparer de toi. Retourne alors dans ta famille."
Il la répudia donc et épousa une autre femme des Jurhum.

Remarque : Nous notons ainsi, l'exemple même de l'obéïssance de fils envers son père. Sans même se demander s'il avait tort ou raison, Ismaël 'aleyhi salam se plia à la volonté de son père, sans broncher outre mesure. Que dire de ces malheureuses histoires où, voyant le refus de son père, les prétendants au mariage s'opposent à sa décision, et persistent dans la rebelion. Que dire du cas de ces prétendants qui cherchent éperdûment dans les paroles d'Allâh 'azawajal ou du Prophète , de quoi légitimer leur opposition des plus contraires à l'Islam envers leur parent  ?

Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour mais il ne trouva pas Ismaël. Alors il entra chez sa femme et l’interrogea sur lui.
"Il est sorti chercher des subsistances, répondit la femme.
— Comment vivez-vous ? demanda-t-il en l’interrogeant aussi sur leur situation.
— Nous sommes dans l’aisance et l’abondance, dit-elle tout en ayant loué Allah.
— Quelle est votre nourriture ? insista-t-il.
— La viande, répondit-elle.
— Et votre boisson alors ? insista-t-il encore.
— l’eau, dit-elle."
Alors, il se tourna vers Allah et lança : "0 mon Dieu ! bénis pour eux la viande et l’eau !"

Là, le Prophète avait dit : A cette époque-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient, il aurait invoqué Allah pour bénir les grains pour eux. Grâce à cette invocation et à La Mecque seulement, la viande et l’eau peuvent à elles seules fournir une alimentation complète.

Ibrahim avait dit donc à la femme : "Quand ton mari reviendra, salue-le de ma part et dis-lui de maintenir le seuil de la porte."

A son retour, Ismaël demanda : "Quelqu’un est venu ?
— Oui, il nous est venu un vieillard de belle allure, répondit sa femme en faisant l’éloge d'Ibrahim, il m’a interrogé sur toi ; je lui ai répondu ; il m’a interrogé sur notre existence ; je lui ai dit que nous étions dans l’aisance.
— Et est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? demanda-t-il.
— Oui, répondit-elle, il te salue et te demande de maintenir le seuil de ta porte.
— Celui-là est mon père, et toi tu es le seuil, dit alors Ismaël, et il m’a enjoint de te garder."

Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour pendant qu’ismaël était assis sous un arbre, près de Zamzam, et s’affairant à tailler des flèches à lui.
Ayant vu son père, Ismaël se jeta sur lui et tous deux firent comme font le père et son fils.
Après quoi, Ibrahim dit : "0 Ismaël ! Allah m’a donné un ordre à exécuter.
— Fais donc ce que ton Seigneur t’a ordonné de faire, répondit Ismaël.
— Et tu m’aideras ? demanda Ibrahim.
— Je t’aiderai ! assura Ismaël.
— Allah m’a ordonné, dit donc Ibrahim, de construire une Maison là- haut."

Et il désigna une colline qui dominait les alentours. Alors tous deux se mirent à élever les assises de la Maison ; Ismaël apportant les pierres et Ibrahim les disposant.
Quand la bâtisse était devenue haute, il lui apporta la pierre [du Maqâm. Ibrahim se tint sur elle et continua la construction pendant qu’Ismaël continuait à lui apporter les pierres.
En travaillant, ils répétaient : Notre Seigneur, veuille l’accepter de nous ! Tu es l’Entendant, le Connaissant. (al baqara, 127)

Ils se mirent à construire en faisant le tour autour de la Maison et en répétant : Notre Seigneur, veuille l’accepter de nous ! Tu es l’Entendant, le Connaissant. ».

Rapporté par Boukhari n°3364.

C'est ainsi que se battit la Kaaba, le premier édifice battit par les hommes.. Allah dit dans le Qur'ân :

إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكاً وَهُدًى لِّلْعَالَمِينَ
3.96. Inna awwala baytin wudiAAa lilnnasi lallathee bibakkata mubarakan wahudan lilAAalameena
3.96. La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers.
3.96 . Lo! the first Sanctuary appointed for mankind was that at Mecca , a blessed place , a guidance to the peoples ;

Bien entendu, à l'époque d'Ibrahim , la Kaaba n'était pas celle que l'on connaît aujourd'hui. A l'époque, c'était un endroit désertique, au sens propre comme sens figuré.
La Kaaba fut battit sur un lieu bien précis. On apprend selon un récit de 'Ali radhiaAllâhou'anhou (le gendre et cousin du Prophète  ) que l'emplacement a été indiqué à Ibrahim par une révélation venant de Dieu, qu'Il soit glorifié. Il est aussi rapporté que la Ka'ba est située verticalement zau dessous de "lbayt Ma'mour", la Maison peuplée. Ce temple est situé au 7ème ciel, et il représente pour les habitants du 7 ème ciel ce que la ka'ba représente pour les habitants de la Terre. Ainsi, dans lbayt Ma'mur, 70 000 anges différents viennent y effectuer des circumambulations (tawaf), c'est dire la grandeur du royaume d'Allâh 'azawajal.
Il est également rapporté de manière unanime, que le territoire sacré a été décrété "sacré" par Dieu dès la création des Cieux et de la Terre et il le restera jusqu'au Jour de la Résurrection.

C'est sur les assises d'Adam aleyhi salam qu'Ibrahim et son fils aleyhim salam établirent la Kaaba, (selon d'autres versions, il se peut que ce soit le fils d'Adam aleyhi salam qui établit le premier la Kaaba, mais nous retenons ici plutôt le premier avis)s ur les assises qu'Ils déterrèrent au pied de la colline, à l'endroit révélé par Allâh 'azawajal. On peut alors se demander comment cela se fait-Il que cette maison sacré soit ainsi enterré. En fait, la Maison sacré fut enseveli à la suite du Déluge qui frappa le peuple de Nuh (Noé) aleyhi salam. Il y a d'autres évènements qui explique pourquoi il n' y avait plus de trace de la Maison à l'époque, comme des versions qui affirment que les pierres sacrées sont montées au ciel, Allahou a^lem. Quoi qu'il en soit, il n' y avait plus de trace à l'époque d'Ibrahim aleyhi salat wa salam, jusqu'à ce qu'Ils les déterrent a l'endroit révélé, et qu'ils battirent par dessus, la Kaaba.
Ils dressèrent ainsi, les piliers de la Ka'ba à l'aide de pierre qu'ils disposaient ça et là. C'est alors qu'au moment où il fallait combler un angle de la construction, de forme rectangulaire, voila que les deux hommes manquèrent de pierres. C'est alors qu'Allâh 'azawajal fit descendre sur eux, une pierre venant directement du Paradis. C'était une pierre aussi blanche que le lait. Ibrahim et son fils coomblèrent ainsi le vide et terminèrent la construction. La pierre blanche issue du Paradis deviendra par la suite noire, à cause des péchés véhiculés par les milliers de pèlerins venus par la suite la toucher ou l'embrasser.

Durant la construction, à chaque fois qu' Ibrahim construisait une partie, Il reculait de quelques mètres et regardait attentivement pour vérifier que la Kaaba ne soit pas bancale, et prenait beaucoup de temps dans cette observation, et l'endroit sur lequelle Il vérifiait on travail est devenu Maqâm Ibrahim.
         




Allah révéla au sujet du Maqam Ibrahim :

وَإِذْ جَعَلْنَا الْبَيْتَ مَثَابَةً لِّلنَّاسِ وَأَمْناً وَاتَّخِذُواْ مِن مَّقَامِ إِبْرَاهِيمَ مُصَلًّى وَعَهِدْنَا إِلَى إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ أَن طَهِّرَا بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالْعَاكِفِينَ وَالرُّكَّعِ السُّجُودِ
2.125. Wa-ith jaAAalna albayta mathabatan lilnnasi waamnan waittakhithoo min maqami ibraheema musallan waAAahidna ila ibraheema wa-ismaAAeela an tahhira baytiya liltta-ifeena waalAAakifeena waalrrukkaAAi alssujoodi
2.125. [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens - Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout - Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : “Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s'y inclinent et s'y prosternent .
2.125 . And when We made the House ( at Mecca ) a resort for mankind and a sanctuary , ( saying ) : Take as your place of worship the place where Abraham stood ( to pray ) . And We imposed a duty upon Abraham and Ishmael , ( saying ) : Purify My house for those who go around and those who meditate therein and those who bow down and prostrate themselves ( in worship ) .

Remarque : Ainsi, le Maqam Ibrahim correspond au fameux rocher sur lequel se tenait Ibrahim pour élever la construction. Ce rocher étant collé au mur de la Ka'ba dans la même position où il était depuis des temps immémoraux jusqu'à l'époque de 'Umar Ibn El-Khettab radhiaAllâhou'anhou, deuxième Calife des Musulmans qui l'en éloigna quelque peu pour ne pas distraire ceux qui prie à sa proximité ou ceux qui tournent autour de la Ka'ba.


La Kaaba était donc reconstruite, mais le problème, c'est qu'aux yeux des gens, ce n'étaut là qu'une maison en pierre. Ce n'était ni un musée, ni un lieu touristique, ni autre chose... Le problème fut donc de savoir comment est-ce que Ibrahim aleyhi salat wa salam allait faire pour appeler les gens à venir y prier. C'est alors qu'Allah demanda à Ibrahim d'appeler, de faire l'azan du pélerinage pour attirer les gens vers ce temple sacré. Ibrahim se demanda "¨Ô mon Seigneur, qu'atteindra ma voie pour qu'elle puisse parvenir aux gens ?" Imaginez un endroit désertique, comme celui là par exemple :
         



Dans un endroit pareil, on a beau crier à haute voix, voir même avec un mégaphone, personne ne peut nous entendre, sauf, sauf par la Volonté d'Allah azawajal. Il faut savoir aussi que lorsqu' Ibrahim posa la question, ce n'était pas pour se mettre en désaccord avec Allah, c'était un simple étonnement. Allah lui révéla que son devoir était d'appeler, mais concernant le fait que les gens entendent l'appel, Allah azawajal s'en occupe. Et effectivement, de cet azân, Allah nous révèle dans le Qurân :
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وَأَذِّن فِي النَّاسِ بِالْحَجِّ يَأْتُوكَ رِجَالاً وَعَلَى كُلِّ ضَامِرٍ يَأْتِينَ مِن كُلِّ فَجٍّ عَمِيقٍ
22.27. Waaththin fee alnnasi bialhajji ya/tooka rijalan waAAala kulli damirin ya/teena min kulli fajjin AAameeqin
22.27. Et fais aux gens une annonce pour le Hajj . Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné,
22.27 . And proclaim unto mankind the Pilgrimage . They will come unto thee on foot and on every lean camel ; they will come from every deep ravine .

Ibrahim partit donc vers la montagne de 'Arafat, et appela les gens en leurs disant qu'Allah leur a prescrit le pélerinage, et en faisant l'âzan.

C'est alors que selon Ibn 'Abas, par miracle, cette voix ateignit le coeur des gens alors qu'ils n'étaient même pas encore nés. Toutes les âmes qu'Allah a créé ont entendu cet appel et vinrent en répondant la célèbre talbia " La bayk Allahouma la bayk". Allah a donc mis dans le coeur des gens l'amour de la Kaaba, et on verra même plus tard inchAllah comment une tribu a prouvé l'amour qu'elle portait à cet édifice sacré. Nous avons donc expliqué l'origine de certains des rites que font actuellement les pèlerins à La Mecque.

Ainsi, grâce à Allah, la religion de l'unicité d'Allâh atteignit le coeur des gens qui y adhérèrent. Ils faisaient le pélerinage, respectaient les prescriptions de l'Islam. Au passage, cela peut vous parraître curieux d'entendre parler d'Islam alors que le Prophète Muhammad n'était pas encore né. Celà s'explique par le simple fait depuis Adam aleyhi salam, la religion agréé par Allah est l'islam. Telle était la religion des Prophètes aleyhim salam. Même Jésus Christ aleyhi salam adorait Allah l'Unique. Malheureusement, seulement, 3 siècle après sa venue, le concile de Nicée ainsi que tous d'autres conciles ( 325 ap-JC,381 ap-JC, etc) se réunirent et mirent en place le concept de Trinité, alors que jamais ni dans la Bible, ni dans l'Evangile, Jésus aleyhi salam n'a prétendu être le troisième d'une triade... Les conciles œcuméniques représentent le rassemblement de tous les évêques de l'Église à l'initiative du pape, le but d'un concile est en général de fournir une explicitation de la Révélation chrétienne et de faire une élaboration théologique collégiale de la foi chrétienne . Le mot « œcuméniques » désigne universels. Un concile réunit tous les évêques du monde entier, il représente la plus haute autorité de l'Église. Le pape doit convoquer le concile, le présider lui-même ou le faire présider par un de ses légats. Il peut le transférer, le suspendre ou le dissoudre. Il doit également en approuver les décrets. Si le pape refuse le crédo , alors le crédo ne sera pas accépté par le concile. Les actes du concile revêtent un caractère "d'infaillibilité" s'ils concernent la définition d'une vérité de foi. Le pape choisit les sujets de discussion du concile, mais les évêques peuvent proposer d'autres avec son approbation bien sur . Le premier concile au sens propre du terme fut le concile de Nicée I convoqué en 325 après la reconnaissance de l'Église par Constantin. Contre Arius, il définit la divinité du Christ. Il établit le symbole de foi (credo) dit symbole de Nicée, et en particulier la consubstantialité du Père et du Fils : le Fils est de même nature que le Père ; il est Dieu lui-même, comme vous voyez ce dogme ne fut défini que lors du concil de nicée , et il n'a rien a voir avec l'enseignement du christ. Au fur et à mesure, différents conciles se succédèrent pour aboutir au christianisme d'aujourd'hui, si bien que la religion chrétienne s'est tellement modifié que Issa aleyhi salam ne la reconnaîtrai même plus. ( pour plus d'infos, je connais un site excellent qui donne de nombreux autres détails sur le sujet, c'est de chez eux que j'ai tiré cette information et celui qui désire ne savoir plus n'a qu'a m'en faire la demande en privée, car les liens sont interdits ici ). Revenons aux arabes le Tawhid se répendit donc, ( reconnaissance de l'unicité d'Allah soubhana wa Ta 'Ala, dans l'adoration, les rites, le dévouement exclusif, dans l'amour, dans la crainte). La religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam se répandit donc dans toute la péninsule arabique.

Ibrahim , l'ami d'Allâh, a mérité ainsi, en sa qualité de bâtisseur de la Ka'ba pour les habitants de la Terre, d'avoir sa place, son degré, et sa position près de lbayt Ma'mour, la Ka'ba des habitans du septième ciel, une Maison bénie et honorée où entrent, chaque jour, 70 000 anges pour s'adonner à l'adoration et où ils ne reviendront pas avant le jour de la Resurrection. Effectivement, c'est là bas que se trouvera Ibrahim lorsque Muhammed l'aperçevra au cours de son voyage d'ascension, nous aurons l'occasion d'y revenir par la suite inchaAllâh.

Les jours se succédèrent, et petit à petit, le temps passait, les savants et leurs rappels se faisaient de plus en plus rares, l'ignorance sévit. Les prescriptions de l'Islam se diluèrent au fil du temps, et c'est dans ce contexte qu'emergea un homme, appelé Amr' Ibn Luhayy El-Khuza'i, à la tête d'une tribu appelé Khuza'a ( c'est pourquoi on dit Amr' Ibn Luhayy al Khuza'i).

         
2) L'émergence de 'Amr Ibn Luhayy el-Khuzahi.

a) L'egarement de la voie d'Ibrahim

Si vous avez bien suivit depuis le début, vous savez que Hajar fut recuellit par la tribu de Jhurhum. Cette tribu pouvait bénéficier de l'eau de Zamzam. Lorsque la Ka'ba fut édifié, c'est cette tribu qui s'occupa de nourir les pélerins, leur apporter à boire. En gros, c'était les gardiens de La Mecque, ce qui représentait un honneur immense. C'est alors que Khuza'a, tribu de Amr' Ibn Luhhay el-Khuza'i combattit la tribu de Jurhum, pour s'approprier La Mecque. Face à un tel butin, le combat fut acharné et on dénombra de nombreux morts, et finalement, la tribu de Khuza'a parvint à battre le tribu de Jhurhum, et s'approprier La Mecque. En revanche, lorsqu'ils sentirent la défaite, les membres de la tribu de Jhurhum prirent la décision d'enterrer et de cacher le puit de zamzam, afin d'empêcher l'adversaire ( les Khuza'i) de bénéficier de cette eau. Ainsi, comme l'eau de zamzam représentait une ressource élémentaire pour l'agriculture, abrevoir pour les chameaux, et beaucoup de choses encores, celà atténuait un peu la défaite qu'ils avaient subit. Défaits, la tribu de Jhurhum fuit La Mecque, à l'exception d'une petite minorité. Les Khuza'i quand à eux, s'installèrent à La Mecque privée de la source de Zamzam, ce qui les obligeait à acheminer l'eau de l'exterieur au prix de nombreux efforts pour lutter contre la sècheresse.

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3Re: Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 12:25

LeNeutre 


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Je m'arrête ici pour le moment, ca fais déja un beau paquet dite moi si vous voulez la suite wink

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4Re: Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 18:39

Matteo 


Habitué
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Merci pour ce cours, c'est très interessant :)
Bien sur qu'on veut la suite ! :D

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5Re: Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 18:47

LeNeutre 


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D'après les historiens, le tribu de Khuza'a s'établit à La Mecque pendant plus de 500 ans, et 'Amr Ibn Luhayy fut l'un de leurs plus grands chefs. Il était le chef incontesté, et en plus, il était très généreux, et c'est lui qui s'occupait de ce qu'on appelle le "Rifada", il s'agit du devoir de nourir en denrées alimentaires les pèlerins. Cette charge incombée à 'Amr seul, il égorgeait des chameaux pour des milliers de pèlerins. L'autre devoir qui incombait à 'Amr ibn Luhayy était la "Siqaya", il s'agit de donner à boire aux pèlerins, et comme il n'y avait plus de Zamzam, il devait importer l'eau de l'extérieur pour le donner au pèlerin. Imaginez ce degré d'hospitalité, car en plus, il rajoutait à l'eau des raisins secs et d'autres arômes. On retiendra aussi que l'hospitalité était un trait d'honneur particulièrement exacerbé chez les arabes. C'est ceci qui a fait que 'Amr ibn Luhayy était très apprécié du peuple, à tel point que sa parole seule était considérée comme législation. Ce qu'il disait faisait loi.

Un jour, alors qu'il voyagea en Syrie, Il partit en bordure du Sheim (actuelle Syrie) et y trouva une tribu qui s'appela Al-Amali qui rendait culte aux statues. Interrogé sur la raison pour laquelle il faisaient cela, ils répondirent que c'était parce que les statues leur apportaient victoire, pluie, richesse, et beaucoup d'autre bienfaits. 'Amr ibn Luhay fut séduit par le fait que ces statues apportaient la pluie, et que justement, il en avait besoin à La Mecque après la disparition de Zamzam. Pour lui, c'était une bonne chose, il adore une statue qui à la fois allait le rapprocher d'Allah mais qui en plus allait lui apporter la pluie. Il quitta donc ces gens, emportant avec lui Hubel, une statue qui lui avait été offerte, et qui devint la première statue qui entra en arabie depuis Ibrahim . 'Amr prit la statue, la mit carrément dans la Kaaba, et ordonna aux gens de prier cette statue, en leur promettant que la statue était capable de leur offrire monts et merveilles, qu'elle allait les rapprocher d'Allah, et le peuple obéit. Par la suite, 'Amr imposa d'autres lois, et introduit d'autres idoles dans la péninsule en demandant à chaque tribu d'adopter sa propre idole pour l'adorer à La Mecque. Le problème s'aggrava lorsqu'il imposa que même chez eux, les tribus devaient adorer les statues de La Mecque, c'est à dire qu'ils devaient prendre des pierres de La Mecque pour les adorer chez eux. Dans certaines versions, on peut y lire que des gens prenaient une pierre de La Mecque en y faisant le Tawaf ( Le Tawaf, c'est les tours rituels que font les pèlerins autour de la Kaaba, on parle de circumambulation.) autour. Si bien qu'une fois, un homme voulu prendre des pierres de La Mecque pour pouvoir faire le tawaf autour. Le problème, c'est qu'il n'en trouva pas, et décida qu'au lieu de prendre des pierres, il utilisera des dattes de La Mecque qu'il avait. Il constitua ainsi une statue,commença à tourner autour et l'adora. Seul souci c'est qu'au bout d'un temps, il commença à avoir faim, et devinez la suite, il mangea son dieu. Voyez l'ignorance de l'époque, et à quel point ils ont changé la religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam. C'est là un point important. On voit ici comment est-ce que l'on peut s'égarer gravement tout en croyant que ce que l'on fait est bien. Tant qu'on ne se réfère pas aux bases de l'Islam, de la législation islamique, que l'on ne se rappelle pas ce qu'a dit Allah azawajal, on risque de tomber dans le même genre de piège, comme Allah nous l'informe dans le Qur'ân :
         

قُلْ هَلْ نُنَبِّئُكُمْ بِالْأَخْسَرِينَ أَعْمَالاً
18.103. Qul hal nunabbi-okum bial-akhsareena aAAmalan
18.103. Dis : “Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en oeuvres ?
18.103 . Say : Shall We inform you who will be the greatest losers by their works?

الَّذِينَ ضَلَّ سَعْيُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَهُمْ يَحْسَبُونَ أَنَّهُمْ يُحْسِنُونَ صُنْعاً
18.104. Allatheena dalla saAAyuhum fee alhayati alddunya wahum yahsaboona annahum yuhsinoona sunAAan
18.104. Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien.
18.104 . Those whose effort goeth astray in the life of the world , and yet they reckon that they do good work .

D'après le Sahih de Bukhari, le Prophète Muhammed a dit concernant 'Amr Ibn Luhay El-Khuza'i " J'ai vu 'Amr Ibn Luhayy traîner ses intestins dans le feu. Il était le premier à changer la religion apportée par Ismaël". Il sagit d'une peuve authentique de ce que rapporte tout les historiens, preuve irréfutable du fait que le Hadith est aussi rapporté par Ibn Ishaq, Ibn Kathir, Tabari, et touts les grands rapporteurs de Ahlous Sounnah, qu'Allah leurs fasse miséricorde. 'Amr Ibn Luhayy est donc le premier à avoir changé la religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam. C'est à partir de ce jour que les arabes se détournèrent du monothéisme pure prêché par Ibrahim aleyhi salat wa salam, et se tournèrent vers le polythéisme. Au fur et a mesure du temps, la situation s'amplifia, de nouvelles statues firent leur apparition telle que "Manat", "Al-Lat","Al-Uzza", et même d'anciennes statues datant de l'époque de Nuh aleyhi salam dont Wadd, Sawaa, Yaghout, Yaouq et Nasr. Il faut savoir que ces statues représentent à l'origine des gens considérés comme vertueux et qui à force d'être vantés, devinrent des idoles divinisés par les arabes,. En effet, Abû Al-Jâwzâ' rapporte d'après Ibn 'Abbâs radhiaAllâhou'anhou qu'à l'origine, Al-Lât était un homme qui préparait du sawîq (bouillon) pour les pèlerins (cf Sahih Bukhari hadith N° 4859). Actuellement, sachez que la statue "Bouddha" représente à l'origine, un homme qui vécu il y a fort longtemps. C'est toujours la même histoire, les partisans vantent les mérites de leurs guide spirituelle au point de finir par le diviniser. C'est ce qui s'est aussi passé pour Jésus-Christ 'aleyhi salam, sur lequel nous y reviendrons un peu pluis bas inchaAlllâh, et c'est aussi un peu comme ce qui se passent en ce moment chez certains chiites. (attention pas tous les chiites, j'ai bien dit une partie) qui  idolâtrent leurs douze imam.  Concernant les statues arabes, Allah azawajal mentionne leurs noms dans le Qur'ân, et voici le verset :
         

وَقَالُوا لَا تَذَرُنَّ آلِهَتَكُمْ وَلَا تَذَرُنَّ وَدّاً وَلَا سُوَاعاً وَلَا يَغُوثَ وَيَعُوقَ وَنَسْراً
71.23. Waqaloo la tatharunna alihatakum wala tatharunna waddan wala suwaAAan wala yaghootha wayaAAooqa wanasran
71.23. et ils ont dit : “N'abandonnez jamais vos divinités et n'abandonnez jamais Wadd, Suwaa, Yagout, Yaouq et Nasr .
71.23 . And they have said : Forsake not your gods . Forsake not Wadd , nor Suwa , nor Yaghuth and Yauq and Nasr .

Enumérer toutes les statues existantes à l'époque est trop fastidieux, c'est pour cela que nous arrêtons aux deux statues les plus étranges, que sont Isaf et Naila. A l'origine, Isaf était un homme du Yemen, et Naila, une femme du Yémen. Ces deux personnes s'aimaient beaucoup et lorsqu'Isaf demanda Naila en mariage, le père de Naila refusa. Malgré cela, le couple se fixa un rendez-vous à La Mecque, au cours du pèlerinage. Profitant d'un moment d'inattention des gens, ils commirent le grand péché de la fornication A COTE DE LA KA'BA ! Ils commirent un grand pêché dans un endroit sacré, durant un mois sacré. Allah soubhâna wa Ta Ala les pétrifia pour que cela soit une leçon pour les pèlerins, pour que jamais plus une telle chose se reproduise. Isaf a été mis sur As-Safa, et Naila sur Al-Marwa ( ils s'agit des deux monticules entre lesquels Hajar fit l'aller-retour pour chercher à boire pour son fils, cf plus haut) pour mieux les mettre en relief, pour que tout les pèlerins les voient. Bien entendu, les gens ont oublié cette histoire ( évidemment.....) et 'Amr Ibn Luhay en rajouta une couche en disant qu'il faut les adorer, et le peuple obéit, et ce, jusqu'à la venue de l'Islam. A tel point que lorsque l'Islam illumina le cœur de la péninsule arabique, les gens ressentirent une gène pour faire la marche du pèlerinage entre As-Safwa et Al-Marwa, car ils n'avaient pas oublier qu'auparavant, ils le faisant pour les deux statues. C'est alors qu'Allah révéla :
         

إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِن شَعَآئِرِ اللّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَن يَطَّوَّفَ بِهِمَا وَمَن تَطَوَّعَ خَيْراً فَإِنَّ اللّهَ شَاكِرٌ عَلِيمٌ
2.158. Inna alssafa waalmarwata min shaAAa-iri Allahi faman hajja albayta awi iAAtamara fala junaha AAalayhi an yattawwafa bihima waman tatawwaAAa khayran fa-inna Allaha shakirun AAaleemun
2.158. As Safa et Al Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allah. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l'Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne oeuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient.
2.158 . Lo! ( the mountains ) Al-Safa and Al-Marwah are among the indications of Allah . It is therefore no sin for him who is on pilgrimage to the House ( of God ) or visiteth it , to go around them ( as the pagan custom is ) . And he who doeth good of his own accord ( for him ) , Lo! Allah is Responsive , Aware .

Tel était l'état de la religion d'Ibrahim juste avant l'arrivée de l'Islam. L'idolâtrie a donc repris le dessus sur les arabes. Paradoxalement, les arabes savait qu'Allah était le Tout Puissant, Le Très Haut, mais ils L'ont égalé dans l'invocation, et comme je vous l'ai déjà dit, cette mauvaise manière a ressurgit de nos jours et dans nos rangs, chez certains chiites, qui savent pertinement qu'Allah est au dessus de toute chose, mais à côté de cela, ils vénèrent des imams, et les prient, en pensant que cela les rapprocheront d'Allah, et qu'ils intercèderont en leurs faveurs, comme sur cette photo :
         



C'est exactement ce qu'établit 'Amr Ibn Luhayy el Khuzahi avec les statues, c'est de l'association dans l'invocation, mérite reservé uniquement à Allah. Pourquoi vouloir à tout prix retourner aux coutumes de la Djahilya ( époque antéislamique) ? Allah azawajal en parle dans le Qur'ân quand Il dit :
         

وَيَعْبُدُونَ مِن دُونِ اللّهِ مَا لاَ يَضُرُّهُمْ وَلاَ يَنفَعُهُمْ وَيَقُولُونَ هَـؤُلاء شُفَعَاؤُنَا عِندَ اللّهِ قُلْ أَتُنَبِّئُونَ اللّهَ بِمَا لاَ يَعْلَمُ فِي السَّمَاوَاتِ وَلاَ فِي الأَرْضِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَمَّا يُشْرِكُونَ
10.18. WayaAAbudoona min dooni Allahi ma la yadurruhum wala yanfaAAuhum wayaqooloona haola-i shufaAAaona AAinda Allahi qul atunabbi-oona Allaha bima la yaAAlamu fee alssamawati wala fee al-ardi subhanahu wataAAala AAamma yushrikoona
10.18. Ils adorent au lieu d'Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent : “Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah”. Dis : “Informerez-vous Allah de ce qu'Il ne connaît pas dans les cieux et sur la terre ? ” Pureté à Lui, Il est Très élevé au-dessus de ce qu'Ils Lui associent !
10.18 . They worship beside Allah that which neither hurteth them nor profiteth them , and they say : These are our intercessors with Allah . Say : Would ye inform Allah of ( something ) that He knoweth not in the heavens or in the earth? Praised be He and high exalted above all that ye associate ( with Him ) !

Quand on les interroge, ils affirment que la vertu supérieur de leur imam font qu'ils sont capables de les rapprocher de Lui. Comme les arabes avec leurs statuts, la relation est la même, et Allah révela :

أَلَا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ وَالَّذِينَ اتَّخَذُوا مِن دُونِهِ أَوْلِيَاء مَا نَعْبُدُهُمْ إِلَّا لِيُقَرِّبُونَا إِلَى اللَّهِ زُلْفَى إِنَّ اللَّهَ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ فِي مَا هُمْ فِيهِ يَخْتَلِفُونَ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي مَنْ هُوَ كَاذِبٌ كَفَّارٌ
39.3. Ala lillahi alddeenu alkhalisu waallatheena ittakhathoo min doonihi awliyaa ma naAAbuduhum illa liyuqarriboona ila Allahi zulfa inna Allaha yahkumu baynahum fee ma hum feehi yakhtalifoona inna Allaha la yahdee man huwa kathibun kaffarun
39.3. C'est à Allah qu'appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : “Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah”. En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat.
39.3 . Surely Pure religion is for Allah only . And those who choose protecting friends beside Him ( say ) : We worship them only that they may bring us near unto Allah . Lo! Allah will judge between them concerning that wherein they differ . Lo! Allah guideth not him who is a liar , an ingrate .


Nous avons donc montré comment les arabes passèrent du monothéïsme pure d'Ibrahim au polythéïsme. Amr Ibn Luhay ne tarda guère à s'en rendre compte, car un des héritages de la Prophétie d'Ibrahim aleyhi salat wa salam, c'est la talbia. La talbia, c'est l'Invocation que le pélerin musulman prononce à haute voix au moment où il formule l'intention (Ihrâm) d'effectuer le pèlerinage et durant le pèlerinage lui-même, à plusieurs occasions et notamment à son arrivée à la Mosquée sacrée de La Mecque. Il prononce (traduction de l'arabe) : '' Me voici ô mon Dieu me voici ! Tu n'as point d'associé, me voici ! A toi la louange, la grâce et le royaume ! Tu n'as point d'associé ! '' Ainsi, Amr se rendit compte que cette talbia, cette hymne si vous voulez, contredit ce qu'il faisait, c'est alors qu'il décida de la modifier et de propager une autre talbia qu'on appelle talbia du shirk. En effet, à la talbia authentique hérité d'Ibrahim aleyhi salat wa salam énoncé ci dessus, il rajouta "Tu n'as point d'associer sauf un associer que tu as élu. Il t'appartient ainsi que ce qu'il possède". C'est donc l'histoire qui nous explique comment les arabes sont passés de la religion du monothéisme pure prôné par Ibrahim aleyhi salat wa salam, au polythéisme.La situation s'empira davantage, car après avoir associé Allah azawajal avec des statues, voilà que 'Amr Ibn Luhayy el-Khuzahi commenca à s'égaler lui-même à Allah soubhana wa Ta'Ala, en rendant illicite ce qu'Allah azawajal a rendu licite, en instaurant de nouvelles lois, comme le fait de rendre tabou tel ou tel animal. Parmi eux, il y eut la "Wasîla", la "Bahîra", le "Hâmi" et la "Sâ'iba". Qui sont donc ces animaux ???? La réponse nous est donné par Ibn ishaq rahimahouLah :

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6Re: Sira du Prophete le Jeu 22 Sep - 18:51

LeNeutre 


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"La "Bahîra" était la femelle engendrée par la Sâ'iba, qui était une chamelle qui avait donné successivement et exclusivement naissance à dix femelles ; elle n'atait pas utilisé comme monture, on ne la tondait point et seul un invité pouvait boire de son lait. Toute femelle à laquelle elle donnait naissance subissait une entaille sur les oreilles puis était laissé librement paître aux cotés de sa mère et avait le même statut qu'elle. La "Wasîla" désignait la brebis qui avait donné naissance à dix femelles jumelles de façon consécutive. Ce qu'elle mettait bas après cela était réservé aux hommes. Les femmes pouvaient cependant manger de la chair de ces bêtes une fois que celles-ci étaient mortes. "Hâmi" désignait un chameau qui avait sailli dix fois des femelles qui donnèrent naissance à dix chamelles, se préservant ainsi de porter des charges ou d'être abattu."
         

Allah azawajal n'a jamais dicté de telle loi, et on peut lire dans le Qur'ân :

مَا جَعَلَ اللّهُ مِن بَحِيرَةٍ وَلاَ سَآئِبَةٍ وَلاَ وَصِيلَةٍ وَلاَ حَامٍ وَلَـكِنَّ الَّذِينَ كَفَرُواْ يَفْتَرُونَ عَلَى اللّهِ الْكَذِبَ وَأَكْثَرُهُمْ لاَ يَعْقِلُونَ
5.103. Ma jaAAala Allahu min baheeratin wala sa-ibatin wala waseelatin wala hamin walakinna allatheena kafaroo yaftaroona AAala Allahi alkathiba waaktharuhum la yaAAqiloona
5.103. Allah n'a pas institué la Bahira, la Saïba, la Wasila ni le Ham, Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah, et la plupart d'entre eux ne raisonnent pas. .
5.103 . Allah hath not appointed anything in the nature of a Bahirah or a Saibah or a Wasilah or a Hami , but those who disbelieve invent a lie against Allah . Most of them have no sense .

Ou encore :

وَقَالُواْ مَا فِي بُطُونِ هَـذِهِ الأَنْعَامِ خَالِصَةٌ لِّذُكُورِنَا وَمُحَرَّمٌ عَلَى أَزْوَاجِنَا وَإِن يَكُن مَّيْتَةً فَهُمْ فِيهِ شُرَكَاء سَيَجْزِيهِمْ وَصْفَهُمْ إِنَّهُ حِكِيمٌ عَلِيمٌ
6.139. Waqaloo ma fee butooni hathihi al-anAAami khalisatun lithukoorina wamuharramun AAala azwajina wa-in yakun maytatan fahum feehi shurakao sayajzeehim wasfahum innahu hakeemun AAaleemun
6.139. Et ils dirent : “Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d'entre nous, et interdit à nos femmes.” Et si c'est un mort-né, ils y participent tous. Bientôt Il les rétribuera pour leur prescription , car Il est Sage et Omniscient.
6.139 . And they say : That which is in the bellies of such cattle is reserved for our males and is forbidden to our wives ; but if it be born dead , then they ( all ) may be partakers thereof He will reward them for their attribution ( ordinances unto Him ) . Lo , He is Wise , Aware .

Voici donc quelle était l'ignorance des arabes, cela existe encore aujourd'hui comme en Inde où la vache est sacré et autres.. Parmi les mauvaises pratiques, il y avait celle qui consistait dans la consultation du sort au moyen de flèches divinatoires, appelé "Azlâm". Il s'agissait de flèches sur lesquelles on écrivait dessus "Allah veut" ou "Allah ne veut pas ". On tirait une flèche au hasard et on décidait ainsi des choses.
         


Allah a interdit cette pratique dans ce verset (entre autre) :

حُرِّمَتْ عَلَيْكُمُ الْمَيْتَةُ وَالْدَّمُ وَلَحْمُ الْخِنْزِيرِ وَمَا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللّهِ بِهِ وَالْمُنْخَنِقَةُ وَالْمَوْقُوذَةُ وَالْمُتَرَدِّيَةُ وَالنَّطِيحَةُ وَمَا أَكَلَ السَّبُعُ إِلاَّ مَا ذَكَّيْتُمْ وَمَا ذُبِحَ عَلَى النُّصُبِ وَأَن تَسْتَقْسِمُواْ بِالأَزْلاَمِ ذَلِكُمْ فِسْقٌ الْيَوْمَ يَئِسَ الَّذِينَ كَفَرُواْ مِن دِينِكُمْ فَلاَ تَخْشَوْهُمْ وَاخْشَوْنِ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِيناً فَمَنِ اضْطُرَّ فِي مَخْمَصَةٍ غَيْرَ مُتَجَانِفٍ لِّإِثْمٍ فَإِنَّ اللّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
5.3. Hurrimat AAalaykumu almaytatu waalddamu walahmu alkhinzeeri wama ohilla lighayri Allahi bihi waalmunkhaniqatu waalmawqoothatu waalmutaraddiyatu waalnnateehatu wama akala alssabuAAu illa ma thakkaytum wama thubiha AAala alnnusubi waan tastaqsimoo bial-azlami thalikum fisqun alyawma ya-isa allatheena kafaroo min deenikum fala takhshawhum waikhshawni alyawma akmaltu lakum deenakum waatmamtu AAalaykum niAAmatee waradeetu lakumu al-islama deenan famani idturra fee makhmasatin ghayra mutajanifin li-ithmin fa-inna Allaha ghafoorun raheemun
5.3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou morte d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu'on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. Si quelqu'un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux .
5.3 . Forbidden unto you ( for food ) are carrion and blood and swine flesh , and that which hath been dedicated unto any other than Allah , and the strangled , and the dead through beating , and the dead through falling from a height , and that which hath been killed by ( the goring of ) horns , and the devoured of wild beasts , saving that which ye make lawful ( by the death stroke ) , and that which hath been immolated unto idols . And ( forbidden is it ) that ye swear by the divining arrows . This is an abomination . This day are those who disbelieve in despair of ( ever harming ) your religion ; so fear them not , fear Me! This day have I perfected your religion for you and completed My favor unto you , and have chosen for you as religion AL- ISLAM . Whoso is forced by hunger , not by will , to sin : ( for him ) lo! Allah is Forgiving , Merciful .

Autres mauvaises pratique, c'était d'enterrer les jeunes filles vivantes, car c'était des hommes "d'honneur" qui voulaient n'avoir autour d'eux que des garçons. Allah a dénoncé cette pratique ici :

وَإِذَا الْمَوْؤُودَةُ سُئِلَتْ
81.8. Wa-itha almawoodatu su-ilat
81.8. et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante
81.8 . And when the girl child that was buried alive is asked

بِأَيِّ ذَنبٍ قُتِلَتْ
81.9. Bi-ayyi thanbin qutilat
81.9. pour quel péché elle a été tuée.
81.9 . For what sin she was slain ,

Allah azawajal nous montre à quelle point il répugnait à ces hommes d'avoir des filles, dans ce verset :

وَإِذَا بُشِّرَ أَحَدُهُمْ بِالأُنثَى ظَلَّ وَجْهُهُ مُسْوَدّاً وَهُوَ كَظِيمٌ
16.58. Wa-itha bushshira ahaduhum bialontha thalla wajhuhu muswaddan wahuwa katheemun
16.58. Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit].
16.58 . When if one of them receiveth tidings of the birth of a female , his face remaineth darkened , and he is wroth inwardly .

يَتَوَارَى مِنَ الْقَوْمِ مِن سُوءِ مَا بُشِّرَ بِهِ أَيُمْسِكُهُ عَلَى هُونٍ أَمْ يَدُسُّهُ فِي التُّرَابِ أَلاَ سَاء مَا يَحْكُمُونَ
16.59. Yatawara mina alqawmi min soo-i ma bushshira bihi ayumsikuhu AAala hoonin am yadussuhu fee altturabi ala saa ma yahkumoona
16.59. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !
16.59 . He bideth himself from the folk because of the evil of that whereof he hath bad tidings , ( asking himself ) : Shall he keep it in contempt , or bury it beneath the dust . Verily evil is their judgment .

Certains tuaient aussi leurs enfants "garçons" par crainte de la pauvreté. Malheureusement, encore une fois, ce sont là des pratiques que l'on retrouve encore aujourd'hui, notament dans en Inde ou avoir une fille représente une "charge" pour le mariage et autres, et aussi pour des histoires de réincaranation dans leurs religion ( je n'ai pas très bien compris leur trucs...)
         

b) Malgré l'ignorance, les valeurs arabes, et quelques traces encore intactes de la religion d'Ibrahim

Nous avons donc fait le point sur tout les mauvaises coutûmes des arabes de l'époque. Nous ne pouvons nier que la conduite des arabes d'avant l'Islam comportait des défauts. De l'aveu générale, des vices et des tares rejetés par le bon sens étaient omniprésents chez les arabes d'alors, toutefois, cela ne peut effacer l'existence hautement surprenante de vertus fort louables, parmi lesquelles Safiyyu Ar-Rahmân Al-Mubârakfûrî cite :
         

1°) L'Hospitalité : Les Arabes rivalisaient dans ce domaine et s'en enorgueillissaient. Presque toute leur poésie était consacré aux mérites et à la noblesse d'âme, attachés à la générosité. Ils étaient généreux et hospitaliers jusqu'au point de sacrifier leurs propres biens au profit d'un hôte affamé ou transi de froid. Ils n'hésitaient pas non plus à payer de fortes sommes en guise de prix du sang, afin d'enrayer d'inutiles effusion de sang et de s'attirer des éloges. Dans ce contexte, l'habitude de boire du vin apparaissait comme primordiale, et le fait d'en offrir à ses hôtes était un signe particulier de générosité et d'hospitalité. Pour les arabes d'avant l'Islam, boire du vin était une véritable fierté, et les grands poètes d'alors n'oubliaient jamais d'inclure dans leurs odes de superbes vers à la gloire des origines bachiques. Le mot même de "vignes" en arabe est identique à la fois en prononciation et en orthographe à celui désignant la générosité " Karam". Les jeux de hasards étaient également l'une des pratiques qu'ils associaient étroitement à la générosité puisque les gains étaient toujours destinés à servir d'aumônes. Même le Noble Qur'ân ne nie pas les bienfaits qui proviennent du vin comme les jeux de hasards, mais bien sûr, il dit aussi : " Et leur péché est plus grand que leur profit" ( 2,219).
         

2°) Le respect des engagements : Pour les arabes d'alors, faire une promesse ou conclure un pacte était équivalent à un endettement. Ils n'hésitaient pas à sacrifier leurs enfants ou leur maison pour honorer leur engagement. La littérature de cette époque est riche en récits mettant en avant ce mérite.
         

3°) Le sens de l'honneur et le rejet de l'injustice qui avait pour résultat leur courage exceptionnel, leur jalousie impétueuse et leur irascibilité. La moindre offense allumait le feu de la guerre, les Arabes n'hésitant pas à se sacrifier pour maintenir ce fort sentiment de dignité personnelle.
         

4°) Une volonté et une détermination inflexible : Les arabes n'abandonnaient jamais la poursuite d'un objectif qui mettait en jeu leur fierté ou leur honneur même au dépend de leur vie.
         

5°) La patience ou la clémence : Les Arabes admiraient beaucoup ces traits de caractères mais, leur vie, tout entière bâtie sur le courage excessif et la vitesse avec laquelle ils prenaient l'initiative de la guerre, était cruellement dépourvue de ces qualités.
         

6°) Une vie de Bédoins pure et simple : Elle n'était pas encore ternie par les futilités et les artifices de la civilisation, ce qui expliquait leur nature sincère et honnête et leur aversion pour les intrigues et la traîtrise.
         

Ces principes moraux précieux, joints à la position géographique exceptionnelle de la Péninsule Arabique justifièrent la désignation des Arabes pour assumer le faix du Message divin et de la direction de l'humanité. Si certains caractères causaient des préjudices, il n'en demeure pas moins que leur utilité, pour la société humaine était indéniable. Le parachèvement de ces bons caractères était une des tâches auxquelles s'est attelé l'Islam.
         

De ces caractères, les plus précieux et les plus utiles étaient certainement, en sus du respect des engagements, le sens de l'honneur et la haute détermination. Ils étaient indispensables dans le combat contre le mal et l'élimination de la corruption morale et dans l'établissement d'un ordre social fondé sur la justice et le bien.
Les arabes avaient certes d'autres qualités morales, mais nous ne les avons pas énumérées, notre objectif étant autre.
         

Autre fait marquant que l'on peut conférer aux arabes, c'est la présence dans leurs vies de quelques traces qui marquent le passage de la religion d'Isma'il aleyhi salam, parmi lesquelles :
         

-Le Tawaf autour de la Kaaba (circumambulation).
-L'aller-retour entre As-Safa et Al-Marwa.
-La récitation de la Talbia (malgré le fait que celle qu'il récitait était non conforme)
-Le Respect des mois sacré qui sont au nombre de 4, et ce conformément aux versets du Qur'ân suivants :

BismiLah Er-Rahman Er-Rahim
إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِندَ اللّهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْراً فِي كِتَابِ اللّهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَات وَالأَرْضَ مِنْهَا أَرْبَعَةٌ حُرُمٌ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ فَلاَ تَظْلِمُواْ فِيهِنَّ أَنفُسَكُمْ وَقَاتِلُواْ الْمُشْرِكِينَ كَآفَّةً كَمَا يُقَاتِلُونَكُمْ كَآفَّةً وَاعْلَمُواْ أَنَّ اللّهَ مَعَ الْمُتَّقِينَ
9.36. Inna AAiddata alshshuhoori AAinda Allahi ithna AAashara shahran fee kitabi Allahi yawma khalaqa alssamawati waal-arda minha arbaAAatun hurumun thalika alddeenu alqayyimu fala tathlimoo feehinna anfusakum waqatiloo almushrikeena kaffatan kama yuqatiloonakum kaffatan waiAAlamoo anna Allaha maAAa almuttaqeena
9.36. Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu'Allah est avec les pieux.
9.36 . Lo! the number of the months with Allah is twelve months by Allah ' s ordinance in the day that He created the heavens and the earth . Four of them are sacred : that is the right religion . So wrong not yourselves in them . And wage war on all the idolaters as they are waging war on all of you . And know that Allah is with those who keep their duty ( unto Him ) .

Durant ces mois sacré, il est interdit de combattre, mais il est autorisé de se défendre. On retiendra que durant ces mois, le mérite des bonnes actions est multiplié, au même titre que le mérite des mauvaises actions. Les mois sacré sont Dhu Al-Qa'da, Dhu Al-Hidja, Muharram et Rajab, et ce conformément au Hadith rapporté par Al-Boukhari (3167) et Mouslim (1679) selon lequel, d’après Abou Bakrata RadhiAllahou^anhou , le Prophète a dit :
         

« Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre :
l’année compte douze mois dont quatre mois sacrées ; les trois se succèdent et ont pour nom
Dhoul-Qa’ada, Dhoul Hidjdja et Muharram et le quatrième Rajab intercalé entre Djoumadaa et Chabaane».

Remarque : Dans l'histoire, les arabes ont transgréssé les mois sacrés à 5 reprises. C'est ce qu'on appelle "lharb foujar". Les arabes avaient attaqué durant le mois sacré et la cinquième fois s'est produite du vivant du Prophète Muhamed  , avant la prophétie. A l'époque, la tribu des Hawajins ont attaqués la tibus des Quraich, tribu de La Mecque. Durant cette bataille, Le Prophète donnait les flèches à ses oncles, ou bien selon une version, Il  défendait ses oncles contre les Hawajins. Cela nous indique qu'avant la prophétie, le Prophète était déjà préparé au combat et à la stratégie de guerre. Ces transgressions s'expliquent par différent points. A l'époque, les ressources des tribus dépendaient beaucoup des guerres via le butin. De ce fait, patienter pendant 3 mois sacré successifs (Dhul Qa'da, Dhu Al-Hidja et Muharram) paraissait long à l'époque antéislamique. Les arabes ne pouvaient pas attendre autant de temps. En conséquence, ils ont élus un groupe de gens appelé Al-Nasi, qui étaient très attachés à la Kaaba, et leur dotèrent du pouvoir de décider du calendrier des mois lunaires. C'est à dire que quand il y avait un conflit, ils avaient le droit de décréter la fin du mois sacré et de le reporter, ce qui arrangeait les arabes en attente de vengeance ou bien en quête de butin. Allah parle de cela et dit dans le Qur'ân :
         

إِنَّمَا النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِ يُضَلُّ بِهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ يُحِلِّونَهُ عَاماً وَيُحَرِّمُونَهُ عَاماً لِّيُوَاطِؤُواْ عِدَّةَ مَا حَرَّمَ اللّهُ فَيُحِلُّواْ مَا حَرَّمَ اللّهُ زُيِّنَ لَهُمْ سُوءُ أَعْمَالِهِمْ وَاللّهُ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ
9.37. Innama alnnasee-o ziyadatun fee alkufri yudallu bihi allatheena kafaroo yuhilloonahu AAaman wayuharrimoonahu AAaman liyuwati-oo AAiddata ma harrama Allahu fayuhilloo ma harrama Allahu zuyyina lahum soo-o aAAmalihim waAllahu la yahdee alqawma alkafireena
9.37. Le report d'un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés : une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d'ajuster le nombre de mois qu'Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu'Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants.
9.37 . Postponement ( of a sacred month ) is only an excess of disbelief whereby those who disbelieve are misled , they allow it one year and forbid it ( another ) year , that they may make up the number of the months which Allah hath hallowed , so that they allow that which Allah hath forbidden . The evil of their deeds is made fair-seeming unto them . Allah guideth not the disbelieving folk .

Cette attitude était donc considérer par Allah comme un surcroît de mécréance. Ils ont autorisé quelquechose qu'Allah a rendu illicite, ils légiféraient des lois. On retiendra inchAllah le nom de la tribu de Al-Nasi, (si vous regardez la phonétique présente sur le dessus du verset), on voit écrit "alnnasee", qui est traduit par le report dans la sourate. La tribu de Al-Nasi, signifie donc la tribu du report, et la tribu fut donc nommée ainsi en vertu du droit de report des mois sacré qu'elle possédait ) car elle a joué un rôle dans l'histoire de l'Eléphant que nous étudieront au prochaine cour inchAllah.

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7Re: Sira du Prophete Aujourd'hui à 3:25

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